Rues de Paroisse Sainte-Bernadette-et-Saint-Léger-d'Orvault
650 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Centre Socio-Culturel
patrimoineAccès Lycée Nicolas Appert
patrimoineAccès Parc de la Gobinière
patrimoineAccès Vallée du Cens
patrimoineAllée de la Bigeottière
patrimoineAllée de la Croix du Landreau
patrimoineAllée de la Futaie
patrimoineAllée de la Maine
patrimoineAllée de la Mayenne
patrimoineAllée de la Pâture
patrimoineAllée de la Penfeld
patrimoineAllée de la Rance
patrimoineAllée de la Sarre
patrimoineAllée de la Sarthe
patrimoineAllée de la Tour
patrimoineAllée de l'Authion
patrimoineAllée de l'Aven
patrimoineAllée de l'Élorn
patrimoineAllée de l'Ermitage
patrimoineAllée de l'Isac
patrimoineAllée de Mars
patrimoineAllée des Bergères
patrimoineAllée des Cèdres
patrimoineAllée des Pays de Galles
patrimoineAllée des Potiers
patrimoineAllée des Sabotiers
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Vendangeurs
patrimoineAllée du Brivet
patrimoineAllée du Château de la Cholière
patrimoineAllée du Don
patrimoineAllée du Donneau
patrimoineAllée du Lay
patrimoineAllée du Loir
patrimoineAllée du Loret
patrimoineAllée du Plessis
patrimoineAllée du Scorff
patrimoineAllée du Séquoia
patrimoineAllée du Taureau
patrimoineAllée du Thouet
patrimoineAllée du Trieux
patrimoineAllée Jupiter
patrimoineAllée Mekarski
patrimoineAllée Mercure
patrimoineAllée Pluton
patrimoineAllée Salvador Dali
patrimoineAllée Sancho Pança
patrimoineAvenue Alexandre Goupil
patrimoineAvenue André Malraux
patrimoineAvenue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue Claude Antoine Peccot
patrimoineAvenue de Cornouaille
patrimoineAvenue de la Bugallière
patrimoineAvenue de la Cholière
patrimoineAvenue de la Ferrière
patrimoineAvenue de la Grée
patrimoineAvenue de la Haye Blanche
patrimoineAvenue de la Haye Noé
patrimoineAvenue de la Jalière
patrimoineAvenue de la Jeunesse
patrimoineAvenue de la Morlière
patrimoineAvenue de la Paquelais
patrimoineAvenue de la Pentecôte
patrimoineAvenue de la Praudière
patrimoineAvenue de la Vilaine
patrimoineAvenue de la Voie Lactée
patrimoineAvenue de l'Harmonie
patrimoineAvenue de l'Ille
patrimoineAvenue des Bonnes Volontés
patrimoineAvenue des Châtaigniers
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue du Bois Raguenet
patrimoineAvenue du Couchant
patrimoineAvenue du Héron Cendré
patrimoineAvenue du Martin Pêcheur
patrimoineAvenue du Parc de la Morlière
patrimoineAvenue du Petit Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue du Pont de la Baronnière
patrimoineAvenue Félix Vincent
patrimoineAvenue Jean Chiappe
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue Robert Chasteland
patrimoineBoulevard Mendès France
patrimoineCarrefour du Pluvier Doré
patrimoineChemin Aimé Césaire
patrimoineChemin Colette Guillaumin
patrimoineChemin d'Accès École Maternelle
patrimoineChemin de Bazoges
patrimoineChemin de Clogand
patrimoineChemin de Gagne
patrimoineChemin de la Barossière
patrimoineChemin de la Barre
patrimoineChemin de la Berthelotière
patrimoineChemin de la Briancelière
patrimoineChemin de la Bussonière
patrimoineChemin de la Bussonnière
patrimoineChemin de la Croix Durand
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Garnison
patrimoineChemin de la Gendronnière
patrimoineChemin de la Grée
patrimoineChemin de la Guichardière
patrimoineChemin de la Guidoire
patrimoineChemin de la Guillemotière
patrimoineChemin de la Haie
patrimoineChemin de la Levée des Dons
patrimoineChemin de la Madoire
patrimoineChemin de la Magodière
patrimoineChemin de la Maillardière
patrimoineChemin de la Monteguère
patrimoineChemin de la Noue
patrimoineChemin de la Provotière
patrimoineChemin de la Rabine
patrimoineChemin de la Retardière
patrimoineChemin de la Ribouse
patrimoineChemin de la Rouazière
patrimoineChemin de l'Aulne
patrimoineChemin de la Vieille Boulette
patrimoineChemin de la Vigne de Gagné
natureChemin de l'Étang de la Cholière
natureChemin de Liance
patrimoineChemin de Loctudy
patrimoineChemin de Messe
patrimoineChemin de Rossinante
patrimoineChemin de Sainte-Anne
patrimoineChemin des Buttes
patrimoineChemin des Dorines
patrimoineChemin des Écureuils
patrimoineChemin des Garettes
patrimoineChemin des Joncs Fleuris
patrimoineChemin des Marais du Cens
patrimoineChemin des Noisetiers
patrimoineChemin des Nouettes
patrimoineChemin des Perrières
patrimoineChemin des Plis
patrimoineChemin des Poiriers
patrimoineChemin des Trois Messes Basses
patrimoineChemin du Cens
patrimoineChemin du Chapeau Rouge
patrimoineChemin du Doucet
patrimoineChemin du Gué Florent
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Loret
patrimoineChemin du Petit Aulnay
patrimoineChemin du Plessis Buron
patrimoineChemin du Pont de la Perche
patrimoineChemin du Pont Moreau
patrimoineChemin du Prébigeon
patrimoineChemin du Vallon
patrimoineChemin du Vieux Manoir
patrimoineChemin Elisa Lemonnier
patrimoineChemin Germaine Tillon
patrimoineChemin Gisèle Halimi
patrimoineChemin Louise Michel
patrimoineChemin Robert Badinter
patrimoineChemin Saint-Michel
patrimoineChemins des Matines
patrimoineEsplanade du Cardo
patrimoineHameau du Petit Raffuneau
patrimoineHameau du Plessis Buron
patrimoineImpasse Beau Soleil
patrimoineImpasse Bossuet
patrimoineImpasse de la Câline
patrimoineImpasse de la Campanule
patrimoineImpasse de la Close
patrimoineImpasse de la Conraie
patrimoineImpasse de la Couée
patrimoineImpasse de la Fauconnerie
patrimoineImpasse de la Fenaison
patrimoineImpasse de la Glairie
patrimoineImpasse de la Magodière
patrimoineImpasse de la Mérienne
patrimoineImpasse de la Pomme de Pin
patrimoineImpasse de la Riciée
patrimoineImpasse de la Tourneuve
patrimoineImpasse de la Vallée
patrimoineImpasse de l'Avelinier
patrimoineImpasse de l'Échevin
patrimoineImpasse de l'Étang de la Barossière
natureImpasse de Maître Cornille
patrimoineImpasse de Moncellier
patrimoineImpasse des Charmes
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Epinettes
patrimoineImpasse des Hauts de la Montéguère
patrimoineImpasse des Hauts de la Mulonnière
patrimoineImpasse des Merisiers
patrimoineImpasse des Plantes
patrimoineImpasse des Sureaux
patrimoineImpasse des Viornes
patrimoineImpasse du Bas Cormier
patrimoineImpasse du Bois Cesbron
patrimoineImpasse du Bossis
patrimoineImpasse du Chabot
patrimoineImpasse du Charrau
patrimoineImpasse du Clos des Anges
patrimoineImpasse du Fragon
patrimoineImpasse du Haut Cormier
patrimoineImpasse du Landreau
patrimoineImpasse du Petit Verger
patrimoineImpasse du Pigeonnier
patrimoineImpasse du Plessis Buron
patrimoineImpasse du Pré Sec
patrimoineImpasse du Quenot
patrimoineImpasse du Sieur Perrot
patrimoineImpasse du Val du Cens
patrimoineImpasse du Vallon
patrimoineImpasse Eiffel
patrimoineImpasse Manet
patrimoineImpasse Marguerite Duverel
patrimoineImpasse Moncellier
patrimoineImpasse Moquesouris
patrimoineImpasse Phaéton
patrimoineImpasse Saint-Amour
patrimoineImpasse Saint-Joseph
patrimoineImpasse Villiers
patrimoineJalière
patrimoineLa Coulée Verte
patrimoineLa Croix Verte
patrimoineLa Promenade de l'Europe
patrimoineLe Cardo
patrimoineOrvault Grand Val
patrimoineParc de la Morlière
patrimoineParvis de l'Europe
patrimoinePassage sous le Pont des Prêtres
patrimoinePasserelle Agnès Varda
patrimoinePasserelle Bell Hooks
patrimoinePasserelle Carlota Lucumi
patrimoinePasserelle Clémence Royer
patrimoinePasserelle Flora Tristan
patrimoinePasserelle Françoise d'Eaubonne
patrimoinePasserelle Françoise Seligmann
patrimoinePasserelle Frida Kahlo
patrimoinePasserelle Joséphine Pencalet
patrimoinePasserelle Les sœurs Mirabal
patrimoinePasserelle Louise Weiss
patrimoinePasserelle Marie-Rose Astié de Valsayre
patrimoinePasserelle Mary Jackson
patrimoinePasserelle Nawal El Saadawi
patrimoinePasserelle Olympe de Gouges
patrimoinePasserelle Rosa Parks
patrimoinePériphérique Extérieur
patrimoinePériphérique Extérieur - L’Océane
patrimoinePériphérique Intérieur
patrimoinePériphérique Intérieur - L’Océane
patrimoinePetite Rue de la Paix
patrimoinePetite Rue Saint-Léger
patrimoinePlace Bellevue
patrimoinePlace d'Auteuil
patrimoinePlace de Heuswiller
patrimoinePlace de l'Abreuvoir
patrimoinePlace de la Fraternité
patrimoinePlace de la Grande Vigne
naturePlace de l'Alambic
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de l'Écuelle
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Farfadets
patrimoinePlace de Trédégar
patrimoinePlace Don Quichotte
patrimoinePlace du Géraudeau
patrimoinePlace du Mélèze
patrimoinePlace du Val d'Or
patrimoinePlace Jeanne d'Arc
patrimoinePlace René Goscinny
patrimoinePlace Samuel-Paty
patrimoinePlacette de la Voyette
patrimoinePlacis des Tonneliers
patrimoinePorte de Rennes
patrimoinePromenade de l'Europe
patrimoineRésidence du Bois Saint-Louis
patrimoineRond-Point de la Baronnière
patrimoineRond-Point de la Bigeottière
patrimoineRond-Point de la Châtaigneraie
patrimoineRond-point des Anciens Combattants
patrimoineRond-Point des Antons
patrimoineRond-Point du Bois Cesbron
patrimoineRond-Point du Croisy
patrimoineRond-Point du Mail
patrimoineRond-Point José Arribas
patrimoineRoute de Basse-Indre
patrimoineRoute de Châtillon
patrimoineRoute de la Rousselière
patrimoineRoute de Nantes
patrimoineRoute de Rennes
patrimoineRoute de Sautron
patrimoineRoute des Tertreaux
patrimoineRoute de Vannes
patrimoineRoute du Croisy
patrimoineRue Aimé Penel
patrimoineRue Albert de Dion
patrimoineRue Albert Einstein
patrimoineRue Alberto Giacometti
patrimoineRue Albert Schweitzer
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patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alfred Nobel
patrimoineRue Alphonse Beillevaire
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Alphonse Lavéran
patrimoineRue André Courtois
patrimoineRue Antoine Bourdelle
patrimoineRue Arago
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patrimoineRue Bonnetable
patrimoineRue Boucicaut
patrimoineRue Cardan
patrimoineRue Cassini
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patrimoineRue Cervantès
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patrimoineRue d'Auteuil
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patrimoineRue de la Botte d'Asperges
patrimoineRue de la Brise
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patrimoineRue de la Chevalerie
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natureRue de l'Enclos
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natureRue de l'Hirondelle de Mer
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patrimoineRue des Ajoncs d'Or
patrimoineRue des Amarantes
patrimoineRue des Amaryllis
patrimoineRue des Arbousiers
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patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Baillauds
patrimoineRue des Baladins
patrimoineRue des Basses Landes
natureRue des Blés d'Or
patrimoineRue des Bordiers
patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Boutons d'Or
patrimoineRue des Buttes
patrimoineRue des Calèches
patrimoineRue des Céanothes
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Coccinelles
patrimoineRue des Colibris
patrimoineRue des Dahlias
patrimoineRue des Douves
patrimoineRue des Écuyers
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Fardais
patrimoineRue des Frères Montgolfier
patrimoineRue des Gémeaux
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Glénans
patrimoineRue des Gobelins
patrimoineRue des Grandes Noëlles
patrimoineRue des Grillons
patrimoineRue des Hameaux du Mail
patrimoineRue des Harnais
patrimoineRue des Hortensias
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jarres
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Luthiers
patrimoineRue des Marcotages
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Martinets
patrimoineRue des Ménestrels
patrimoineRue des Œillets
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pins
patrimoineRue des Poissons
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Porteurs d'Eau
patrimoineRue des Rémouleurs
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Silènes
patrimoineRue des Sonnailles
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue des Stellaires
patrimoineRue des Symphorines
patrimoineRue des Troènes
patrimoineRue des Trois Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Troubadours
patrimoineRue de Suresnes
patrimoineRue des Verts Prés
patrimoineRue des Vieux Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue de Tourneuve
patrimoineRue de Véga
patrimoineRue de Vénus
patrimoineRue de Vincennes
patrimoineRue Donatien Tendron
patrimoineRue d'Orion
patrimoineRue d'Ormedo
patrimoineRue du Bastion
patrimoineRue du Beau Soleil
patrimoineRue du Bélier
patrimoineRue du Belon
patrimoineRue du Belvédère
patrimoineRue du Bignon
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bourrelier
patrimoineRue du Bouvier
patrimoineRue du Busson
patrimoineRue du Cabriolet
patrimoineRue du Capricorne
patrimoineRue du Carrosse
patrimoineRue du Castor
patrimoineRue du Cens
patrimoineRue du Centaure
patrimoineRue du Chai
patrimoineRue du Char à Bancs
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Cocher
patrimoineRue du Commandant Charcot
patrimoineRue du Commandant Xavier Dick
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Coudrier
patrimoineRue du Cygne
patrimoineRue du Docteur Stéphane Leduc
patrimoineRue du Doua
patrimoineRue du Fardier
patrimoineRue du Fiacre
patrimoineRue du Flamant Rose
patrimoineRue du Fournil
patrimoineRue du Fromager
patrimoineRue du Gai Verger
patrimoineRue du Gargot
patrimoineRue du Grand Pré
patrimoineRue du Grenier à Sel
patrimoineRue du Hameau Fleuri
patrimoineRue du Hocmard
patrimoineRue du Joli Mai
patrimoineRue du Landreau
patrimoineRue du Linot
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patrimoineRue du Luxembourg
patrimoineRue du Mail
patrimoineRue du Marché Neuf
patrimoineRue du Maroc
patrimoineRue du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin des Rochettes
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
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sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
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