Rues de Paroisse Sainte-Anne-en-Pays-de-Janzé
696 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée André Chaussée
patrimoineAllée Arthur Regnault
patrimoineAllée d'Arz
patrimoineAllée de Batz
patrimoineAllée de Bellevue
patrimoineAllée de Hoëdic
patrimoineAllée de Houat
patrimoineAllée de la Côte d'Émeraude
patrimoineAllée de la Futaie
patrimoineAllée de la Huberdière
patrimoineAllée de la Jaroussaye
patrimoineAllée de la Mairie
patrimoineAllée de la Maison des Sœurs
patrimoineAllée de la Pointe du Raz
patrimoineAllée de la Prairie de l'Ise
natureAllée de la Roche aux Fées
patrimoineAllée de la Vallée de l'Ise
patrimoineAllée de l'Enclume
patrimoineAllée de l'Yve
patrimoineAllée des Albatros
patrimoineAllée des Camélias
patrimoineAllée des Capucines
patrimoineAllée des Cercliers
patrimoineAllée des Charmes
patrimoineAllée des Coquelicots
patrimoineAllée des Cormorans
patrimoineAllée des Ecobuts
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Glénan
patrimoineAllée des Grandes Pièces
patrimoineAllée des Hortensias
patrimoineAllée des Ifs
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Merisiers
patrimoineAllée des Oiseaux
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pommiers
patrimoineAllée des Prunus
patrimoineAllée des Rochelles
patrimoineAllée des Rosiers
patrimoineAllée des Tanneurs
patrimoineAllée des Tisserands
patrimoineAllée du Bezier
patrimoineAllée du Blé Noir
patrimoineAllée du Bois Teilleul
patrimoineAllée du Champ du Four
patrimoineAllée du Chemin Vert
patrimoineAllée du Cheval de Renfort
patrimoineAllée du Clos des Vignes
natureAllée du Cormier
patrimoineAllée du Courtil
patrimoineAllée du Gwantenn
patrimoineAllée du Limousin
patrimoineAllée du Tournesol
patrimoineAllée du Verger
patrimoineAllée du Vivier
patrimoineAllée Germaine Tillon
patrimoineAllée Jacques Prévert
patrimoineAllée Julie Beaufils
patrimoineAllée Lavandières
patrimoineAllée Marcel Cerdan
patrimoineAllée Pierre de Ronsard
patrimoineAllée Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Ancienne Route de Tresboeuf
patrimoineAncienne Route de Tresboeuf à La Couyère
patrimoineAncienne Route de Tresboeuf au Bourg de La Couyère
patrimoineAncienne Route Nationale
patrimoineAu Val
patrimoineAvenue des Champs Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Général de Langle de Cary
patrimoineAvenue Léon Thébault
patrimoineBoulevard Cahours
patrimoineBoulevard Clemenceau
patrimoineBoulevard de la Gare
patrimoineBoulevard François Mitterrand
patrimoineBoulevard Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Boulevard Jacques de Corbière
patrimoineBoulevard Jean Charcot
patrimoineBoulevard Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Boulevard Pierre Bérégovoy
patrimoineBoulevard Plazanet
patrimoineChemin de Béziers
patrimoineChemin de Culoisel
patrimoineChemin de Jambuère la Touche
patrimoineChemin de la Chauvière le Bourg
patrimoineChemin de la Chenardière
patrimoineChemin de la Crimelière
patrimoineChemin de la Croix Guénard
patrimoineChemin de l'Adelinais
patrimoineChemin de la Féniclaie
patrimoineChemin de la Févraie
patrimoineChemin de la Forge
patrimoineChemin de la Hannelière
patrimoineChemin de l'Aiguillon
patrimoineChemin de la Perche
patrimoineChemin de la Prouverie
patrimoineChemin de la Saudraie
patrimoineChemin de la Sauvagère
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de La Tétardière
patrimoineChemin de la Touche Chesnais
patrimoineChemin de Morihan
patrimoineChemin de Richelieu
patrimoineChemin de Saint-Brie
patrimoineChemin des Bouillons
patrimoineChemin des Deux Communes
patrimoineChemin des Landes
natureChemin de Ventrillon
patrimoineChemin du Bois du Pain
patrimoineChemin du Bourg Saint-Brie
patrimoineChemin du Champ Neuf
patrimoineChemin du Château des Pères
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Clos des Frères
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pont de Pierre
patrimoineChemin du Val
patrimoineChemin du Vieux Presbytère
patrimoineChemin du Vil
patrimoineChemin Normand
patrimoineChemin Valentin
patrimoineChevru
patrimoineCité de l'Accueil
patrimoineClos des Bleuets
patrimoineClos du Bois
patrimoineÉchangeur du Bois de Teillay
patrimoineFayel
patrimoineIlle & Vélo 35
patrimoineImpase de Bellevue
patrimoineImpasse Alexis Douillard
patrimoineImpasse Cantu Lupi
patrimoineImpasse Colette
patrimoineImpasse de Bellevue
patrimoineImpasse de Groix
patrimoineImpasse de Kerlande
natureImpasse de la Barre
patrimoineImpasse de la Briqueterie
patrimoineImpasse de la Calypso
patrimoineImpasse de la Chesnaie
patrimoineImpasse de la Forêt
natureImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Hicquellerie
patrimoineImpasse de la Jagotterie
patrimoineImpasse de la Lande
natureImpasse de la Lande de Baragon
natureImpasse de la Liberté
patrimoineImpasse de la Magdelaine
patrimoineImpasse de la Mairie
patrimoineImpasse de la Moinerie
patrimoineImpasse de l'Ancienne Gare
patrimoineImpasse de la Perrière
patrimoineImpasse de la Pointe
patrimoineImpasse de la Retenue
patrimoineImpasse de la Sablière
patrimoineImpasse de la Sauvagère
patrimoineImpasse de la Tomasserie
patrimoineImpasse de la Vergne
patrimoineImpasse de l'Ubaye
patrimoineImpasse des Aigrettes
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Aulnes
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Boutons d'Or
patrimoineImpasse des Braudières
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Chanvrières
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Charmilles
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Clématites
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Cordiers
patrimoineImpasse des Cytises
patrimoineImpasse des Éperviers
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Flamboyants
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Fusains
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Glénan
patrimoineImpasse des Haies Terrées
patrimoineImpasse des Hêtres
natureImpasse des Hortensias
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Joncs
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Merisiers
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Ocelots
patrimoineImpasse des Œillets
patrimoineImpasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Pervenches
patrimoineImpasse des Petites Mares
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse des Terrasses
patrimoineImpasse des Thuyas
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Trembles
patrimoineImpasse des Trois Pichets
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse d'Ossau
patrimoineImpasse du Bas Crevin
patrimoineImpasse du Berger
patrimoineImpasse du Clos de la Vigne
natureImpasse du Clos Paisible
patrimoineImpasse du Colvert
patrimoineImpasse du Domaine
patrimoineImpasse du Fango
patrimoineImpasse du Fournil
patrimoineImpasse du Grand Pâtis
patrimoineImpasse du Haut Pré
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Lin
patrimoineImpasse du Marronnier
patrimoineImpasse du Muguet
patrimoineImpasse du Noyer
patrimoineImpasse du Pâtis
patrimoineImpasse du Pré de Rennes
patrimoineImpasse du Presbytère
patrimoineImpasse du Sapin
patrimoineImpasse du Soleil Levant
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse du Tertre
patrimoineImpasse du Vivier
patrimoineImpasse Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Impasse Georges Brassens
patrimoineImpasse Hélène Boucher
patrimoineImpasse Lefresche
patrimoineImpasse Léon Thébault
patrimoineImpasse le Preil
patrimoineImpasse Mathurin Méheut
patrimoineImpasse Paul Valéry
patrimoineImpasse Pierre de Coubertin
patrimoineImpasse Plein Ciel
patrimoineImpasse René Lacoste
patrimoineImpasse Simone Signoret
patrimoineLa Basouinais
patrimoineLa Basse Fevraie
patrimoineLa Basse Saudrais
patrimoineLa Basse Trancouillère
patrimoineLa Beltière
patrimoineLa Bergerie
patrimoineLa Bleure
patrimoineLa Bouessière
patrimoineLa Cour Beucherie
patrimoineLa Cour Landais
patrimoineLa Croix Frault
patrimoineLa Croix Mettier
patrimoineLa Foutière
patrimoineLa Ganchère
patrimoineLa Gâtelière
patrimoineLa Goupillère
patrimoineLa Gourdière
patrimoineLa Guidelière
patrimoineLa Hautais
patrimoineLa Haute Saudrais
patrimoineLa Haute Ville Ogé
patrimoineLa Jarousaye
patrimoineLa Jeussinière
patrimoineLa Lande de Bel Air
natureLa Magdelaine
patrimoineLa Maison Neuve
patrimoineLa Meslière
patrimoineLa Moncelière
patrimoineLa Morinais
patrimoineLa Noë
patrimoineLa Nourière
patrimoineLa Panchevalière
patrimoineLa Peltrie
patrimoineLa Rohardière
patrimoineLa Sablonnière
patrimoineLa Sillardière
patrimoineLa Solière
patrimoineLa Touche
patrimoineLa Tremblais
patrimoineL'Aubinière
patrimoineLaunay
patrimoineLa Verderie
patrimoineLa Ville d'à-bas
patrimoineLe Acéries
patrimoineLe Bas Val
patrimoineLe Bois de Brie
patrimoineLe Bourg Neuf
patrimoineLe Clos de Kerfleur
patrimoineLe Fouil
patrimoineLe Haut des Bois
patrimoineLe Haut Pontais
patrimoineLe Haut Val
patrimoineLe Pas
patrimoineLe Pâtis
patrimoineLe Petit Culoisel
patrimoineLe Plessis
patrimoineLe Poit du Jour
patrimoineLe Pont
patrimoineLe Pont Noir
patrimoineLes Brosses
patrimoineLes Chambrettes
patrimoineLes Châtelliers
patrimoineLes Cormiers
patrimoineLes Cours
patrimoineLes Cours Andouard
patrimoineLes Doués
patrimoineLes Féages
patrimoineLes Fourches
patrimoineLes Grands Sillons
patrimoineLes Musses
patrimoineLes Orgeries
patrimoineLes Ormeaux du Nord
patrimoineLes Perrettes
patrimoineLes Touchettes
patrimoineLe Talus
patrimoineL'Ombrière
patrimoineL'Oratoire
patrimoineLotissement Communal Les Claies
patrimoineMoussé
patrimoineParvis Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineParvis de l'Église
patrimoinePassage de la Porte
patrimoinePassage de l'Octroi
patrimoinePassage Molière
patrimoinePasserelle
patrimoinePlace Amaryllis
patrimoinePlace Centrale
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de la Rue des Trois Marie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace des Halles
patrimoinePlace des Rosnyvinen
patrimoinePlace du Commerce
patrimoinePlace du Pâtis
patrimoinePlace du Relais
patrimoinePlace Kildaré
patrimoinePlace Louis Pétri
patrimoineQuartier Saint-Martin
patrimoineRésidence de Brûlon
patrimoineRésidence des Rosiers
patrimoineRésidence du Tilleul
natureRésidence La Molière
patrimoineRond-Point de Bel-Air
patrimoineRond-Point de Morihan
patrimoineRond-Point des Landes de Bel-Air
natureRond-Point du Bas Crevin
patrimoineRond-Point du Cimetière
patrimoineRond-Point du Radeux
patrimoineRoute d'Amanlis
patrimoineRoute d'Angers
patrimoineRoute de Bain
patrimoineRoute de Bourg-des-Comptes
patrimoineRoute de Corps-Nuds
patrimoineRoute de Janzé
patrimoineRoute de la Boisserie
patrimoineRoute de la Grée
patrimoineRoute de la Plesse
patrimoineRoute de Rennes
patrimoineRoute de Retiers
patrimoineRoute de Saulnières
patrimoineRoute du Val
patrimoineRue Abbé Michel Sourdin
patrimoineRue Alain Bombard
patrimoineRue Anatole Le Braz
patrimoineRue André de Villoutreys
patrimoineRue André Malraux
patrimoineRue Angèle VANNIER
patrimoineRue Anita Conti
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Armand Jouault
patrimoineRue Arthur REGNAULT
patrimoineRue Beauséjour
patrimoineRue Bernard Picoult
patrimoineRue Charlemagne
patrimoineRue Charles Lindbergh
patrimoineRue Chauvel de la Houssaye
patrimoineRue Cintrée
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Creuse
patrimoineRue d'A-Haut
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue d'Amanlis
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue d'Auvergne
patrimoineRue de Bain
patrimoineRue de Batz
patrimoineRue de Beau Soleil
patrimoineRue de Bel Air
patrimoineRue de Belle-Île
patrimoineRue de Belle Île en Mer
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Blossac
patrimoineRue de Boistrudan
patrimoineRue de Bourgogne
patrimoineRue de Bréhat
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patrimoineRue de la Cour Saint-Michel
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natureRue de la Mairie
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patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Sauvagère
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patrimoineRue de la Touche Auffray
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patrimoineRue de l'Auditoire
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patrimoineRue de l'Aviateur Letort
patrimoineRue de la Ville en Bois
patrimoineRue de la Visseule
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patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Epinay
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de L'Étang
natureRue de l'Ise
patrimoineRue de Molène
patrimoineRue de Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue de Rennes
patrimoineRue des 3 Sapins
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Alouettes
patrimoineRue des Aulnes
patrimoineRue de Savoie
patrimoineRue des Bégonias
patrimoineRue des Blés d'Or
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Bouvreuils
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Calvaires
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Canaris
patrimoineRue des Cardamines
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Charottières
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Châteliers
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Cigognes
patrimoineRue des Claies
patrimoineRue des Colibris
patrimoineRue des Colombes
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Coquillettes
patrimoineRue des Craquenelles
patrimoineRue des Cressonnettes
patrimoineRue des Cruaux
patrimoineRue des Dames
patrimoineRue des Demoiselles
patrimoineRue de Semnon
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Ferronniers
patrimoineRue des Filandières
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Forgerons
patrimoineRue des Francs Bourgeois
patrimoineRue des Geais
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Glénan
patrimoineRue des Goélands
patrimoineRue des Goëlands
patrimoineRue des Grands Communs
patrimoineRue des Grives
patrimoineRue des Halles
patrimoineRue des Hamelinières
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Hortensias
patrimoineRue des Janottes
patrimoineRue des Jardins du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Jonquilles
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Loisirs
patrimoineRue des Mandarins
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Mélèzes
patrimoineRue des Merisiers
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Meuniers
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Monts d'Arrée
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Nénuphars
patrimoineRue des Ocelots
patrimoineRue des Oeillets
patrimoineRue des Oies Sauvages
patrimoineRue des Ondines
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Ouches
patrimoineRue des Paludiers
patrimoineRue des Perrières
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pins
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Planches
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Salicornes
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Saulniers
patrimoineRue d'Essé
patrimoineRue des Sorbiers
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue des Taillandiers
patrimoineRue des Thuyas
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Troènes
patrimoineRue des Trois Croix
patrimoineRue des Trois Marie
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue des Verdiers
patrimoineRue des Vieilles Halles
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue de Vitré
patrimoineRue d'Hoëdic
patrimoineRue d'Ouessant
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bois de la Salle
patrimoineRue du Bois Robert
patrimoineRue du Bois Rouge
patrimoineRue du Bois Teilleul
patrimoineRue Duboys des Sauzais
patrimoineRue du Cap Fréhel
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Champ de Foire
patrimoineRue du Champ de la Croix
patrimoineRue du Champ Guihoré
patrimoineRue du Champ Morin
patrimoineRue du Champs Guihoré
patrimoineRue du Chanoine Rossignol
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chemin Pendant
patrimoineRue du Chêne Vert
natureRue du Closel
patrimoineRue du Commandant Charcot
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Docteur Roux
patrimoineRue du Douet aux Merles
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Fresche
patrimoineRue du Hardier
patrimoineRue du Houssard
patrimoineRue du Janet
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Lévain
patrimoineRue du Levant
patrimoineRue du Lomet
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Muguet
patrimoineRue du Paty Boudier
patrimoineRue du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Rue du Pré Aubert
patrimoineRue du Presbytère de Piré
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Raize
patrimoineRue du Ronceray
patrimoineRue du Roncerays
patrimoineRue du Ruisseau
natureRue du Soleil
patrimoineRue du Square
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Tapion
patrimoineRue du Tellier
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue du Terrail
patrimoineRue du Tirel
patrimoineRue du Vallon
patrimoineRue du Versant
patrimoineRue du Vieux Bourg
patrimoineRue du Vivier
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Éric Tabarly
patrimoineRue Flandres-Dunkerque 1940
patrimoineRue François-Marie Le Roux
patrimoineRue François Quelain
patrimoineRue François-René de Châteaubriand
patrimoineRue Henri Ginguené
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jacques de Corbière
patrimoineRue Jean Gabin
patrimoineRue Jean-Marie Gaultier
patrimoineRue Jean-Marie Lacire
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean Robic
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Julien Mellier
patrimoineRue Juliette DROUET
patrimoineRue Lantivy
patrimoineRue Léon Letort
patrimoineRue Lino Ventura
patrimoineRuelle de la Corderie
patrimoineRuelle de la Herverie
patrimoineRuelle des Francs Bourgeois
patrimoineRuelle Saint-Denis
patrimoineRue Louis Amoureux
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Lucie Aubrac
patrimoineRue Maigé
patrimoineRue Marcel Havard
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Marie Soraye
patrimoineRue Maurice Letort
patrimoineRue Monseigneur Guichard
patrimoineRue Nantaise
patrimoineRue Narcisse-Haslé
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul-Émile Victor
patrimoineRue Paul FEVAL
patrimoineRue Paul Féval
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Painlevé
patrimoineRue Pierre Aristide Bréal
patrimoineRue Pierre Auguste Renoir
patrimoineRue Pierre Bérégovoy
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
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