Rues de Paroisse Sainte-Anne-de-Riez
651 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès 10C
patrimoineAccès 11C
patrimoineAccès 8C
patrimoineAccès 9C
patrimoineAllée de la Belle Étoile
patrimoineAllée de la Chaignaie
patrimoineAllée de la Gare
patrimoineAllée de la Main Verte
patrimoineAllée de la Parée Verte
patrimoineAllée de la Plage de la Parée Preneau
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Allée de la Plage de la Pège
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Allée de la Plage de Riez
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Allée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Allée des Chardonnerets
patrimoineAllée des Cigognes
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée des Févriers
patrimoineAllée des Fougères
patrimoineAllée des Garaniers
patrimoineAllée des Goélands
patrimoineAllée des Grives
patrimoineAllée des Landes du Breuil
natureAllée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Louisets
patrimoineAllée des Merles
patrimoineAllée des Pivoines
patrimoineAllée des Pléiades
patrimoineAllée des Robinias
patrimoineAllée des Rosiers
patrimoineAllée des Sapins
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée des Vignerons
natureAllée du Repos
patrimoineAllée Gérard Charrier
patrimoineAvenue de Baisse
patrimoineAvenue de la Chaussée
patrimoineAvenue de la Corbillière
patrimoineAvenue de la Corniche
patrimoineAvenue de la Faye
patrimoineAvenue de la Forêt
natureAvenue de la Guinée
patrimoineAvenue de l'Albatros
patrimoineAvenue de la Livre-Tournois
patrimoineAvenue de la Mothe Saint-Surin
patrimoineAvenue de la Parée Préneau
patrimoineAvenue de la Pège
patrimoineAvenue de la Pelle à Porteau
patrimoineAvenue de la Piastre
patrimoineAvenue de la Pistole
patrimoineAvenue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue de la Rousselotière
patrimoineAvenue de l'Isle de Riez
patrimoineAvenue des Azalées
patrimoineAvenue des Becs
patrimoineAvenue des Bégonias
patrimoineAvenue des Bruyères
patrimoineAvenue des Dix Ecus
patrimoineAvenue des Épines
patrimoineAvenue des Jardins
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue des Mouettes
patrimoineAvenue des Oeillets
patrimoineAvenue de Soubise
patrimoineAvenue des Resedas
patrimoineAvenue des Roses
patrimoineAvenue des Sauges
patrimoineAvenue des Seringas
patrimoineAvenue des Tamaris
patrimoineAvenue du Comte de Marennes
patrimoineAvenue du Denier
patrimoineAvenue du Docteur Lindemann
patrimoineAvenue du Docteur Potel
patrimoineAvenue du Florin d'Or
patrimoineAvenue du Marais
patrimoineAvenue du Marchais
patrimoineAvenue du Sequin
patrimoineAvenue du Sou
patrimoineAvenue du Terre-Fort
patrimoineAvenue Louis Reigner de la Planche
patrimoineAvenue Valentin
patrimoineBoulevard de la Mer
patrimoineBoulevard de l'Océan
patrimoineBoulevard des Algues
patrimoineBoulevard des Bégonias
patrimoineBoulevard des Muguets
patrimoineCale A
patrimoineCale B
patrimoineCale C
patrimoineCale D
patrimoineCale de Sion 2
patrimoineChemin Cotier
patrimoineChemin de Beau Rivage
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Biches
patrimoineChemin de Buette aux Rigonneries
patrimoineChemin de la Belle Étoile
patrimoineChemin de la Bonnette
patrimoineChemin de la Bonnière
patrimoineChemin de la Burnière
patrimoineChemin de la Casse
patrimoineChemin de la Clef des Champs
patrimoineChemin de la Conge
patrimoineChemin de la Cossardière
patrimoineChemin de la Cosse
patrimoineChemin de la Cour de Baisse
patrimoineChemin de la Croix du Pont d'Orrouet
patrimoineChemin de la Faye
patrimoineChemin de la Fenetre
patrimoineChemin de la Ferme des Dix Écus
patrimoineChemin de la Fradinière
patrimoineChemin de la Fresnaye
patrimoineChemin de la Gaillardière
patrimoineChemin de la Gravelle
patrimoineChemin de la Grenouillère
patrimoineChemin de la Guittière
patrimoineChemin de la Longeais
patrimoineChemin de la Mache
patrimoineChemin de la Maison Neuve
patrimoineChemin de la Martinière
patrimoineChemin de la Martinique
patrimoineChemin de la Marzelle à l'Oisson
patrimoineChemin de la Noivière
patrimoineChemin de la Noue
patrimoineChemin de la Parée Préneau
patrimoineChemin de la Parée Verte
patrimoineChemin de la Pège
patrimoineChemin de la Petite Baisse
patrimoineChemin de la Petite Croix
patrimoineChemin de la Petite Mazurie
patrimoineChemin de la Pompe Martin
patrimoineChemin de la Raiponce
patrimoineChemin de la Reguinière
patrimoineChemin de la Renaissance
patrimoineChemin de la Robinière
patrimoineChemin de la Ruelle
patrimoineChemin de la Tisonnière
patrimoineChemin de la Turbondelle
patrimoineChemin de l'Aubray
patrimoineChemin de la Vigne Besson
natureChemin de l'Île
patrimoineChemin de Loisson
patrimoineChemin de Montfort
patrimoineChemin de Pas Martin
patrimoineChemin de Rochebonne
patrimoineChemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Chemin des Aises
patrimoineChemin des Aubrais
patrimoineChemin des Aulneaux
patrimoineChemin des Beaux Pins
patrimoineChemin des Boues
patrimoineChemin des Brenettes
patrimoineChemin des Calandries
patrimoineChemin des Chaumes de la Pège
patrimoineChemin des Durantières
patrimoineChemin des Essarts
patrimoineChemin des Fontenelles
patrimoineChemin des Garennes
patrimoineChemin des Gastonnières
patrimoineChemin des Granges
patrimoineChemin des Hommeaux
patrimoineChemin des Jonchères
patrimoineChemin des Landes
natureChemin des Maraîchers
patrimoineChemin des Martelinières
patrimoineChemin des Mattes
patrimoineChemin des Petites Borderies
patrimoineChemin des Petites Roselières
patrimoineChemin des Préoliers
patrimoineChemin des Quatre Barres
patrimoineChemin des Riffaudes
patrimoineChemin des Rivières
natureChemin des Roselières
patrimoineChemin des Simples
patrimoineChemin des Vallées
patrimoineChemin des Vieilles Mattes
patrimoineChemin de Touvent
patrimoineChemin du Bardy
patrimoineChemin du Barillet
patrimoineChemin du Bois Breton
patrimoineChemin du Bois Juquaud
patrimoineChemin du Bois Rortheau
patrimoineChemin du Bois Soleil
patrimoineChemin du Bot
patrimoineChemin du Boursaud
patrimoineChemin du Bouteillon
patrimoineChemin du Chalet des Pins
patrimoineChemin du Champ Vert
patrimoineChemin du Chêne Vert
natureChemin du Courseau
patrimoineChemin du Doyenne
patrimoineChemin du Faix aux Chiens
patrimoineChemin du Fief Franc
patrimoineChemin du Geai
patrimoineChemin du Génin
patrimoineChemin du Grand Virgourd
patrimoineChemin du Grollier
patrimoineChemin du Guimard
patrimoineChemin du Haut de la Masurie
patrimoineChemin du Haut Salin
patrimoineChemin du Jauneau
patrimoineChemin du Marais Braud
patrimoineChemin du Marais de la Pège
patrimoineChemin du Marais Jacques
patrimoineChemin du Marais Neuf
patrimoineChemin du Matron
patrimoineChemin du Pas du Marais
patrimoineChemin du Petit Aubrais
patrimoineChemin du Petit Beaulieu
patrimoineChemin du Petit Bec
patrimoineChemin du Pigeonnier
patrimoineChemin du Pissot à Rochebonne
patrimoineChemin du Platin
patrimoineChemin du Platin à la Noue
patrimoineChemin du Porteau
patrimoineChemin du Port Neuf
patrimoineChemin du Pré aux Boeufs
patrimoineChemin du Préneau
patrimoineChemin du Puits Tarraud
patrimoineChemin du Quart du Matelot
patrimoineChemin du Querry Crochet
patrimoineChemin du Ressange
patrimoineChemin du Rincureau
patrimoineChemin du Salin
patrimoineChemin du Serpolet
patrimoineChemin du Stade de la Forêt
natureChemin du Turdeau
patrimoineChemin du Vivier
patrimoineChemin Sainte-Hélène
patrimoineChemin Yann Duprat
patrimoineCircuit Adulte
patrimoineCircuit enfant
patrimoineCité de la Cave
patrimoineEsplanade
patrimoineEsplanade de la Mer
patrimoineImpasse Bernard Lyot
patrimoineImpasse de Barboteau
patrimoineImpasse de la Bécasse
patrimoineImpasse de la Biche
patrimoineImpasse de la Bloire
patrimoineImpasse de la Boulangerie
patrimoineImpasse de la Charpagne
patrimoineImpasse de la Chevalerie
patrimoineImpasse de la Combe
patrimoineImpasse de la Fornière
patrimoineImpasse de la Grande Vigne
natureImpasse de la Métière
patrimoineImpasse de l'Ancien Château d'Eau
patrimoineImpasse de la Ningue
patrimoineImpasse de la Noivière
patrimoineImpasse de la Pommeraie
patrimoineImpasse de la Terre Sauvage
patrimoineImpasse de l'Atlantique
patrimoineImpasse de la Vette
patrimoineImpasse de l'Hérault
patrimoineImpasse de l'Heronnière
patrimoineImpasse de l'Orée des Pins
patrimoineImpasse de Montmidi
patrimoineImpasse des Azalées
patrimoineImpasse des Basses Minées
patrimoineImpasse des Brégeons
patrimoineImpasse des Cèpes
patrimoineImpasse des Charruies de la Prée
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Clovisses
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Coucous
patrimoineImpasse des Dix Ecus
patrimoineImpasse des Erondes
patrimoineImpasse des Geais
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Grillons
patrimoineImpasse des Ibis
patrimoineImpasse des Jars
patrimoineImpasse des Joncs
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Mousserons
patrimoineImpasse des Ombrages
patrimoineImpasse des Orchidées
patrimoineImpasse des Petits Prés
patrimoineImpasse des Piniers
patrimoineImpasse des Salicaires
patrimoineImpasse des Trois Soeurs
patrimoineImpasse des Tuffeau
patrimoineImpasse de Villeneuve
patrimoineImpasse du Bossis
patrimoineImpasse du Cep
patrimoineImpasse du Cerf
patrimoineImpasse du Chapitre
patrimoineImpasse du Chevreuil
patrimoineImpasse du Clos d'Alix
patrimoineImpasse du Clos de l'Aulne
patrimoineImpasse du Clos Fleuri
patrimoineImpasse du Coëf
patrimoineImpasse du Denier
patrimoineImpasse du Franc Lourd
patrimoineImpasse du Louis d'Or
patrimoineImpasse du Madoret
patrimoineImpasse du Marais Blanc
patrimoineImpasse du Parc de la Renaissance
patrimoineImpasse du Pas du Marais
patrimoineImpasse du Pêcheur
patrimoineImpasse du Pré Neau
patrimoineImpasse du Quartz
patrimoineImpasse du Querry Crochet
patrimoineImpasse du Sableau
patrimoineImpasse du Sagittaire
patrimoineImpasse du Vieux Marronnier
patrimoineImpasse Henri Thomas
patrimoineImpasse Joseph Cugnot
patrimoineImpasse René Cassin
patrimoineLa Petite Rue
patrimoineLa Reposée de Valentin
patrimoineLe Hameau du Pré Salé
patrimoineLes Maraichines
patrimoineLes Tonnelles
patrimoineLotissement de la Chaussée
patrimoinePassage de la Boulangerie
patrimoinePassage de la Providence
patrimoinePassage des Berniques
patrimoinePassage des Oursins
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Anciens Combattants
patrimoinePlace des Dix Ecus
patrimoinePlace des Lys
patrimoinePlace des Minées
patrimoinePlace des Oiseaux
patrimoinePlace Gaston Pateau
patrimoinePlace Pierre Avrillas
patrimoinePlace Saint-Jean
patrimoinePlace Vivi Burgaud
patrimoinePont du Pas Opton
patrimoinePromenade de la Mer
patrimoinepromenade des jardins
patrimoinePromenade Jean Yole
patrimoineRésidence Le Cellier
patrimoineRésidence Val de Sion
patrimoineRond-Point de la Jeunesse
patrimoineRond-point des Colverts
patrimoineRond-Point des Marais Salants
patrimoineRond-Point des Tressanges
patrimoineRond-Point du Clavaire
patrimoineRond-Point du Pissot
patrimoineRond-Point du Puits Tarraud
patrimoineRond-Point Jean Monnet
patrimoineRond-Point Valentin
patrimoineRoute de Challans
patrimoineRoute de Commequiers
patrimoineRoute de la Marzelle
patrimoineRoute de Notre-Dame-de-Riez
patrimoineRoute de Saint-Gilles
patrimoineRoute de Saint-Hilaire
patrimoineRoute de Saint-Jean-de-Monts
patrimoineRoute des Garateries
patrimoineRoute de Soullans
patrimoineRoute des Sables
patrimoineRoute des Sables-d'Olonne
patrimoineRoute de Villeneuve
patrimoineRoute du Perrier
patrimoineRoute du Pissot
patrimoineRoute du Poiré
patrimoineRoute du Sel
patrimoineRue Ampère
patrimoineRue Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
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patrimoineRue Bernard Lyot
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
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histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
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sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
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patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
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