Rues de Paroisse Sainte-Anne-de-Goulaine
472 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Basse Lande
natureAllée de la Chesnaie
patrimoineAllée de la Grande Ourse
patrimoineAllée de la Plée
patrimoineAllée des Plantives
patrimoineAllée des Touzelles
patrimoineAllée du Château
patrimoineAllée du Moulin Robert
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée du Pâtis Forestier
patrimoineAvenue Beethoven
patrimoineAvenue Chopin
patrimoineAvenue de la Trêperie
patrimoineAvenue de l'Échalier
patrimoineAvenue des Bois Nyves
patrimoineAvenue des Hauts de Basse-Goulaine
patrimoineAvenue des Lilas
patrimoineAvenue des Maraîchers
patrimoineAvenue des Nouelles
patrimoineAvenue des Ormes
patrimoineAvenue des Pommiers
patrimoineAvenue du Chatelier
patrimoineAvenue du Clos Launay
patrimoineAvenue Mozart
patrimoineAvenue Schumann
patrimoineAvenue Vivaldi
patrimoineBoulevard de la Loire
patrimoineChemin de la Bellaudière
patrimoineChemin de la Gâche
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin des Grandes Terres
patrimoineChemin des Puces
patrimoineChemin d'Exploitation
patrimoineChemin du Moulinier
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Petit Havre
patrimoineGiratoire de la Champagnère
patrimoineGiratoire de l'Île Chaland
patrimoineGiratoire des Chalonges
patrimoineGiratoire du Tertre
patrimoineHameau des Grézillières
patrimoineImpasse Alfred Kastler
patrimoineImpasse Alice Guy
patrimoineImpasse Antonio Vivaldi
patrimoineImpasse Auguste Renoir
patrimoineImpasse Berthe Morisot
patrimoineImpasse Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Impasse Camille Pissarro
patrimoineImpasse Cassiopée
patrimoineImpasse Céphée
patrimoineImpasse Charles Monselet
patrimoineImpasse Charles Péguy
patrimoineImpasse Claude Debussy
patrimoineImpasse Colette
patrimoineImpasse Constance de Théis
patrimoineImpasse d'Anjou
patrimoineImpasse de la Bellaudière
patrimoineImpasse de la Borderie
patrimoineImpasse de la Bourrelière
patrimoineImpasse de la Braudière
patrimoineImpasse de la Carillonière
patrimoineImpasse de la Casinière
patrimoineImpasse de la Chenardière
patrimoineImpasse de la Chesnaie
patrimoineImpasse de la Croix des Tailles
patrimoineImpasse de la Douarderie
patrimoineImpasse de la Fosse Moreau
patrimoineImpasse de la Grillonnais
patrimoineImpasse de la Guilbaudière
patrimoineImpasse de la Haigronnière
patrimoineImpasse de la Hardonnière
patrimoineImpasse de la Hauture
patrimoineImpasse de la Herdrie
patrimoineImpasse de la Lucazière
patrimoineImpasse de la Mainquetière
patrimoineImpasse de la Marchaisière
patrimoineImpasse de la Pastière
patrimoineImpasse de la Pierre Plate
patrimoineImpasse de la Pinelière
patrimoineImpasse de la Prétière
patrimoineImpasse de la Quintaine
patrimoineImpasse de la Rabière
patrimoineImpasse de la Roselière
patrimoineImpasse de la Rouche
patrimoineImpasse de la Sensive
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de la Trêperie
patrimoineImpasse de Launeau
patrimoineImpasse de la Vannerie
patrimoineImpasse de l'Avocette
patrimoineImpasse de l'Échalier
patrimoineImpasse de l'Oseraie
patrimoineImpasse de l'Ouche de la Noëlle
patrimoineImpasse de Préneau
patrimoineImpasse de Rault
patrimoineImpasse des Aigrettes
patrimoineImpasse des Airelles
patrimoineImpasse des Ajoncs
patrimoineImpasse des Boutons d'Or
patrimoineImpasse des Brégeons
patrimoineImpasse des Brochets
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Champs Menauds
patrimoineImpasse des Cléons
patrimoineImpasse des Clochettes
patrimoineImpasse des Coprins
patrimoineImpasse des Courées aux Pins
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Epicéas
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Ferrières
patrimoineImpasse des Frênes
patrimoineImpasse des Frères Montgolfier
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Grandes Noëlles
patrimoineImpasse des Grandes Terres
patrimoineImpasse des Hélianthes
patrimoineImpasse des Hérons
patrimoineImpasse des Korrigans
patrimoineImpasse des Landelles
natureImpasse des Landes Saint-Martin
natureImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Loriots
patrimoineImpasse des Loutres
patrimoineImpasse des Mélèzes
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Montys
patrimoineImpasse des Mûriers
patrimoineImpasse des Myosotis
patrimoineImpasse des Nouelles
patrimoineImpasse des Petites Landes
natureImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Pleurotes
patrimoineImpasse des Puces
patrimoineImpasse des Robiniers
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Rouleaux
patrimoineImpasse des Séquoias
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Trois Cheminées
patrimoineImpasse des Tulipes
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse du Bois
patrimoineImpasse du Calvaire
patrimoineImpasse du Capitaine Nemo
patrimoineImpasse du Cépage
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Chatelier
patrimoineImpasse du Corbon
patrimoineImpasse du Fief au Borgne
patrimoineImpasse du Honcherais
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Muguet
patrimoineImpasse du Nautilus
patrimoineImpasse du Patis
patrimoineImpasse du Pinier
patrimoineImpasse du Sablais
patrimoineImpasse Édith Piaf
patrimoineImpasse Émile Bernard
patrimoineImpasse Fief Champagne
patrimoineImpasse François le Champi
patrimoineImpasse Franz Liszt
patrimoineImpasse Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Impasse Gabriel Deshayes
patrimoineImpasse Georges Bizet
patrimoineImpasse Gustave Courbet
patrimoineImpasse Hector Berlioz
patrimoineImpasse Indiana
patrimoineImpasse Jacques Brel
patrimoineImpasse Jardins de la Bellaudière
patrimoineImpasse Jean-Baptiste Corot
patrimoineImpasse Jean Émile Laboureur
patrimoineImpasse Jean-Paul Sartre
patrimoineImpasse Jean-Sébastien Bach
patrimoineImpasse Johannes Brahms
patrimoineImpasse Louis Braille
patrimoineImpasse Madeleine Bres
patrimoineImpasse Marc Elder
patrimoineImpasse Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Impasse Maxime Maufra
patrimoineImpasse Michel Strogoff
patrimoineImpasse Montaigne
patrimoineImpasse Paul Cézanne
patrimoineImpasse Paul Claudel
patrimoineImpasse Paul-Edouard Lynch
patrimoineImpasse Paul Éluard
patrimoineImpasse René Guy Cadou
patrimoineImpasse Satie
patrimoineImpasse Schubert
patrimoineImpasse Tournebride
patrimoineImpasse Tristan Bernard
patrimoineLa Chesnaie
patrimoinePassage de la Forge
patrimoinePassage de la Lyre
patrimoinePassage de la Plée
patrimoinePassage des Coupries
patrimoinePassage des Écoliers
patrimoinePassage du Rocher
patrimoinePassage du Vigneron
naturePassage du vignoble
patrimoinePassage Launay Sillay
patrimoinePériphérique Extérieur
patrimoinePériphérique Extérieur - Pont de Bellevue
patrimoinePériphérique Intérieur
patrimoinePériphérique Intérieur - Pont de Bellevue
patrimoinePlace Beau Soleil
patrimoinePlace de la Chantrie
patrimoinePlace de la Cohue
patrimoinePlace de la Rivière
naturePlace de l'Église
patrimoinePlace des Figuiers
patrimoinePlace des Platanes
patrimoinePlace du Hameau
patrimoinePlace du Port
patrimoinePlace Louis Édelin
patrimoinePlace Saint-Brice
patrimoinePlace Yolande de Goulaine
naturePont de Bellevue
patrimoinePont de l'Ouen
patrimoineRond-Point du Pacifique
patrimoineRoute de Clisson
patrimoineRoute de la Chapelle-Heulin
patrimoineRoute de la Haie-Fouassière
patrimoineRoute de la Louée
patrimoineRoute de la Vallée
patrimoineRoute de l'Ilaie
patrimoineRoute des Pâtures
patrimoineRoute du Loroux Bottereau
patrimoineRoute du Loroux-Bottereau
patrimoineRoute du Pont de l'Ouen
patrimoineRue Busson-Billault
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue d'Aquitaine
patrimoineRue de Belhaître
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Gascogne
patrimoineRue de Goulaine
patrimoineRue de Kerguelen
patrimoineRue de la Baillée
patrimoineRue de la Basse Lande
natureRue de la Basse Rivière
natureRue de l'Abbaye
patrimoineRue de la Bellaudière
patrimoineRue de la Bertinière
patrimoineRue de la Bigotière
patrimoineRue de la Blandellerie
natureRue de la Bonodière
patrimoineRue de la Boulaie
patrimoineRue de la Bourrelière
patrimoineRue de la Braudière
patrimoineRue de la Brosse
patrimoineRue de la Casinière
patrimoineRue de la Cassardière
patrimoineRue de la Chabossière
patrimoineRue de la Champagnère
patrimoineRue de la Chapelle Saint-Martin
patrimoineRue de la Châtaigneraie
patrimoineRue de la Chaumière
patrimoineRue de la Chenardière
patrimoineRue de la Chesnaie
patrimoineRue de la Clairière
patrimoineRue de la Cressonnière
patrimoineRue de la Cristière
patrimoineRue de la Croix des Fosses
patrimoineRue de la Croix des Tailles
patrimoineRue de la Douve Neuve
patrimoineRue de la Frémonière
patrimoineRue de la Fresnaie
patrimoineRue de la Fuit
patrimoineRue de la Gâche
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Giraudière
patrimoineRue de la Grillonnais
patrimoineRue de la Haudinière
patrimoineRue de la Haute Canterie
patrimoineRue de la Haute Grammoire
patrimoineRue de la Haute Ville
patrimoineRue de la Jarnigarnière
patrimoineRue de la Lande
natureRue de la Landraudière
patrimoineRue de la Motte
patrimoineRue de la Noë
patrimoineRue de la Pastière
patrimoineRue de la Pépinière
patrimoineRue de la Plaunais
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Prise
patrimoineRue de la Quintaine
patrimoineRue de la Rabière
patrimoineRue de la Razée
patrimoineRue de l'Arche
patrimoineRue de la Rivière
natureRue de la Robillardière
patrimoineRue de la Sensive
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Surboisière
patrimoineRue de l'Atlantique
patrimoineRue de la Treille
patrimoineRue de Lattre de Tassigny
patrimoineRue de la Tuilerie
patrimoineRue de Launay Sillay
patrimoineRue de Launeau
patrimoineRue de la Vendée
patrimoineRue de la Verdonnière
patrimoineRue de la Vieille Cure
patrimoineRue de la Vigne du Gué
natureRue de la Ville
patrimoineRue de l'Échalier
patrimoineRue de l'Écluse
patrimoineRue de l'Hermine
patrimoineRue de l'Hippodrome
patrimoineRue de l'Île Chaland
patrimoineRue de l'Île-de-France
patrimoineRue de Lorraine
patrimoineRue de l'Ouche aux Roux
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue de Préneau
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Ateliers
patrimoineRue des Belettes
patrimoineRue des Blonnières
patrimoineRue des Buissons
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Cercliers
patrimoineRue des Champs Menauds
patrimoineRue des Charmes
patrimoineRue des Chênes Rouges
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Coupries
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Écureuils
patrimoineRue des Épinettes
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Filets
patrimoineRue des Floréales
patrimoineRue des Forges
patrimoineRue des Framboisiers
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Garotières
patrimoineRue des Goëlands
patrimoineRue des Grands Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Guérivières
natureRue des Guivettes
patrimoineRue des Hauts de l'Île Chaland
patrimoineRue des Helvelles
patrimoineRue des Jardins de Golène
patrimoineRue des Landes de la Plée
natureRue des Lucioles
patrimoineRue des Martières
patrimoineRue des Minotiers
patrimoineRue des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Œillards
patrimoineRue des Onchères
patrimoineRue des Palées
patrimoineRue des Passereaux
patrimoineRue des Perrières
patrimoineRue des Petites Nouettes
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pinsons
patrimoineRue des Poteries
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Prés Verts
patrimoineRue des Prunus
patrimoineRue des Pyrénées
patrimoineRue des Rivaudières
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Rouleaux
patrimoineRue des Sarments
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue des Straits
patrimoineRue des Treilles
patrimoineRue des Vallées
patrimoineRue des Vanniers
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Tasmanie
patrimoineRue de Terre Adélie
patrimoineRue de Tournebride
patrimoineRue de Vendée
patrimoineRue du Béarn
patrimoineRue du Bignon
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bois
patrimoineRue du Bois Brédy
patrimoineRue du Bois Brulé
patrimoineRue du Bois Vert
patrimoineRue du Buzay
patrimoineRue du Canal
patrimoineRue du Cartron
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chaussin
patrimoineRue du Corbon
patrimoineRue du Corleveau
patrimoineRue du Général de Gaulle
patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Grignon
patrimoineRue du Hamelin
patrimoineRue du Honcherais
patrimoineRue du Launay Bruneau
patrimoineRue du Marais
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin Soline
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pacifique
patrimoineRue du Paradis
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Patis
patrimoineRue du Patis Forestier
patrimoineRue du Petit Bois
patrimoineRue du Plessis Renard
patrimoineRue du Poitou
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Pont Brédy
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Port de la Bonodière
patrimoineRue du Port des Brosses
patrimoineRue du Port des Grenouilles
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Pré Turpin
patrimoineRue du Puits Bougreau
patrimoineRue du Réaud
patrimoineRue du Sablais
patrimoineRue du Taillis Queneau
patrimoineRue du Terget
patrimoineRue du Tertre
patrimoineRue du Val des Prés
patrimoineRue du Verdelet
patrimoineRue du Vigneau
natureRue Émile Cassard
patrimoineRue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue George Sand
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Charpak
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Jean Charcot
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRuelle de la Basse Rivière
natureRuelle de la Bonodière
patrimoineRuelle de la Croix Chabineau
patrimoineRuelle de la Lande
natureRuelle des Charmes
patrimoineRuelle des Cornouillers
patrimoineRuelle des Néfliers
patrimoineRue Louis Malle
patrimoineRue Lucie Aubrac
patrimoineRue Magellan
patrimoineRue Marcel Carné
patrimoineRue Marguerite Duras
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Mary Cassatt
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Orion
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul-Edouard Lynch
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Pierre de Ronsard
patrimoineRue Robert Scott
patrimoineRue Sainte-Radegonde
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineRue Simone de Beauvoir
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Sentier du Canal de Goulaine
patrimoineSquare des Bouvreuils
patrimoineSquare des Mésanges
patrimoineSquare des Roitelets
patrimoineSquare du Pré aux Moines
patrimoine