Rues de Paroisse Saint-Yves en Pays de Morlaix
1803 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
4cross des Monts D'Arrée
patrimoineAbandonned
patrimoineAccès groupe scolaire
patrimoineAllée Alphonse de Langle
patrimoineAllée Coat-en-Lem
patrimoineAllée Coatoulzac'h
patrimoineAllée Debussy
patrimoineAllée de Coat an Lem
patrimoineAllée de Coatélan
patrimoineAllée de Grainville
patrimoineAllée de Keraudren
patrimoineAllée de Kerdéozer
patrimoineAllée de Kermaria
patrimoineAllée de la Métairie
patrimoineAllée de la Penzé
patrimoineAllée de Lostwithiel
patrimoineAllée de Pen An Trez
patrimoineAllée de Pen ar Guer
patrimoineAllée des Capucines
patrimoineAllée des Cerises
patrimoineAllée des Charmes
patrimoineAllée des Chênes-Lièges
natureAllée des Cormiers
patrimoineAllée des Fraises
patrimoineAllée des Groseilles
patrimoineAllée des Hortensias
patrimoineAllée Désiré Livinec
patrimoineAllée des Iris
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Mûres
patrimoineAllée des Myosotis
patrimoineAllée des Myrtilles
patrimoineAllée des Nèfles
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pins
patrimoineAllée des Prunelles
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée des Tilleuls
natureAllée des Troènes
patrimoineAllée de Tachen Kreis
patrimoineAllée de Violettes
patrimoineAllée du Binigou
patrimoineAllée du Cimetière
patrimoineAllée du Manoir de Trogoff
patrimoineAllée du Plessis
patrimoineAllée du Poan Ben
patrimoineAllée du Salou
patrimoineAllée du Sycomore
patrimoineAllée du Val Vert
patrimoineAllée Gwell Kaër
patrimoineAllée Leur Vras
patrimoineAllée Louis Coatéval
patrimoineAllée Marguerite Duras
patrimoineAllée Mozart
patrimoineAllée Pierre Souêtre
patrimoineAllée Rhun Hervé
patrimoineAllée Roc'h Goalen
patrimoineAllée Rossini
patrimoineAllée Saint-François
patrimoineAllée Simone Veil
patrimoineAllée Verte
patrimoineAllée Xavier Grall
patrimoineAllée Yves Rohan
patrimoineAn Allée Vras
patrimoineAn Alle Vras
patrimoineAncienne route de Callac
patrimoineAr Brug
patrimoineAr Merdy
patrimoineAr Roudour
patrimoineAutour de Saint-Sanson et Terenez
patrimoineAutour de St Sanson et Terenez
patrimoineAvenue de Kerhuel
patrimoineAvenue de Kernéguès
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue de Truro
patrimoineAvenue de Würselen
patrimoineAvenue du Lycée
patrimoineAvenue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Parc
patrimoineAvenue Per Jakès Hélias
patrimoineBalade des Trois Bois
patrimoineBanell al Lenn
patrimoineBanell Ar Groas
patrimoineBanell ar Merc'hed
patrimoineBanell Ar Pemp Ero
patrimoineBanell Feunteun Sec'h
patrimoineBanell Skolig al Louarn
patrimoineBas du Bourg
patrimoineBel Air
patrimoineBellevue de la Madeleine
patrimoineBohast
patrimoineBois de l'Île
patrimoineBoucle de Coatanscour
patrimoineBoucle de Golodic
patrimoineBoucle de Quelern
patrimoineBoucle des Maisons Anglaises
patrimoineBoulevard de Réo
patrimoineBoulevard René Fily
patrimoineBoulevard Robert Surcouf
patrimoineBruluec
patrimoineCale de Rhun Predou
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Coat-Grall
patrimoineChemin de Corniou
patrimoineChemin de Coz Feunteun
patrimoineChemin de Croaz Ar Rouz
patrimoineChemin de Goasven
patrimoineChemin de Goas Veur
patrimoineChemin de Grande Forêt
natureChemin de Gruvel
patrimoineChemin de Guergonan
patrimoineChemin de Keraliou
patrimoineChemin de Kerallan
patrimoineChemin de Keralouant
patrimoineChemin de Keramprince
patrimoineChemin de Kerampus
patrimoineChemin de Kerarc'hlun
patrimoineChemin de Kerbriant
patrimoineChemin de Kerdaniel
patrimoineChemin de Kerdrénan
patrimoineChemin de Kergavarec
patrimoineChemin de Kerhamon
patrimoineChemin de Kerigonan
patrimoineChemin de Kerivot
patrimoineChemin de Kerlavarec
patrimoineChemin de Kerouzac'h
patrimoineChemin de Kerstrat
patrimoineChemin de Kerveny
patrimoineChemin de Keryvoalen
patrimoineChemin de la Baie
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Falaise
patrimoineChemin de la Grange
patrimoineChemin de Lannelvoëz
patrimoineChemin de Lantigen
patrimoineChemin de la Pointe
patrimoineChemin de la Pointe de Primel
patrimoineChemin de l'Atelier
patrimoineChemin de Lesven
patrimoineChemin de Lezouzard
patrimoineChemin de l'Hospice
patrimoineChemin de l'Île Verte
patrimoineChemin de Meshir
patrimoineChemin de Mez ar Zant
patrimoineChemin de Modez
patrimoineChemin de Moulin Rabat
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin de Parc Ar Born
patrimoineChemin de Parc au Duc
patrimoineChemin de Parc Balan
patrimoineChemin de Park an Aotrou
patrimoineChemin de Pempoul
patrimoineChemin de Penanroz
patrimoineChemin de Pen ar C'Hra
patrimoineChemin de Penaros
patrimoineChemin de Pen Ar Parc
patrimoineChemin de Petite Forêt
natureChemin de Pont Ar Gler
patrimoineChemin de Pouloupry
patrimoineChemin de Prat Fall
patrimoineChemin de Rhun Terniou
patrimoineChemin de Ruffelic
patrimoineChemin des Agapanthes
patrimoineChemin de Saint-Julien
patrimoineChemin des Amers
patrimoineChemin des Aubépines
patrimoineChemin des Bosquets
patrimoineChemin des Capucins
patrimoineChemin des Douaniers
patrimoineChemin des Ducs
patrimoineChemin des Duons
patrimoineChemin des Escallonias
patrimoineChemin des Galets
patrimoineChemin des Garennes
patrimoineChemin des Grives
patrimoineChemin des Haras
patrimoineChemin des Hortensias
patrimoineChemin des Lucioles
patrimoineChemin des Pommiers
patrimoineChemin des Primevères
patrimoineChemin de Traon Bian
patrimoineChemin de Traon Nevez
patrimoineChemin de Trobara
patrimoineChemin de Tromelin
patrimoineChemin de Ty Braz
patrimoineChemin de Ty Dour
patrimoineChemin d'Exploitation
patrimoineChemin du bunker
patrimoineChemin du Corvez Huella
patrimoineChemin du Cun
patrimoineChemin du Groa
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin de Roudougoalen Izella
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin des Prés
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Penker
patrimoineChemin du Sabot de Saint-Melar
patrimoineChemin du Stade
patrimoineChemin du Velery
patrimoineChemin Hent Du
patrimoineChemin privé
patrimoineChemin Vert
patrimoineCircuit Ar Gaor (la Chèvre)
patrimoineCircuit de Coatanscour
patrimoineCircuit de Kerveleyen
patrimoineCircuit de la Montagne
patrimoineCircuit de la Roche Saint-Barnabé
patrimoineCircuit de Pont Hir
patrimoineCircuit des Chevreuils de Kermorgant
patrimoineCircuit des Roc'h
patrimoineCircuit du Bourg
patrimoineCité Bellevue
patrimoineCité des Fontaines
patrimoineCité du Rouallou
patrimoineCité Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Cité Kergauthier
patrimoineCité Mahé
patrimoineCité Quélern
patrimoineClos du Castoret
patrimoineClos Saint-Fiacre
patrimoineConvenant
patrimoineCôte de Pen Ar C'hra
patrimoineCour de Kericuff
patrimoineCours Beaumont
patrimoineCrea'ch Kellec
patrimoineCreac'h Menory
patrimoineCul de Sac
patrimoineD786
patrimoineDrive Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Échangeur du Puits
patrimoineEscalier Collobert
patrimoineEscalier de Pen an Ru
patrimoineEscalier du Château
patrimoineEscaliers de Saint-Melaine
patrimoineEscaliers du Temps Perdu
patrimoineEscaliers du Théâtre
cultureEscaliers Quiviger
patrimoineEscaliers Sainte-Marthe
patrimoineFerme du Binigou
patrimoineGare SNCF Sud
patrimoineGiratoire de Penlan
patrimoineGrande Cale
patrimoineGrande Venelle
patrimoineGrand Kerastren
patrimoineGrand Route
patrimoineGrand Rue
patrimoineGuernevez saint ener
patrimoineGwenojen Porz Kloz
patrimoineGwenojen Porz Kloz Huella
patrimoineHameau Ar Rochou
patrimoineHameau de Goarem Vraz
patrimoineHameau de Kreis Avel
patrimoineHameau de Langolvas
patrimoineHameau de l'Arrée
patrimoineHameau de la Voie Romaine
patrimoineHameau de Lein Vras
patrimoineHameau des Camélias
patrimoineHameau des Châtaigiers
patrimoineHameau des Lilas
patrimoineHameau des Noisetiers
patrimoineHameau des Rochers
patrimoineHameau du Champ Breton
patrimoineHameau du Clos des Futaies
patrimoineHameau du Loup
patrimoineHameau Kastell Ar Bail
patrimoineHameau Le Queilliec
patrimoineHameau Sainte-Marthe
patrimoineHent an Dourel
patrimoineHent An Touseg
patrimoineHent ar Cannaben
patrimoineHent ar C'hastel
patrimoineHent ar C'hlabouserien
patrimoineHent ar C'hoat
patrimoineHent ar Falc'herien
patrimoineHent ar Feunteun
patrimoineHent Ar Garantez
patrimoineHent ar Gourennou
patrimoineHent ar Maen Gwenn
patrimoineHent ar Marc'had
patrimoineHent ar Merc'hetaerien
patrimoineHent ar Miliner
patrimoineHent Ar Morillon
patrimoineHent ar Penker
patrimoineHent ar Pladenn
patrimoineHent Ar Porz Lann
patrimoineHent ar Rhun
patrimoineHent ar Stoup
patrimoineHent ar Vengleuz
patrimoineHent Beg Ar Fry
patrimoineHent Bel Air
patrimoineHent Cleuaez
patrimoineHent Even Charruel
patrimoineHent Even Gwen
patrimoineHent Keravel
patrimoineHent Kerbruant
patrimoineHent Kerlaz
patrimoineHent Kermenguy
patrimoineHent Kreisteiz
patrimoineHent Locmaria
patrimoineHent Mez Gouez
patrimoineHent Milin Coué
patrimoineHent Park Ar Piz
patrimoineHent Pen ar Guer
patrimoineHent Poul Zabren
patrimoineHent Rannou
patrimoineHent Roch Trez
patrimoineHent Royal
patrimoineHent Sant Fiek
patrimoineHent Sao Héol
patrimoineHent Skol al Louarn
patrimoineHent Ti Ker
patrimoineHent Toull Kerzers
patrimoineHent Traon Voas
patrimoineHent Tro Guic
patrimoineImpass de Kervoaret
patrimoineImpasse Alphonse Daudet
patrimoineImpasse Amadeo Modigliani
patrimoineImpasse Anatole Le Braz
patrimoineImpasse André Chénier
patrimoineImpasse Antoine Watteau
patrimoineImpasse Ar Golvan
patrimoineImpasse Auguste Renoir
patrimoineImpasse Bel Air
patrimoineImpasse Bellevue de la Madeleine
patrimoineImpasse Boileau
patrimoineImpasse Boris Vian
patrimoineImpasse Brizeux
patrimoineImpasse Camille Corot
patrimoineImpasse Charles Baudelaire
patrimoineImpasse Charles Gounod
patrimoineImpasse Charles Le Goffic
patrimoineImpasse Charlie Parker
patrimoineImpasse Claude Monet
patrimoineImpasse Clément Marot
patrimoineImpasse Côte de Lezingard
patrimoineImpasse d'Argoat
patrimoineImpasse d'Armor
patrimoineImpasse de Beauséjour
patrimoineImpasse de Bederneau
patrimoineImpasse de Brezehen
patrimoineImpasse de Castel Bréchou
patrimoineImpasse de Coat-Amour
patrimoineImpasse de Coat Menguy
patrimoineImpasse de Coran
patrimoineImpasse de Coz Feunteun
patrimoineImpasse de Créach Coat
patrimoineImpasse de Feunteun Bol
patrimoineImpasse de Goajou Huella
patrimoineImpasse de Goarem Huel
patrimoineImpasse de Goarem Izella
patrimoineImpasse de Goris
patrimoineImpasse de Keraden
patrimoineImpasse de Kéranfors
patrimoineImpasse de Keranroc'h
patrimoineImpasse de Keravéec
patrimoineImpasse de Keravel
patrimoineImpasse de Kerbellec
patrimoineImpasse de Kerbriant
patrimoineImpasse de Kerdies
patrimoineImpasse de Kerellou
patrimoineImpasse de Kereven
patrimoineImpasse de Kerhervé
patrimoineImpasse de Kericuff Vian
patrimoineImpasse de Kerilis
patrimoineImpasse de Ker Job
patrimoineImpasse de Kerlongavel
patrimoineImpasse de Kermahotou
patrimoineImpasse de Kermartin
patrimoineImpasse de Kerniou
patrimoineImpasse de Kerouzeré
patrimoineImpasse de Kerscoff
patrimoineImpasse de Keruzaouen
patrimoineImpasse de Kerveleyen Vihan
patrimoineImpasse de Kerverot
patrimoineImpasse de Kervoazou
patrimoineImpasse de Kroas Vilar
patrimoineImpasse de la Barrière
patrimoineImpasse de la Bonne Rencontre
patrimoineImpasse de la Butte
patrimoineImpasse de la Croix Blanche
patrimoineImpasse de la Croix Rouge
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Fontaine au Lait
patrimoineImpasse de la Forge
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Grande Venelle
patrimoineImpasse de La Lande
natureImpasse de l'Ancre Bleue
patrimoineImpasse de la Roche
patrimoineImpasse de la Tour d'Auvergne
patrimoineImpasse de la Vierge Noire
patrimoineImpasse de Lezouzard
patrimoineImpasse de l'Île Blanche
patrimoineImpasse de l'Île Louët
patrimoineImpasse de l'Île Noire
patrimoineImpasse de l'Oratoire
patrimoineImpasse de Mezmorvan
patrimoineImpasse de Pen An Dour
patrimoineImpasse de Pen An Néac'h Bihan
patrimoineImpasse de Pen Ar C'hoat
patrimoineImpasse de Pen Ar Pavé
patrimoineImpasse de Pors An Doas
patrimoineImpasse de Pors An Touch
patrimoineImpasse de Pors Ar Villiec
patrimoineImpasse de Porsmocaer
patrimoineImpasse de Porz an Trez
patrimoineImpasse de Pouldrein
patrimoineImpasse de Roc'h ar Skoul
patrimoineImpasse de Roc'h Crenn
patrimoineImpasse de Roc'h Glaz
patrimoineImpasse de Rochigou
patrimoineImpasse des Ajoncs
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Archers
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Blés d'Or
patrimoineImpasse des Bouvreuils
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Camélias
patrimoineImpasse des Capucines
patrimoineImpasse des Chaises
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Chênes
natureImpasse des Chevreuils
patrimoineImpasse des Choucas
patrimoineImpasse des Colibris
patrimoineImpasse des Colverts
patrimoineImpasse des Cormorans
patrimoineImpasse des Courlis
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Frères Lumière
patrimoineImpasse des Geais
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Genettes
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mouettes
patrimoineImpasse des Palmiers
patrimoineImpasse des Pâquerettes
patrimoineImpasse des Peintres
patrimoineImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse des Poiriers
patrimoineImpasse des Prairies
natureImpasse des Prés
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Renards
patrimoineImpasse des Réservoirs
patrimoineImpasse des Roches
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse des Sorbiers
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse des Sternes
patrimoineImpasse de Stérec
patrimoineImpasse des Troenes
patrimoineImpasse de Touldon
patrimoineImpasse de Tréguier
patrimoineImpasse de Trobara
patrimoineImpasse de Trohon
patrimoineImpasse de Ty Lousou
patrimoineImpasse Diben Vian
patrimoineImpasse Dieudonné Costes
patrimoineImpasse du 19 Mars 1962
patrimoineImpasse du Bel Air
patrimoineImpasse du Boulien
patrimoineImpasse du Commandant Noël
patrimoineImpasse du Corbeau
patrimoineImpasse du Cosquer
patrimoineImpasse du Crapaud
patrimoineImpasse du Docteur Calmette
patrimoineImpasse du Docteur Lefèbvre
patrimoineImpasse du Dossen
patrimoineImpasse Duguay-Trouin
patrimoineImpasse du Hent Ker
patrimoineImpasse Duke Ellington
patrimoineImpasse du Lapic
patrimoineImpasse du Logis
patrimoineImpasse du Moguérou
patrimoineImpasse du Parc
patrimoineImpasse du Penquer
patrimoineImpasse du Porrastel
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse du Queffleuth
patrimoineImpasse du Quinquai
patrimoineImpasse du Rohou
patrimoineImpasse du Sphinx
patrimoineImpasse du Stivel
patrimoineImpasse du Tunès
patrimoineImpasse du Varcq
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse Edmond Rostand
patrimoineImpasse Édouard Lalo
patrimoineImpasse Étienne Rivoallan
patrimoineImpasse Fanch Gourvil
patrimoineImpasse Félix Pyat
patrimoineImpasse Feunteun Rozen
patrimoineImpasse François Coli
patrimoineImpasse François Duault
patrimoineImpasse Frédéric Mistral
patrimoineImpasse Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Impasse George Sand
patrimoineImpasse Georges Brassens
patrimoineImpasse Gérard Pondaven
patrimoineImpasse Guillaume Le Jan
patrimoineImpasse Hélène Boucher
patrimoineImpasse Henri de Toulouse-Lautrec
patrimoineImpasse Hent Bihan
patrimoineImpasse Hippolyte Bayard
patrimoineImpasse Huel Pouldu
patrimoineImpasse Île Ar Beg Lemm
patrimoineImpasse Jacques Brel
patrimoineImpasse Jean Bart
patrimoineImpasse Jean Giono
patrimoineImpasse Jean-Marie Le Jean
patrimoineImpasse Joachim du Bellay
patrimoineImpasse Jules Massenet
patrimoineImpasse Jules Romain
patrimoineImpasse Jules Védrines
patrimoineImpasse Kerglédic
patrimoineImpasse Kerjean
patrimoineImpasse Kerjourdren
patrimoineImpasse Kerven
patrimoineImpasse Le Haut du Bois
patrimoineImpasse Les Hauts de Rosenguy
patrimoineImpasse Les Hauts de Térénez
patrimoineImpasse Les Hauts du Dourduff
patrimoineImpasse Louis Aragon
patrimoineImpasse Louis Blériot
patrimoineImpasse Mahalia Jackson
patrimoineImpasse Mahalia Jakson
patrimoineImpasse Maryse Bastié
patrimoineImpasse Matilin an Dall
patrimoineImpasse Maurice Bellonte
patrimoineImpasse Mejou Glujuret
patrimoineImpasse Mezou Bihan
patrimoineImpasse Mézou Bourc'h
patrimoineImpasse Pablo Picasso
patrimoineImpasse Palud du Dourduff
patrimoineImpasse Parc an Abat
patrimoineImpasse Parc Huella
patrimoineImpasse Parcou Balan
patrimoineImpasse Parc Treis
patrimoineImpasse Paul Léautaud
patrimoineImpasse Pen An Ru
patrimoineImpasse Penn Ar Rhun
patrimoineImpasse Perherel
patrimoineImpasse Perrot
patrimoineImpasse Pierre Abélard
patrimoineImpasse Pierre Corlé
patrimoineImpasse Pierre de Coubertin
patrimoineImpasse Poul Ar Hoty
patrimoineImpasse Prat Leon
patrimoineImpasse Robert Le Guiner
patrimoineImpasse Roch Huella
patrimoineImpasse Roland Dorgelès
patrimoineImpasse Saint-Augustin
patrimoineImpasse Saint-Charles
patrimoineImpasse Saint-Nicolas
patrimoineImpasse Sidney Béchet
patrimoineImpasse Toul Ar Gall
patrimoineImpasse Ty Fom
patrimoineImpasse Virgile
patrimoineImpasse Watteau
patrimoineImpasse Yves Cordenner
patrimoineImpasse Yves Lefèbvre
patrimoineImpasse Yves Tourmen
patrimoineJustiçou
patrimoineKeralouant
patrimoineKeralouant Ty Flous
patrimoineKeranogant
patrimoineKerhanvret Izella
patrimoineKerily
patrimoineKeriziou
patrimoineKerjean
patrimoineKerlaz Izella
patrimoineKerlizeau Bras
patrimoineKermenou
patrimoineKernevez
patrimoineKertanguy Creiz
patrimoineKroas Vilar
patrimoineLa Boucle du Bourg à la Vallée
patrimoineLa Grande Roche Goarem
patrimoineLa Venelle
patrimoineLe Bourg Neuf
patrimoineLe Butou
patrimoineLe Champ de Courses
patrimoineLe Quinquis
patrimoineLe Rouallou
patrimoineLes Champs de Keravel
patrimoineLesquiliou
patrimoineLes Trois Chênes
natureL'Étang du Guic
natureL'Étang du Guic-GR380
natureLe Varcq
patrimoineLodenn ar Vark
patrimoineLotissement Ar Mengleuz Pont Menou
patrimoineLotissement Ar Vengleuz
patrimoineLotissement Clos de Keraudy
patrimoineLotissement Coat Al Len
patrimoineLotissement Communal
patrimoineLotissement Convenant Yvinen
patrimoineLotissement Croas ar Peulven
patrimoineLotissement de Castel Rhun
patrimoineLotissement de Coat Lore
patrimoineLotissement de Coat Raden
patrimoineLotissement de Croas Ar Salut
patrimoineLotissement de Hent ar Stoup
patrimoineLotissement de Keranroc'h
patrimoineLotissement de Kerbiguet Izella
patrimoineLotissement de Kermaria
patrimoineLotissement de Kermarquer
patrimoineLotissement de la Croix
patrimoineLotissement de Lein Vihan
patrimoineLotissement de Penker
patrimoineLotissement de Quinquis Huella
patrimoineLotissement des Quatre Vents
patrimoineLotissement Hent ar Stoup
patrimoineLotissement Ker An Allée
patrimoineLotissement Parc Ar Feunteun
patrimoineLotissement Park an Avalou
patrimoineLotissement Park Ar C'hlann
patrimoineLotissement Park Ar Feunteun
patrimoineLotissement Park Braz
patrimoineLotissement Pen Ar C'Hra
patrimoineLotissement Pen Ar Pavé
patrimoineLotissement Pen Mez Riou
patrimoineLotissement Pont Prenn
patrimoineMc Drive
patrimoineMenez Kerhuon
patrimoinemotocross de Plourin-les-Morlaix
patrimoineNevez Izella
patrimoineNouvelle Côte
patrimoineParc Ar Feunteun
patrimoineParc Ar Miliner
patrimoineParc Ar Pors
patrimoineParc Bihan
patrimoineParc d'Activité de Guernaven
patrimoinePark An Ty
patrimoinePark ar Beleg
patrimoinePark ar C'hiviger
patrimoinePark ar Gwiader
patrimoinePark ar Mein Gwen
patrimoinePark Ar Pont
patrimoinePark Hir
patrimoinePark Lann
patrimoineParvis Sainte-Mélaine
patrimoinePenn An Neac'H
patrimoinePenprat
patrimoinePetite Rue de Callac
patrimoinePlace Allende
patrimoinePlace Armand Cloarec
patrimoinePlace ar Saout
patrimoinePlace au Lait
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place Colonel Rol-Tanguy
patrimoinePlace Cornic
patrimoinePlace Daumesnil
patrimoinePlace de Kerjoaïc
patrimoinePlace de la Barrière de Brest
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Madeleine
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Solidarité
patrimoinePlace de l'Avant-Scène
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de Ruscoen
patrimoinePlace de Saint-Eutrope
patrimoinePlace des Frères Boulc'h
patrimoinePlace des Jacobins
patrimoinePlace des Otages
patrimoinePlace des Sangliers
patrimoinePlace de Viarmes
patrimoinePlace du 19 Mars 1962
patrimoinePlace du Bourg
patrimoinePlace du Calvaire
patrimoinePlace du Champ de Bataille
patrimoinePlace du Docteur Camus
patrimoinePlace du Dossen
patrimoinePlace du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place du Lavoir
patrimoinePlace du Marc'hallac'h
patrimoinePlace du Martray
patrimoinePlace du Port
patrimoinePlace du Pouliet
patrimoinePlace du Trégor
patrimoinePlace Edmond Puyo
patrimoinePlace Émile Souvestre
patrimoinePlace François Scornet
patrimoinePlace Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Place Gaspard Monge
patrimoinePlace Guével
patrimoinePlace Jean Feutren
patrimoinePlace Jean-Pierre Coatanlem
patrimoinePlace Ker An Déro
patrimoinePlace Le Saux
patrimoinePlace Onésime Krébel
patrimoinePlace Paul Jacq
patrimoinePlace Père Robert le Meur
patrimoinePlace Prosper Roux
patrimoinePlace René Cassin
patrimoinePlace Saint-Eutrope
patrimoinePlace Saint-Fiacre
patrimoinePlace Saint-Martin
patrimoinePlace Saint-Nicolas
patrimoinePlace Tanguy Prigent
patrimoinePlace Traoulen
patrimoinePlace Yves Laviec
patrimoinePlas ar Moc'h
patrimoinePlasenn An Iliz
patrimoinePlasenn Ar Brun
patrimoinePont Bellec
patrimoinePont de Keribot
patrimoinePont Désafecté
patrimoinePont Noir
patrimoinePorz Kloz Huella
patrimoinePorz Kloz Kreiz
patrimoinePoulfanc
patrimoinePromenade Amiral de Guichen
patrimoinePromenade de la Méloine
patrimoineQuai André Déan
patrimoineQuai de Léon
patrimoineQuai de Tréguier
patrimoineRampe de March'Allach
patrimoineRampe du Créou
patrimoineRampe Saint-Augustin
patrimoineRampe Saint-Melaine
patrimoineRampe Saint-Nicolas
patrimoineRésidence an Diskuiz
patrimoineRésidence Avel Gwalarn
patrimoineRésidence Croas Ar Moal
patrimoineRésidence de Beg Mespant
patrimoineRésidence de Croas Coz
patrimoineRésidence de Guiffos
patrimoineRésidence de Kerbabu
patrimoineRésidence de Kerbiguet
patrimoineRésidence de Kersaint-Gilly
patrimoineRésidence de la Croix Neuve
patrimoineRésidence de la Plage
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Résidence de la Vallée
patrimoineRésidence de l'Orée des Bois
patrimoineRésidence de Milaudren
patrimoineRésidence de Poul-Braou
patrimoineRésidence de Ruffelic
patrimoineRésidence des Bruyères
patrimoineRésidence des Châtaigners
patrimoineRésidence des Châtaigniers
patrimoineRésidence des Chênes
natureRésidence des Quatre Vents
patrimoineRésidence de Tal ar Groaz
patrimoineRésidence de Ty An Oll
patrimoineRésidence de Ty Bras
patrimoineRésidence du Bel Air
patrimoineRésidence du Foennou
patrimoineRésidence du Petit Belassis
patrimoineRésidence du Pont-Bellec
patrimoineRésidence Kerbriand
patrimoineRésidence Léonce Pierre Le Gall
patrimoineRésidence Roc'h Ar Bagnard
patrimoineRésidence Saint-Nicolas
patrimoineRésidence Ty Bras
patrimoineRésidence Villar Guer
patrimoineRiboul Potic
patrimoineRivierou
patrimoineRond-Point Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rond-Point de Kerélisa
patrimoineRond-Point de Keriven
patrimoineRond-Point de Kervenac'hant
patrimoineRond-Point de Kervoac
patrimoineRond-Point de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rond-Point de la Vierge Noire
patrimoineRond-Point de Lostwithiel
patrimoineRond-Point de Pont Éon
patrimoineRond-Point de Traon Querret
patrimoineRond-Point du 19 Mars 1962
patrimoineRond-Point Jean-Michel Caradec
patrimoineRoute An Dalar
patrimoineRoute de Barnenez
patrimoineRoute de Barnénez
patrimoineRoute de Beauséjour
patrimoineRoute de Beauséjourte de Cosporjou
patrimoineRoute de Bolazec
patrimoineRoute de Botsorhel
patrimoineRoute de Bren
patrimoineRoute de Brest
patrimoineRoute de Brignonic
patrimoineRoute de Callac
patrimoineRoute de Caout
patrimoineRoute de Carhaix
patrimoineRoute de Coat Congar
patrimoineRoute de Coat Sao
patrimoineRoute de Cosporjou
patrimoineRoute de Cosquer
patrimoineRoute de Cosquérou
patrimoineRoute de Gaca
patrimoineRoute de Garlan
patrimoineRoute de Garlan Kérangoué
patrimoineRoute de Garzelouarn
patrimoineRoute de Goariva
patrimoineRoute de Guerlavrec
patrimoineRoute de Guerlesquin
patrimoineRoute de Guerlohou
patrimoineRoute de Kerallas
patrimoineRoute de Keraloas
patrimoineRoute de Keramouzet
patrimoineRoute de Kérangouez
patrimoineRoute de Kerarmel
patrimoineRoute de Kerastren
patrimoineRoute de Kéraudy
patrimoineRoute de Kerbabu
patrimoineRoute de Kerbériou
patrimoineRoute de Kerboulic
patrimoineRoute de Kerdenoy
patrimoineRoute de Kerdiny
patrimoineRoute de Kerellou
patrimoineRoute de Kerénot
patrimoineRoute de Kerfénéface
patrimoineRoute de Kergaradec
patrimoineRoute de Kergreis
patrimoineRoute de Kergueff
patrimoineRoute de Kerhamon
patrimoineRoute de Kerhanvet
patrimoineRoute de Kerhuon
patrimoineRoute de Keringar
patrimoineRoute de Kerjean
patrimoineRoute de Kerjézéquel
patrimoineRoute de Kerlaz
patrimoineRoute de Kerlecun
patrimoineRoute de Kerlevenez
patrimoineRoute de Kermadeza
patrimoineRoute de Kermarval
patrimoineRoute de Kermébel
patrimoineRoute de Kermenhir
patrimoineRoute de Kermorgat
patrimoineRoute de Kermorphézen
patrimoineRoute de Kermorvan
patrimoineRoute de Kernégues
patrimoineRoute de Kernéléhen
patrimoineRoute de Kernisan
patrimoineRoute de Kernizan
patrimoineRoute de Kerolzec
patrimoineRoute de Kerourien
patrimoineRoute de Kersaint
patrimoineRoute de Kerscoff
patrimoineRoute de Kerserho
patrimoineRoute de Kerstrad Huella
patrimoineRoute de Keruler
patrimoineRoute de Kervescontou
patrimoineRoute de Kervoaret
patrimoineRoute de Keryagu
patrimoineRoute de Keryvoalen
patrimoineRoute de Kevennou
patrimoineRoute de la Chapelle
patrimoineRoute de la Chapelle du Mur
patrimoineRoute de la Clarté
patrimoineRoute de la Corniche
patrimoineRoute de la Croix
patrimoineRoute de la Croix de Pierre
patrimoineRoute de la Croix Rouge
patrimoineRoute de la Forge
patrimoineRoute de la Garenne
patrimoineRoute de la Grande Roche
patrimoineRoute de Lanleya
patrimoineRoute de Lanmeur
patrimoineRoute de Lannion
patrimoineRoute de Lannoverte
patrimoineRoute de Lantrennou
patrimoineRoute de Lantreouar
patrimoineRoute de la Palud de Kerarmel
patrimoineRoute de la Plage
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Route de la Salle
patrimoineRoute de la Villeuve-Kerenot
patrimoineRoute de Lestrennec Luzivily
patrimoineRoute de Lezingard
patrimoineRoute de l'Île
patrimoineRoute de l'I.M.E.
patrimoineRoute de Locquirec
patrimoineRoute de l’Oratoire
patrimoineRoute de Maeziadel
patrimoineRoute de Mesgouez
patrimoineRoute de Mespant
patrimoineRoute de Mesqueau
patrimoineRoute de Morlaix
patrimoineRoute de Moulin Marant
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route d'Encremer
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute de Pen Ar Parc Hir
patrimoineRoute de Pen Ar Prat
patrimoineRoute de Penquer Saint-Didy
patrimoineRoute de Penvern
patrimoineRoute de Perherel
patrimoineRoute de Plestin
patrimoineRoute de Pleyber-Christ
patrimoineRoute de Plouégat-Guérand
patrimoineRoute de Plouezoch
patrimoineRoute de Plougasnou
patrimoineRoute de Plougonven
patrimoineRoute de Plougras
patrimoineRoute de Plouvorn
patrimoineRoute de Pont Guen
patrimoineRoute de Pontplaincoat
patrimoineRoute de Pont Pol
patrimoineRoute de Poul Maurice
patrimoineRoute de Primel Trégastel
patrimoineRoute de Rhun Bian
patrimoineRoute de Rhun Izella
patrimoineRoute de Rosampoul
patrimoineRoute de Rosludu
patrimoineRoute de Rumain
patrimoineRoute de Ruvarcq
patrimoineRoute de Saint-Antoine
patrimoineRoute de Saint-Didy
patrimoineRoute de Sainte-Barbe
patrimoineRoute de Saint-Éloi
patrimoineRoute de Sainte-Sève
patrimoineRoute de Saint-Gonven
patrimoineRoute de Saint-Nicolas
patrimoineRoute de Saint-Sébastien
patrimoineRoute de Saint-Thégonnec
patrimoineRoute des Roches Jaunes
patrimoineRoute de Tachen Laouenan
patrimoineRoute de Terenez
patrimoineRoute de Térénez
patrimoineRoute de Toulgoat
patrimoineRoute de Traon Dour
patrimoineRoute de Traonnazen
patrimoineRoute de Trevoelet
patrimoineRoute de Trézer
patrimoineRoute de Trezinvi
patrimoineRoute de Trobriand
patrimoineRoute de Trogoff
patrimoineRoute de Trohoat
patrimoineRoute de Ty Chapel
patrimoineRoute de Ty Nevez
patrimoineRoute de Ty Ru
patrimoineRoute de Verveur
patrimoineRoute d'Helles
patrimoineRoute d'Huelgoat
patrimoineRoute du Bas de la Rivière
natureRoute du Bois de la Roche
patrimoineRoute du Chemin Vert
patrimoineRoute du Circuit du Trégor
patrimoineRoute du Cloitre
patrimoineRoute du Cloître Saint-Thégonnec
patrimoineRoute du Corniou
patrimoineRoute du Dourduff
patrimoineRoute du Goajou
patrimoineRoute du Guerzit
patrimoineRoute du Guic
patrimoineRoute du Kun
patrimoineRoute du Launay
patrimoineroute du Lez
patrimoineRoute du Moualhic
patrimoineRoute du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Nivern
patrimoineRoute du Plessis
patrimoineRoute du Ponthou
patrimoineRoute du Port Blanc
patrimoineRoute du Queffleuth
patrimoineRoute du Quinquis
patrimoineRoute du Relecq
patrimoineRoute du Runiou
patrimoineRoute du Sémaphore
patrimoineRoute du Squirou
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRoute du Varcq
patrimoineRoute du Woallas
patrimoineRoute Saint-Germain
patrimoineRoz an Heol
patrimoineRoz Ar Bellec
patrimoineRue Adolphe Assi
patrimoineRue Alain Colas
patrimoineRue Alain Géréec
patrimoineRue Albert Andrieux
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Le Grand
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Alexandre Pichodou
patrimoineRue Alfred Le Bars
patrimoineRue Alphonse de Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Alphonse Razer
patrimoineRue Ampère
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue Anatole Le Braz
patrimoineRue An Avel
patrimoineRue André Corvez
patrimoineRue André le Harzic
patrimoineRue Ange de Guernisac
patrimoineRue Angèle Mariage
patrimoineRue Anjela Duval
patrimoineRue Annalousten
patrimoineRue Antoine de Lavoisier
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Arago
patrimoineRue Ar Brug
patrimoineRue Ar Cosqueriou
patrimoineRue Ar Dour Vian
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Armand Berthou
patrimoineRue Armand Rousseau
patrimoineRue au Fil
patrimoineRue Auguste Brizeux
patrimoineRue Auguste Jourand du Tremen
patrimoineRue Auguste Vermorel
patrimoineRue Augustin Avrial
patrimoineRue Avel A-Benn
patrimoineRue Banell Park Mez
patrimoineRue Banell Skolig Al Louarn
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Beethoven
patrimoineRue Bel Air
patrimoineRue Bel-Air
patrimoineRue Benoit Malon
patrimoineRue Ber
patrimoineRue Berlioz
patrimoineRue Bobby Sands
patrimoineRue Bot-On
patrimoineRue Bouestard de la Touche
patrimoineRue Bourhiol
patrimoineRue Bourhiol Vras
patrimoineRue Camille Guérin
patrimoineRue Camille Langevin
patrimoineRue Camille Saint-Saëns
patrimoineRue Carnot
patrimoineRue Caroline Aigle
patrimoineRue Celestin Gerard
patrimoineRue César Franck
patrimoineRue Champ des Ajoncs
patrimoineRue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Charles Gambon
patrimoineRue Charles Gérardin
patrimoineRue Charles Le Goffic
patrimoineRue Charles Longuet
patrimoineRue Charles Raillard
patrimoineRue Charles Rolland
patrimoineRue Chopin
patrimoineRue Christine Clement
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Colette Besson
patrimoineRue Courte
patrimoineRue Croas Torr
patrimoineRue Curie
patrimoineRue d'Aiguillon
patrimoineRue d'Argoat
patrimoineRue d'Armor
patrimoineRue d'Arvor
patrimoineRue Daumesnil
patrimoineRue de Artisans
patrimoineRue de Beausejour
patrimoineRue de Béderneau
patrimoineRue de Bel Air
patrimoineRue de Bélizal
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Botloré
patrimoineRue de Bréhat
patrimoineRue de Brest
patrimoineRue de Chateaubriand
patrimoineRue de Coatanscour
patrimoineRue de Coat Ar Brug
patrimoineRue de Coat ar Faou
patrimoineRue de Coat ar Faou Le Verger
patrimoineRue de Coatsancour
patrimoineRue de Cornouaille
patrimoineRue de Coz Castel
patrimoineRue de Croas Ar Scrill
patrimoineRue de Croas Mazo
patrimoineRue de Feunteun Izella
patrimoineRue de Feunteun Vian
patrimoineRue de François Charles
patrimoineRue de Fréhel
patrimoineRue de Goarem Goz
patrimoineRue de Goarem Vian
patrimoineRue de Goarem Vraz
patrimoineRue de Goasjagu
patrimoineRue de Göttingen
patrimoineRue de Hent Ar C'hoat
patrimoineRue de Hent Ker
patrimoineRue de Karreg An Ty
patrimoineRue de Keraden
patrimoineRue de Kérael
patrimoineRue de Kéraël
patrimoineRue de Ker An Ilis
patrimoineRue de Keranros
patrimoineRue de Keraskol
patrimoineRue de Keravéec
patrimoineRue de Keravel
patrimoineRue de Keravel Huella
patrimoineRue de Keravel Izella
patrimoineRue de Kerbriand
patrimoineRue de Kerdalidec
patrimoineRue de Kerédern
patrimoineRue de Kerélisa
patrimoineRue de Kereven
patrimoineRue de Ker François
patrimoineRue de Kerfraval
patrimoineRue de Kergariou
patrimoineRue de Kergelen
patrimoineRue de Kergollot
patrimoineRue de Kerhouin
patrimoineRue de Ker Huella
patrimoineRue de Kerigonan
patrimoineRue de Kérin
patrimoineRue de Kéristin
patrimoineRue de Kerivoas
patrimoineRue de Kerizella
patrimoineRue de Ker Izella
patrimoineRue de Keriziou
patrimoineRue de Kerjean
patrimoineRue de Kerjoaïc
patrimoineRue de Kerlaonuz
patrimoineRue de Kerlongavel
patrimoineRue de Kermadec
patrimoineRue de Kermadiou
patrimoineRue de Kermaria
patrimoineRue de Kermarquer
patrimoineRue de Kermarzin
patrimoineRue de Kermélar
patrimoineRue de Kernaman
patrimoineRue de Kernaman Vian
patrimoineRue de Kernitron
patrimoineRue de Keroc'hiou
patrimoineRue de Kerprigent
patrimoineRue de Kerrest
patrimoineRue de Kerros
patrimoineRue de Kersaint-Gilly
patrimoineRue de Kerscoff
patrimoineRue de Kersody
patrimoineRue de Kerstéphan
patrimoineRue de Kerveguen
patrimoineRue de Kervenalen
patrimoineRue de Kerverot
patrimoineRue de Kervoac
patrimoineRue de Kervoazou
patrimoineRue de Kerzéport
patrimoineRue de Kleguer
patrimoineRue de Koad Krenn
patrimoineRue de la Bagatelle
patrimoineRue de la Baie
patrimoineRue de la Barrière
patrimoineRue de l'Abbesse
patrimoineRue de la Boissière
patrimoineRue de la Bonne Rencontre
patrimoineRue de la Carrière
patrimoineRue de la Caserne
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Cordelière
patrimoineRue de la Croix de Pierre
patrimoineRue de la Duchesse Anne de Bretagne
patrimoineRue de l'Aérodrome
sciencesRue de la Fontaine
patrimoineRue de La Fontaine
patrimoineRue de la Fontaine-au-Lait
patrimoineRue de la Fouasserie
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Grappe-Fleurie
patrimoineRue de la Hautière
patrimoineRue de la Lande
natureRue de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de La Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de l'Allée
patrimoineRue de l'Allée Verte
patrimoineRue de la Madeleine
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Maison de Paille
patrimoineRue de la Montagne
patrimoineRue de Lannéanou
patrimoineRue de Lannelvoez
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Rampe
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Résidence
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de la Rosière
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Tannerie
patrimoineRue de l'Auditoire
patrimoineRue de la Vallée des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue de la Vierge Noire
patrimoineRue de la Villeneuve
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Leurdanet
patrimoineRue de l'Hippodrome
patrimoineRue de l'Hospice
patrimoineRue de l'Île aux Dames
patrimoineRue de l'Île Blanche
patrimoineRue de l'Île Callot
patrimoineRue de l'Île Noire
patrimoineRue de l'Île Sterec
patrimoineRue de l'Île Verte
patrimoineRue de Locquirec
patrimoineRue de L'Oratoire
patrimoineRue de l'Orée des Bois
patrimoineRue de l'Orée du Bois
patrimoineRue de Malabri
patrimoineRue de Mezmorvan
patrimoineRue de Mezou Braz
patrimoineRue de Moguerou
patrimoineRue de Morlaix
patrimoineRue de Parc an Bert
patrimoineRue de Parc Hamon
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue de Pen An Néac'h
patrimoineRue de Pen an Ru
patrimoineRue de Pen An Traon
patrimoineRue de Pen Ar Roz
patrimoineRue de Pen Ar Ru
patrimoineRue de Penn ar Roz
patrimoineRue de Penn Ar Roz
patrimoineRue de Pichodou
patrimoineRue de Plouégat
patrimoineRue de Plouezoc'h
patrimoineRue de Plougasnou
patrimoineRue de Plouigneau
patrimoineRue de Ploujean
patrimoineRue de Plourin-les-Morlaix
patrimoineRue de Pont Coz
patrimoineRue de Pont Menou
patrimoineRue de Pors An Doas
patrimoineRue de Pors an Trez
patrimoineRue de Pors ar Bayec
patrimoineRue de Pors Land
patrimoineRue de Pors Louarn
patrimoineRue de Porsmoguer
patrimoineRue de Poul an Od
patrimoineRue de Poul Ar Graz Du
patrimoineRue de Poul Ar Manchec
patrimoineRue de Poul ar Marant
patrimoineRue de Poul Ar Marant
patrimoineRue de Poullig al Laez
patrimoineRue de Prajen Vian
patrimoineRue de Primel
patrimoineRue de Quélern
patrimoineRue de Rascoat Bihan
patrimoineRue de Réo
patrimoineRue de Revelour
patrimoineRue de Rhun Kerabellec
patrimoineRue de Rhun Predou
patrimoineRue de Rivoli
patrimoineRue de Roch Glas
patrimoineRue de Roc'h Vraz
patrimoineRue de Rosampoul
patrimoineRue de Roscongar
patrimoineRue de Roz ar Hoat
patrimoineRue de Rozigou
patrimoineRue de Rujean
patrimoineRue de Runescop
patrimoineRue des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Rue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Aigrettes
patrimoineRue de Saint-Eutrope
patrimoineRue de Saint-Kireg
patrimoineRue de Saint-Laurent
patrimoineRue de Saint-Samson
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Ancolies
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Aulnes
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Bois
patrimoineRue des Bouchers
patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Bourdaines
patrimoineRue des Brebis
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Campanules
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Cordiers
patrimoineRue des Cyprès
patrimoineRue des Digitales
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Écureuils
patrimoineRue des Entrepreneurs
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Forces Françaises Libres
patrimoineRue des Frenes
patrimoineRue des Frères Poupon
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Grands Viviers
patrimoineRue des Grillons
patrimoineRue des Grives
patrimoineRue des Hermines
patrimoineRue des Hêtres
natureRue des Hirondelles
natureRue des Hortensias
patrimoineRue des Ifs
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Lavoirs
patrimoineRue des Magnolias
patrimoineRue des Marais
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Martyrs
histoireRue des Menuisiers
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Monts d'Arrée
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue des Myrtilles
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Papillons
patrimoineRue des Perdrix
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pins
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Prairies
natureRue des Prés
patrimoineRue des Prés Verts
patrimoineRue des Quatre Saisons
patrimoineRue des Quatre Vents
patrimoineRue des Renards
patrimoineRue des Renoncules
patrimoineRue des Réservoirs
patrimoineRue des Rochers
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Sables Blancs
patrimoineRue des Sabotiers
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Serres
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue des Sternes
patrimoineRue de Stérec
patrimoineRue des Tilleuls
natureRue des Tournesols
patrimoineRue de Straja
patrimoineRue des Trois Frères Le Jeune
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue des Ursulines
patrimoineRue des Vanniers
patrimoineRue des Vieilles Murailles
patrimoineRue des Vignes
natureRue des Violettes
patrimoineRue de Tilliennou
patrimoineRue de Tossenou
patrimoineRue de Toul an Héry
patrimoineRue de Toul ar Groas
patrimoineRue de Touloupry
patrimoineRue de Traonbézéden
patrimoineRue de Traon Ker
patrimoineRue de Traverse
patrimoineRue de Trojoa
patrimoineRue de Troudousten
patrimoineRue de Trougourezou
patrimoineRue de Ty An Oll
patrimoineRue de Ty Braz
patrimoineRue de Ty Dour
patrimoineRue de Ty Gwen
patrimoineRue de Ty Nevez
patrimoineRue de Ty Pry
patrimoineRue de Tyrien Glas
patrimoineRue de Tyrien Glaz
patrimoineRue d'Helles
patrimoineRue d'Helston
patrimoineRue Diderot
patrimoineRue Didier Daurat
patrimoineRue Docteur Armand Querneau
patrimoineRue Docteur Lefèbvre
patrimoineRue Docteur Le Stir
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du 9 Août
patrimoineRue du Baradoz
patrimoineRue du Bas de la Rivière
natureRue du Bel Air
patrimoineRue du Bois de Pin
patrimoineRue du Botsco
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Capitaine Louis Morisson
patrimoineRue du Carpont
patrimoineRue du Castoret
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Champ Le Goff
patrimoineRue du Champ Morvan
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Clocher
patrimoineRue du Clos de Saint-Didy
patrimoineRue du Cognic
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Commandant Le Jeune
patrimoineRue du Commandant l'Herminier
patrimoineRue du Conseillérou
patrimoineRue du Cosquer
patrimoineRue du Couëdic
patrimoineRue du Couvent
patrimoineRue du Créac'h Joly
patrimoineRue du Croissant
patrimoineRue du Docteur Calmette
patrimoineRue du Docteur Guérin
patrimoineRue du Docteur Hervé Floch
patrimoineRue du Docteur Kergaradec
patrimoineRue du Docteur Prouff
patrimoineRue du Docteur Quéré
patrimoineRue du Docteur René Laennec
patrimoineRue du Docteur Roux
patrimoineRue du Duchel
patrimoineRue du Falaizou
patrimoineRue du Fouennou
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Fournil
patrimoineRue du Général Borgnis-Desbordes
patrimoineRue du Général de Gaulle
patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Général Le Flô
patrimoineRue du Général Tromelin
patrimoineRue du Golven
patrimoineRue du Gouélou
patrimoineRue du Grand Large
patrimoineRue du Grand Launay
patrimoineRue du Hent Coz
patrimoineRue du Koad Pin
patrimoineRue du Lannec
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Leurdanet
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Méjou
patrimoineRue du Ménez
patrimoineRue du Menguen
patrimoineRue du Merdy
patrimoineRue du Moulin de la Chèvre
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin Vert
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Mur
patrimoineRue du Palais
patrimoineRue du Patronage
patrimoineRue du Petit Robinson
patrimoineRue du Plan d'Eau
patrimoineRue Dupleix
patrimoineRue du Poher
patrimoineRue du Pont Coz
patrimoineRue du Ponthou
patrimoineRue du Pont Menou
patrimoineRue du Pont Notre-Dame
patrimoineRue du Pontro
patrimoineRue du Pont Sainte-Marthe
patrimoineRue du Porsmeur
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Pouldu
patrimoineRue du Poulfanc
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Questel
patrimoineRue du Questel Guervenan
patrimoineRue du Roscoat
patrimoineRue du Roudour
patrimoineRue du Rugunay
patrimoineRue du Saint-Sacrement
patrimoineRue du Sémaphore
patrimoineRue du Stang
patrimoineRue du Stériou
patrimoineRue du Styvel
patrimoineRue du Télégraphe
patrimoineRue du Terrain de Sports
patrimoineRue du Terrain des Sports
patrimoineRue du Trégor
patrimoineRue du Trigorn
patrimoineRue du Tunès
patrimoineRue du Val Fleuri
patrimoineRue du Val Pinard
patrimoineRue du Varcq
patrimoineRue du Véléry
patrimoineRue du Vengleux Roux
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue du Vieux Kerbiguet
patrimoineRue du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Edouard Branly
patrimoineRue Édouard Corbière
patrimoineRue Elise Deroche
patrimoineRue Émile Cloarec
patrimoineRue Émile Souvestre
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineRue Éric Tabarly
patrimoineRue Eugène Pottier
patrimoineRue Félix Pyat
patrimoineRue Fleuriot de Langle
patrimoineRue Fontaine Christ
patrimoineRue François ar Gwenn
patrimoineRue François Bellec
patrimoineRue François Charles
patrimoineRue François Coat
patrimoineRue François Jaffrennou
patrimoineRue François Jourde
patrimoineRue François Le Gall
patrimoineRue François Le Gall Oussekine
patrimoineRue François Le Guen
patrimoineRue François Mel
patrimoineRue François Ménez
patrimoineRue François Rabelais
patrimoineRue François Trévien
patrimoineRue François Villon
patrimoineRue Frédéric Le Guyader
patrimoineRue Frédéric Theisz
patrimoineRue Gabriel Fauré
patrimoineRue Gabriel Pierné
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Boullet
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Georges de Villiers de l'Isle Adam
patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Germain Martin
patrimoineRue Goarem Pella
patrimoineRue Goarem Vraz
patrimoineRue Guillaume Balay
patrimoineRue Guillaume Châtel
patrimoineRue Guillaume Guédon
patrimoineRue Guillaume Le Jean
patrimoineRue Guillaume Lozach
patrimoineRue Gustave Cluzeret
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Gustave Flaubert
patrimoineRue Gustave Le Français
patrimoineRue Guy de Maupassant
patrimoineRue Guy Le Normand
patrimoineRue Guy Ropartz
patrimoineRue Haute
patrimoineRue Henri Barbusse
patrimoineRue Henri Matisse
patrimoineRue Henri Prestic
patrimoineRue Hent Croas ar Salud
patrimoineRue Hent Lanmeur
patrimoineRue Hent Lokireg
patrimoineRue Hent Sant Yann
patrimoineRue Hent Ti Ker
patrimoineRue Hent Traon Voas
patrimoineRue Hippolyte Violeau
patrimoineRue Ingénieur Fenoux
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jacques Prévert
patrimoineRue Jean-Baptiste Blanc
patrimoineRue Jean-Baptiste Clément
patrimoineRue Jean Bart
patrimoineRue Jean Caërou
patrimoineRue Jean-Claude Calvez
patrimoineRue Jean Claude Kerrien
patrimoineRue Jean Coatanlem
patrimoineRue Jean de la Bruyère
patrimoineRue Jean de la Fontaine
patrimoineRue Jean de Trigon
patrimoineRue Jean d’Ormesson
patrimoineRue Jean du Penhoët
patrimoineRue Jean Feutren
patrimoineRue Jean Floc'h
patrimoineRue Jean-François Périou
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Macé
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jeanne Bohec
patrimoineRue Jean-Philippe Rameau
patrimoineRue Jean-Pierre Calloc'h
patrimoineRue Jean-Pierre le Deunff
patrimoineRue Jean Racine
patrimoineRue Jean Riou
patrimoineRue Jean-Yves Guillard
patrimoineRue Jeff Le Penven
patrimoineRue Jehan Lagadec
patrimoineRue Joliot-Curie
patrimoineRue Joseph Faucheur
patrimoineRue Joseph Le Brix
patrimoineRue Joseph Lecuyer
patrimoineRue Joseph Lécuyer
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Renard
patrimoineRue Jules Vallès
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Kan ar Gwez
patrimoineRue Kazek Koad
patrimoineRue Ker An Haleg
patrimoineRue Ker Eol
patrimoineRue Ker Héol
patrimoineRue Kermorvan
patrimoineRue Kernevez
patrimoineRue Koatdik
patrimoineRue Krec'h Avel
patrimoineRue Laënnec
patrimoineRue Léonard de Vinci
patrimoineRue Léopold Pascal
patrimoineRue Lieutenant Marcel Clech
patrimoineRue Liszt
patrimoineRuelle du Four Saint-Melaine
patrimoineRue Lodennou Bihan
patrimoineRue Longue
patrimoineRue Louis Amstrong
patrimoineRue Louis Armand
patrimoineRue Louis Blanqui
patrimoineRue Louis Bodélio
patrimoineRue Louis Chalain
patrimoineRue Louis Delescluze
patrimoineRue Louis Dupoux
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Louisette Colleter
patrimoineRue Louis Eugène Varlin
patrimoineRue Louis Guilloux
patrimoineRue Louis Le Bail
patrimoineRue Louis Le Guennec
patrimoineRue Louis Le Jeune
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Malik Oussekine
patrimoineRue Marcel Cachin
patrimoineRue Marcellin Berthelot
patrimoineRue Marcel Lirzin
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Mathurin Méheut
patrimoineRue Maurice Denis
patrimoineRue Maurice Genevoix
patrimoineRue Maurice Le Luc
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Max Gallo
patrimoineRue Maxime Maufra
patrimoineRue Mendès France
patrimoineRue Michel Bakounine
patrimoineRue Michel Béhic
patrimoineRue Michelet
patrimoineRue Morice du Parc
patrimoineRue Narcisse Quellien
patrimoineRue Nathalie Le Mel
patrimoineRue Notre-Dame-de-Lorette
patrimoineRue Nungesser
patrimoineRue Olympe de Gouges
patrimoineRue Parc au Duc
patrimoineRue Park An Iliz
patrimoineRue Park ar Hoat
patrimoineRue Park ar Roudour
patrimoineRue Park Croas Ar Moal
patrimoineRue Parmentier
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Sérusier
patrimoineRue Pen Ar Bed
patrimoineRue Per Jakez Helias
patrimoineRue Philippe Beaumanoir
patrimoineRue Pierre Brossolette
patrimoineRue Pierre Clos
patrimoineRue Pierre Corlé
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Rue Pierre Dantec
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre de Ronsard
patrimoineRue Pierre Grall
patrimoineRue Pierre L'Hénaff
patrimoineRue Pierre Loti
patrimoineRue Pierre Semard
patrimoineRue Pillot
patrimoineRue Pors Ar Villiec
patrimoineRue René-Guy Cadou
patrimoineRue Rhun Ar Vugale
patrimoineRue Rideller
patrimoineRue Robert le Guiner
patrimoineRue Saint-Augustin
patrimoineRue Saint-Charles
patrimoineRue Sainte-Anne
patrimoineRue Sainte-Geneviève
patrimoineRue Sainte-Marthe
patrimoineRue Saint-Fiacre
patrimoineRue Saint-Mathieu
patrimoineRue Saint-Mériadec
patrimoineRue Salut Ar Verc'hez
patrimoineRue Scoën
patrimoineRue Seiz-Avel
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Surcouf
patrimoineRue Tanguy Prigent
patrimoineRue Théodore Botrel
patrimoineRue Théophile Gautier
patrimoineRue Tiez d'an Each
patrimoineRue Toul Ar Parc
patrimoineRue Traon
patrimoineRue Traverse
patrimoineRue Trémintin
patrimoineRue Tristan Corbière
patrimoineRue Ty Forn
patrimoineRue Ty Melar
patrimoineRue Ty Pistel
patrimoineRue Verderel
patrimoineRue Vern Creis
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Victor Schoelcher
patrimoineRue Victor Ségalen
patrimoineRue Victor Surel
patrimoineRue Waldeck Rousseau
patrimoineRue Woas Kam
patrimoineRue Xavier Grall
patrimoineRue Yves de Kerguelen
patrimoineRue Yves Évenat
patrimoineRue Yves Guyader
patrimoineRue Yves Le Lann
patrimoineRue Yves Léon
patrimoineRue Yves Moal
patrimoineRue Yves Prigent
patrimoineRue Yves Silliau
patrimoineRunabat Braz
patrimoineRu Ver
patrimoineSentier de Kastel Trémazan
patrimoineSquare Anne de Bretagne
patrimoineSquare Armand Jaouen
patrimoineSquare de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Square Maxime Weygand
patrimoineSur les Traces du Loup
patrimoineTiez an Each
patrimoineTraon Kerret
patrimoineTro Sant Sev
patrimoineTy Boul'ouarn
patrimoineTy Coz Penvern
patrimoineVallée de la Pennélé
patrimoineVallon du Stank Coz
patrimoineVallon du Stank Goz
patrimoineVenelle au Beurre
patrimoineVenelle Auguste Ropars
patrimoineVenelle au Son
patrimoineVenelle aux Archers
patrimoineVenelle aux Eaux
patrimoineVenelle aux Pipes
patrimoineVenelle aux Prêtres
patrimoineVenelle de Boul Avel
patrimoineVenelle de Kergabin
patrimoineVenelle de Kerjean
patrimoineVenelle de Kernitron
patrimoineVenelle de Kerstéphan
patrimoineVenelle de la Bergerie
patrimoineVenelle de la Cale
patrimoineVenelle de la Fontaine Collobert
patrimoineVenelle de la Fouasserie
patrimoineVenelle de la Gare
patrimoineVenelle de la Madeleine
patrimoineVenelle de la Mairie
patrimoineVenelle de la Roche
patrimoineVenelle de Perros
patrimoineVenelle de Pont Glas
patrimoineVenelle de Poul an Od
patrimoineVenelle de Pouldrein
patrimoineVenelle de Rutraon
patrimoineVenelle des Carmélites
patrimoineVenelle des Fontaines
patrimoineVenelle des Halles
patrimoineVenelle des Hortensias
patrimoineVenelle des Lavoirs
patrimoineVenelle des Oiseaux
patrimoineVenelle des Ursulines
patrimoineVenelle des Vieilles Murailles
patrimoineVenelle de Ty Zoul
patrimoineVenelle Don Bosco
patrimoineVenelle du Calvaire
patrimoineVenelle du Casse-Cou
patrimoineVenelle du Château
patrimoineVenelle du Couvent
patrimoineVenelle du Créou
patrimoineVenelle du Four du Mur
patrimoineVenelle du Fournil
patrimoineVenelle du Four Sainte-Mélaine
patrimoineVenelle du Lavoir
patrimoineVenelle du Menguen
patrimoineVenelle du Parc au Duc
patrimoineVenelle du Pontro
patrimoineVenelle du Presbytère
patrimoineVenelle du Queffleuth
patrimoineVenelle Ernest Renan
patrimoineVenelle Le Saux
patrimoineVenelle Sainte-Barbe
patrimoineVenelle Saint-Jean
patrimoineVenelle Saint-Laurent
patrimoineVenelle Voltaire
patrimoineVenelle Yann Larhantec
patrimoineVéréry Ven
patrimoineVieille Côte
patrimoineVillage de Ponthuel
patrimoineVoie communale n°4
patrimoineVoie d'Accès au Port
patrimoineVoie de Jacques Chirac
patrimoineVoie de Ploujean à Morlaix
patrimoineVoie de Randonnée
patrimoineVoie Romaine
patrimoineVoie Verte (Ancienne Voie Ferrée Morlaix - Carhaix)
patrimoineVoie Verte - Ancienne Voie Ferrée Morlaix Carhaix
patrimoineVoie Verte Morlaix-Carhaix
patrimoineZone Artisanale de Ker Étienne
patrimoineZone Artisanale de l'Espace Plassart
patrimoineZone Artisanale de Pen Prat
patrimoineZone Artisanale du Boulien
patrimoine