Rues de Paroisse Saint-Thomas
754 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
12 Rue du 140e Régiment d'Infanterie Alpine
patrimoine8 Mai 1945
patrimoineA;B
patrimoineAccès Place Pierre Mendes France
patrimoineAllée Ampère
patrimoineAllée Berlioz
patrimoineAllée Clémentine Valadon
patrimoineAllée Condillac
patrimoineAllée de Belledonne
patrimoineAllée de Bethleem
patrimoineAllée de Certèze
patrimoineAllée de Combeloup
patrimoineAllée de la Boiseraie
patrimoineAllée de la Cerisaie
patrimoineAllée de la Chartreuse
patrimoineAllée de la Dent de Crolles
patrimoineAllée de la Draye
patrimoineAllée de la Perrière
patrimoineAllée de la Pinéa
patrimoineAllée de la Rocade
patrimoineAllée de Palestine
patrimoineAllée de Roumanie
patrimoineAllée des amphis
patrimoineAllée des Aulnes
patrimoineAllée des Bruyères
patrimoineAllée des Charmilles
patrimoineAllée des Châtaigniers
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Clos
patrimoineAllée des Écrins
patrimoineAllée des Edelweiss
patrimoineAllée des Gantiers
patrimoineAllée des Gentianes
patrimoineAllée des Glycines
patrimoineAllée des Iris
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Magnolias
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Myosotis
patrimoineAllée des Oursières
patrimoineAllée des Petites Roches
patrimoineAllée des Primevères
patrimoineAllée des Sports
patrimoineAllée des Vergers
patrimoineAllée des Vignes
natureAllée d'Independencia
patrimoineAllée du Charmant' Som
patrimoineAllée du Doulan
patrimoineAllée du Levant
patrimoineAllée du Moucherotte
patrimoineAllée du Noix Blanc
patrimoineAllée du Passeur
patrimoineAllée du Pérou
patrimoineAllée du Pomaret
patrimoineAllée du Pressembois
patrimoineAllée du Rachais
patrimoineAllée du Saint-Eynard
patrimoineAllée du Vercors
patrimoineAllée du Vieux-Ruisseau
natureAllée Étienne Grappe
patrimoineAllée Jean Wiener
patrimoineAllée Marceaux
patrimoineAllée Pablo Picasso
patrimoineAllée Suzanne Lenglen
patrimoineAndré Argouges
patrimoineAnguisses
patrimoineAuguste Ravier
patrimoineAvenue Ambroise Croizat
patrimoineAvenue Benoît Frachon
patrimoineAvenue Centrale
patrimoineAvenue Cité Labeye
patrimoineAvenue de la Bibliothèque
cultureAvenue de la Combe
patrimoineAvenue de la Commune de Paris
patrimoineAvenue de la Galochère
patrimoineAvenue de la Mogne
patrimoineAvenue des Jeux Olympiques
patrimoineAvenue de Valmy
patrimoineAvenue de Vignate
patrimoineAvenue de Zella Mehlis
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Bataillon Carmagnole-Liberté
patrimoineAvenue du Doyen Louis Weil
patrimoineAvenue du Grand Châtelet
patrimoineAvenue d'Uriage
patrimoineAvenue du Serment de Buchenwald
patrimoineAvenue Élise Grappe
patrimoineAvenue Esclangon
patrimoineAvenue Gabriel Péri
patrimoineAvenue Henri Duhamel
patrimoineAvenue Jacques Prévert
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Jeanne d'Arc
patrimoineAvenue Jean Perrot
patrimoineAvenue Jean Vilar
patrimoineAvenue Jules Flandrin
patrimoineAvenue Jules Vallès
patrimoineAvenue Marcel Cachin
patrimoineAvenue Marcelin Berthelot
patrimoineAvenue Paul Éluard
patrimoineAvenue Pierre Semard
patrimoineAvenue Potié
patrimoineAvenue Romain Rolland
patrimoineAvenue Washington
patrimoineBajatière
patrimoineBel Air
patrimoineBon Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Boulevard Clémenceau
patrimoineBoulevard Dulcie September
patrimoineC;D
patrimoineChamp Duret
patrimoineChamp Roman
patrimoineChamprondet
patrimoineChemin Barral
patrimoineChemin Bourgelat
patrimoineChemin Chante Grenouille
patrimoineChemin de Bois Machières
patrimoineChemin de Champ Commun
patrimoineChemin de Champ Duret
patrimoineChemin de Champ Marché
patrimoineChemin de Chapon
patrimoineChemin de Charlet
patrimoineChemin de Combeloup
patrimoineChemin de Combloux
patrimoineChemin de Cote Belle
patrimoineChemin de Cul Froid
patrimoineChemin de Cul Froid le Bas
patrimoineChemin de Gordes
patrimoineChemin de Grange Neuve
patrimoineChemin de la Besse
patrimoineChemin de la Blanchisserie
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Cascade
patrimoineChemin de la Chappe
patrimoineChemin de la Châtaigneraie
patrimoineChemin de la Châtelière
patrimoineChemin de la Chenaie
patrimoineChemin de la Combe
patrimoineChemin de la Combe de Gières
patrimoineChemin de la Digue
patrimoineChemin de l'Adret
patrimoineChemin de la Frenaie
patrimoinechemin de la madeleine
patrimoineChemin de la Madeleine
patrimoineChemin de la Mairie
patrimoineChemin de la Passerelle
patrimoineChemin de la Piquette
patrimoineChemin de la Poterne
patrimoineChemin de la Résidence
patrimoineChemin de la Salière
patrimoineChemin de la Serralière
patrimoineChemin de la Serralière dessus
patrimoineChemin de l'École
patrimoineChemin de Pisse Vieille
patrimoineChemin de Pré Bousson
patrimoineChemin de Pré Perroud
patrimoineChemin de Pressembois
patrimoineChemin de Reynet
patrimoineChemin de Saint-Nizier
patrimoineChemin des Alloves au Murier
patrimoineChemin des Alouettes
patrimoineChemin des Arts
patrimoineChemin des Batteries Basses
patrimoineChemin des Bernards
patrimoineChemin des Cochettes
patrimoineChemin des Collodes
patrimoineChemin des Combasses
patrimoineChemin des coquelicots
patrimoineChemin des Crots
patrimoineChemin des Écoles
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Faures
patrimoineChemin des Forges
patrimoineChemin des Frênes
patrimoineChemin des Hirondelles
natureChemin des Mésanges
patrimoineChemin des Onzée
patrimoineChemin des Planchettes
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin des Sapins
patrimoineChemin de Venon au Maupas
patrimoineChemin de Vieille Vigne
natureChemin de Villeneuve
patrimoineChemin d'Isly
patrimoineChemin du 19 Mars 1962
patrimoineChemin du Bac
patrimoineChemin du Béal
patrimoineChemin du Botté
patrimoineChemin du Chapitre
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Commerce
patrimoineChemin du Fort
patrimoineChemin du Four
patrimoineChemin du Héron
patrimoineChemin du Japin
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Marais
patrimoineChemin du Menhir
patrimoineChemin du Mollaret du Haut
patrimoineChemin du Muret
patrimoineChemin du Murier à Villeneuve
patrimoineChemin du Nas
patrimoineChemin du Néron
patrimoineChemin du Panama
patrimoineChemin du Pavé
patrimoineChemin du Pied de Vénon
patrimoineChemin du Planchon
patrimoineChemin du Platane
patrimoineChemin du Pont
patrimoineChemin du Réservoir
patrimoineChemin du Rhin
patrimoineChemin du Ruisseau
natureChemin du Sonnant
patrimoineChemin du Vernay
patrimoineChemin du Vieux Tramway
patrimoineChemin du Vignarot
patrimoineChemin Guilbaud
patrimoineChemin Joseph Brun
patrimoineChemin Marceau
patrimoineChemin Marcel Charles
patrimoineChemin Marthe Condat
patrimoineChemin Robespierre
patrimoineChemin Rose-Valland
patrimoineChemin Thiers
patrimoineChemin Vieux dit Perrin
patrimoineChemin Villebois
patrimoineChopin
patrimoineCité Labeye
patrimoineClara zedkin
patrimoineClemenceau
patrimoineClinique Belledonne
patrimoineColi
patrimoineCondorcet
patrimoineCour des Noisetiers
patrimoineCour des Taillandiers
patrimoineCroix du Pâtre
patrimoineCroix Rouge
patrimoineCul Froid
patrimoineÉcole Clémenceau
patrimoineÉcole Georges Argoud-Puy
patrimoineÉcole Jules Ferry
patrimoineEdelweiss
patrimoineEdison
patrimoineEdmond Rostand
patrimoineEdouard Vaillant
patrimoineÉdouard Vaillant
patrimoineE;F
patrimoineElsa Triolet
patrimoineÉpicéa
patrimoineÉtienne Grappe
patrimoineFernand Léger
patrimoineFernand-Texier
patrimoineFlandrin - Valmy
patrimoineGabriel Fauré - MUSE
patrimoineGabriel Péri
patrimoineGalochère
patrimoineGare de Gières
patrimoineGay
patrimoineG;H
patrimoineGières - Gare - Chamandier
patrimoineGières - Gare - Universités
patrimoineGrand Châtelet
patrimoineGrand' Rue
patrimoineHenri Barbusse
patrimoineHenri Wallon
patrimoineI;J
patrimoineImpasse Albert Samain
patrimoineImpasse Alfred Gueymard
patrimoineImpasse Auguste Davin
patrimoineImpasse Claire Lacombe
patrimoineImpasse Clément Ader
patrimoineImpasse de l'Abbaye
patrimoineImpasse de la Châtelière
patrimoineImpasse des Charmettes
patrimoineImpasse du Pontet
patrimoineImpasse du Vercors
patrimoineImpasse Fontenelle
patrimoineImpasse Frédéric Mistral
patrimoineImpasse Ganganelli
patrimoineImpasse Jean-Richard Bloch
patrimoineImpasse Louis Jouvet
patrimoineImpasse Moyrand
patrimoineImpasse Normandie-Niemen
patrimoineImpasse Paul Éluard
patrimoineImpasse Pont Carpin
patrimoineImpasse Simard
patrimoineImpasse Villebois
patrimoineInstitution Don Bosco
patrimoineJeanne d'Arc
patrimoineJoliot Curie
patrimoineK;L
patrimoineLa Chênaie
patrimoineLa Combe
patrimoineLa Faurie
patrimoineLa Frênaie
patrimoineLa Houille Blanche
patrimoineLa Perrière
patrimoineLa Promenade
patrimoineLa Serralière
patrimoineLa Ville
patrimoineLe Carina
patrimoineLe Chamandier
patrimoineLe Chapon
patrimoineLe Chenil
patrimoineLe corso
patrimoineLe Corso
patrimoineLe Japin
patrimoineLe Marais
patrimoineLéon Jouhaux
patrimoineLe Parvis des Halles
patrimoineLe Perroud
patrimoineLe Reynet
patrimoineLes Alloves
patrimoineLes Alpilles
patrimoineLes Glaieuls
patrimoineLe Sonnant
patrimoineLes Pératières
patrimoineLes Puis
patrimoineLes Terrasses de Belledone
patrimoineLes Terrats
patrimoineLycée Pablo Neruda
patrimoineMadeleine
patrimoineMail des Sports
patrimoineMaison Communale
patrimoineMallifaud
patrimoineM;N
patrimoineNeyrpic - Belledonne
patrimoineO;P
patrimoinePablo Neruda
patrimoineParc Fernand Texier
patrimoineParc Jo Blanchon
patrimoineParvis de la Gare
patrimoineParvis de la Piscine
patrimoineParvis du Collège
patrimoineParvis du Lycée
patrimoineParvis Nord
patrimoinePassage de la Gare
patrimoinePassage du Campanile
patrimoinePassage du Conservatoire
patrimoinePassage Gabriela Mistral
patrimoinePasserelle de Meylan
patrimoinePasserelle des Taillées
patrimoinePasserelle Pablo Neruda
patrimoinePaul-Bert
patrimoinePaul Claudel
patrimoinePaul Cocat
patrimoinePaul Éluard
patrimoinePaul Langevin
patrimoinePéri - Brossolette
patrimoinePied de Gières
patrimoinePierre Courtade
patrimoinePierre Loti
patrimoinePierre Sémard
patrimoinePiscine du Campus
patrimoinePlace Aimé Césaire
patrimoinePlace Alexandre Ribot
patrimoinePlace Alfred de Vigny
patrimoinePlace André Charpin
patrimoinePlace centrale
patrimoinePlace de la Commune de 1871
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de la Révolution des Œillets
histoirePlace de la Triade
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du 24 Avril 1915
patrimoinePlace du 8 Février 1962
patrimoinePlace du Conseil National de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Place du Petit Prince
patrimoinePlace du Torrent
patrimoinePlace Élie Roux-Fouillet
patrimoinePlace Frida Kahlo
patrimoinePlace Jean Baptiste Clément
patrimoinePlace Joseph Riboud
patrimoinePlace Karl Marx
patrimoinePlace Laurent Bonnevay
patrimoinePlace Pierre Mendès-France
patrimoinePlace Rosalind Franklin
patrimoinePlace Simone Veil
patrimoinePlace Sonia Delaunay
patrimoinePlaine des Sports
patrimoinePonsard
patrimoinePont de la Rocade Sud
patrimoinePont des Dames
patrimoinePont de Venon
patrimoinePortail Rouge
patrimoinePorte du Grésivaudan
patrimoinePotié
patrimoineQ;R
patrimoineRocade Sud
patrimoineRocheplane
patrimoineRomain Rolland
patrimoineRond-Point Nelson Mandela
patrimoineRoseraie
patrimoineRoute Départementale 164
patrimoineRoute des Maquis
histoireRoute de Venon
patrimoineRoute du Bigot
patrimoineRoute du Murier
patrimoineRoute forestière
patrimoineRue Abbé Lemire
patrimoineRue Alain Fournier
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Recoura
patrimoineRue Albert Samain
patrimoineRue Alexander Fleming
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alfred Gueymard
patrimoineRue Alfred Kastler
patrimoineRue Alphonse Allais
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue André Argouges
patrimoineRue André Chénier
patrimoineRue Anne Frank
patrimoineRue Annie Ferrey Martin
patrimoineRue Antoine
patrimoineRue Antoine Chollier
patrimoineRue Antoine Polotti
patrimoineRue Aristide Bergès
patrimoineRue Aristide Bruant
patrimoineRue Arthur Rimbaud
patrimoineRue Auguste Blanqui
patrimoineRue Auguste Ravier
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Averroès
patrimoineRue Barbara
patrimoineRue Barnave
patrimoineRue Beethoven
patrimoineRue Bellonte
patrimoineRue Bergonie
patrimoineRue Bertolt Brecht
patrimoineRue Boris Vian
patrimoineRue Calder
patrimoineRue Camille Claudel
patrimoineRue Camille Desmoulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Chante Grenouille
patrimoineRue Charles Baudelaire
patrimoineRue Charles Beylier
patrimoineRue Charles Darwin
patrimoineRue Charles Ferré
patrimoineRue Charles Rivail
patrimoineRue Clara Zetkin
patrimoineRue Claude Genin
patrimoineRue Clément Bon
patrimoineRue Coli
patrimoineRue Colonel Manhès
patrimoineRue Compagnie Stéphane
patrimoineRue Condé
patrimoineRue Coquelines
patrimoineRue Costes
patrimoineRue d'Alembert
patrimoineRue de Belledonne
patrimoineRue de Chamrousse
patrimoineRue de Chartreuse
patrimoineRue de la Bajatière
patrimoineRue de la Bibliothèque
cultureRue de la Biscuiterie
patrimoineRue de la Cerisaie
patrimoineRue de la Châtelière
patrimoineRue de la Chimie
patrimoineRue de la Condamine
patrimoineRue de la Distillerie
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Halle
patrimoineRue de la Houille Blanche
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Magnanerie
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patrimoineRue Émile Romanet
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Eugène Chavant
patrimoineRue Eugène Riban
patrimoineRue Eugène Varlin
patrimoineRue Fernand Léger
patrimoineRue Flora Tristan
patrimoineRue Fontenelle
patrimoineRue Francis Carco
patrimoineRue Franz Liszt
patrimoineRue Franz Schubert
patrimoineRue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Frédéric Mistral
patrimoineRue Friedrich Engels
patrimoineRue Gabriel Fauré
patrimoineRue Galilée
patrimoineRue Garcia Lorca
patrimoineRue Garibaldi
patrimoineRue Gay
patrimoineRue Geneviève Anthonioz de Gaulle
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Bellemain
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Braque
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Cayrier
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Georges de Manteyer
patrimoineRue Georges Perec
patrimoineRue Georges Politzer
patrimoineRue Georges Prieto
patrimoineRue Georges Sadoul
patrimoineRue Gérard de Nerval
patrimoineRue Gérard Philipe
patrimoineRue Guillaume Apollinaire
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Henri Barbusse
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patrimoineRue Henri Revoy
patrimoineRue Henri Wallon
patrimoineRue Honoré Daumier
patrimoineRue Honoré de Balzac
patrimoineRue Jacques Anquetil
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jacques Thibaud
patrimoineRue Jean Bart
patrimoineRue Jean Cocteau
patrimoineRue Jean-Henri Fabre
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean-Marie Tjibaou
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean-Richard Bloch
patrimoineRue Jean Sébastien Bach
patrimoineRue Jean Vilar
patrimoineRue Joliot-Curie
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patrimoineRue Julian Grimau
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patrimoineRue Loucheur
patrimoineRue Louise Bourgeois
patrimoineRue Louise Labé
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Louis et Auguste Lumière
patrimoineRue Louis Jouvet
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Louis Pergaud
patrimoineRue Lounes Matoub
patrimoineRue Lucien Sampaix
patrimoineRue Marceau Leyssieux
patrimoineRue Marcel Aymé
patrimoineRue Marcel Bourette
patrimoineRue Marcel Chabloz
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue Maréchal Joffre
patrimoineRue Maria Montessori
patrimoineRue Marie Chamoux
patrimoineRue Marie-Clémentine Valadon
patrimoineRue Marie Margaron-Jallet
patrimoineRue Marie Paradis
patrimoineRue Marius Blanchet
patrimoineRue Marius Didier Roudon
patrimoineRue Marius Riollet
patrimoineRue Martin Luther King
patrimoineRue Massenet
patrimoineRue Maurice Barrès
patrimoineRue Mesmin
patrimoineRue Modigliani
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Monge
patrimoineRue Montaigne
patrimoineRue Moyrand
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Nicolet
patrimoineRue Niki de Saint-Phalle
cultureCompositeur, pianiste et chef d'orchestre russe naturalisé français puis américain, Igor Stravinsky (1882-1971) fut un véritable citoyen du monde. Sa jeunesse à Saint-Pétersbourg fut marquée par un manque de tendresse familial et l'insistance de ses parents pour qu'il ne fasse pas de la musique son métier. Il commença des études de droit et ne les abandonna qu'à la mort de son père, pour se consacrer entièrement à sa passion. Tout bascula en 1909 lorsqu'il rencontra à Paris l'imprésario Serge de Diaghilev (1872-1929), qui lui commanda pour ses Ballets russes trois œuvres coup sur coup : L'Oiseau de feu (1910), Petrouchka (1911), et Le Sacre du Printemps (1913). La création de ce dernier, le 29 mai 1913 au Théâtre des Champs-Élysées, provoqua une quasi-émeute : sifflets, huées, coups échangés dans le public, police obligée d'intervenir — l'un des plus grands scandales musicaux du XXᵉ siècle, aujourd'hui reconnu comme l'œuvre fondatrice de la musique moderne. Trois grandes périodes rythmèrent ensuite sa carrière : la période russe inspirée du folklore, la période néoclassique en dialogue avec les formes du XVIIIᵉ siècle, et enfin une période sérielle tardive où il se convertit aux techniques d'avant-garde qu'il avait longtemps rejetées. Ses déchirements géographiques accompagnèrent ces mutations : exil en Suisse pendant la Grande Guerre, installation en France en 1920 après la Révolution, fuite aux États-Unis en 1939 puis naturalisation américaine à Hollywood. Il ne reverra sa Russie natale qu'en 1962, un an avant sa mort — visite bouleversante après cinquante ans d'exil. Il croisa au fil de ses voyages une pléiade d'artistes — parmi lesquels Coco Chanel (1883-1971), avec qui il eut une brève liaison en 1920, et Pablo Picasso, son grand ami de la période parisienne. Un demi-siècle après sa mort, la fontaine Stravinsky de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle, installée à Paris à côté du Centre Pompidou, continue de célébrer avec ses seize sculptures colorées et hydrauliques l'énergie sauvage de sa musique.
Rue Normandie-Niemen
patrimoineRue Nungesser
patrimoineRue Olympe de Gouges
patrimoineRue Oum Kalsoum
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Blanc
patrimoineRue Paul Claudel
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Gueymard
patrimoineRue Paul Langevin
patrimoineRue Paul Monval
patrimoineRue Paul Strauss
patrimoineRue Paul Valéry
patrimoineRue Paul Vallier
patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Pegoud
patrimoineRue Pierre Brossolette
patrimoineRue Pierre Courtade
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Giraud
patrimoineRue Pierre Lami
patrimoineRue Pierre Loti
patrimoineRue Pré Cornu
patrimoineRue Rabelais
patrimoineRue Raoul Blanchard
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue Robert Desnos
patrimoineRue Roger Frison-Roche
patrimoineRue Roger-Louis Lachat
patrimoineRue Ronsard
patrimoineRue Rosa Lee Parks
patrimoineRue Rosa Luxemburg
patrimoineRue Rouget de Lisle
patrimoineRue Sacco et Vanzetti
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-Exupéry 1+9
patrimoineRue Saint-Just
patrimoineRue Sarah Bernhardt
patrimoineRue Simone de Beauvoir
patrimoineRue Stendhal
patrimoineRue Suzanne Buisson
patrimoineRue Toulouse-Lautrec
patrimoineRue Tourville
patrimoineRue Tristan Bernard
patrimoineRue Tristan Corbière
patrimoineRue Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
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