Rues de Paroisse Saint-Samson-de-Dol
519 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
8
patrimoineAire de Repos
patrimoineAllée de la Gouyonnais
patrimoineAllée de l'Aqueduc
patrimoineAllée de la Roselière
patrimoineAllée de la Source
patrimoineAllée de la Virée de Galerne
patrimoineAllée de Reichelsheim
patrimoineAllée des Douves
patrimoineAllée des Flots
patrimoineAllée des Lucioles
patrimoineAllée des Lys
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Nénuphars
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Rosiers
patrimoineAllée du Guyoult
patrimoineAllée Josephine Decorgne
patrimoineAncienne Route de Combourg
patrimoineAncienne Route Nationale
patrimoineArrêt de car Le Fresche
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue de la Baie
patrimoineAvenue du Château
patrimoineBas Chemin
patrimoineBoulevard Deminiac
patrimoineBoulevard de Normandie
patrimoineBoulevard Victor Planson
patrimoineCale de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Cale de Sainte-Anne
patrimoineCale des Mandrins
patrimoineCale du Han
patrimoineChemin de Bouray
patrimoineChemin de Chadeville
patrimoineChemin de Chanteloup
patrimoineChemin de Clairet
patrimoineChemin de Coquillet
patrimoineChemin de Kerfeunten
patrimoineChemin de la Banche
patrimoineChemin de la Basse Maladrie
patrimoineChemin de la Basse-Roche
patrimoineChemin de la Bégaudière
patrimoineChemin de la Belle Étoile
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de l'Abreuvoir Lorand
patrimoineChemin de la Bruère
patrimoineChemin de la Brûleraie de la Chapelle
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Chaussée
patrimoineChemin de la Crochardière
patrimoineChemin de la Foltière
patrimoineChemin de la Forêt Bouleuc
natureChemin de la Goutte
patrimoineChemin de la Haie
patrimoineChemin de la Haie de Quercourt
patrimoineChemin de la Hamelinais
patrimoineChemin de la Haute Maladrie
patrimoineChemin de l'Aineguy
patrimoineChemin de Lairgué
patrimoineChemin de la Janaie
patrimoineChemin de la Lande-Guerrier
natureChemin de la Loubatais
patrimoineChemin de la Mahodrie
patrimoineChemin de la Martinière
patrimoineChemin de la Métrie
patrimoineChemin de la Morlais
patrimoineChemin de la Motte
patrimoineChemin de la Neuve
patrimoineChemin de la Petite Maladrie
patrimoineChemin de la Petite Rivière
natureChemin de la Raterie
patrimoineChemin de la Rive
patrimoineChemin de la Ruelle de Quercourt
patrimoineChemin de la Sente
patrimoineChemin de la Sévinière
patrimoineChemin de Launay Bégasse
patrimoineChemin de la Ville
patrimoineChemin de Legeard
patrimoineChemin de l'Église
patrimoineChemin de l'Erbrégement
patrimoineChemin de l'Ontinière
patrimoineChemin de l'Ormais
patrimoineChemin de l'Orme
patrimoineChemin de Pont de Péont
patrimoineChemin des Bandes
patrimoineChemin des Beaux Bois
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Cadies
patrimoineChemin des Cancales
patrimoineChemin des Carrés
patrimoineChemin des Champs de Roz
patrimoineChemin des Cognets
patrimoineChemin des Douves
patrimoineChemin des Évêques
patrimoineChemin des Haies
patrimoineChemin des Haut Prés
patrimoineChemin des Huit-Jours
patrimoineChemin des Landes
natureChemin des Longues Mères
patrimoineChemin des Mesliers
patrimoineChemin des Murailles
patrimoineChemin des Orgeries
patrimoineChemin des Portes de la Vieux-Ville
patrimoineChemin des Ribaudais
patrimoineChemin des Rigoulais
patrimoineChemin des Rondiolles
patrimoineChemin des Trois-Quarts
patrimoineChemin de Vaujour
patrimoineChemin de Veaujour
patrimoineChemin de Vienne
patrimoineChemin de Villouet
patrimoineChemin du Bas de Ros
patrimoineChemin du Bas Fedeuil
patrimoineChemin du Bied
patrimoineChemin du Bou du Chemin
patrimoineChemin du Bout de Chemin
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Chemin Vert
patrimoineChemin du Chêne
natureChemin du Clos
patrimoineChemin du Clos Anger
patrimoineChemin du Clos Fougeroux
patrimoineChemin du Dick
patrimoineChemin du Docteur Gringoire
patrimoineChemin du Grand Mongu
patrimoineChemin du Grand Rouvray
patrimoineChemin du Grand Vaudoré
patrimoineChemin du Héron
patrimoineChemin du Manoir de la Chapelle Cobat
patrimoineChemin du Moulin à la Planche
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pavillon
patrimoineChemin du Petit Aunay
patrimoineChemin du Petit Gué
patrimoineChemin du Petit Parc
patrimoineChemin du Petit Rouvray
patrimoineChemin du Picoiseau
patrimoineChemin du Puy
patrimoineChemin du Tertre
patrimoineChemin du Tertre Ychot
patrimoineChemin du Vauhéal
patrimoineChemin Langas
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin Près le Bourdel
patrimoineChemin Vert
patrimoineContournement sud-est
patrimoineCour Beaulieu
patrimoineCour de la Rabine
patrimoineCour des Liesses
patrimoineDesserte du Pré Carré
patrimoineDomaine de la Rabine
patrimoineEsplanade des Beauvais
patrimoineGrande Rue
patrimoineGrande Rue des Stuarts
patrimoineImpasse Basse Rue
patrimoineImpasse Cyclone
patrimoineImpasse de Belle Lande
natureImpasse de la Chouette Hulotte
patrimoineImpasse de la Croix Verte
patrimoineImpasse de la Dîme
patrimoineImpasse de la Goëlette
patrimoineImpasse de la Grande Pièce
patrimoineImpasse de l'Armée Patton
patrimoineImpasse de la Rousse
patrimoineImpasse de la Vallée
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse de Pont Limier
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Bas Celliers
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Cours
patrimoineImpasse des Cytises
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Grandes Cours
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Petites Cours
patrimoineImpasse des Petits Clos
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Plantiaux
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Roches
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse du Champ Dolent
patrimoineImpasse du Grand Bois
patrimoineImpasse du Rageul
patrimoineImpasse du Rouet
patrimoineimpasse Legeard
patrimoineImpasse Legeard
patrimoineImpasse Newton
patrimoineImpasse Pierre Semard
patrimoineImpasse Tual
patrimoineLa Bigotière
patrimoineLa Cour Chartier
patrimoineLe Cheminet
patrimoineLe Grand Croisé
patrimoineLe Haut Trohel
patrimoineLe Port
patrimoineLes Pommiers
patrimoineLe Veau-Héal
patrimoinePalm Beach
patrimoinePassage de Chasse
patrimoinePassage de la Lavanderie
patrimoinePassage de la Voûte
patrimoinePassage des Bas Celliers
patrimoinePassage des Fauvettes
patrimoinePassage des Libellules
patrimoinePassage des Stuarts
patrimoinePassage des Ylouses
patrimoinePassage du Docteur Louis Maufrais
patrimoinePassage du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Passage du Tisserand
patrimoinePassage Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Place Chateaubriand
patrimoinePlace de la Cathédrale
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Trésorerie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Terreneuvas
patrimoinePlace du Docteur Gringoire
patrimoinePlace Général De Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place Jean Hamelin
patrimoinePlace Marthe Lebigre
patrimoinePlace Saint-Samson
patrimoineplace Toullier
patrimoinePlace Toullier
patrimoinePont de Chanteloup
patrimoinePont de la Brèche Arthur
patrimoinePont de la Chaussée
patrimoinePont de la Flemme
patrimoinePont de l'Archevêque
patrimoinePont des Tendières
patrimoinePont Galou
patrimoinePont Limier
patrimoinePourtour de la Halle aux Grains
patrimoinePromenade an Douvezioù
patrimoinePromenade des Douves - Jules Revert
patrimoinePromenade Jules Revert
patrimoineRésidence de la Planche
patrimoineRésidence des Oliviers
patrimoineRésidence des Vignes
natureRésidence du Calvaire
patrimoineRésidence du Douet
patrimoineRésidence les Hermelles
patrimoineRond-Point de l'Hermine
patrimoineRond-Point du Manoir
patrimoineRont-Point du Centre
patrimoineRoute de Baguer-Morvan
patrimoineRoute de Belle Noë
patrimoineRoute de Bonnemain
patrimoineRoute de Caen
patrimoineRoute de Cardequin
patrimoineRoute de Chanteloup à la Bégaudière
patrimoineRoute de Cherrueix
patrimoineRoute de Fougères
patrimoineRoute de Halouze
patrimoineRoute de la Baie
patrimoineRoute de la Banche
patrimoineRoute de La Boussac à la Ville-Fouque
patrimoineRoute de la Chapelle Cobat
patrimoineRoute de la Courbe
patrimoineRoute de la Croix-aux-Herbes
patrimoineRoute de la Haie
patrimoineRoute de la Maltière
patrimoineRoute de la Planche
patrimoineRoute de la Quesmière au Planitre
patrimoineRoute de la Saline
patrimoineRoute de la Touche
patrimoineRoute de la Ville-ès-Bouilli
patrimoineRoute de Miniac-Morvan
patrimoineRoute d'Épiniac
patrimoineRoute de Pont-Galou
patrimoineRoute de Saint-Broladre
patrimoineRoute de Sainte-Anne
patrimoineRoute de Sainte-Anne à Saint-Broladre
patrimoineRoute des Bateaux
patrimoineRoute des Hauts Grand-Croisé
patrimoineRoute des Rochers
patrimoineRoute des Zieblais
patrimoineRoute d'Hirel
patrimoineRoute du Bas Foligné
patrimoineRoute du Bois Robin
patrimoineRoute du Champ Dolent
patrimoineRoute du Champ-Jarry à la Barre
patrimoineRoute du Chemin Dolais
patrimoineRoute du Chemin Dolais à la Cassette
patrimoineRoute du Grand-Croisé au Vivier-sur-Mer
patrimoineRoute du Loup Pendu
patrimoineRoute du Menhir
patrimoineRoute du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Pont des Martinières
patrimoineRoute du Pont Gerouard
patrimoineRoute du Vivrais
patrimoineRue Abbé François Duine
patrimoineRue Alphonse Gasnier-Duparc
patrimoineRue Alphonse Pellé
patrimoineRue Anatole Le Braz
patrimoineRue André Malraux
patrimoineRue Auguste Lejamptel
patrimoineRue Bertrand Carouge
patrimoineRue Ceinte
patrimoineRue Cesar Le Gallois
patrimoineRue Charles Robert
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue Châteaubriand
patrimoineRue Copernic
patrimoineRue d'Armorique
patrimoineRue de Belle Lande
natureRue de Dinan
patrimoineRue de Dol
patrimoineRue de la Barbière
patrimoineRue de la Belle Étoile
patrimoineRue de la Bourdonnière
patrimoineRue de la Brêche Billy
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de l'Abreuvoir Lorand
patrimoineRue de La Butte
patrimoineRue de l'Académie
patrimoineRue de la Cale
patrimoineRue de la Chaterie
patrimoineRue de la Corderie
patrimoineRue de la Cour Es Gelée
patrimoineRue de la Crémaillère
patrimoineRue de la Croix de Bois
patrimoineRue de la Croix de la Feuillade
patrimoineRue de la Croix Harel
patrimoineRue de la Dîme
patrimoineRue de la Ferchauderie
patrimoineRue de la Fleuriais
patrimoineRue de la Fontaine Roux
patrimoineRue de la Fontaine Saint-Samson
patrimoineRue de la Forêt Harault
natureRue de la Forge
patrimoineRue de la Grève
patrimoineRue de la Janaie
patrimoineRue de la Judée
patrimoineRue de la Lande
natureRue de La Lande
natureRue de la Laronnière
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Mare Petel
patrimoineRue de la Marette
patrimoineRue de la Masse
patrimoineRue de l'Amiral Duperré
patrimoineRue de La Motte
patrimoineRue de la Nouraye
patrimoineRue de la Péchérie
patrimoineRue de la Perrière
patrimoineRue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de la Planche
patrimoineRue de la Porte Saint-Michel
patrimoineRue de La Rangée
patrimoineRue de l'Armée Patton
patrimoineRue de la Roche Blanche
patrimoineRue de la Ronceraie
patrimoineRue de la Rouelle
patrimoineRue de la Salette
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de la Vallée Saint-Pierre
patrimoineRue de l'Aventin
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de Légeard
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Église Saint-Pierre
patrimoineRue de l'Éperon
patrimoineRue de l'Épine Roulier
patrimoineRue de l'Hermine
patrimoineRue de l'Iff
patrimoineRue de l'Orme
patrimoineRue de Maboué
patrimoineRue de Montplaisir
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue de Quercourt
patrimoineRue de Rennes
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue de Saint-Malo
patrimoineRue de Saint-Pierre
patrimoineRue des Amaryllis
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Aulnayes
patrimoineRue des Beauvais
patrimoineRue des Boucholeurs
patrimoineRue des Carmes
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Champs de Roz
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Coquelicots
patrimoineRue des Coteaux de Legeard
patrimoineRue des Demoiselles
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Épinettes
patrimoineRue des Français Libres
patrimoineRue des Jardins de l'Abbaye
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Longschamps
patrimoineRue des Luzardières
patrimoineRue des Marais
patrimoineRue des Masses
patrimoineRue des Mégalithes
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
rue des Murets
patrimoineRue des Murets
patrimoineRue des Passerelles du Clos Herbet
patrimoineRue des Perrons
patrimoineRue des Plumetières
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Ponts
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Prunus
patrimoineRue des Rivières
natureRue des Rolandières
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue des Tanneries
patrimoineRue des Tendières
patrimoineRue des Terres Péan
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Trois Rois
patrimoineRue des Ylouses
patrimoineRue de Terreneuve
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue d'Halouze
patrimoineRue du Bas Chemin
patrimoineRue du Berry
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Chanoine Boursier
patrimoineRue du Chêne
natureRue du Clos
patrimoineRue du Clos du Bourg
patrimoineRue du Clos Ernoul
patrimoineRue du Clos Fresnais
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patrimoineRue du Colombier
patrimoineRue du Commandant Charcot
patrimoineRue du Commandant Lecossois
patrimoineRue du Commandant Stourm
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Docteur Gringoire
patrimoineRue du Domaine
patrimoineRue du Doucin
patrimoineRue du Douet des Roches
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Grand Jardin
patrimoineRue du Grand Verger
patrimoineRue du Gros Orme
patrimoineRue du Hameau du Cocherel
patrimoineRue du Han
patrimoineRue du Lin
patrimoineRue du Lion d'Or
patrimoineRue du Loup Pendu
patrimoineRue du Marais
patrimoineRue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Muguet
patrimoineRue du Pendant des Vallées
patrimoineRue du Petit Degré
patrimoineRue du Petit Gué
patrimoineRue du Petit Jardin
patrimoineRue du Petit Pré
patrimoineRue du Pic Epeiche
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Rageul
patrimoineRue du Roquet
patrimoineRue du Rouget
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Vaudoré
patrimoineRue du Vivrais
patrimoineRue Éléonore Daubrée
patrimoineRue Félix Poirier
patrimoineRue Frédéric Houssais
patrimoineRue Galilée
patrimoineRue Gilles Tézé
patrimoineRue Haute Bretagne
patrimoineRue Henri Guérin
patrimoineRuelle aux Loups
patrimoineRuelle Chamoine Descottes
patrimoineRuelle Chaude
patrimoineRuelle de l'Abbaye
patrimoineRuelle de la Belle Chaussée
patrimoineRuelle de la Châtaigneraie
patrimoineRuelle de la Roselière
patrimoineRuelle des Acis
patrimoineRuelle des Carrées
patrimoineRuelle des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Ruelle des Cours
patrimoineRuelle des Mésanges
patrimoineRuelle du Héron Cendré
patrimoineRuelle du Lavoir
patrimoineRuelle du Paon-du-Jour
patrimoineRuelle du Robinet
patrimoineRuelle Versaillaise
patrimoineRue Louis Alexandre Cabie
patrimoineRue Marcel Delplace
patrimoineRue Marie-François Revert
patrimoineRue Monseigneur de Hercé
patrimoineRue Monseigneur Robin
patrimoineRue Novembre 1793
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre Flaux
patrimoineRue Pierre Semard
patrimoineRue Renée Juhel de la Plesse
patrimoineRue Renée Prévert
patrimoineRue Saint-Aulaire
patrimoineRue Teze Herbert
patrimoineRue Théophile Blin
patrimoineRue Yves Estève
patrimoineSentier du Stage
patrimoineSquare de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Square des Masses
patrimoineVoie verte
patrimoineVoie Verte
patrimoineZone Artisanale des Créchettes
patrimoine