Rues de Paroisse Saint-Pierre-Saint-André-en-Auge
519 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire des Haras
patrimoineAllée de la Reboursière
patrimoineAllée du Bourg
patrimoineAvenue de la Forge
patrimoineAvenue de l'Hippodrome
patrimoineAvenue de Tahiti
patrimoineBoulevard de la Gare
patrimoineChemin de Bisseuille
patrimoineChemin de Bouillant
patrimoineChemin de La Badonnière
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Beunelière
patrimoineChemin de La Boissonnière
patrimoineChemin de la Boulaie
patrimoineChemin de la Chapellière
patrimoineChemin de la Coudroie
patrimoineChemin de la Couture
patrimoineChemin de la Covarisière
patrimoineChemin de La Croix au Jean
patrimoineChemin de la Danguère
patrimoineChemin de la Distillerie
patrimoineChemin de la Ducrie
patrimoineChemin de la Ferme
patrimoineChemin de la Ferme de la Fleurière
patrimoineChemin de la Ferme d'Orgères
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Gondonnière
patrimoineChemin de la Grillonnière
patrimoineChemin de la Guinehaye
patrimoineChemin de la Hanterie
patrimoineChemin de La Haute Jaunière
patrimoineChemin de La Jaunière
patrimoineChemin de la Lune
patrimoineChemin de La Mairie
patrimoineChemin de la Maladrie
patrimoineChemin de la Manche
patrimoineChemin de la Mercerie
patrimoineChemin de la Moinerie
patrimoineChemin de la Moinnerie
patrimoineChemin de l'An 2000
patrimoineChemin de la Petite Fleurière
patrimoineChemin de La Piroudière
patrimoineChemin de la Poullardière
patrimoineChemin de la Poussinière
patrimoineChemin de la Répignière
patrimoineChemin de la Saintennerie
patrimoineChemin de la Siaule
patrimoineChemin de la Thibaudière
patrimoineChemin de la Tourouderie
patrimoineChemin de la Vollandière
patrimoineChemin de l'Eglise
patrimoineChemin de l'Entrée du Bois
patrimoineChemin de l’Epinay
patrimoineChemin de Liseclaire
patrimoineChemin de Maison Rouge
patrimoineChemin de Poutier
patrimoineChemin de Quinquernon
patrimoineChemin de Raymond
patrimoineChemin des Aulnaies
patrimoineChemin des Basses Forges
patrimoineChemin des Boulaie
patrimoineChemin des Boulardières
patrimoineChemin des Burets
patrimoineChemin des Fers
patrimoineChemin des Fontaines et de la Beslière
patrimoineChemin des Fossés
patrimoineChemin des Frênes
patrimoineChemin des Groulaies
patrimoineChemin des Haras
patrimoineChemin des Hautes Forges
patrimoineChemin des Hayes
patrimoineChemin des Longués
patrimoineChemin des Moncereaux
patrimoineChemin des Peupliers
natureChemin des Ténières
patrimoineChemin des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Chemin des Versennes
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin du Bas Manoir
patrimoineChemin du Bief
patrimoineChemin du Bois Aubert
patrimoineChemin du Bois au Mesle
patrimoineChemin du Cabry
patrimoineChemin du Champ Perrier
patrimoineChemin du Fay
patrimoineChemin du Gibet
patrimoineChemin du Goulet
patrimoineChemin du Grand Herbage
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Marché de Survie
patrimoineChemin du Moncel
patrimoineChemin du Noyer-Ménard
patrimoineChemin du Parc de l'Île
patrimoineChemin du Perron
patrimoineChemin du Ruisseau des Massets
natureChemin du Stade
patrimoineChemin du Val Bréchet
patrimoineChemin du Val Martel
patrimoineChemin du Val Renoult
patrimoineChemin du Val Roger
patrimoineChemin La Porte Lancière
patrimoineChemin le Cottage
patrimoineChemin le Coudray
patrimoineChemin les Favrils
patrimoineChemin les Nouettes
patrimoineChemin le Trou
patrimoineChemin Michel Feuillet
patrimoineChemin sur le Mont
patrimoineChemin Sur Touques
patrimoineCité Lecoq
patrimoineCour de la Ferme
patrimoineCour Laine
patrimoineCour Saint-Jacques
patrimoineE.N.S. Coteau de la Butte
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Appollo XI
patrimoineImpasse de Beaulieu
patrimoineImpasse de Beaumont
patrimoineImpasse de Frémental
patrimoineImpasse de la Baleine
patrimoineImpasse de La Bassière
patrimoineImpasse de la Beauchenerie
natureImpasse de La Berrière
patrimoineImpasse de La Bersotière
patrimoineImpasse de la Bigotière
patrimoineImpasse de la Billonnière
patrimoineImpasse de la Brousse
patrimoineImpasse de la Butte
patrimoineImpasse de la Chabotière
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de la Chapellière
patrimoineImpasse de la Cheronnière
patrimoineImpasse de la Chupinière
patrimoineImpasse de la Cordonnerie
patrimoineImpasse de la Cotentinière
patrimoineImpasse de La Cotillière
patrimoineImpasse de la Cour Faucon
patrimoineImpasse de la Crière aux Ânes
patrimoineImpasse de La Dannetière
patrimoineImpasse de la Douité
patrimoineImpasse de la Duchée
patrimoineImpasse de la Ferme du Moncel
patrimoineImpasse de la Ferrière
patrimoineImpasse de la Fleurière
patrimoineImpasse de la Fosse
patrimoineImpasse de La Fosse
patrimoineImpasse de la Francière
patrimoineImpasse de la Gambée
patrimoineImpasse de La Germanière
patrimoineImpasse de La Gifardière
patrimoineImpasse de la Grainerie
patrimoineImpasse de La Grégère
patrimoineImpasse de la Guigerie
patrimoineImpasse de la Haie
patrimoineImpasse de la Hanouillère
patrimoineImpasse de la Hanterie
patrimoineImpasse de La Haute Bretonnière
patrimoineImpasse de la Hêtraie
patrimoineImpasse de La Huberdière
patrimoineImpasse de La Lifartière
patrimoineImpasse de la Lissoudière
patrimoineImpasse de la Londe
patrimoineImpasse de la Louveterie
patrimoineImpasse de la Maladrerie
patrimoineImpasse de la Marquetterie
patrimoineImpasse de la Molière
patrimoineImpasse de la Monnerie
patrimoineImpasse de la Motellière
patrimoineImpasse de la Pertuisserie
patrimoineImpasse de la Petite Briquetière
patrimoineImpasse de la Petite Cour
patrimoineImpasse de La Petite Mare
patrimoineImpasse de la Piroudière
patrimoineImpasse de La Piroudière
patrimoineImpasse de la Poullardière
patrimoineImpasse de la Poussinière
patrimoineImpasse de La Prevotière
patrimoineImpasse de la Remondière
patrimoineImpasse de la Rossignolière
patrimoineImpasse de la Sablonnière
patrimoineImpasse de La Sagerie
patrimoineImpasse de l'Asbinière
patrimoineImpasse de la Siaule
patrimoineImpasse de la Thibaudière
patrimoineImpasse de la Touques
patrimoineImpasse de la Tournerie
patrimoineImpasse de Launay
patrimoineImpasse de la Vacherie
patrimoineImpasse de la Vallée
patrimoineImpasse de La Vallée
patrimoineImpasse de la Zone Artisanale
patrimoineImpasse de l'Étang
natureImpasse de l'Étang de l'Enfer
natureImpasse de Liseclaire
patrimoineImpasse de Mané
patrimoineImpasse de Manet
patrimoineImpasse de Poutier
patrimoineImpasse de Saint-Christophe
patrimoineImpasse de Saint-Léonard
patrimoineImpasse des Alisiers
patrimoineImpasse des Anciens Abattoirs
patrimoineImpasse des Anciens Fossés
patrimoineImpasse des Aussetiers
patrimoineImpasse des Bains
patrimoineImpasse des Bouviers
patrimoineImpasse des Champeaux
patrimoineImpasse des Champs Pains
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Cotières
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Genestes
patrimoineImpasse des Guibets
patrimoineImpasse des Hauts Bois
patrimoineImpasse des Hayes
patrimoineImpasse des Houlettes
patrimoineImpasse des Marais
patrimoineImpasse des Oiseaux
patrimoineImpasse de Soulbieu
patrimoineImpasse des Perrées
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Sources
patrimoineImpasse des Vaux-renards
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse de Tahiti
patrimoineImpasse du 31-32-33
patrimoineImpasse du Bateau
patrimoineImpasse du Bois Aubert
patrimoineImpasse du Bois Hariel
patrimoineImpasse du Bois Hue
patrimoineImpasse du Bois Roger
patrimoineImpasse du Bourg
patrimoineImpasse du Bourg Guérin
patrimoineImpasse du Buisson
patrimoineImpasse du Champ Curé
patrimoineImpasse du Champ Mauger
patrimoineImpasse du Champ Moussu
patrimoineImpasse du Cimetière
patrimoineImpasse du Clos Renard
patrimoineImpasse du Feugeret
patrimoineImpasse du Frêne
patrimoineImpasse du Godet
patrimoineImpasse du Gué
patrimoineImpasse du Gymnase
patrimoineImpasse du Jardinet
patrimoineImpasse du Launay
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Lotissement
patrimoineImpasse du Mont Roger
patrimoineImpasse du Mouilly
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Parc
patrimoineImpasse du Platis
patrimoineImpasse du Pont Riou
patrimoineImpasse du Préval
patrimoineImpasse du Puits Gonord
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Stade
patrimoineImpasse du Trianon
patrimoineImpasse du val
patrimoineImpasse du Val
patrimoineImpasse du Val Herbourg
patrimoineImpasse du Village Neuf
patrimoineImpasse du Village Noyer
patrimoineImpasse Field
patrimoineImpasse la Gravière
patrimoineImpasse la Henrière
patrimoineImpasse l'Ecouflers
patrimoineImpasse le Hamel
patrimoineImpasse le Pré Neuf
patrimoineImpasse Les Buissons
patrimoineImpasse Les Champs Jabin
patrimoineImpasse Les Courtils
patrimoineImpasse les Monts
patrimoineImpasse Les Noës
patrimoineImpasse le Val du Dormeur
patrimoineImpasse Malnoyer
patrimoineImpasse Pélagie
patrimoineImpasse Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Impasse Sainte Anastase
patrimoineLa Belle Entrée
patrimoineLa Cour aux Sages
patrimoineLa Fauvellière
patrimoineLe Biot
patrimoineLe Gros Chêne
natureLe Haras
patrimoineLe Pin Fleury
patrimoineLes Aubépines
patrimoineLes Bruyères
patrimoineLes Gautrais
patrimoineLotissement la Pommeraie
patrimoinePassage Trianon
patrimoinePetite Rue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Place Couloy
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la Liberté
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Vie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Église Saint-Gilles
patrimoinePlace du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place du Marché
patrimoinePlace Saint-Pierre
patrimoinePourtour de l'Église
patrimoineRésidence du Clos André
patrimoineRésidence du Parc
patrimoineResidence du Val d’Auge
patrimoineRésidence Les Aulnes
patrimoineRoute d'Alençon
patrimoineRoute d'Argentan
patrimoineRoute d'Argentelles
patrimoineRoute d'Avenelle
patrimoineRoute de Beaumont
patrimoineRoute de Chambois
patrimoineRoute de Champaubert
patrimoineRoute de Champ-Haut
patrimoineRoute de Chaumont
patrimoineRoute de Cisai
patrimoineRoute de Closomer
patrimoineRoute de Courmaceul
patrimoineRoute de Courménil
patrimoineRoute de Darnétal
patrimoineRoute de Fougy
patrimoineRoute de Gacé
patrimoineRoute de Grébert
patrimoineRoute de la Billonnière
patrimoineRoute de la Briquetière
patrimoineRoute de la Butte Blanche
patrimoineRoute de la Carrière au Sable
patrimoineRoute de la Castelle
patrimoineRoute de la Chapelle
patrimoineRoute de la Clouterie
patrimoineRoute de la Cochère
patrimoineRoute de la Corvée
patrimoineRoute de La Croix au Jean
patrimoineRoute de La Dannetière
patrimoineRoute de la Déchetterie
patrimoineRoute de la Fangeaie
patrimoineRoute de la Faudinière
patrimoineRoute de la Ferté-Fresnel
patrimoineRoute de la Gare de Péage Est
patrimoineRoute de la Garenne
patrimoineRoute de la Godefrerie
patrimoineRoute de La Grégère
patrimoineRoute de la Guiel
patrimoineRoute de La Hachetière
patrimoineRoute de la Houellerie
patrimoineRoute de Laisiel
patrimoineRoute de la Lais
patrimoineRoute de la Lanctinière
patrimoineRoute de la Mare des Genêts
patrimoineRoute de la Mare Mouton
patrimoineRoute de la Mercerie
patrimoineRoute de la Morinière
patrimoineRoute de la Moulinière
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route de la Nouvelle France
patrimoineRoute de Laprelle
patrimoineRoute de la Roche
patrimoineRoute de l’Asbinière
patrimoineRoute de la Scierie
patrimoineRoute de la Tête aux Loups
patrimoineRoute de la Tourouderie
patrimoineRoute de la Tremblay
patrimoineRoute de Launay
patrimoineRoute de la Vallée
patrimoineRoute de La Vallée de la Touques
patrimoineRoute de la Vieillerie
patrimoineRoute de l'Église
patrimoineRoute de l'Église Saint-Denis
patrimoineRoute de l'Ermite
patrimoineRoute de l'Hippodrome
patrimoineRoute de Lignères
patrimoineRoute de Liseclaire
patrimoineRoute de Louchettes
patrimoineRoute de l'Üre
patrimoineRoute de Marsoulette
patrimoineRoute de Montaloup
patrimoineRoute de Neuville
patrimoineRoute de Nonant
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute Départementale 14
patrimoineRoute Départementale 438
patrimoineRoute de Ratteprune
patrimoineRoute de Rouen
patrimoineRoute de Saint Germain
patrimoineRoute de Saint Pierre
patrimoineRoute de Saint Vincent
patrimoineRoute des Aulnais
patrimoineRoute des Bruyères
patrimoineRoute des Hameaux
patrimoineRoute des Haras
patrimoineRoute des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route des Portes
patrimoineRoute des Vals
patrimoineRoute de Villebadin
patrimoineRoute de Vimoutiers
patrimoineRoute d'Omméel
patrimoineRoute d'Osmont
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patrimoineRoute du Gué de l'Épine
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patrimoineRoute du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Neuf-essarts
patrimoineRoute du Noyer Menard
patrimoineRoute du Parc Auvray
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patrimoineRue Alexander Fleming
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patrimoineRue de la Cour Fleuriel
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patrimoineRue Delahaye
patrimoineRue de la Petite Vitesse
patrimoineRue de la Touques
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Lisieux
patrimoineRue de Manet
patrimoineRue de Matignon
patrimoineRue de Metz
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue de Rouen
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue de Saint-Jacques
patrimoineRue des Anciens Fossés
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Bains
patrimoineRue des Bains Prolongée
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Écoles
patrimoineRue des Évangiles
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Gassias
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Merisiers
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Riettes
patrimoineRue des Roussiers
patrimoineRue des Sycomores
patrimoineRue de Strasbourg
patrimoineRue d'Honneur
patrimoineRue d'Orléans
patrimoineRue d'Ouessant
patrimoineRue du Bois
patrimoineRue du Bourg
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Couvent
patrimoineRue du Dix Neuf Mars
patrimoineRue du Docteur Jamet
patrimoineRue du Faubourg
patrimoineRue du Four Banal
patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Marché aux Bestiaux
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Nouveau Monde
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Pays d'Auge
patrimoineRue du Petit Mesnil
patrimoineRue du Théâtre
cultureRue du Vieux Pin
patrimoineRue Lemercier
patrimoineRue Leroy
patrimoineRuelle de la Maréchalerie
patrimoineRuelle de l'Ancienne Fromagerie
patrimoineRuelle de l'Ancien Prieuré
patrimoineRuelle des Tours
patrimoineRuelle Petite
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Malza
patrimoineRue Mongenouil
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Notre-Dame-des-Loges
patrimoineRue Nouvelle
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Sonnante
patrimoineRue Traversière
patrimoineVenelle Bonhomme
patrimoineVieux Chemin de Chambois à Exmes
patrimoine