Rues de Paroisse Saint Pierre en pays roussillonnais
1323 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
1ère Avenue
patrimoine2eme Avenue
patrimoine3eme Avenue
patrimoine4eme Avenue
patrimoine5eme Avenue
patrimoineAccès Parking Pôle Petite Enfance
patrimoineAire d'Auberives
patrimoineAire de la Grande Borne
patrimoineAire de Roussillon
patrimoineAllée Charlie Chaplin
patrimoineAllée Combe du Soleil
patrimoineAllée de la Bruyère
patrimoineAllée de la Cerisaie
patrimoineAllée de la CNR
patrimoineAllée de la Rouaz
patrimoineAllée de la Source
patrimoineAllée de Montbreton
patrimoineAllée Denis Papin
patrimoineAllée des Bambous
patrimoineAllée des Cèdres
patrimoineAllée des Crazes
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Droits de l'Homme
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Farines
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Grandes Bruyères
patrimoineAllée des Jardins de la Soie
patrimoineAllée des Joncs
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Mûriers
patrimoineAllée des Plaines
patrimoineAllée des Terres de Fossas
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Tulipes
patrimoineAllée des Tuyas
patrimoineAllée du Bois Pardon
patrimoineAllée du Général Delfosse
patrimoineAllée du Mont Pilat
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée du Sud
patrimoineAllée Éric Tabarly
patrimoineAllée Françoise Dolto
patrimoineAllée Gay Lussac
patrimoineAllée Jean Charcot
patrimoineAllée Jean-François Millet
patrimoineAllée Jean Gabin
patrimoineAllée Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Allée Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Allée Jules Ladoumègue
patrimoineAllée Marie Marvingt
patrimoineAllée Nicéphore Niepce
patrimoineAllée Paul Gauguin
patrimoineAllée Pierre Cot
patrimoineAllée Raymond Baroo
patrimoineAllée René Magritte
patrimoineAllée Saint-Exupéry
patrimoineAllée Simone Signoret
patrimoineAutoroute du Soleil
patrimoineAvenue Bel Air
patrimoineAvenue Berthelot
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Avenue de Lyon
patrimoineAvenue des Écoles
patrimoineAvenue des Platanes
patrimoineAvenue du Collège
patrimoineAvenue du Lycée
patrimoineAvenue du Port
patrimoineAvenue du Rhône
patrimoineAvenue Émile Romanet
patrimoineAvenue Gabriel Péri
patrimoineAvenue Hector Berlioz
patrimoineAvenue Jacques Prévert
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Jean Mermoz
patrimoineAvenue Jules Ferry
patrimoineAvenue Plein Sud
patrimoineChem. des 2 Ponts
patrimoineChemin Bergeron
patrimoineChemin Creux
patrimoineChemin de Battamar
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Berbin
patrimoineChemin de Berthus
patrimoineChemin de Bleuets
patrimoineChemin de Burieux
patrimoineChemin de Champ Peyraud
patrimoineChemin de Chantabot
patrimoineChemin de Chante Perdrix
patrimoineChemin de Coinaud
patrimoineChemin de Corneyzin
patrimoineChemin de Croix-Berger
patrimoineChemin de Gampaloud
patrimoineChemin de Grand Champ
patrimoineChemin de la Butte
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Civadière
patrimoineChemin de la Combe d"Herpieux
patrimoineChemin de la Combe du Loup
patrimoineChemin de la Combe Revollon
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Croix Rouge
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Grésille
patrimoineChemin de la Lézardière
patrimoineChemin de la Maudinée
patrimoineChemin de la Pertuisière
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Poyat
patrimoineChemin de la Prat
patrimoineChemin de la Rivière
natureChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Sanne
patrimoineChemin de la Suye
patrimoineChemin de la Tour
patrimoineChemin de la Traille
patrimoineChemin de la Varèze
patrimoineChemin de la Vimarque
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de Liaison ZA - Camping
patrimoineChemin de Libesse
patrimoineChemin de l'Orée du Bois
patrimoineChemin de Louze
patrimoineChemin de Matras
patrimoineChemin de Mordant
patrimoineChemin de Petiteux
patrimoineChemin de Pimpied
patrimoineChemin de Pré Margot
patrimoineChemin de Revollon
patrimoineChemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Chemin de Saint-Jean
patrimoineChemin des Allamandières
patrimoineChemin de Saluan
patrimoineChemin de Saluant
patrimoineChemin des Avocettes
patrimoineChemin des Ayencins
patrimoineChemin des Blaches
patrimoineChemin des Bleuets
patrimoineChemin des Bois
patrimoineChemin des Castors
patrimoineChemin des Cèdres
patrimoineChemin des Cerisiers
patrimoineChemin des Chais
patrimoineChemin des Chasseurs
patrimoineChemin des Châtaigniers
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Chirats
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Contamines
patrimoineChemin des Crêts
patrimoineChemin des Crozes
patrimoineChemin des Darbonnières
patrimoineChemin des Deux Ponts
patrimoineChemin des Escarbots
patrimoineChemin des Étangs
natureChemin des Fadais
patrimoineChemin des Faisans
patrimoineChemin des Fenouillères
patrimoineChemin des Fontaines
patrimoineChemin des Fontanettes
patrimoineChemin des Fontenettes
patrimoineChemin des Fraches
patrimoineChemin des Godières
patrimoineChemin des Gouttes
patrimoineChemin des Grandes Bruyères
patrimoineChemin des Granges
patrimoineChemin des Graves
patrimoineChemin des Grisolles
patrimoineChemin des Grouillières
patrimoineChemin des Îles
patrimoineChemin des Iles aux Truffays
patrimoineChemin des Îles aux Truffays
patrimoineChemin des Liouds
patrimoineChemin des Littes
patrimoineChemin des Marches
patrimoineChemin des Moilles
patrimoineChemin des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin des Muriers
patrimoineChemin des Oliviers
patrimoineChemin des Perdreaux
patrimoineChemin des Petits Loups
patrimoineChemin des Pierres
patrimoineChemin des Pissottes
patrimoineChemin des Potiers
patrimoineChemin des Prairies
natureChemin des Remparts
patrimoineChemin des Rétisses
patrimoineChemin des Rotisses
patrimoineChemin des Roussières
patrimoineChemin des Sources
patrimoineChemin des Terrus
patrimoineChemin des Valottes
patrimoineChemin des Vaures
patrimoineChemin des Vergers
patrimoineChemin des Vernets
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin des Vorgines
patrimoineChemin des Voyageurs
patrimoineChemin de Sylvie
patrimoineChemin de Terrebasse
patrimoineChemin de Terre Rouge
patrimoineChemin de Trémont
patrimoineChemin de Varèze
patrimoineChemin de Ventebrant
patrimoineChemin du Bas du Turral
patrimoineChemin du Bois Blanc
patrimoineChemin du Boucharin
patrimoineChemin du Buissard
patrimoineChemin du But
patrimoineChemin du Champ du Cloître
patrimoineChemin du Châtaignier
patrimoineChemin du Château de Prailles
patrimoineChemin du Chatet
patrimoineChemin du Clos
patrimoineChemin du Couvent
patrimoineChemin du Dolon
patrimoineChemin du Houx
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Marquis
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Passant
patrimoineChemin du Plan Français
patrimoineChemin du Plâtre
patrimoineChemin du Ris d'Avey
patrimoineChemin du Rivet
patrimoineChemin du Rotissot
patrimoineChemin du Saut de l'Âne
patrimoineChemin du Suzon
patrimoineChemin du Tinal
patrimoineChemin du Turral
patrimoineChemin du Vallon
patrimoineChemin du Val qui Rit
patrimoineChemin du Verger
patrimoineChemin Fangeat
patrimoineChemin Gauthier
patrimoineChemin Georges Guynemer
patrimoineChemin Henri Dunant
patrimoineChemin Lemps
patrimoineChemin Marcel Pagnol
patrimoineChemin Margarit
patrimoineChemin Mozart
patrimoineChemin Piétonnier de l'Abbé Pierre
patrimoineChemin Robert Margarit
patrimoineChemin Vert
patrimoineClos Beauregard
patrimoineClos de la Pertuisière
patrimoineClos des Ayencins
patrimoineClos des Cerisiers
patrimoineClos des Terrasses
patrimoineClos des Tulipes
patrimoineClos Teillard
patrimoineDu Truffay
patrimoineEn Avey Nord
patrimoineEspace du Souvenir
patrimoineEspace Marcel Noyer
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Abbé Fetel
patrimoineImpasse Aimé Césaire
patrimoineImpasse Albariva
patrimoineImpasse Albert Calmette
patrimoineImpasse Albert Camus
patrimoineImpasse Albert Mathiez
patrimoineImpasse Alexandrine
patrimoineImpasse Alphonse Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Impasse Ambroise Paré
patrimoineImpasse Ampère
patrimoineImpasse Anne Godeau
patrimoineImpasse Annie Girardot
patrimoineImpasse Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineImpasse Armantier
patrimoineImpasse Arthur Rimbaud
patrimoineImpasse Ballet
patrimoineImpasse Beaumarchais
patrimoineImpasse Beauséjour
patrimoineImpasse Beauversant
patrimoineImpasse Bellefontaine
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Benoit Frachon
patrimoineImpasse Bergson
patrimoineImpasse Beurrée Hardy
patrimoineImpasse Blanche Neige
patrimoineImpasse Bois Coucou
patrimoineImpasse Camelinat
patrimoineImpasse Camille Corot
patrimoineImpasse Camille Muffat
patrimoineImpasse Cardinal
patrimoineImpasse Cardinal de Tournon
patrimoineImpasse Catherine de Médicis
patrimoineImpasse Champ Peyraud
patrimoineImpasse Champs des Granges
patrimoineImpasse Chanteblé
patrimoineImpasse Chapelan
patrimoineImpasse Chassagne
patrimoineImpasse Clarasson
patrimoineImpasse Clarius
patrimoineImpasse Claude Debussy
patrimoineImpasse Claude Monet
patrimoineImpasse Clos Charain
patrimoineImpasse Clos Saint Jean
patrimoineImpasse Colette
patrimoineImpasse Conférence
patrimoineImpasse Cydonia
patrimoineImpasse Dauphin
patrimoineImpasse de Bellevue
patrimoineImpasse de Bregnieux
patrimoineImpasse Debussy
patrimoineImpasse de Champ Rolland
patrimoineImpasse de Chuzy
patrimoineImpasse de Compostelle
patrimoineImpasse de Grange Longe
patrimoineImpasse de Grisolles
patrimoineImpasse de la Brula
patrimoineImpasse de la Cerisaie
patrimoineImpasse de la Clepsydre
patrimoineImpasse de la Cluse
patrimoineImpasse de la Côte
patrimoineImpasse de la Cresimelle
patrimoineImpasse de la Farandole
patrimoineImpasse de la Ferme
patrimoineImpasse de la Flanelle
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Futaie
patrimoineImpasse de la Gariguette
patrimoineImpasse de la Hulotte
patrimoineImpasse de la Laiterie
patrimoineImpasse de la Maille
patrimoineImpasse de la Marinette
patrimoineImpasse de la Minoterie
patrimoineImpasse de la Morize
patrimoineImpasse de la Mûrière
patrimoineImpasse de la Navette
patrimoineImpasse de la Paix
patrimoineImpasse de la Passementerie
patrimoineImpasse de la Penelle
patrimoineImpasse de la Plaine
patrimoineImpasse de la Poyat
patrimoineImpasse de la Providence
patrimoineImpasse de la Rainy
patrimoineImpasse de la Régulation
patrimoineImpasse de la Reinette
patrimoineImpasse de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Impasse de la Ripaille
patrimoineImpasse de la Roche
patrimoineImpasse de la Rotonde
patrimoineImpasse de la Rousserolle
patrimoineImpasse de l'Arria
patrimoineImpasse de l'Artisanat
patrimoineImpasse de la Salamandre
patrimoineImpasse de la Sauvagère
patrimoineImpasse de la Soie
patrimoineImpasse de la Tène
patrimoineImpasse de l'Avant Garde
patrimoineImpasse de l'Avenir
patrimoineImpasse de l'Égalité
patrimoineImpasse de l'Enclos
patrimoineImpasse de l'Étude
patrimoineImpasse de l'Olivier
patrimoineImpasse de l'Ouest
patrimoineImpasse de Mordant
patrimoineImpasse des 3 Mûriers
patrimoineImpasse des 4 Chemins
patrimoineImpasse des 4 Vents
patrimoineImpasse des Abricotiers
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Impasse des Amarelles
patrimoineImpasse des Amphores
patrimoineImpasse des Anémones
patrimoineImpasse des Arnaudes
patrimoineImpasse des Asf
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Bergers
patrimoineImpasse des Bigarots
patrimoineImpasse des Blés
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Bosquets
patrimoineImpasse des Bouleaux
patrimoineImpasse des Bourrassonnes
patrimoineImpasse des Bûcherons
patrimoineImpasse des Burlats
patrimoineImpasse des Cailles
patrimoineImpasse des Cailloux
patrimoineImpasse des Campagnoles
patrimoineImpasse des Capucins
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Champs
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Charmilles
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Chirats
patrimoineImpasse des Colombes
patrimoineImpasse des Colzas
patrimoineImpasse des Concessionnaires
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Craies
patrimoineImpasse des Crocus
patrimoineImpasse des Cros
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Dahlias
patrimoineImpasse des Écoles
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Églantiers
patrimoineImpasse des Églantines
patrimoineImpasse des Électriciens
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Étangs
natureImpasse des Étourneaux
patrimoineImpasse des Eymonots
patrimoineImpasse des Figuiers
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Galets
patrimoineImpasse des Garennes
patrimoineImpasse des Geais
patrimoineImpasse des Géraniums
patrimoineImpasse des Glycines
patrimoineImpasse des Grandes Bruyères
patrimoineImpasse des Grenadiers
patrimoineImpasse des Grillons
patrimoineImpasse des Griottes
patrimoineImpasse des Grives
patrimoineImpasse des Hautes Rembourdes
patrimoineImpasse des Hauts de Champ Peyraud
patrimoineImpasse des Hauts du Village
patrimoineImpasse des Hayes
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jacinthes
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Jardins de Maud
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Liserons
patrimoineImpasse des Lônes
patrimoineImpasse des Louveteaux
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Maraîchers
patrimoineImpasse des Merisiers
patrimoineImpasse des Merles
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Meuniers
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Moineaux
patrimoineImpasse des Moraines
patrimoineImpasse des Morilles
patrimoineImpasse des Mûriers
patrimoineImpasse des Narcisses
patrimoineImpasse des Nones
patrimoineImpasse des Noues
patrimoineImpasse des Noyarets
patrimoineImpasse des Noyers
patrimoineImpasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Palmiers
patrimoineImpasse des Passagers
patrimoineImpasse des Pâturages
patrimoineImpasse des Pêchers
patrimoineImpasse des Pêcheurs
patrimoineImpasse des Perches
patrimoineImpasse des Perdrix
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse des Pivoines
patrimoineImpasse des Plantées
patrimoineImpasse des Platanes
patrimoineImpasse des Poiriers
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse des Potiers
patrimoineImpasse des Prêtes
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Quilles
patrimoineImpasse des Rembourdes
patrimoineImpasse des Riveaux
patrimoineImpasse des Rochers
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Sables
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse des Tamaris
patrimoineImpasse des Terrasses
patrimoineImpasse des Thuyas
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Tournesols
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Troenes
patrimoineImpasse des Truffays
patrimoineImpasse des Tulipes
patrimoineImpasse des Vergers
patrimoineImpasse des Vergers de Bouillard
patrimoineImpasse des Vergers de Maguy
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse des Villas
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse des Volubilis
patrimoineImpasse Diane de Poitiers
patrimoineImpasse Double
patrimoineImpasse du 11 Novembre
patrimoineImpasse du 8 Juin 1944
patrimoineImpasse du Bachou
patrimoineImpasse du Belvédère
patrimoineImpasse du Bois
patrimoineImpasse du Bois Coucou
patrimoineImpasse du Bois Morliet
patrimoineImpasse du Bois Vert
patrimoineImpasse du Cadran Solaire
patrimoineImpasse du Camping
patrimoineImpasse du Canal
patrimoineImpasse du Chalet
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Châtelard
patrimoineImpasse du Chêne Doré
natureImpasse du Chèvrefeuille
patrimoineImpasse du Clos
patrimoineImpasse du Clos Charlotte
patrimoineImpasse du Coiffeur
patrimoineImpasse du Coq d'Or
patrimoineImpasse du Coteau
patrimoineImpasse du Coteau des Bruyères
patrimoineImpasse du Coton
patrimoineImpasse du Demi Muid
patrimoineImpasse du Dolon
patrimoineImpasse du Fuseau
patrimoineImpasse du Giratoire
patrimoineImpasse du Gîte
patrimoineImpasse Du Goubron
patrimoineImpasse du Grand Charain
patrimoineImpasse du Grand Clos
patrimoineImpasse du Jardinier
patrimoineImpasse du Jasmin
patrimoineImpasse du Jumelage
patrimoineImpasse du Kaolin
patrimoineImpasse du Lambroz
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Lin
patrimoineImpasse du Lys
patrimoineImpasse du Manège
patrimoineImpasse du Midi
patrimoineImpasse du Mont Pilat
patrimoineImpasse du Moulin à Huile
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Moulin des Gaux
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Nord
patrimoineImpasse du Panorama
patrimoineImpasse du Parc
patrimoineImpasse du Petit Bois
patrimoineImpasse du Petit Prince
patrimoineImpasse du Pilat
patrimoineImpasse du Pilât
patrimoineImpasse du Platane
patrimoineImpasse du Plateau des Frères
patrimoineImpasse du Pont
patrimoineImpasse du Presbytère
patrimoineImpasse du Pressoir
patrimoineImpasse du Prouvier
patrimoineImpasse du Rafour
patrimoineImpasse du Renivet
patrimoineImpasse du Rivet
patrimoineImpasse du Rotagnon
patrimoineImpasse du Rouet
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Sans Souci
patrimoineImpasse du Séchoir
patrimoineImpasse du Seigle
patrimoineImpasse du Square
patrimoineImpasse du Suzon
patrimoineImpasse du Tilleul
natureImpasse du Vallon
patrimoineImpasse du Vieux Château
patrimoineImpasse du Vieux Puits
patrimoineImpasse du Vigneron
natureImpasse du Village
patrimoineImpasse Eglantine
patrimoineImpasse en Gollay
patrimoineImpasse Erckmann Chatrian
patrimoineImpasse Ernest Perochon
patrimoineImpasse Felicia
patrimoineImpasse Félicia
patrimoineImpasse Fleurie
patrimoineImpasse Font
patrimoineImpasse Forçat
patrimoineImpasse François Cointeraux
patrimoineImpasse Françoise Giroud
patrimoineImpasse François Rude
patrimoineImpasse Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Impasse Frédéric Joliot
patrimoineImpasse Frederico Garcia Lorca
patrimoineImpasse Gallicia
patrimoineImpasse Gampalou
patrimoineImpasse Gampaloup
patrimoineImpasse Gauguin
patrimoineImpasse George Sand
patrimoineImpasse Georges Braque
patrimoineImpasse Georges Politzer
patrimoineImpasse Gisèle Halimi
patrimoineImpasse Grand Champ
patrimoineImpasse Gustave Eiffel
patrimoineImpasse Guy de Maupassant
patrimoineImpasse Haut de Malessère
patrimoineImpasse Henri Becquerel
patrimoineImpasse Henri Dunant
patrimoineImpasse Isaac Newton
patrimoineImpasse Jack Ralite
patrimoineImpasse Jacquard
patrimoineImpasse Jacques Brel
patrimoineImpasse Jacques Duclos
patrimoineImpasse Jacques Prévert
patrimoineImpasse Jacquier
patrimoineImpasse Jean Bouin
patrimoineImpasse Jean Gabin
patrimoineImpasse Jean Macé
patrimoineImpasse Jeanne Deroin
patrimoineImpasse Jean-Pierre Bacri
patrimoineImpasse Jean Rostand
patrimoineImpasse Joséphine
patrimoineImpasse Jules Védrines
patrimoineImpasse Jules Verne
patrimoineImpasse La Bruyère
patrimoineImpasse La Gerlande
natureImpasse La Petite Rouaz
patrimoineImpasse Le Paradis
patrimoineImpasse les Genêts
patrimoineImpasse les Jardins de l’Avenir
patrimoineImpasse les Mantelines
patrimoineImpasse Limite Sud
patrimoineImpasse Lino Ventura
patrimoineImpasse Louise Bonne
patrimoineImpasse Louis Lumière
patrimoineImpasse Luce Douady
patrimoineImpasse Lucette
patrimoineImpasse Lucie Deveyle
patrimoineImpasse Magdaléna
patrimoineImpasse Magenta
patrimoineImpasse Marcelle Magdinier
patrimoineImpasse Marcel Proust
patrimoineImpasse Marguerite Yourcenar
patrimoineImpasse Maryse Bastié
patrimoineImpasse Maurice Ravel
patrimoineImpasse Mézikian
patrimoineImpasse Moncey
patrimoineImpasse Monségur
patrimoineImpasse Montaigne
patrimoineImpasse Montgolfier
patrimoineImpasse Neuf
patrimoineImpasse Nicolas Boileau
patrimoineImpasse Normandie Niemen
patrimoineImpasse Pablo Neruda
patrimoineImpasse Pablo Picasso
patrimoineImpasse Passe-Crassane
patrimoineImpasse Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Impasse Paul Painlevé
patrimoineImpasse Paul Valéry
patrimoineImpasse Pierre Courtade
patrimoineImpasse Pierre Larousse
patrimoineImpasse Rabelais
patrimoineImpasse Renée Levy
patrimoineImpasse Saint-Laurent
patrimoineImpasse Saint-Pierre
patrimoineImpasse Sebastiano Serlio
patrimoineImpasse Sébastien de l'Aubespine
patrimoineImpasse Tabournel
patrimoineImpasse Tegula
patrimoineImpasse Thimonnier
patrimoineImpasse Van Gogh
patrimoineImpasse Varlin
patrimoineImpasse Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Impasse Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Impasse Vignard
patrimoineImpasse Vol de Nuit
patrimoineImpasse Voltaire
patrimoineImpasse William Borione
patrimoineImpasse Youri Gagarine
patrimoineLa Forêt Vagabonde
natureLe Bois des Sources
patrimoineLe Clos d'Édouard
patrimoineLe Domaine des Vignes
natureLe Péage - Gare
patrimoineLe Petit Chemin
patrimoineLes Cerisiers
patrimoineLes Érables
patrimoineLes Grandes Vignes
natureLes Hauts de Saint-Clair
patrimoineLes Mantelines
patrimoineLe Vergnon
patrimoineLotissement Battamar
patrimoineLotissement des Hérissons
patrimoineLotissement La Ceriseraie
patrimoineLotissement le Clos des Blaches
patrimoineLotissement le Clos du Prieuré
patrimoineLotissement Le Glay
patrimoineLotissement Le Mas du Bief
patrimoineLotissement Le Saluan
patrimoineLotissement Les Bourgeons
patrimoineLotissement Les Buis
patrimoineLotissement Les Grandes Granges
patrimoineLotissement les Jardins de Battamar
patrimoineLotissement Les Plantées
patrimoineLotissement Les Rembourdes
patrimoineLotissement Les Vergers du Centre
patrimoineLotissement Plein Soleil
patrimoineMontée de Bouillard
patrimoineMontée de Chanavas
patrimoineMontée de Château Feuillet
patrimoineMontée de la Barbelière
patrimoineMontée de la Bâtie
patrimoineMontée de la Castillère
patrimoineMontée de la Vieille Porte
patrimoineMontée de la Yette
patrimoineMontée de l'Église
patrimoineMontée de l'Enclos
patrimoineMontée de Louze
patrimoineMontée de Planissieux
patrimoineMontée de Pré Margot
patrimoineMontée des Bruyères
patrimoineMontée des Chals
patrimoineMontée des Chapôts
patrimoineMontée des Cigales
patrimoineMontée des Rossières
patrimoineMontée de Varambon
patrimoineMontée du Château
patrimoineMontée du Cimetière
patrimoineMontée Verte
patrimoinePassage Auguste Renoir
patrimoinePassage Baudelaire
patrimoinePassage Bel Amour
patrimoinePassage Daniel Féry
patrimoinePassage de la Farandole
patrimoinePassage de la Gare
patrimoinePassage de la Muscatelle
patrimoinePassage de Petiteux
patrimoinePassage des Grandes Vignes
naturePassage Diderot
patrimoinePassage du Centre
patrimoinePassage du Docteur Goby
patrimoinePassage du Puits d'Enfer
patrimoinePassage Émile Romanet
patrimoinePassage François Villon
patrimoinePassage Joliot Curie
patrimoinePassage Lecerf
patrimoinePassage Maurice Audin
patrimoinePassage Modes Doux
patrimoinePassage Montaigne
patrimoinePassage Voltaire
patrimoinePetit Chemin des Rembourdes
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place Colona Romano
patrimoinePlace de France
patrimoinePlace de la Croix
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Halle
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Paix
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de l'Edit
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Beaux-Arts
patrimoinePlace des Bourdines
patrimoinePlace des Cités
patrimoinePlace des Mariniers
patrimoinePlace du 11 Novembre
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Champ de Foire
patrimoinePlace du Château
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace du Monument
patrimoinePlace du Stade
patrimoinePlace du Vieux Puits
patrimoinePlace du Village
patrimoinePlace Elsa Triolet
patrimoinePlace Guigal et Capelli
patrimoinePlace Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Place Paul Morand
patrimoinePlace Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Place Saint-Pierre de Tarentaise
patrimoinePont de Serrières
patrimoinePont du Brouillard
patrimoinePortage Kayak Seuil de Peyraud
patrimoinePromenade du Docteur Montagné
patrimoinePromenade Olympe de Gouges
patrimoineQuai de la Paillasse
patrimoineQuai des Pêcheurs
patrimoineQuai du Château
patrimoineQuai du Rhône
patrimoineRésidence la Varèze
patrimoineRésidence le Jardin des Losnes
patrimoineRN 7 Village
patrimoineRN7 Village
patrimoineRond-Point de Chanas
patrimoineRond-Point de la Paix
patrimoineRond-Point des Cités
patrimoineRoute Champs des Granges
patrimoineRoute d'Agnin
patrimoineRoute d'Assieu
patrimoineRoute d'Auberives
patrimoineRoute de Beauchuzel
patrimoineRoute de Beson
patrimoineRoute de Bon Repos
patrimoineRoute de Caraz
patrimoineRoute de Chambalud
patrimoineRoute de Chanas
patrimoineRoute de Charmeton
patrimoineRoute de Cheyssieu
patrimoineRoute de Condrieu
patrimoineRoute de Cuillery
patrimoineRoute de Fontfroide
patrimoineRoute de Gerbey
patrimoineRoute de Glay
patrimoineRoute de Grande Grange
patrimoineRoute de Grange Neuve
patrimoineRoute de Grenoble
patrimoineRoute de la Brula
patrimoineRoute de la Centrale
patrimoineRoute de la Chapelle
patrimoineRoute de la Combe Bayon
patrimoineRoute de la Combe de Roussillon
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Madone
patrimoineRoute de la Meuille
patrimoineRoute de la Pêche
patrimoineRoute de la Pipardière
patrimoineRoute de la Varèze
patrimoineRoute de l'Écluse
patrimoineRoute de l'Oron
patrimoineRoute de Lyon
patrimoineRoute de Marseille
patrimoineRoute Départementale 51
patrimoineRoute de Poncin
patrimoineRoute de Prailles
patrimoineRoute de Rosay
patrimoineRoute de Sablons
patrimoineRoute de Saint-Alban
patrimoineRoute de Saint-Clair
patrimoineRoute de Saint-Maurice
patrimoineRoute de Saint-Prim
patrimoineRoute de Salaise
patrimoineRoute des Alpes
patrimoineRoute des Arnaudes
patrimoineRoute des Balmes
patrimoineRoute des Charmilles
patrimoineRoute des Communaux
patrimoineRoute des Dames
patrimoineRoute des Écoles
patrimoineRoute des Grenouillères
patrimoineRoute des Îles
patrimoineRoute des Jouteurs
patrimoineRoute des Lônes
patrimoineRoute des Meuilles
patrimoineRoute des Peupliers
natureRoute des Roches
patrimoineRoute des Rozons
patrimoineRoute des Vergers
patrimoineRoute des Villages
patrimoineRoute de Valence
patrimoineRoute de Ventrebant
patrimoineRoute de Vienne
patrimoineRoute d'Herpieux
patrimoineRoute du Barberon
patrimoineRoute du Bois d'Aval
patrimoineRoute du Château d'Eau
patrimoineRoute du Chemin Vieux
patrimoineRoute du Cimetière
patrimoineRoute du Clos
patrimoineRoute du Gué d'Agnin
patrimoineRoute du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Péage
patrimoineRoute du Pilat
patrimoineRoute du Sablons
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRoute du Vieux Pont
patrimoineRoute Impériale
patrimoineRoute Nationale 7
patrimoineRoute Nationale 7 La Plaine
patrimoineRoute Nationale 7 Louze
patrimoineRoute Nationale 7 Parassat
patrimoineRoute Vieille
patrimoineRue Adolphe Garilland
patrimoineRue Adolphe Marchand
patrimoineRue Aimé Laussedat
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Gleizes
patrimoineRue Albert Gleizés
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alfred Poizat
patrimoineRue Alice Guy
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Ambroise Croizat
patrimoineRue Ampère
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue Anne Dangar
patrimoineRue Anne Frank
patrimoineRue Arago
patrimoineRue Aristide Bergès
patrimoineRue Arthur Rimbaud
patrimoineRue Auguste Delaune
patrimoineRue Auguste Rodin
patrimoineRue Avit Nicolas
patrimoineRue Baptiste Marcet
patrimoineRue Barthélémy Ramier
patrimoineRue Bayard
patrimoineRue Beau Soleil
patrimoineRue Bellefontaine
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. On dit qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Berthold Brecht
patrimoineRue Beyle Stendhal
patrimoineRue Bois Imbert
patrimoineRue Bois Pilon
patrimoineRue Bossuet
patrimoineRue Brune
patrimoineRue Camille Claudel
patrimoineRue Casimir Reboulet
patrimoineRue Centrale
patrimoineRue César Geoffrey
patrimoineRue Charles Marchisio
patrimoineRue Charles Péguy
patrimoineRue Charlie Chaplin
patrimoineRue Claude Bernard
patrimoineRue Claude Sautet
patrimoineRue Claudine Brossard
patrimoineRue Clos Decoeur
patrimoineRue Clos Joli
patrimoineRue Colbert
patrimoineRue Combe du Loup
patrimoineRue Commandant l'Herminier
patrimoineRue Croix Blanche
patrimoineRue Croix de l'Écu
patrimoineRue d'Alembert
patrimoineRue Daniel Balavoine
patrimoineRue Daniel Bosc
patrimoineRue Danièle Casanova
patrimoineRue Danielle Casanova
patrimoineRue Danielle Mitterand
patrimoineRue d'Auvergne
patrimoineRue de Beauregard
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Bourbourey
patrimoineRue de Bourgogne
patrimoineRue de Bramafan
patrimoineRue de Bregnieux
patrimoineRue de Buffon
patrimoineRue de Cachepiou
patrimoineRue de Champagnole
patrimoineRue de Champanay
patrimoineRue de Civert
patrimoineRue de Dunkerque
patrimoineRue de Gampaloup
patrimoineRue de Glay
patrimoineRue de Grisolles
patrimoineRue de Jonchain
patrimoineRue de la Baronnière
patrimoineRue de la Batellerie
patrimoineRue de l'Abbé Calès
patrimoineRue de la Cave
patrimoineRue de la Chaudronnerie
patrimoineRue de la Chênaie
patrimoineRue de la Citadelle
patrimoineRue de la Combe de Mars
patrimoineRue de la Commune 1871
patrimoineRue de la Convention
histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
Rue de la Croix Morand
patrimoineRue de la Decize
patrimoineRue de la Fauvette
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fontanaise
patrimoineRue de la Fuchsine
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Gramatière
patrimoineRue de la Grametière
patrimoineRue de la Grande Terre
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Madone
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Palloudière
patrimoineRue de la Passerelle
patrimoineRue de la Planche
patrimoineRue de la Poterie
patrimoineRue de la Poype
patrimoineRue de la Rebatière
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Argentière
patrimoineRue de la Rose
patrimoineRue de la Saulaie
patrimoineRue de la Scie
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de la Tour d'Orange
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Epaillette
patrimoineRue de l'Espoir
patrimoineRue de l'Hôtellerie
patrimoineRue de l'Îlon
patrimoineRue de Lioure
patrimoineRue de Mata
patrimoineRue de Montailloud
patrimoineRue de Mordant
patrimoineRue de Mulhouse
patrimoineRue de Narvick
patrimoineRue Denise Grey
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Perrier
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Revollon
patrimoineRue des 4 Meilles
patrimoineRue des Abricotiers
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Alizés
patrimoineRue des Allobroges
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Arnaudes
patrimoineRue de Savoie
patrimoineRue des Ayencins
patrimoineRue des Balmes
patrimoineRue des Bateliers
patrimoineRue des Bérouds
patrimoineRue des Bourdines
patrimoineRue des Bourgeons
patrimoineRue des Buis
patrimoineRue des Caducées
patrimoineRue des Carrosses
patrimoineRue des Castors
patrimoineRue des Catherines
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Cévennes
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Chirats
patrimoineRue des Combes
patrimoineRue des Côteaux
patrimoineRue des Crêtes
patrimoineRue des Croix
patrimoineRue des Cyclamens
patrimoineRue des Doreaux
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Essarts
patrimoineRue des Fontanes
patrimoineRue des Fusillés
patrimoineRue des Galets
patrimoineRue des Garennes
patrimoineRue des Glières
patrimoineRue des Grandes Bruyères
patrimoineRue des Granges
patrimoineRue des Grouillères
patrimoineRue des Guyots
patrimoineRue des Îles
patrimoineRue de Sisselande
natureRue des Jardins
patrimoineRue des Joutes
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Liètres
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Lônes
patrimoineRue des Mariniers
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Merciers
patrimoineRue des Meuilles
patrimoineRue des Mourines
patrimoineRue des Pêchers
patrimoineRue des Peymenards
patrimoineRue des Plaines
patrimoineRue des Plantées
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Poiriers
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Quinilles
patrimoineRue des Revollets
patrimoineRue des Roches
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Sables
patrimoineRue des Sarments
patrimoineRue des Saules
patrimoinerue des sources
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue des Terres d'Argile
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue de Surville
patrimoineRue des Vêpres
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue des Vials
patrimoineRue des Vignerons
natureRue de Turenne
patrimoineRue de Turral
patrimoineRue de Ventrebant
patrimoineRue de Vireville
patrimoineRue Docteur Jean Paul Cayot
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 14 Juillet
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 29 Août
patrimoineRue du 4 Septembre
patrimoineRue du 7ème Art
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Balay
patrimoineRue du Berry
patrimoineRue du Bief
patrimoineRue du Bois Levret
patrimoineRue du Bouchet
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Chanet
patrimoineRue du Charolais
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Château Fort
patrimoineRue du Clos
patrimoineRue du Clos Melot
patrimoineRue du Colonel Fabien
patrimoineRue du Dauphiné
patrimoineRue du Détour
patrimoineRue du Futur
patrimoineRue du Gabion
patrimoineRue du Général Delfosse
patrimoineRue du Grand Chêne
natureRue du Grésivaudan
patrimoineRue du Jonchain Nord
patrimoineRue du Lac
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Limousin
patrimoineRue du Maconnay
patrimoineRue du Marais
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Parc du Soleil
patrimoineRue du Pavé
patrimoineRue du Peyron
patrimoineRue du Port Vieux
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Puits Sans Tour
patrimoineRue du Ranch
patrimoineRue du Renivet
patrimoineRue du Rhodia Club
patrimoineRue du Rhône
patrimoineRue du Seignat
patrimoineRue du Sergent Geoffray
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Tabagnon
patrimoineRue du Tinailler
patrimoineRue du Vercors
patrimoineRue du Vergnon
patrimoineRue du Village
patrimoineRue du Vivarais
patrimoineRue Édith Piaf
patrimoineRue Édouard Aubert
patrimoineRue Edwige Feuillère
patrimoineRue Elsa Triolet
patrimoineRue Émile Faure
patrimoineRue Émile Marchand
patrimoineRue Émile Romanet
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Étienne Siaux
patrimoineRue Fernand Léger
patrimoineRue Florence Arthaud
patrimoineRue France Gall
patrimoineRue Francisque Boulon
patrimoineRue François Truffaut
patrimoineRue François Villon
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Galilée
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Gaspard Monge
patrimoineRue Gaston Beyle
patrimoineRue Gaston Monmousseau
patrimoineRue Gay Lussac
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Braque
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Buffon
sciencesLe comte de Buffon, de son nom complet Georges-Louis Leclerc (1707-1788), se destinait initialement aux mathématiques. Il publia des travaux remarqués, mais finit par s'opposer à la philosophie scientifique cartésienne qu'il considérait comme réductrice. Souhaitant une plus grande proximité de l'expérience et de l'observation, il se tourna vers les sciences naturelles et réussit à devenir intendant du Jardin Royal des Plantes, fondé au début du XVIIᵉ siècle par Louis XIII. Il en fera l'ancêtre du prestigieux Muséum d'Histoire naturelle en y rapportant des espèces végétales du monde entier. Il consacra parallèlement quarante ans de sa vie à son Histoire naturelle, immense inventaire du vivant en trente-six volumes qui fit sa gloire dans toute l'Europe des Lumières. Monarchiste et proche des rois Louis XV et Louis XVI, il resta distant des problèmes politiques de son époque. On peut regretter qu'il dénigra les travaux de Linné et se brouilla avec Daubenton, qui par chance possèdent des rues se trouvant dans le quartier…
Rue Georges Louis Ponton
patrimoineRue Georges Politzer
patrimoineRue Gérard Philipe
patrimoineRue Germaine Poiso-Chapuis
patrimoineRue Graham Bell
patrimoineRue Grande
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Gustave Flaubert
patrimoineRue Gustave Toursier
patrimoineRue Guy Môquet
patrimoineRue Halle Vieille
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Barbusse
patrimoineRue Henri Matisse
patrimoineRue Hilaire Chardonnet
patrimoineRue Hilaire de Chardonnet
patrimoineRue Honoré de Balzac
patrimoineRue Isaac Newton
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jacques Monod
patrimoineRue Jacquier
patrimoineRue Jappeloup
patrimoineRue Jean Carmet
patrimoineRue Jean Charcot
patrimoineRue Jean Chatanay
patrimoineRue Jean Cocteau
patrimoineRue Jean-François Champollion
patrimoineRue Jean Grandel
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Lurçat
patrimoineRue Jean Marais
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean Perrin
patrimoineRue Jean Poulmarch
patrimoineRue Jean Renoir
patrimoineRue Jean Rostand
patrimoineRue Jean Vilar
patrimoineRue Jonchain Sud
patrimoineRue Joseph Charrin
patrimoineRue Joseph Perret
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Guesde
patrimoineRue Jules Ladoumègue
patrimoineRue Jules Vallès
patrimoineRue Jules Vercruysse
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Julian Grimau
patrimoineRue Justin Giraud
patrimoineRue Lac Jacob
patrimoineRue Laennec
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Laurent Nivoley
patrimoineRue Laurent Nivolley
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRue Léon Monnet
patrimoineRue Les Hauts de Clonas
patrimoineRuelle des Iris
patrimoineRuelle Louise Bois
patrimoineRue Louis Aragon
patrimoineRue Louis Biard
patrimoineRue Louis Blanc
patrimoineRue Louise Labé
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Louis Gaillard
patrimoineRue Louis Jouvet
patrimoineRue Louis Latard
patrimoineRue Louis Lecoin
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Louis Pergaud
patrimoineRue Louis Saillant
patrimoineRue Manet
patrimoineRue Marcel Cachin
patrimoineRue Marcellin Berthelot
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marcel Paul
patrimoineRue Marcel Serve
patrimoineRue Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Marie-Thérèse Levasseur
patrimoineRue Marius Feuillet
patrimoineRue Maurice Genevoix
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Maurice Rivière
natureRue Max Pol Fouchet
patrimoineRue Michel Colucci
patrimoineRue Michel Petrucciani
patrimoineRue Moly Sabata
patrimoineRue Moncey
patrimoineRue Mourguet
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Nicéphore Nièpce
patrimoineRue Olivier de Serres
patrimoineRue Olympe de Gouges
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Parmentier
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Éluard
patrimoineRue Paul-Émile Victor
patrimoineRue Paulette Oriol
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Rue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre Dupont
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Ronsard
patrimoineRue Pierre Semard
patrimoineRue Pont Pierres
patrimoineRue Pottier et Clément
patrimoineRue Prosper Mérimée
patrimoineRue Raimon Castaing
patrimoineRue Raymond Poincaré
patrimoineRue René Fernandat
patrimoineRue René Laennec
patrimoineRue Richard Wagner
patrimoineRue Robespierre
patrimoineRue Robinson
patrimoineRue Romain Rolland
patrimoineRue Romy Schneider
patrimoineRue Sacco et Vanzetti
patrimoineRue Sainte-Marguerite
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Salvador Allende
patrimoineRue Simone de Beauvoir
patrimoineRue Simone Signoret
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Sous le Côteau
patrimoineRue Sully
patrimoineRue Toussaint Louverture
patrimoineRue Tranchant
patrimoineRue Tranquille
patrimoineRue Vaillant-Couturier
patrimoineRue Van Gogh
patrimoineRue Verdi
patrimoineRue Verguin
patrimoineRue Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Viallon
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Victor Renelle
patrimoineRue Victor Schoelcher
patrimoineRue Yves Farge
patrimoineRue Yves Montand
patrimoineRure des Frênes
patrimoineSentier du But
patrimoineSquare Ninon Vallin
patrimoineSquare Paul Houdaille
patrimoineTox Moto
patrimoineViaRhôna
patrimoineZA Emco Parc
patrimoineZone Artisanale de Louze
patrimoine