Rues de Paroisse Saint Paul de la Romanche
490 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Combe
patrimoineAllée de la Chapelle
patrimoineAllée de la Chêneraie
natureUne chênaie n'est pas une simple forêt, c'est un écosystème : un monde patiemment tissé autour de l'arbre dominant, où chaque plante, chaque animal, chaque champignon trouve sa place précise. Marcher dans une vieille chênaie, c'est entrer dans une cathédrale végétale — silence feutré, colonnes claires, humus épais qui craque sous les pas. Un seul vieux chêne héberge plus de 400 espèces d'insectes, dix fois plus qu'un pin. Ajoutez les mésanges, les pics, les écureuils qui dispersent les glands, les sangliers qui les mangent en automne, les cerfs qui s'y frottent leurs bois, et les geais qui les enterrent — c'est d'ailleurs à ces oiseaux amnésiques que la chênaie doit sa propagation. À la fin de l'été, elle livre son plus précieux secret : les champignons, cèpes, girolles, trompettes-de-la-mort, et surtout les truffes du Sud-Ouest et du Périgord, toutes en symbiose invisible avec les racines du chêne. Longtemps forêts nourricières où l'on menait les cochons se gaver de glands à l'automne — le fameux droit de « paisson » —, les chênaies furent aussi les grandes réserves de bois royales : Fontainebleau, Compiègne, Tronçais, plantées sous Colbert pour la marine et devenues aujourd'hui parmi les plus belles forêts d'Europe. Le nom même de « chênaie » qui subsiste dans tant de lieux-dits rappelle parfois un massif ancien, défriché, dont le souvenir persiste dans les mots. Un mot est parfois tout ce qui reste d'une forêt.
Allée de la Source
patrimoineAllée des Écoles
patrimoineAllée des Rosiers
patrimoineAllée des Soupirs
patrimoineAllée du Connex
patrimoineAllée du Noyer
patrimoineAllée du Ruisselet
patrimoineAllée Lucie Baud
patrimoineAstragale
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue des Condamines
patrimoineAvenue des Roseaux
patrimoineAvenue de Venaria
patrimoineAvenue de Vénaria
patrimoineAvenue du Pavillon
patrimoineAvenue Gabriel Péri
patrimoineAvenue Jean Navarre
patrimoineAvenue Lesdiguières
patrimoineAvenue Louis Colmard
patrimoineAvenue Maurice Thorez
patrimoineAvenue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Paul Éluard
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Balcon de Jarrie
patrimoineBelle-Lauze
patrimoineBrimbelles
patrimoineBrimbelles et Astragale
patrimoinecâble
patrimoineCamping
patrimoineCarrefour de Montaley
patrimoineCarrefour de Saint-Sauveur
patrimoineCarrefour Saint-Pierre-de-Mesage
patrimoineChamp Clocher
patrimoineChamp de la Cour
patrimoineChantefeuille
patrimoineChavance
patrimoineChemin Borghi
patrimoineChemin Cavard
patrimoineChemin Champ Bout et Grand Maison
patrimoineChemin Christian Hallaf
patrimoineChemin Cotte Laurent
patrimoineChemin d'alpage
patrimoineChemin de Buissonnière
patrimoineChemin de Champ à Saint-Michel
patrimoineChemin de Champ Clocher
patrimoineChemin de Cherley
patrimoineChemin de Cotte Sister
patrimoineChemin de Fau Laurent
patrimoineChemin de Fond Fraîche
patrimoineChemin de Fontaine Bouvière
patrimoineChemin de Font Fraîche
patrimoineChemin de Grange Colin
patrimoineChemin de la Bathie
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Chapelle du Sapey
patrimoineChemin de la Chaporlierre
patrimoineChemin de la Charpolliere
patrimoineChemin de la Cime
patrimoineChemin de la Condamine
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Digue
patrimoineChemin de L'Adret
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Gorge
patrimoineChemin de la Maconnière
patrimoineChemin de la Melle
patrimoineChemin de la Millaudière
patrimoineChemin de La Monta à Lachal
patrimoineChemin de la Montagne
patrimoineChemin de la Paute
patrimoineChemin de la Pierre du Bois
patrimoineChemin de la Poterne
patrimoineChemin de Larocade
patrimoineChemin de la Rochette
patrimoineChemin de la Tour
patrimoineChemin de la Treille
patrimoineChemin de l'Écluse
patrimoineChemin de l'Église
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l'Île de la Rochette
patrimoineChemin de l'Orée du Bois
patrimoineChemin de Montchaboud
patrimoineChemin de Pré Meytra
patrimoineChemin de Saint-Michel du Connexe
patrimoineChemin des Allas
patrimoineChemin des Aygaillas
patrimoineChemin des Barmettes
patrimoineChemin des Berthets
patrimoineChemin des Bits
patrimoineChemin des Blancs
patrimoineChemin des Châtaigniers
patrimoineChemin des Clots de la Charmette
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Cormiers
patrimoineChemin des Corniers
patrimoineChemin des Cours
patrimoineChemin des Enversins
patrimoineChemin des Essarts
patrimoineChemin des Finets
patrimoineChemin des Fleurs
patrimoineChemin des Fontanettes
patrimoineChemin des Galles
patrimoineChemin des Garins
patrimoineChemin des Gavets
patrimoineChemin des Gonnardières
patrimoineChemin des Grands Clos
patrimoineChemin des Guétaux
patrimoineChemin des Ilats
patrimoineChemin des Iris
patrimoineChemin des Mattons
patrimoineChemin des Mouniers
patrimoineChemin des Murs
patrimoineChemin des Murs (GR549)
patrimoineChemin des Nodes
patrimoineChemin des Peupliers
natureChemin des Peyrauds
patrimoineChemin des Platrières
patrimoineChemin des Ruines
patrimoineChemin des Salots
patrimoineChemin des Sautes
patrimoineChemin des Sauzets
patrimoineChemin des Tissages
patrimoineChemin des Tournaux
patrimoineChemin des Trois Fontaines
patrimoineChemin des Vernes
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Vaulnaveys
patrimoineChemin Devey
patrimoineChemin Drevet
patrimoineChemin du Bachat
patrimoineChemin du Bois de Cornage
patrimoineChemin du Boutey
patrimoineChemin du Camping
patrimoineChemin du Centre Aéré
patrimoineChemin du Champ de la Cour
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Clodit
patrimoineChemin du Clos Casquet
patrimoineChemin du Clos Rambert
patrimoineChemin du Cloud
patrimoineChemin du Coût
patrimoineChemin du Cray
patrimoineChemin du Faix
patrimoineChemin du Four
patrimoineChemin du Grimpillon
patrimoineChemin du Laca
patrimoineChemin du Maniguet
patrimoineChemin du Mas
patrimoineChemin du Pey à Saint-Pierre-de-Mésage
patrimoineChemin du Piallon
patrimoineChemin du Pic de l'Œilly
patrimoineChemin du Plan
patrimoineChemin du Pléney
patrimoineChemin du Pré de la Cour
patrimoineChemin du Pré de la Cure
patrimoineChemin du Pré du Ramage
patrimoineChemin du Pré Palais
patrimoineChemin du Prieuré
patrimoineChemin du Rif
patrimoineChemin du Robinet
patrimoineChemin du Verger
patrimoineChemin Montchabout au Mollard
patrimoineChemin Musset
patrimoineChemin Pierre Ronde
patrimoineChemin Romain
patrimoineChemin Rural de la Frette à Mésage (GR549)
patrimoineChemin Rural de la Madeleine
patrimoineChemin rural de Sabot à Lacat
patrimoineChemin rural de Saint-Pierre à Laffrey
patrimoineChemin Rural des Guignets aux Traverses
patrimoineChemin Rural du Sabot au Lacat
patrimoineChemin Rural du Sappey à Laffrey
patrimoineChemin Rural du Sappey à Mésage
patrimoineChemin Saint-Loup
patrimoineChemin Sourd
patrimoineChemin Sous la Broue
patrimoineChemin Sous les Vignes
natureChemin Terray
patrimoineCollège Les Mattons
patrimoineColmard - Maternelle
patrimoineCopropriété du Grand Trou
patrimoineCour du Commerce
patrimoineÉcoles Joliot-Curie
patrimoineEspace Navarre
patrimoineGrand Verger
patrimoineHameau du Pont
patrimoineImpasse Arnaud
patrimoineImpasse Bernier
patrimoineImpasse Chante-Briquet
patrimoineImpasse de la Bascule
patrimoineImpasse de la Chance
patrimoineImpasse de la Madeleine
patrimoineImpasse de la Thouane
patrimoineImpasse Demoiselle
patrimoineImpasse de Rochasson
patrimoineImpasse des Artisans
patrimoineImpasse des Balcons du Boutey
patrimoineImpasse des Boutassiers
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Champs
patrimoineImpasse des Châtaigniers
patrimoineImpasse des Coteaux
patrimoineImpasse des Grands Pras
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Noyers
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Rotoirs
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Traverses
patrimoineImpasse des Vents
patrimoineImpasse des Viallards
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse des Vins
patrimoineImpasse du Bassin
patrimoineImpasse du Bruyant
patrimoineImpasse du Drac
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Murier
patrimoineImpasse du Réservoir
patrimoineImpasse du Rocher
patrimoineImpasse du Ruisselet
patrimoineImpasse du Soulier
patrimoineImpasse du Taillefer
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse du Vieux Pont
patrimoineImpasse Jean-Baptiste Clément
patrimoineImpasse Jean-Paul Sartre
patrimoineImpasse le Mas des Carrières
patrimoineImpasse Lesdiguières
patrimoineImpasse Lotissement le Château
patrimoineImpasse Plein Soleil
patrimoineJarrie - La Gare - RN85
patrimoineLac Luitel - Prémol
patrimoineLa Commanderie
patrimoineL'Alliance
patrimoineLa Melle
patrimoineLa Touche
patrimoinelayon
patrimoineLe Boutey
patrimoineLe Floréal
patrimoineLe Grimpillon
patrimoineLe Maniguet
patrimoineLe Monument
patrimoineLe Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Léo Lagrange
patrimoineLe Pavillon
patrimoineLe Pavillon - Colmard
patrimoineLe Péage
patrimoineLe Pont du Mas
patrimoineLes Allas
patrimoineLes Anémones
patrimoineLes Corniers
patrimoineLes Edelweiss
patrimoineLe Sert
patrimoineLes Forges
patrimoineLes Gentiannes
patrimoineLes Gonnardières
patrimoineLes Jonquilles
patrimoineLes Primevères
patrimoineLes Soldanelles
patrimoineLe Verger
patrimoineLiason Fond Froide
patrimoineLièvre
patrimoineLocal Technique
patrimoineLotissement de la Rochette
patrimoineLotissement des Muriers
patrimoineLotissement du Sert
patrimoineLotissement la Cerisaie
patrimoineLotissement La Courtille
patrimoineLotissement Les Jardins de Théophile
patrimoineLotissement les Mélèzes
patrimoineLycée Portes de l'Oisans
patrimoineMarcel Paul
patrimoineMontchaboud Village
patrimoineMontée de la Rhine
patrimoineMontée de la Rose
patrimoineMontée de la Venelle
patrimoineMontée de Saint-Sauveur
patrimoineMontée des Collines
patrimoineMontée du Champbord
patrimoineMontée du Genièvre
patrimoineMontée Sainte-Marie
patrimoineParc Vöhringen
patrimoineParvis du Château
patrimoinePassage des Artisans
patrimoinePassage des Gonnardières
patrimoinePassage du Lavoir
patrimoinePassage du Pavillon
patrimoinePassage du Pressoir
patrimoinePaul Langevin
patrimoinePlace Charles Albert Keller
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de l'Église
patrimoinePlace de l’Église
patrimoinePlace des Aillouds
patrimoinePlace de Saint-Sauveur
patrimoinePlace du Centenaire
patrimoinePlace du Champ de Foire
patrimoinePlace du Château
patrimoinePlace du Maquis de l'Oisans
histoirePlace du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Place Henri Barbusse
patrimoinePlace Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Place Mallet
patrimoinePlace Malpertuis
patrimoinePlace Stalingrad
patrimoinePont de Champ
patrimoinePont de la Gorge
patrimoinePont de Loula
patrimoinePont des Platières
patrimoinePont Napoléon
patrimoinePont RN85 amont
patrimoinePont RN85 aval
patrimoinePont Saint-Pierre de Mésage
patrimoinePromenade des Noyers
patrimoineRampe René Coty
patrimoineRivoirands - Montsec
patrimoineRond-Point des Pompiers
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patrimoineRoute de Jouchy
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patrimoineRoute de Laffrey
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patrimoineRoute de Mont Sec
patrimoineRoute de Prémol
patrimoineRoute de Saint-Barthélemy
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patrimoineRoute de Saint-Georges-de-Commiers
patrimoineRoute de Saint-Sauveur
patrimoineRoute des Mathieux
patrimoineRoute des Rivaux
patrimoineRoute des Rivoirands
patrimoineRoute de Vizille
patrimoineRoute du Champ du Roule
patrimoineRoute du Col du Fond des Sciaux
patrimoineRoute du Connex
patrimoineRoute du Luitel
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histoireRoute du Montalay
patrimoineRoute du Plan du Noyer
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patrimoineRoute du Village
patrimoineRoute forestière de Fontfroide
patrimoineRoute Grande Ile
patrimoineRoute Napoléon
patrimoineRoute Nationale 91
patrimoineRue Ambroise Croizat
patrimoineRue Ampère
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patrimoineRue Colonel Manhes
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patrimoineRue de la Renaudière
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de la Romanche
patrimoineRue de la Terrasse
patrimoineRue de la Touche
patrimoineRue de l'Oisans
patrimoineRue de l'Oratoire
patrimoineRue de Malpertuis
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Artisans
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Coteaux de Saint-Pierre
patrimoineRue des Deux Fontaines
patrimoineRue des Docteurs Bonnardon
patrimoineRue des Durands
patrimoineRue des Écureuils
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Forges
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Michalets
patrimoineRue des Plâtrières
patrimoineRue des Templiers
patrimoineRue des Terrasses de la Romanche
patrimoineRue des Viallards
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Baillet
patrimoineRue du Bessard
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château du Roi
patrimoineRue du cinquantenaire de l'ALS
patrimoineRue du Cinquantenaire de l'Amicale-Laïque-Séchilienne
patrimoineRue du Docteur Bonnardon
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Grand Serre
patrimoineRue du Grésivaudan
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Maquis de l'Oisans
histoireRue du Marais
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Perrossier
patrimoineRue du Plan d'Agneau
patrimoineRue du Plan de l'Agneau
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Rocher
patrimoineRue du Ruisselet
patrimoineRue du Taillefer
patrimoineRue du Trièves
patrimoineRue du Vercors
patrimoineRue Elsa Triolet
patrimoineRue Émile Cros
patrimoineRue Eugène Béthoux
patrimoineRue Eugène Pottier
patrimoineRue Floréal
patrimoineRue François Peyron
patrimoineRue Frédéric Manhès
patrimoineRue Général de Gaulle
patrimoineRue Général Delestraint
patrimoineRue Haute
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Henri Barbusse
patrimoineRue Jean-Baptiste Marcet
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Meytral
patrimoineRue Jean Sibillat
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Julian Grimau
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRuelle du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Lotissement du Clot
patrimoineRue Louis Avril
patrimoineRue Maisons Vieilles
patrimoineRue Marcel Deprez
patrimoineRue Marcel Paul
patrimoineRue Marmonnier
patrimoineRue Messidor
patrimoineRue Paul Langevin
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Semard
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