Rues de Paroisse Saint-Nicolas-du-Haut-Maine
266 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Cécile Goupil
patrimoineAllée Corentine
patrimoineAllée d'Averton
patrimoineAllée de Chétillot
patrimoineAllée des Rochelles
patrimoineAllée du Cimetière
patrimoineAllée Mariannick
patrimoineAllée Maryvonne
patrimoineBoulevard de l'Europe
patrimoineBoulevard du Général de Gaulle
patrimoineBoulevard Henri Dunant
patrimoineChemin de Belle Verge
patrimoineChemin de Courtaugis
patrimoineChemin de la Boorie
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Charpenterie
patrimoineChemin de la Derouetière
patrimoineChemin de la Favrie
patrimoineChemin de la Gravelle
patrimoineChemin de la Mare
patrimoineChemin de la Rossignolière
patrimoineChemin de la Suraie
patrimoineChemin de la Touche
patrimoineChemin des Bois
patrimoineChemin du Bas Launay
patrimoineChemin du Buis
patrimoineChemin du Buisson
patrimoineChemin du Busson
patrimoineChemin du Four
patrimoineChemin du Fourneau
patrimoineChemin du Loup Pendu
patrimoineChemin du Moulin du Cormier
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Repail
patrimoineChemin du Sourty
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Barnabe Courla
patrimoineImpasse Clovis
patrimoineImpasse de Bel-Air
patrimoineImpasse de la Belle Etoile
patrimoineImpasse de la Cascade
patrimoineImpasse de la Noé
patrimoineImpasse de la Touche
patrimoineImpasse de l'Épine
patrimoineImpasse des Buttes Colins
patrimoineImpasse des Floralies
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Prés
patrimoineImpasse des Quatre Vents
patrimoineImpasse des Roitelets
patrimoineImpasse des Rottes
patrimoineImpasse des Troènes
patrimoineImpasse du Buisson
patrimoineImpasse du Fourneau
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Pré Fleuri
patrimoineImpasse du Pré Vert
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse du Trésor
patrimoineImpasse Mazagran
patrimoineImpasse Ronald Baker
patrimoineImpasse Roux François
patrimoineImpasse Saint-Aubert
patrimoineLa Basse Couperie
patrimoineLa Perrine
patrimoineLe Hameau de l'Arrivoir
patrimoineLe Hameau de la Sourderie
patrimoineLe Pont d'Aisne
patrimoineLe Pont de Fer
patrimoineLes Houx
patrimoineLes Mares
patrimoineLes Pommiers
patrimoineLe Verger
patrimoineLiaison Averton à Saint-Léonard-des-Bois
patrimoineLiaison Douce de Villaines-la-Juhel à la Voie Verte Mayenne Javron
patrimoineLiaison Douce Rocade de Villaines-la-Juhel
patrimoineLiaison Villaines
patrimoineLotissement Belle Étoile
patrimoineLotissement Bignon
patrimoineLotissement de Beauséjour
patrimoineLotissement de la Croix du Houx
patrimoineLotissement de la Gotherie
patrimoineLotissement des Cèdres
patrimoineLotissement des Écoles
patrimoineLotissement des Lilas
patrimoineLotissement des Pommiers
patrimoineLotissement des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Lotissement du Bignon
patrimoineLotissement du Château d'Eau
patrimoineLotissement du Clos de l'Orme
patrimoineLotissement du Mont du Saule
patrimoineLotissement du Verger
patrimoineLotissement les Petites Fontaines
patrimoineParc de la Sourderie
patrimoinePassage de la Corne
patrimoinePasserelle du chemin de la Boorie sur le ruisseau du pont neuf
naturePasserelle du Roc Saint-Michel
patrimoinePasserelle du Ton d'Orthe
patrimoinePasserelle sur l'Aussens
patrimoinePlace de la Perrine
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Halles
patrimoinePlace du Château
patrimoinePlace Jacques de Montesson
patrimoinePlace Neuve
patrimoinePlace Robert Buron
patrimoinePlace Saint-Georges
patrimoinePlace Saint-Martin
patrimoinePlace Thimothée Fortin
patrimoinePont Neuf
patrimoineRésidence Bellevue
patrimoineRésidence Capucine
patrimoineRésidence des Loisirs
patrimoineRésidence du Castel
patrimoineRocade
patrimoineRond-Point de Bad Liebenzell
patrimoineRond-Point Route d'Averton
patrimoineRond-Point Route de Bais
patrimoineRond-Point Route de Javron
patrimoineRond-Point Route de la Boorie
patrimoineRond-Point Route de Mayenne
patrimoineRond-Point Route de Pré-en-Pail
patrimoineRond-Point Rue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rond Route de Courcité
patrimoineRoute d'Averton
patrimoineRoute de Javron
patrimoineRoute de la Nivelaie
patrimoineRoute de la Saint-Mars
patrimoineRoute de Saint-Pierre-sur-Orthe
patrimoineRoute des Landes
natureRoute des Perles
patrimoineRoute des Vanneries
patrimoineRoute de Villaines-la-Juhel
patrimoineRoute de Voisin
patrimoineRoute Nationale 12
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue André Marie Ampère
patrimoineRue Buissonnière
patrimoineRue Calmette
patrimoineRue Charlemagne
patrimoineRue Chevreuil
patrimoineRue d'Alençon
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue de Bad Liebenzell
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Broc
patrimoineRue de Fromentin
patrimoineRue de la Basse Couperie
patrimoineRue de la Boorie
patrimoineRue de la Butte Rouge
patrimoineRue de la Carottière
patrimoineRue de la Chenaie
patrimoineRue de la Colombe
patrimoineRue de la Couperie
patrimoineRue de la Flinerie
patrimoineRue de la Forge
patrimoineRue de la Fosse Dodin
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grande Suraie
patrimoineRue de la Grotte
patrimoineRue de l'Aiguillon
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Liberté
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Métairie
patrimoineRue de la Motte Goyer
patrimoineRue de la Patience
patrimoineRue de la Pyramide
patrimoineRue de la Taille
patrimoineRue de la Vaucelle
patrimoineRue de la Vigne
natureRue de l'Emmeraude
patrimoineRue de l'Ouche
patrimoineRue de Mayenne
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue de Prés
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue de Saint-Georges
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Billots
patrimoineRue des Blés d'Or
patrimoineRue des Buttes Collin
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Coevrons
patrimoineRue des Comtes de Juhel
patrimoineRue des Croisettes
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fréchés
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Grives
patrimoineRue des Guillardieres
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Lauriers
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Loges
patrimoineRue des Malinières
patrimoineRue des Merisiers
patrimoineRue des Palles
patrimoineRue des Pierres Jumelles
patrimoineRue des Rondelles
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Sapins
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Troènes
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue de Villaines
patrimoineRue du Bais
patrimoineRue du Bignon
patrimoineRue du Castel
patrimoineRue du Champ du Four
patrimoineRue du Charron
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Docteur Antoine
patrimoineRue du Docteur Barrazer
patrimoineRue du Docteur Guerin
patrimoineRue du Docteur Guilbault
patrimoineRue du Donjon
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Lion d'Or
patrimoineRue du Maine
patrimoineRue du Mans
patrimoineRue du Mont
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Pavillon
patrimoineRue du Petit Étang
natureRue du Pire
patrimoineRue du Pont d'Aisne
patrimoineRue du Pré du Frene
patrimoineRue du Pré Fresne
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Émile Martineau
patrimoineRue Gaston Ramon
patrimoineRue Gervaiseau
patrimoineRue Gustave Hiron
patrimoineRue Jean du Chalard
patrimoineRue Jules Doitteau
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Laennec
patrimoineRuelle des Prés Pigeons
patrimoineRuelle du Fournil
patrimoineRuelle du Puits
patrimoineRue Marie-Thérèse Colin
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pierre Cadot
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Gourdin
patrimoineRue Pierre Jardin
patrimoineRue Principale
patrimoineRue Robillard
patrimoineRue Sainte-Barbe
patrimoineRue Saint-Georges
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoineRue Timothée Fortin
patrimoineRue Traversière
patrimoineSentier du Néflier
patrimoineTour de l'Étang des Perles
natureVoie de la Couillaudière
patrimoineVoie de la Moisière
patrimoineVoie Romaine
patrimoineVoie Verte de Mayenne à Javron
patrimoineZone Artisanale du Champ Blanc
patrimoine