Rues de Paroisse Saint-Melaine-en-Val-de-Jouanne
538 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de la Mayenne
patrimoineAllée de Grenusse
patrimoineAllée de la Communication
patrimoineAllée de Montaigu
patrimoineAllée de Noizement
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Amelanches
patrimoineAllée des Baies
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Lauriers
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée des Palmes
patrimoineAllée des Sports
patrimoineAllée des Thuyas
patrimoineAllée d'Hauterive
patrimoineAllée du Bocage
patrimoineAllée du Château Vaussenay
patrimoineAllée du Clos du Haras
patrimoineAllée du Parc Saint-Georges
patrimoineAllée du Rabotin
patrimoineAllée du Taillis
patrimoineAllée le Corbusier
patrimoineAllée Roger Leroy
patrimoineAvenue de la Motte Babin
patrimoineAvenue des Cyprès
patrimoineAvenue Jacques Cartier
patrimoineBoulevard de la Communication
patrimoineBoulevard des Grands Bouessays
patrimoineBoulevard Paul-Émile Victor
patrimoineChemin de Froide Fontaine
patrimoineChemin de Galbé
patrimoineChemin de Guette
patrimoineChemin de la Basse Place
patrimoineChemin de la Bigottière
patrimoineChemin de la Chesnaie
patrimoineChemin de la Chouasière
patrimoineChemin de la Corbinière
patrimoineChemin de la Croix Bouessay
patrimoineChemin de la Croix Maugé
patrimoineChemin de la Croix Picard
patrimoineChemin de la Doyere
patrimoineChemin de la Fouassière
patrimoineChemin de la Grande Goderie
patrimoineChemin de la Hachellerie
patrimoineChemin de la Hennerie
patrimoineChemin de la Martinière
patrimoineChemin de la Motte
patrimoineChemin de la Parairie
patrimoineChemin de la Petite Goderie
patrimoineChemin de la Petite Grenusse
patrimoineChemin de la Petite Pommardière
patrimoineChemin de la Pinelais
patrimoineChemin de la Porte
patrimoineChemin de la Pouplinière
patrimoineChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Rouairie
patrimoineChemin de la Tirlière
patrimoineChemin de la Touche
patrimoineChemin de l'Aunay
patrimoineChemin de la Verrerie de Gripouce
patrimoineChemin de la Verrerie de Jaillet
patrimoineChemin de l'Etang
natureChemin de l'Euche
patrimoineChemin de l'Hommeau
patrimoineChemin de l'Orgerie
patrimoineChemin de l'Ougerie
patrimoineChemin de Maritourne
patrimoineChemin de Montroux
patrimoineChemin des Arcis
patrimoineChemin des Attelées
patrimoineChemin de Savigné
natureChemin des Buttes de Mouette
patrimoineChemin des Coprins
patrimoineChemin des Cosnuères
patrimoineChemin des Gasneries
patrimoineChemin des Marzelles
patrimoineChemin des Marzelles Nord
patrimoineChemin des Mottes
patrimoineChemin des Nuilles
patrimoineChemin du Breil
patrimoineChemin du Chahin
patrimoineChemin du Cormier
patrimoineChemin du Courtil
patrimoineChemin du Deffay
patrimoineChemin du Gravier
patrimoineChemin du Hameau
patrimoineChemin du Maine
patrimoineChemin du Meillan
patrimoineChemin du Moulin de Montbesnard
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Palis
patrimoineChemin du Petit Naze
patrimoineChemin du Préfet
patrimoineChemin du Roc
patrimoineChemin du Rocher
patrimoineChemin du Val de Jouanne
patrimoineChemin du Verger
patrimoineChemin la Baudronnière
patrimoineChemin la Belissière
patrimoineChemin la Bizolière
patrimoineChemin la Bruyère
patrimoineChemin la Chevalerie
patrimoineChemin la Choltière
patrimoineChemin la Coudrie
patrimoineChemin la Coupellière
patrimoineChemin la Fuye
patrimoineChemin la Galerie
patrimoineChemin la Gauluère
patrimoineChemin la Grande Mouillère
patrimoineChemin l'Angotière
patrimoineChemin Le Bois Gasnier
patrimoineChemin Le Moulin Neuf
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin Le Pirli
patrimoineChemin Le Tertre
patrimoineChemin Rural de la Lourie
patrimoineChemin Sainte-Catherine
patrimoineEsplanade Henri Houdouin
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Barbara Lutzmann
patrimoineImpasse Belle Etoile
patrimoineImpasse Bréheret
patrimoineImpasse d'Anjou
patrimoineImpasse de Barbé
patrimoineImpasse de Beauregard
patrimoineImpasse de Bellevue
patrimoineImpasse de Dublin
patrimoineImpasse de Galbé
patrimoineImpasse de la Barrière
patrimoineImpasse de la Bigottière
patrimoineImpasse de la Bougrière
patrimoineImpasse de la Bourdigale
patrimoineImpasse de la Carie
patrimoineImpasse de la Futaie
patrimoineImpasse de la Guinefaudière
patrimoineImpasse de la Lande
natureImpasse de la Passiguy
patrimoineImpasse de la Ricoulière
patrimoineImpasse de la Troussière
patrimoineImpasse de l'Aurore
patrimoineImpasse de la Vigne
natureImpasse de l'Église
patrimoineImpasse des 4 Vents
patrimoineImpasse des Barbés
patrimoineImpasse des Bolets
patrimoineImpasse des Cardamines
patrimoineImpasse des Chanterelles
patrimoineImpasse des Chardons
patrimoineImpasse des Églantiers
patrimoineImpasse des Églantines
patrimoineImpasse des Épilobes
patrimoineImpasse des Fours à Chaux
patrimoineImpasse des Frères Lumière
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Gentianes
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Lupins
patrimoineImpasse des Merles
patrimoineImpasse des Métiviers
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Moineaux
patrimoineImpasse des Morelles
patrimoineImpasse des Morilles
patrimoineImpasse des Noyers
patrimoineImpasse des Prêles
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Renoncules
patrimoineImpasse des Roitelets
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Rossolis
patrimoineImpasse des Russules
patrimoineImpasse des Sagines
patrimoineImpasse des Salicaires
patrimoineImpasse des Trois Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse du Bellay
patrimoineImpasse du Bois Hédin
patrimoineImpasse du Bois Vert
patrimoineImpasse du Chahin
patrimoineImpasse du Château de la Motte
patrimoineImpasse du Clos
patrimoineImpasse du Clos Saint-Martin
patrimoineImpasse du Haut-Bois
patrimoineImpasse du Jasmin
patrimoineImpasse du Maine
patrimoineImpasse du Point de Vue
patrimoineImpasse du Rabotin
patrimoineImpasse du Rocher
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse Gérard Lelièvre
patrimoineImpasse Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Impasse Le Fourneau
patrimoineImpasse Manoune
patrimoineImpasse Marie-Jose Pérec
patrimoineImpasse Maryvonne Dupureur
patrimoineImpasse Maurice Utrillo
patrimoineImpasse Micheline Ostermeyer
patrimoineImpasse Michel Jazy
patrimoineImpasse Montaigne
patrimoineImpasse Paul Cézanne
patrimoineImpasse Roger Bambuck
patrimoineImpasse Ronsard
patrimoineImpasse Roquet de Patience
patrimoineImpasse Saint-Aubin
patrimoineLa Bordelière
patrimoineLa Boulée
patrimoineLa Coltière
patrimoinela cour
patrimoineLa Cuilayère
patrimoineLa Favardière
patrimoineLa Grande Favardière
patrimoineLa Mézière
patrimoineLa Michelotière
patrimoineLa Perruche
patrimoineLa Planche à l'Âne
patrimoineLa Richardais
patrimoineL'Armoricaine
patrimoineLa Vallée (par Route d'Argentré)
patrimoineLa Vallée (par Route de la Chapelle Anthenaise)
patrimoineLe Bas Sarigné
patrimoineLe Chemin des Bataillères
patrimoineLe Chemin Vert
patrimoineLe Domaine de la Roseraie
patrimoineLe Domaine des Charmes
patrimoineLe Plessis
patrimoineLe Plessis Jouanne
patrimoineLe Vallon
patrimoineLogis du Pré de la Fontaine
patrimoineMarbois
patrimoineMartigné
patrimoinePassage de l'Ancienne École
patrimoinePetite Route de Montsûrs
patrimoinePetite Rue
patrimoinePlace de Bougainville
patrimoinePlace de Diedorf
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Alouettes
patrimoinePlace des Anciens Combattants
patrimoinePlace des Rosiers
patrimoinePlace des Sports
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace Paul-Émile Victor
patrimoinePlace Saint-Martin
patrimoineRésidence du Prieuré
patrimoineRocade Est
patrimoineRoute d'Argentré
patrimoineRoute de Bazougers
patrimoineRoute de Forcé
patrimoineRoute de Goulvent
patrimoineRoute de la Doyere
patrimoineRoute de Laval
patrimoineRoute de la Vannerie
patrimoineRoute de l'Étang
natureRoute de Louverne
patrimoineRoute de Louvigné
natureRoute de Monflours
patrimoineRoute de Montflours
patrimoineRoute de Montsûrs
patrimoineRoute de Saint-Jean
patrimoineRoute d'Évron
patrimoineRoute du Mans
patrimoineRue Abbé Angot
patrimoineRue Alain Fournier
patrimoineRue Alain Gerbault
patrimoineRue Alain Mimoun
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Lebrun
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Alfred Jarry
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue Artémis
patrimoineRue Athena
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Augustin Fresnel
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. On dit qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Bodereau
patrimoineRue Bréheret
patrimoineRue Camille Claudel
patrimoineRue Champenoise
patrimoineRue Champollion
patrimoineRue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Charles Matagrin
patrimoineRue Charles Vincent
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue Claude Chappé
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Copernic
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue Darius Milhaud
patrimoineRue d'Athènes
patrimoineRue de Babenhausen
patrimoineRue de Ballée
patrimoineRue de Beauregard
patrimoineRue de Beausoleil
patrimoineRue de Beau Soleil
patrimoineRue de Bel Air
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Berlin
patrimoineRue de Breheret
patrimoineRue de Bruxelles
patrimoineRue de Châlons
patrimoineRue de Grippouce
patrimoineRue de Guerambert
patrimoineRue de l'Abbé Saget
patrimoineRue de la Bourdigale
patrimoineRue de la Caillerie
patrimoineRue de la Cardinière
patrimoineRue de la Carie
patrimoineRue de la Chambrouillère
patrimoineRue de la Chintrière
patrimoineRue de la Courtillerie
patrimoineRue de la Croix de Mission
patrimoineRue de la Davière
patrimoineRue de la Dévoline
patrimoineRue de la Faux
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Guinefaudière
patrimoineRue de la Huchette
patrimoineRue de la Lande
natureRue de l'Amiral Beaufort
patrimoineRue de l'Angelière
patrimoineRue de la Noé
patrimoineRue de la Noë
patrimoineRue de la Noë Pierre
patrimoineRue de la Pépinière
patrimoineRue de la Perrière
patrimoineRue de la Petite Chaire
patrimoineRue de la Petite Vigne
natureRue de la Porte
patrimoineRue de la Ricoulière
patrimoineRue de la Roinée
patrimoineRue de l'Artois
patrimoineRue de l'Aubépine
patrimoineRue de l'Aubier
patrimoineRue de Laval
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de la Vigne
natureRue de la Ville aux Moines
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Europe
patrimoineRue de Lisbonne
patrimoineRue de l'Olympisme
patrimoineRue de Londres
patrimoineRue de l'Orée du Jour
patrimoineRue de Louverné
patrimoineRue de Madrid
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Rome
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Ajoncs
patrimoineRue des Bossards
patrimoineRue des Bruants
patrimoineRue des Calvaires
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Campanules
patrimoineRue des Cariolettes
patrimoineRue des Carreaux
patrimoineRue des Carriers
patrimoineRue Descartes
patrimoineRue des Cèpes
patrimoineRue des Chanterelles
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chateliers
patrimoineRue des Chaufourniers
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Demoiselles
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Fougères
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Gaudinières
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Gentianes
patrimoineRue des Girolles
patrimoineRue des Glaïeuls
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Horizons
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Joncs
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Lupins
patrimoineRue des Magnolias
patrimoineRue des Marais
patrimoineRue des Martinières
patrimoineRue des Marzelles
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Métiviers
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue des Oeillets
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Passereaux
patrimoineRue des Pierres
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Pleurotes
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Rochers
patrimoineRue des Roitelets
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Roses des Prés
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Sagines
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue des Terrasses
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tisserands
patrimoineRue des Tripots
patrimoineRue des Valérianes
patrimoineRue des Vallons
patrimoineRue des Vesses de Loup
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue du Bas des Vallées
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bois Hédin
patrimoineRue du Bois Martin
patrimoineRue du Bois Vert
patrimoineRue du Champ aux Mouettes
patrimoineRue du Champ de la Vigne
natureRue du Chemin de Vaubernier
patrimoineRue du Chemin Rouge
patrimoineRue du Clos Fleuri
patrimoineRue du Clos Mary
patrimoineRue du Clos Vert
patrimoineRue du Commandant Charcot
patrimoineRue du Douai
patrimoineRue du Douanier Rousseau
patrimoineRue du Garou
patrimoineRue du Grand Bois
patrimoineRue du Gravier
patrimoineRue du Hameau du Palis
patrimoineRue du Haut-Bois
patrimoineRue du Lac
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue Dulong de Rosnay
patrimoineRue du Luxembourg
patrimoineRue du Maine
patrimoineRue du Mans
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Parc Saint-Georges
patrimoineRue du Pavillon
patrimoineRue du Petit Bouessay
patrimoineRue du Petit Thouars
patrimoineRue du Plessis
patrimoineRue du Plessis Nonain
patrimoineRue du Plessis Sauvage
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Rocher
patrimoineRue du Ruisseau
natureRue du Stade
patrimoineRue du Vallon
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue Edmond Rostand
patrimoineRue Édouard Bozée
patrimoineRue Eugène Boret
patrimoineRue François Brisard
patrimoineRue François Rabelais
patrimoineRue Froide
patrimoineRue Galilée
patrimoineRue Gaultier de Vaucenay
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Dreux
patrimoineRue Georges Pouteau
patrimoineRue Gérard Lelièvre
patrimoineRue Gutenberg
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Henri Gendron
patrimoineRue Henri Maline
patrimoineRue Isidore Boullier
patrimoineRue Jean de la Fontaine
patrimoineRue Jean-François le Breton
patrimoineRue Jean François Millet
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jeanne Courcelle
patrimoineRue Jean Rostand
patrimoineRue Jérome Cardan
patrimoineRue Joseph Boucher
patrimoineRue Joseph Dupleix
patrimoineRue Jules Ladoumègue
patrimoineRue Jules Renard
patrimoineRue Jules Romains
patrimoineRue La Fayette
patrimoineRue La Pérouse
patrimoineRuelle de la Coconière
patrimoineRuelle de la Poste
patrimoineRuelle de Montroux
patrimoineRuelle des Jasmins
patrimoineRue Louis Martin
patrimoineRue Louis Mongason
patrimoineRue Louis Montcalm
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Madame de Sévigné
natureRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Marie José Pérec
patrimoineRue Marie-Louise Bézier
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Michel Bernard
patrimoineRue Michel Jazy
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Pierre Bourré
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Gaultier
patrimoineRue Pierre Lemonnier
patrimoineRue Pierre Mollien
patrimoineRue Pierre Quinon
patrimoineRue Planté
patrimoineRue Queila Gédé
patrimoineRue René Coty
patrimoineRue René Desmazières
patrimoineRue Renée Gilles
patrimoineRue Robert Surcouf
patrimoineRue Roger Bambuck
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-Médard
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Suzanne Lenglen
patrimoineRue Verdict Gédé
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Vienne
patrimoineRue Vincent Auriol
patrimoineSquare du Maine
patrimoineToussaint
patrimoineVoie Verte de Mayenne à La Chapelle-Anthenaise
patrimoine