Rues de Paroisse Saint-Matthieu-sur-Mayenne
516 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Cèdres
patrimoineAllée des Charmes
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Églantiers
patrimoineAllée des Hirondelles
natureAllée des Îles
patrimoineAllée des Places
patrimoineAllée des Prunus
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Trèfles
patrimoineAllée du Closeau
patrimoineAllée du Clos Saint-Martin
patrimoineAllée du Ménil
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée du Roquet
patrimoineAllées des Roses
patrimoineBoulevard des Capucines
patrimoineBoulevard du Docteur Fortin
patrimoineChemin de Beaufleury
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de Beulin
patrimoineChemin de Bourigné
patrimoineChemin de Bouzianne
patrimoineChemin de Brunard
patrimoineChemin de Calabre
patrimoineChemin de Chevray
patrimoineChemin de Cotin
patrimoineChemin de Crue
patrimoineChemin de Farais
patrimoineChemin de Frémy
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de Halage de la Mayenne
patrimoineChemin de la Barbarinière
patrimoineChemin de la Barcoisière
patrimoineChemin de la Bardoullière
patrimoineChemin de la Baronnye
patrimoineChemin de la Basse Halourde
patrimoineChemin de la Basse Motte
patrimoineChemin de la Basse Piloire
patrimoineChemin de la Basse Pionnière
patrimoineChemin de la Basse Place
patrimoineChemin de la Benestière
patrimoineChemin de la Berthellière
patrimoineChemin de la Bertinchetterie
patrimoineChemin de la Bessière
patrimoineChemin de la Beurrière
patrimoineChemin de la Bodinière
patrimoineChemin de la Boitardière
patrimoineChemin de la Bonnerie
patrimoineChemin de la Bourgonnière
patrimoineChemin de la Boussardière
patrimoineChemin de la Bousserie
patrimoineChemin de la Boussière
patrimoineChemin de la Boussinière
patrimoineChemin de la Braudière
patrimoineChemin de la Calardière
patrimoineChemin de la Censie
patrimoineChemin de la Chabossière
patrimoineChemin de la Chapelière
patrimoineChemin de la Chattière
patrimoineChemin de la Chevrie
patrimoineChemin de la Chopinière
patrimoineChemin de la Conditière
patrimoineChemin de la Coupelière
patrimoineChemin de la Cour
patrimoineChemin de la Courtinière
patrimoineChemin de la Cressonnière
patrimoineChemin de la Criberie
patrimoineChemin de la Croix des Vaulx
patrimoineChemin de la Croix Gosnard
patrimoineChemin de la Croutelette
patrimoineChemin de la Cuvrie
patrimoineChemin de la Douainerie
patrimoineChemin de la Fénerie
patrimoineChemin de la Ferme d'Orange
patrimoineChemin de la Feslière
patrimoineChemin de la Feuillée
patrimoineChemin de la Fleurerie
patrimoineChemin de la Fleurière
patrimoineChemin de la Foucherie
patrimoineChemin de la Fourmangerie
patrimoineChemin de la Fourmentière
patrimoineChemin de la Frogerie
patrimoineChemin de la Furonnière
patrimoineChemin de la Gaignardière
patrimoineChemin de la Garelière
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Gaucherie
patrimoineChemin de la Gaudinière
patrimoineChemin de la Girardière
patrimoineChemin de la Goullière
patrimoineChemin de la Grande Cormerie
patrimoineChemin de la Grande Toufrayère
patrimoineChemin de la Grandinière
patrimoineChemin de la Grange
patrimoineChemin de la Guilloyère
patrimoineChemin de la Guitardière
patrimoineChemin de la Hallière
patrimoineChemin de la Haute Fesselle
patrimoineChemin de la Haute Piloire
patrimoineChemin de la Haute Place
patrimoineChemin de la Haute Séquinaie
patrimoineChemin de la Havardière
patrimoineChemin de la Haye
patrimoineChemin de la Houdairie
patrimoineChemin de la Houdaudrie
patrimoineChemin de la Huchelière
patrimoineChemin de la Jaslerie
patrimoineChemin de la Largerie
patrimoineChemin de la Liottière
patrimoineChemin de la Loge
patrimoineChemin de la Louvrie
patrimoineChemin de la Magauderie
patrimoineChemin de la Maison Neuve
patrimoineChemin de la Maison Rouge
patrimoineChemin de la Malherbais
patrimoineChemin de la Mare
patrimoineChemin de la Marquerie
patrimoineChemin de la Meignannerie
patrimoineChemin de la Mériennière
patrimoineChemin de la Meuvrie
patrimoineChemin de la Minière
patrimoineChemin de la Mitrie
patrimoineChemin de la Monesière
patrimoineChemin de la Monneraye
patrimoineChemin de la Morinière
patrimoineChemin de la Morinière Champ Blanc
patrimoineChemin de la Motte
patrimoineChemin de la Moutonnière
patrimoineChemin de la Moyette
patrimoineChemin de la Nivrie
patrimoineChemin de la Paumerie
patrimoineChemin de la Pellerie
patrimoineChemin de la Perroterie
patrimoineChemin de la Petite Boutruchère
patrimoineChemin de la Petite Braudière
patrimoineChemin de la Petite Cormerie
patrimoineChemin de la Petite Mériennière
patrimoineChemin de la Petite Toufrayère
patrimoineChemin de la Pierre
patrimoineChemin de la Pilardière
patrimoineChemin de la Piloire
patrimoineChemin de la Piochère
patrimoineChemin de la Planche
patrimoineChemin de la Plée
patrimoineChemin de la Poterie
patrimoineChemin de la Quellerie
patrimoineChemin de la Ratière
patrimoineChemin de la Ravardière
patrimoineChemin de la Reaute
patrimoineChemin de la Retaudière
patrimoineChemin de la Richerie
patrimoineChemin de la Roderie
patrimoineChemin de la Ronceraie
patrimoineChemin de la Rouairie
patrimoineChemin de la Rousselière
patrimoineChemin de la Ruillère
patrimoineChemin de la Saudrais
patrimoineChemin de la Sauvagerie
patrimoineChemin de la Sedilais
patrimoineChemin de la Sicardière
patrimoineChemin de la Sicorie aux Guittiers
patrimoineChemin de la Thiollière
patrimoineChemin de la Tiersinais
patrimoineChemin de la Traginière
patrimoineChemin de l'Aubruère
patrimoineChemin de l'Audugerie
patrimoineChemin de Launay du Houx
patrimoineChemin de la Vallée
patrimoineChemin de la Vannerie
patrimoineChemin de la Vantrie
patrimoineChemin de la Viennière
patrimoineChemin de la Vollière
patrimoineChemin de l'Epinay
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l'Héraudière
patrimoineChemin de l'Huillière
patrimoineChemin de l'Oisillère
patrimoineChemin de MEHUBERT
patrimoineChemin de Miray
patrimoineChemin de Montreuil
patrimoineChemin de Panloup
patrimoineChemin de Piochère
patrimoineChemin de Quéry
patrimoineChemin de Quifeu
patrimoineChemin de Rehard
patrimoineChemin des 7 Fontaines
patrimoineChemin de Saint-Sauveur
patrimoineChemin des Bas Onglais
patrimoineChemin des Belhardières
patrimoineChemin des Beliers
patrimoineChemin des Bordeaux
patrimoineChemin des Bouillonnais
patrimoineChemin des Champs
patrimoineChemin des Courbes
patrimoineChemin des Deffais
patrimoineChemin des Fosses
patrimoineChemin des Fossiles
patrimoineChemin des Galeries
patrimoineChemin des Guittonnières
patrimoineChemin des Landes
natureChemin des Marollières
patrimoineChemin des Noisetiers
patrimoineChemin des Peschelleries
patrimoineChemin des Petites Mées
patrimoineChemin des Peupliers
natureChemin des Planches
patrimoineChemin des Ponts Moreaux
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin des Quentinières
patrimoineChemin des Rideries
patrimoineChemin des Tonneries
patrimoineChemin des Trois Puits
patrimoineChemin des Valinières
patrimoineChemin des Vaulx
patrimoineChemin des Vieilles Places
patrimoineChemin de Traverse
patrimoineChemin de Vilhermay
patrimoineChemin d'Oliveau
patrimoineChemin du Abattant
patrimoineChemin du Bas Quifeu
patrimoineChemin du Bel Arbre
patrimoineChemin du Bois Chapon
patrimoineChemin du Bois Viel
patrimoineChemin du Château de la Sicorie
patrimoineChemin du Cormier
patrimoineChemin du Fief Joly
patrimoineChemin du Fontenay
patrimoineChemin du Franchet
patrimoineChemin du Grand Val
patrimoineChemin du Haut Bourg
patrimoineChemin du Moulin du Bois
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Perron
patrimoineChemin du Petit Boisseau
patrimoineChemin du Petit Closfeil
patrimoineChemin du Petit Rosais
patrimoineChemin du Plan d'Eau
patrimoineChemin du Planty
patrimoineChemin du Plessis
patrimoineChemin du Pont
patrimoineChemin du Pressoir
patrimoineChemin du Rocher
patrimoineChemin du Ronceray
patrimoineChemin du Rond-Point
patrimoineChemin du Ruisseau
natureChemin du Val
patrimoineChemin du Verger
patrimoineChemin du Vieil Hêtre
natureChemin d'Ysac
patrimoineChemin le Roch
patrimoineImpasse de Bel Air
patrimoineImpasse de Belle Vue
patrimoineImpasse de Chaffesnay
patrimoineImpasse de la Boistardière
patrimoineImpasse de la Briffardière
patrimoineImpasse de la Brosse
patrimoineImpasse de la Chaumeraie
patrimoineImpasse de la Chesnaie
patrimoineImpasse de la Daumerie
patrimoineImpasse de la Grange
patrimoineImpasse de la Loge
patrimoineImpasse de la Luzardière
patrimoineImpasse de la Néo
patrimoineImpasse de la Perrière
patrimoineImpasse de l'Aquarelle
patrimoineImpasse de l'Ernée
patrimoineImpasse de Montgervin
patrimoineImpasse de Quifeu
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Bouleaux
patrimoineImpasse des Camélias
patrimoineImpasse des Charmes
patrimoineImpasse des Châtaigniers
patrimoineImpasse des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Coudriers
patrimoineImpasse des Églantines
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Gonettes
patrimoineImpasse des Grandes Mées
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Mélines
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Moineaux
patrimoineImpasse des Nénuphars
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse de Vent
patrimoineImpasse du Chemin de Fer
patrimoineImpasse du Fournil
patrimoineImpasse du Grand Pré
patrimoineImpasse du Haut Bourg
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Machiniste
patrimoineImpasse du Pré du Bourg
patrimoineImpasse du Roulier
patrimoineImpasse du Val de l'Ernée
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse Félix Jean Marchais
patrimoineImpasse Frédéric Chaplet
patrimoineImpasse Jacques Chesne
patrimoineImpasse Jean Chouan
patrimoineImpasse Julien Hay
patrimoineImpasse l'Englecherie
patrimoineImpasse Le Port de Montgiroux
patrimoineImpasse Theophane Lefaux
patrimoineJanvrie
patrimoineLa batardière
patrimoineLa Fourmondière
patrimoineL'Anjuère
patrimoineLe Chemin de la Rouerie
patrimoineLe Clos de Launay
patrimoineLe Pâtis des Épineux
patrimoineLigne de Chasse
patrimoineLigne de Corbon
patrimoineLigne de la Rivière
natureLigne du Tramway
patrimoineLotissement Bon Accueil
patrimoineLotissement Dit du Bout à Bas
patrimoinePassage du Monument
patrimoinePlace Ambroise Paré
patrimoinePlace de la Bascule
patrimoinePlace de la Sergenterie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Rosiers
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place du Petit Ménil
patrimoinePlace Saint-Germain
patrimoineRésidence de la Chellerie
patrimoineRésidence de la Croix Verte
patrimoineRésidence de l'Épinay
patrimoineRésidence de Livet
patrimoineRésidence des Huttereaux
patrimoineRésidence des Ormeaux
patrimoineRésidence des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Résidence du Pont de Pierre
patrimoineRoquet du Verger
patrimoineRoute d'Alexain
patrimoineRoute d'Andouillé
patrimoineRoute de Changé
patrimoineRoute de Gosland
patrimoineRoute de la Babinais
patrimoineRoute de la Baconnière
patrimoineRoute de la Bigottière
patrimoineRoute de la Briqueterie
patrimoineRoute de la Chaunière
patrimoineRoute de la Chaussonnerie
patrimoineRoute de la Croix Verte
patrimoineRoute de la Favrie
patrimoineRoute de la Goisniere
patrimoineRoute de la Houssinière
patrimoineRoute de la Maison Neuve
patrimoineRoute de la Mine
patrimoineRoute de la Nivrie
patrimoineRoute de la Pionnière
patrimoineRoute de la Placé Foucault
patrimoineRoute de la Promenade
patrimoineRoute de la Ricoulière
patrimoineRoute de la Rouillerie
patrimoineRoute de la Templerie
patrimoineRoute de la Traverserie
patrimoineRoute de Louverné
patrimoineRoute de Montflours
patrimoineRoute de Placé
patrimoineRoute d'Ernée
patrimoineRoute de Rochefort
patrimoineRoute de Saint-Germain d'Anxure
patrimoineRoute de Saint-Germain-le-Fouilloux
patrimoineRoute de Saint-Jean-sur-Mayenne
patrimoineRoute des Fosses
patrimoineRoute du Bourgneuf
patrimoineRoute du Breil
patrimoineRoute du Châtelier
patrimoineRoute du Cimetière
patrimoineRoute du Pin
patrimoineRue Alain Gerbault
patrimoineRue Alfred Jarry
patrimoineRue Bouessel
patrimoineRue Colonel Beltrame
patrimoineRue Creuse
patrimoineRue d'Andouille
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Chailland
patrimoineRue de Fouilloux
patrimoineRue de la Baconnière
patrimoineRue de la Bigottière
patrimoineRue de la Boistardière
patrimoineRue de la Brosse
patrimoineRue de la Châtaigneraie
patrimoineRue de la Convenancière
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Grande Coulée
patrimoineRue de la Grande Longeraie
patrimoineRue de la Grange
patrimoineRue de la Haute Mayenne
patrimoineRue de la Herpinière
patrimoineRue de la Lande
natureRue de la Mairie
patrimoineRue de l'Ancienne Mairie
patrimoineRue de la Perrière
patrimoineRue de la Place
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Tergonnerie
patrimoineRue de la Traverserie
patrimoineRue de l'Aubépine
patrimoineRue de Laval
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Ernée
patrimoineRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue de l'Orée du Bois
patrimoineRue de Marigny
patrimoineRue de Mesnil
patrimoineRue de Quifeu
patrimoineRue d'Ernée
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue de Saint-Germain
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Chapelles
patrimoineRue des Charmes
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Closeaux
patrimoineRue des Cormulets
patrimoineRue des Corvoisières
patrimoineRue des Églantiers
patrimoineRue des Forges
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Jasmins
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marronniers
patrimoineRue des Mées
patrimoineRue des Mélines
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Pensées
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pins
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Rochers
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Tamaris
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Trois Croix
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bourgchevreau
patrimoineRue du Bourgneuf
patrimoineRue du Buisson
patrimoineRue du Cap
patrimoineRue du Casino
patrimoineRue du Cèdre
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chemin de Fer
patrimoineRue du Cormier
patrimoineRue du Docteur Jouis
patrimoineRue du Douanier Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue du Hameau
patrimoineRue du Lampiste
patrimoineRue du Maine
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin de Boisseau
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulineur
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Muguet
patrimoineRue du Perray
patrimoineRue du Pin
patrimoineRue du Piqueur
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue du Ruisseau
natureRue du Soleil Levant
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Val de l'Ernée
patrimoineRue du Vallon
patrimoineRue Edmond Fremy
patrimoineRue Emmanuel Dufourd
patrimoineRue Félix Jean Marchais
patrimoineRue Frédéric Chaplet
patrimoineRue Henri Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Rue Henri Moissan
patrimoineRue Jacques Motte
patrimoineRue Jean-Baptiste Heslot
patrimoineRue Jules Pivert
patrimoineRue Jules Renard
patrimoineRue Langeringen
patrimoineRuelle des Iris
patrimoineRuelle du Pâtis
patrimoineRuelle du Pavois
patrimoineRuelle du Tertre Butet
patrimoineRue Madeleine Doisneau
patrimoineRue Marin Bouillé
patrimoineRue Maurice Courcelle
patrimoineRue Paul Cézanne
patrimoineRue René Gérault
patrimoineRue Sainte-Trèche
patrimoineRue Saint-Germain
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Saint-Ouen
patrimoineRue Saint-Trèche
patrimoineRue Ulphace Benoist
patrimoineVoie Communale de Corbon
patrimoineVoie Communale des Bellangeries
patrimoineZone Artisanale d'Archer
patrimoineZone Artisanale Le Pont de Pierre
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