Rues de Paroisse Saint-Martin l'Escaut
302 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de la Haute Bruyère
patrimoineAllée des Bleuets
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée du Canal
patrimoineAllée du Four à Pain
patrimoineAllée du Noirieux
patrimoineAutoroute des Anglais
patrimoineBerge du Canal
patrimoineCanal Souterrain
patrimoineChemin Angélique
patrimoineChemin au Riez du Tronquoy
patrimoineChemin de Bellecour
patrimoineChemin de Brancourt le Grand à Vaux le Prêtre
patrimoineChemin de Folemprise
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de Halage Canal de Saint-Quentin
patrimoineChemin de Jeancourt
patrimoineChemin de la Cornée
patrimoineChemin de la Fosse Seury
patrimoineChemin de la Laie des Sergents
patrimoineChemin de la Voie de Wiancourt
patrimoineChemin de l'Escaut
patrimoineChemin de Lesquielle
patrimoineChemin de l'Omignon
patrimoineChemin de Merette
patrimoineChemin de Montbrehain
patrimoineChemin de Omissy a Levergies
patrimoineChemin de Prezelle
patrimoineChemin de Ramicourt à Fontaine
patrimoineChemin de Ramicourt a Sequehart
patrimoineChemin de Riqueval
patrimoineChemin des Alouettes
patrimoineChemin des Huguenots
patrimoineChemin de Villeret
patrimoineChemin dit de Ham
patrimoineChemin dit du Depot
patrimoineChemin d'Ossu
patrimoineChemin du Bois de Cabaret
patrimoineChemin du Bosquet
patrimoineChemin du Buisson
patrimoineChemin du Puits Lambin
patrimoineChemin du Tir a l'Arc
patrimoineChemin du Tir à l'Arc
patrimoineChemin du Tronquoy a Omissy
patrimoineChemin du Verguier
patrimoineChemin Impérial
patrimoineChemin Noir
patrimoineChemin Paul Bourré
patrimoineChemin rural de Joncourt
patrimoineChemin rural de Joncourt à Wiancourt
patrimoineChemin rural de la Piece
patrimoineChemin rural d'Estrée à Wiancourt
patrimoineChemin rural dit du Bois
patrimoineChemin rural dit Voie de Wiancourt
patrimoineChemin rural du Crinquet
patrimoineChemin rural du Tronquoy
patrimoineCité Séverin
patrimoineD712
patrimoineFerme du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Grande Rue
patrimoineGrand' Rue
patrimoineHameau de la Cantine
patrimoineHameau de Ponchaux
patrimoineImpasse d'Alsace
patrimoineImpasse de la Papeterie
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse des Flandres
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Pré
patrimoineImpasse Labotte
patrimoineLe Mont Saint-Martin
patrimoineLe Trouquoy
patrimoinePlace Antony Courtois
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place Danièle Casanova
patrimoinePlace de Dunkerque
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Marne
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de la Solidarité
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de Verdun
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace Jeanne d'Arc
patrimoinePlace Stalingrad
patrimoineRampe Impériale
patrimoineRésidence l'Escaut
patrimoineRoute d'Aquitaine
patrimoineRoute de Lesdins
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRue André Vatin
patrimoineRue Arthur Pétréaux
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. La légende raconte qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Caron
patrimoineRue Catherine Labosse
patrimoineRue Charles Collin
patrimoineRue Charles Desjardins
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue d'Anvers
patrimoineRue d'Auvergne
patrimoineRue de Bellenglise
patrimoineRue de Bony
patrimoineRue de Bourgogne
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Cambrai
patrimoineRue de Champagne
patrimoineRue de Cologne
patrimoineRue de Fervaques
patrimoineRue de Gilmont
patrimoineRue de Joncourt
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de la Belle Étoile
patrimoineRue de la Brasserie
patrimoineRue de la Dessous
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Liberté
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de l'An 2000
patrimoineRue de la Place
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Prairie
natureRue de la République
patrimoineRue de la Terrière
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue Delattre
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Lempire
patrimoineRue de l'Escaut
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de l'Observatoire
patrimoineRue de l'Omignon
patrimoineRue de Lorraine
patrimoineRue de l'Usine
patrimoineRue de Macquincourt
patrimoineRue de Magny
patrimoineRue de Nauroy
patrimoineRue d'en Bas
patrimoineRue d'En Bas
patrimoineRue d'en Haut
patrimoineRue d'En Haut
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue de Péronne
patrimoineRue de Picardie
patrimoineRue de Pienne
patrimoineRue de Ponchaux
patrimoineRue de Prézelle
patrimoineRue de Priel
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Ramicourt
patrimoineRue des 3 Pigeons
patrimoineRue de Saint-Quentin
patrimoineRue des Berceaux
patrimoineRue des Bergers
patrimoineRue des Boutons d'Or
patrimoineRue des Buttes
patrimoineRue des Coqs
patrimoineRue des Corneilles
patrimoineRue des Églantines
patrimoineRue de Sequehart
patrimoineRue des Galopins
patrimoineRue des Juifs
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marguerites
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Pierres
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Rognons
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Vignes
natureRue des Violettes
patrimoineRue de Templeux
patrimoineRue de Thorigny
patrimoineRue de Touraine
patrimoineRue de Vendhuile
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue de Villeret
patrimoineRue d'Hargicourt
patrimoineRue du 87e Régiment d'Infanterie
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Blaireau
patrimoineRue du Boutonnier
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Cambrésis
patrimoineRue du Canal Laurent
patrimoineRue du Catelet
patrimoineRue du Câtelet
patrimoineRue du Champ Bernard
patrimoineRue du Chardon Vert
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chateau d’Eau
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chemin des Dames
patrimoineRue du Cimetière Protestant
patrimoineRue du Commandant Lasseron
patrimoineRue du Faubourg
patrimoineRue du Géant
patrimoineRue du Général Augereau
patrimoineRue du Grand Carillon
patrimoineRue du Hazard
patrimoineRue du Houssoir
patrimoineRue du Languedoc
patrimoineRue du Luxembourg
patrimoineRue du Maréchal
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Muguet
patrimoineRue du Mulquinier
patrimoineRue du Petit Paris
patrimoineRue du Petit Village
patrimoineRue du Peuplier
natureRue du Pot d'Étain
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Quartier
patrimoineRue du Sac
patrimoineRue du Silo
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue du Tour de Ville
patrimoineRue du Tronquoy
patrimoineRue du Vermandois
patrimoineRue du Vieux Chemin
patrimoineRue Edmond Bricout
patrimoineRue Étienne Poette
patrimoineRue Eugène Lamy
patrimoineRue Faidherbe
patrimoineRue François Molet
patrimoineRue Gabriel
patrimoineRue Gabriel Hanoteaux
patrimoineRue Gabriel Péri
patrimoineRue Guérin
patrimoineRue Guy Moquet
patrimoineRue Guy Môquet
patrimoineRue Helmann
patrimoineRue Henri Barbusse
patrimoineRue Henri Boulanger
patrimoineRue Henri Martin
patrimoineRue Hortense
patrimoineRue Jacques Duclos
patrimoineRue Jean Compagnon
patrimoineRue Jean Froment
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Joliot Curie
patrimoineRue Josquin des Prés
patrimoineRue Karl Marx
patrimoineRue La Chaussée Brunehaut
patrimoineRue Lante
patrimoineRue Laugée
patrimoineRue Le Lardier
patrimoineRue Lénine
patrimoineRue Lionel Lefèvre
patrimoineRuelle Buzin
patrimoineRuelle de la Gare
patrimoineRuelle de la Porte Allée
patrimoineRuelle Demarque
patrimoineRuelle des Mésanges
patrimoineRuelle des Prés
patrimoineRuelle du Bois
patrimoineRuelle du Château
patrimoineRuelle du Prieur
patrimoineRuelle Émile Richet
patrimoineRuelle Marly
patrimoineRuelle Ognier
patrimoineRuelle Patoux
patrimoineRuelle Vatin
patrimoineRuelle Zonzon
patrimoineRue Lucien Delval
patrimoineRue Marcel Paul
patrimoineRue Marie Robert Halt
patrimoineRue Marie Trocmé
patrimoineRue Marius Meynely
patrimoineRue Maurice Thorez
patrimoineRue Morlet
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Octave Tabary
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Patiot
patrimoineRue Philippe
patrimoineRue Pierre Brossolette
patrimoineRue Principale
patrimoineRue Quincampoix
patrimoineRue Saint-Chamond
patrimoineRue Saint-Just
patrimoineRue Victor Trocmé
patrimoineRue Voie du Tronquoy
patrimoineRue Winston Churchill
patrimoineSingle Barbacane
patrimoineSingle Berge du Noirieu
patrimoineSingle Bois Lesdin Bas
patrimoineSingle Bois Lesdin Haut
patrimoineSingle du Bunker de Joncourt
patrimoineSingle du Touage
patrimoineSingle Halloween
patrimoineSingle Hidenbourg Line
patrimoineSingle Trounquoy Nord
patrimoineSingle Trounquoy Sud
patrimoineVaux-Le-Prêtre
patrimoineVC n°6
patrimoineVoie Communale n°6
patrimoineVoyette Joyeuse
patrimoine