Rues de Paroisse Saint-Luc-en-Pays-de-Châteaugiron
546 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Anna Coleman
patrimoineAllée Berty Albrecht
patrimoineAllée Charles Philipon
patrimoineAllée Constance de Bretagne
patrimoineAllée d'Albis
patrimoineAllée d'Armorique
patrimoineAllée de Chagogne
patrimoineAllée de Gervis
patrimoineAllée de la Châtaigneraie
patrimoineAllée de la Douve
patrimoineAllée de la Forge
patrimoineAllée de la Garême
patrimoineAllée de la Glaume
patrimoineAllée de la Perrière
patrimoineAllée de la Prée
patrimoineAllée de l'Arbre de la Liberté
patrimoineAllée de la Source
patrimoineAllée de l'Étang
natureAllée des Aubépines
patrimoineAllée des Bleuets
patrimoineAllée des Bruyères
patrimoineAllée des Camélias
patrimoineAllée des Celtes
patrimoineAllée des Charmes
patrimoineAllée des Druides
patrimoineAllée des Garêts
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Korrigans
patrimoineAllée des Marches de Bretagne
patrimoineAllée des Menhirs
patrimoineAllée des Mesnils
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Ormeaux
patrimoineAllée des Primevères
patrimoineAllée des Sabotiers
patrimoineAllée de Tournebride
patrimoineAllée du Cormier
patrimoineAllée du Courtil
patrimoineAllée du Courtil d'Ahier
patrimoineAllée du Docteur Edmond Ramé
patrimoineAllée du Domaine
patrimoineAllée du Guet
patrimoineAllée du Major Franck Ross
patrimoineAllée du Pré-des-Lisses
patrimoineAllée du Pressoir
patrimoineAllée du Puits Bourel
patrimoineAllée du Ruisseau
natureAllée du Verger
patrimoineAllée du Vieux Presbytère
patrimoineAllée George Sand
patrimoineAllée Georget Bernier dit Professeur Choron
patrimoineAllée Germaine Tillion
patrimoineAllée Gustave Doré
patrimoineAllée Jean Guehenno
patrimoineAllée Jeanne de France
patrimoineAllée Joséphine Baker
patrimoineAllée Ker Joli
patrimoineAllée Konrad Adenauer
patrimoineAllée Louise Weiss
patrimoineAllée Marie Duval
patrimoineAllée Marie Hackin
patrimoineAllée Marie Marvingt
patrimoineAllée Paul Duplessis
patrimoineAllée René Laënnec
patrimoineAllée Robert d'Arbrissel
patrimoineAllée Robert Schuman
patrimoineAllée Simone de Beauvoir
patrimoineAllée Suzanne Noël
patrimoineAvenue Anne de Bretagne
patrimoineAvenue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue de la Laïcité
patrimoineAvenue de la Perdriotais
patrimoineAvenue de la Roselière
patrimoineAvenue de Piré
patrimoineAvenue de Provence
patrimoineAvenue des Droits de L'Homme
patrimoineAvenue de Vilaine
patrimoineAvenue Dian Fossey
patrimoineAvenue du Baron Armel
patrimoineAvenue du Bois Orcan
patrimoineAvenue du Connétable
patrimoineAvenue du Grand Launay
patrimoineAvenue Jean Langlois
patrimoineAvenue Louise Michel
patrimoineAvenue Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue Paul-Emile Victor
patrimoineAvenue Pierre Le Treut
patrimoineAvenue René Descartes
patrimoineAvenue Yves Pottier
patrimoineBeaujardin
patrimoineBellevue
patrimoineBoulevard du Château
patrimoineBoulevard Julien et Pierre Gourdel
patrimoineChâteau Gaillard
patrimoineChemin de Gaupas
patrimoineChemin de la Hairotterie
patrimoineChemin de la Minoterie
patrimoineChemin de la Source du Blosne
patrimoineChemin de Launay
patrimoineChemin de l'École Buissionnière
patrimoineChemin des Bosquets
patrimoineChemin des Clouères
patrimoineChemin des Noës
patrimoineChemin du Clos Drouget
patrimoineChemin du Lin
patrimoineChemin du Parmenier
patrimoineChemin du Temple
patrimoineChemin Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Chemin piétons
patrimoineCours Péan
patrimoineCrotigné
patrimoineDépose-minute
patrimoineHameau Albert Schweitzer
patrimoineHameau Aristide Briand
patrimoineHameau Betty Williams
patrimoineHameau Claudette Colvin
patrimoineHameau Desmond Tutu
patrimoineHameau Emily Greene Balch
patrimoineHameau Ferdinand Buisson
patrimoineHameau Henri Dunant
patrimoineHameau Jane Addams
patrimoineHameau la Cour du Millet
patrimoineHameau Lech Walesa
patrimoineHameau Martin Luther King
patrimoineHameau Mère Teresa
patrimoineHameau Nelson Mandela
patrimoineHameau René Cassin
patrimoineHameau Rosa Parks
patrimoineHameau Shirin Ebadi
patrimoineHameau Willy Brandt
patrimoineImpasse Alfred de Musset
patrimoineImpasse Anita Conti
patrimoineImpasse de la Baronne
patrimoineImpasse de la Boutisse
patrimoineImpasse de la Cétoine Dorée
patrimoineImpasse de la Coccinelle
patrimoineImpasse de la Croix Chambière
patrimoineImpasse de l'Adret
patrimoineImpasse de la Grange
patrimoineImpasse de la Perrière
patrimoineImpasse de la Seiche
patrimoineImpasse de la Trottine
patrimoineImpasse de l'Ille
patrimoineImpasse de l'Yaigne
patrimoineImpasse des Ardoisiers
patrimoineImpasse des Coteaux
patrimoineImpasse des Étameurs
patrimoineImpasse des Filassières
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Tonneliers
patrimoineImpasse du Bigouden
patrimoineImpasse du Bruant Jaune
patrimoineImpasse du Calvaire
patrimoineImpasse du Champ d'Ahaut
patrimoineImpasse du Chevré
patrimoineImpasse du Douaire
patrimoineImpasse du Gifard
patrimoineImpasse du Grand Capricorne
patrimoineImpasse du Grillon Champêtre
patrimoineImpasse du Léon
patrimoineImpasse du Lucane
patrimoineImpasse du Maine
patrimoineImpasse du Petit Mottay
patrimoineImpasse du Pique-Prune
patrimoineImpasse du Pont de Beauchêne
natureImpasse du Pré Boucault
patrimoineImpasse du Semnon
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse du Vulcain
patrimoineImpasse Françoise d'Eaubonne
patrimoineImpasse Gisèle Halimi
patrimoineImpasse Haroun Tazieff
patrimoineImpasse Hubert Reeves
patrimoineImpasse Jacques-Yves Cousteau
patrimoineImpasse Louise Michel
patrimoineImpasse Louis Monnier
patrimoineImpasse Maurice Herzog
patrimoineImpasse Pré du Croissant
patrimoineImpasse Rachel Carson
patrimoineLa basse pochais
patrimoineLa Bédouasière
patrimoineLa Chesnais
patrimoineLa Corbinais
patrimoineLa Croix Dorel
patrimoineLa Filière
patrimoineLa gravelle
patrimoineLa Haute Mazure
patrimoineLa Haute Pochais
patrimoineLa Hautière
patrimoineLa Hutte aux Renards
patrimoineLa Lande
natureLa Ménerbière
patrimoineLa Mitellerie
patrimoineLa petite grée
patrimoineLa pochais
patrimoineLa Rivaudière
patrimoineLaunay
patrimoineLe Clos Paisible
patrimoineLe Domaine des Corbetières
patrimoineLe Haut Fail
patrimoineLe Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Le Petit Rollier
patrimoineLes Basses Tucquenais
patrimoineLes Cèdres
patrimoineLes Coteaux du Gacel
patrimoineLes Courtrais
patrimoineLes Floralies
patrimoineLes Loupiots
patrimoineLes Quatre Vents
patrimoineLes Sillons
patrimoineLes Touches
patrimoineLes Tucquenais
patrimoineLe Tertre Mal y Passe
patrimoineL'Homelais
patrimoineMail de la Manufacture
patrimoineMaubusson
patrimoineMontaudry
patrimoinePassage Agathe le Prestre
patrimoinePassage Simone de Beauvoir
patrimoinePasserelle Piétons
patrimoinePlace de la Gironde
patrimoinePlace de la Grée Barel
patrimoinePlace de la Lanceule
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Courtillons
patrimoinePlace des Gâtes
patrimoinePlace du Pavillon
patrimoinePlace George Sand
patrimoinePlace Jean-Marie Pelt
patrimoinePlace Joseph Lecoq
patrimoinePlace Paul Éluard
patrimoinePlace Pierre Rabhi
patrimoinePlacis du Parmenier
patrimoinePromenade du Puits Saint-Julien
patrimoinePromenade Henri Verger
patrimoineRésidence des Camélias
patrimoineRésidence des Noyales
patrimoineRésidence du Parc
patrimoineRésidence du Pressoir
patrimoineRoute de Cesson Sévigné
natureRoute de Chantepie
patrimoineRoute de Châteaugiron
patrimoineRoute de la Cheminée
patrimoineRoute de la Faroulais
patrimoineRoute de la Gibais
patrimoineRoute de la Rougeraie
patrimoineRoute de la Seillerie
patrimoineRoute de l'Épine
patrimoineRoute de Montgazon
patrimoineRoute de Nouvoitou
patrimoineRoute de Noyal-sur-Vilaine
patrimoineRoute de Rennes
patrimoineRoute des Grées
patrimoineRoute des Noës
patrimoineRoute des Touches
patrimoineRoute de Tayée
patrimoineRoute de Veneffles
patrimoineRoute de Vern-sur-Seiche
patrimoineRoute du Nugué
patrimoineRue Adèle Denys
patrimoineRue Alcide de Gasperi
patrimoineRue Alexandre Fridzéri
patrimoineRue Alexis Garnier
patrimoineRue Alfred Jarry
patrimoineRue Anatole Le Braz
patrimoineRue Angela Davis
patrimoineRue Angèle Vannier
patrimoineRue Annaïg Renault
patrimoineRue Aristide Courau
patrimoineRue Aristide Tourneux
patrimoineRue Arthur de Richemont
patrimoineRue Auguste Brizeux
patrimoineRue Auguste Denis
patrimoineRue au Prévôt
patrimoineRue Beauvallon
patrimoineRue Bertrand du Guesclin
patrimoineRue Chalau
patrimoineRue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Charles Fourier
patrimoineRue Charles Koechlin
patrimoineRue Charles Le Goffic
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue Cossé-Brissac
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue d'Auvergne
patrimoineRue d'Avalon
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Châteaugiron
patrimoineRue de Combourg
patrimoineRue de Domloup
patrimoineRue de Foucybourde
patrimoineRue de Fouesnel
patrimoineRue de Gosné
patrimoineRue de Guerlesquin
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patrimoineRue de Josselin
patrimoineRue de Korn er Houet
patrimoineRue de la Basse Bréjoterie
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de la Bréjoterie
patrimoineRue de la Briqueterie
patrimoineRue de la Châtaigneraie
patrimoineRue de la Chère
patrimoineRue de la Cigogne
patrimoineRue de la Fée Viviane
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Gaudinais
patrimoineRue de la Grand Voile
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patrimoineRue de la Haute Rennaise
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patrimoineRue de la Linotte Mélodieuse
patrimoineRue de la Madeleine
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patrimoineRue de Lamennais
patrimoineRue de la Métairie
patrimoineRue de la Noë Bretais
patrimoineRue de la Passerelle
patrimoineRue de la Perche
patrimoineRue de la Perrière
patrimoineRue de la Petite Euche
patrimoineRue de la Petite Fontaine
patrimoineRue de la Pièce Longue
patrimoineRue de la Poterie
patrimoineRue de la Reine Guenièvre
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patrimoineRue de la Trinité
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natureRue de l'Écotay
patrimoineRue de l'Esclosel
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Europe
patrimoineRue de l'Instituteur Duval
patrimoineRue de Locronan
patrimoineRue de l'Oiseau-Martin
patrimoineRue de l'Orangerie
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patrimoineRue de Montalembert
patrimoineRue de Montgazon
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue de Noyal-sur-Vilaine
patrimoineRue de Quintin
patrimoineRue de Rennes
patrimoineRue de Rochefort en Terre
patrimoineRue des Archéologues
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue de Savoie
patrimoineRue des Bluteaux
patrimoineRue des Bourreliers
patrimoineRue des Carolingiens
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Charrons
patrimoineRue des Chênes Blancs
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Chevaliers
patrimoineRue des Comptoirs
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Cornillères
patrimoineRue des Dolmens
patrimoineRue des Douves
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue de Sévigné
natureRue des Filandières
patrimoineRue des Forgerons
patrimoineRue des Fours
patrimoineRue des Francs Archers
patrimoineRue des Gallo-Romains
patrimoineRue des Grands Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Lavandières
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Loges
patrimoineRue des Maisons Neuves
patrimoineRue des Marchands
patrimoineRue des Mérovingiens
patrimoineRue des Meuniers
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Odonates
patrimoineRue des Oeillets
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Rolliers
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Tailleurs
patrimoineRue des Talmands
patrimoineRue des Templiers
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue des Toiles
patrimoineRue des Tournesols
patrimoineRue des Trente
patrimoineRue des Ursulines
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patrimoineRue de Vauzelle
patrimoineRue de Vern
patrimoineRue Dominique Houget
patrimoineRue Dorel
patrimoineRue d'Ossé
patrimoineRue du Bois de Lassy
patrimoineRue du Boisguerry
patrimoineRue du Bois Orcan
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Centaure
patrimoineRue du Champ du Verger
patrimoineRue du Champ Gayot
patrimoineRue du Chanvre
patrimoineRue du Chêne Centenaire
natureRue du Clos Saint-jean
patrimoineRue du Clos Saint-Jean
patrimoineRue du Clos Tinel
patrimoineRue du Docteur Armel Pitois
patrimoineRue du Don
patrimoineRue du Douaire
patrimoineRue du Douët
patrimoineRue du Gacel
patrimoineRue du Gast
patrimoineRue du Général de Gaulle
patrimoineRue du Général Marceau
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patrimoineRue du Graal
patrimoineRue du Grand Rocher
patrimoineRue du Logis
patrimoineRue du Loroux
patrimoineRue du Millet
patrimoineRue du Petit Bois
patrimoineRue du Petit Champ
patrimoineRue du Petit Séminaire
patrimoineRue du Pinson des Arbres
patrimoineRue du Plessix d'Essé
patrimoineRue du Porche
patrimoineRue du Pré Bagatz
patrimoineRue du Pré Gault
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Rimon
patrimoineRue du Roi Arthur
patrimoineRue du Sieur des Bouillons
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Teillac
patrimoineRue du Traquet Motteux
patrimoineRue du Trémène
patrimoineRue du Verdier d'Europe
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue d'Yaigne
patrimoineRue Émile Souvestre
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Ernest Renan
patrimoineRue Excalibur
patrimoineRue Ferdinand Buisson
patrimoineRue Francis Guérault
patrimoineRue François Cavanna
patrimoineRue Françoise de Foix
patrimoineRue François Joseph Le Guay
patrimoineRue François-Xavier Leray
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Wolinski
patrimoineRue Glenmor
patrimoineRue Gustave Eiffel
patrimoineRue Hélène de Laval
patrimoineRue Henri Bouquet
patrimoineRue Henri Grouès
patrimoineRue Henri Queffélec
patrimoineRue Henri Rivière
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patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jeanne de Penthièvre
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patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Lucie Aubrac
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patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
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patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
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