Rues de Paroisse Saint-Lambert-et-Saint-Gilles-en-Linières
386 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Aimé Bonpland
patrimoineAllée Berthe Morisot
patrimoineAllée de la Camomille
patrimoineAllée de la Charmille
patrimoineAllée de la Chatellenie
patrimoineAllée de la Claie
patrimoineAllée de l'Hermitage
patrimoineAllée des Bruyères
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Colchiques
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des fréres Macé
patrimoineAllée des frères Macé
patrimoineAllée des Gentianes
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Noues
patrimoineAllée des Orchidées
patrimoineAllée des Peintres
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée Dora Maar
patrimoineAllée du Basilic
patrimoineAllée du Cerfeuil
patrimoineAllée du Petit Anjou
patrimoineAllée du Romarin
patrimoineAllée France Bloch Serazin
patrimoineAllée Françoise Demulder
patrimoineAllée Gisèle Halimi
patrimoineAllée Henri Faris
patrimoineAllée Katia et Maurice Krafft
patrimoineAllée Louise Weiss
patrimoineAllée Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Allée Norbert Casteret
patrimoineAllée Romaine
patrimoineAllée Traversière
patrimoineAllée Victor Douillard
patrimoineAllée Wangari Maathai
patrimoineAllée Willy Ronis
patrimoineAvenue Aliénor d'Aquitaine
patrimoineAvenue Auguste Perret
patrimoineAvenue de la Fontaine
patrimoineAvenue de la Grange aux Belles
patrimoineAvenue de la Vauragère
patrimoineAvenue des Échats
patrimoineAvenue des Promeniers
patrimoineAvenue du Bois l'Abbé
patrimoineAvenue du Champ Fleury
patrimoineAvenue du Général Patton
patrimoineAvenue du Grand Périgné
patrimoineAvenue du Pin
patrimoineAvenue Gustave Eiffel
patrimoineAvenue Le Corbusier
patrimoineAvenue Olympe de Gouges
patrimoineAvenue Paul-Prosper Guilhem
patrimoineChâteau de Vilnière
patrimoineChemin de
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de Bois l'Abbé
patrimoineChemin de Grand Mont
patrimoineChemin de la Boisnière
patrimoineChemin de la Butte
patrimoineChemin de la Changerie
patrimoineChemin de la Claverie
patrimoineChemin de la Haloperie
patrimoineChemin de la Houssaye
patrimoineChemin de la Maladrie
patrimoineChemin de la Mallerie
patrimoineChemin de la Mare
patrimoineChemin de la Ramellerie
patrimoineChemin de la Rouairie
patrimoineChemin de la Thomasserie
patrimoineChemin de Molières
patrimoineChemin des Bas Bouillons
patrimoineChemin des Brulons
patrimoineChemin des Emerillais
patrimoineChemin des Fremonderies
patrimoineChemin des Grandes Harenchères
patrimoineChemin des Hélianthèmes
patrimoineChemin des Landes de Guinezert
natureChemin des Messicoles
patrimoineChemin des Monaries
patrimoineChemin des Orchidées
patrimoineChemin des Reines des Prés
patrimoineChemin des Robinières
patrimoineChemin des Thomasseries
patrimoineChemin de Vilnière
patrimoineChemin du Pont
patrimoineChemin du Pré
patrimoineChemin du Quartier Pierre
patrimoineChemin du Ronceray
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin Rural de Guinezert
patrimoineChemin Rural du Ronceray
patrimoineDomaine de l'Angevine
patrimoineDomaine des Écots
patrimoineEchangeur de Troussebouc
patrimoineFlutourne
patrimoineGagné
patrimoineHameau de la Primaudaie
patrimoineHameau de l'Écobue
patrimoineHameau des Landes
natureHameau du Petit Bois
patrimoineImpasse Avicenne
patrimoineImpasse Bertha Van Suttner
patrimoineImpasse Cecilia Payne
patrimoineImpasse de la Citronnelle
patrimoineImpasse de la Marjolaine
patrimoineImpasse de la Picoterie
patrimoineImpasse de la Ragotterie
patrimoineImpasse de la Santoline
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de la Verveine
patrimoineImpasse de l'Origan
patrimoineImpasse des Agrumes
patrimoineImpasse des Bouilleries
patrimoineImpasse des Frênes
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Quatre Roues
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse de Tertifume
patrimoineImpasse du Buissonnet
patrimoineImpasse Emmanuel Mounier
patrimoineImpasse Flora Tristan
patrimoineImpasse Gandhi
patrimoineImpasse Louise Michel
patrimoineImpasse Marie Laurencin
patrimoineImpasse Marie-Madeleine Fourcade
patrimoineImpasse Nelson Mandela
patrimoineLa Besanière
patrimoineLa Caharaie
patrimoineLa Chesnaie
patrimoineLa Clairière
patrimoineLa Forêt
natureLa Haie Madame
patrimoineLa Mare
patrimoineLa Pâquerette
patrimoineLa Pièce du Sauloup
patrimoineL'Arc en Ciel
patrimoineLa Saulaie
patrimoineLe Clos des Fresnes
patrimoineLe Grand Pin
patrimoineLes Cinq Routes
patrimoineLes Hautes Roiries
patrimoineLes Jardins d'Anjou
patrimoineL’Océane
patrimoineLotissement de l'Aubépine
patrimoineLotissement des Genêts
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace des Plantagenêts
patrimoinePlace Lise Meitner
patrimoinePlace Paul Fessart
patrimoinePlace Saint-Maurille
patrimoinePromenade du Grésillé
patrimoinePromenade René Menard
patrimoineRoquebrune
patrimoineRoute de Bouchemaine
patrimoineRoute de la Chaussée
patrimoineRoute de la Croix des Frux
patrimoineRoute de la Forêt
natureRoute de la Meignanne
patrimoineRoute de Savenniéres
patrimoineRoute des Landes
natureRoute Les Perriers
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRue Amédée Gordini
patrimoineRue Amedeo Avogadro
patrimoineRue André-Charles Boulle
patrimoineRue Anne de Bretagne
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Averroès
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. La légende raconte qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Berta Caceres
patrimoineRue Camille Lepage
patrimoineRue Charles Lacretelle
patrimoineRue Charlotte Perriand
patrimoineRue Chico Mendes
patrimoineRue David d'Angers
patrimoineRue de Beaucouzé
patrimoineRue de Haute Roche
patrimoineRue de la Caillardière
patrimoineRue de la Cézarderie
patrimoineRue de la Chanterie
patrimoineRue de la Claie
patrimoineRue de la Clairière
patrimoineRue de la Claye
patrimoineRue de la Coltrie
patrimoineRue de la Croix de Lorraine
patrimoineRue de la Douve
patrimoineRue de la Futaie
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Houssaye
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Mancharderie
patrimoineRue de la Meignanne
patrimoineRue de l'Anjou
patrimoineRue de la Nouette
patrimoineRue de la Peinterie
patrimoineRue de la Perraudière
patrimoineRue de la Picoterie
patrimoineRue de la Plaisse
patrimoineRue de la Prée au Lin
patrimoineRue de la Prée Madame
patrimoineRue de l'Ardelière
patrimoineRue de la Renaissance
patrimoineRue de l'Argelette
patrimoineRue de la Roche
patrimoineRue de la Souannerie
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Treillerie
patrimoineRue de l'Aubriaie
patrimoineRue de l'Ébeaupin
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Hermitage
patrimoineRue de l'Oisellerie
patrimoineRue de l'Orangerie
patrimoineRue de l'Orée des Bois
patrimoineRue de Montreuil
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Rennes
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue de Saint-Clément la Place
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Bouvreuils
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Colibris
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Coteaux
patrimoineRue des Églantiers
patrimoineRue des Éperviers
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Garennes
patrimoineRue des Grands Champs
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Ifs
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Landes
natureRue des Lauriers
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Loisirs
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pinsons
patrimoineRue des Potiers
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Roitelets
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue des Vanneaux
patrimoineRue des Vignes
natureRue du Bois
patrimoineRue du Bois de Brie
patrimoineRue du Bosquet
patrimoineRue du Bourg
patrimoineRue du Bourg de Paille
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Cèdre
patrimoineRue du Comte de Choulot
patrimoineRue du Grand Chêne 1
natureRue du Grand Chêne 2
natureRue du Grand Logis
patrimoineRue du Grand Pin
patrimoineRue du Grand Pré
patrimoineRue du Landreau
patrimoineRue du Nid de Pie
patrimoineRue du Pavillon
patrimoineRue du Pré
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Tertre
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue Édouard Manet
patrimoineRue Étienne Dezanneau
patrimoineRue Eugène Vallin
patrimoineRue Félix Pauger
patrimoineRue Francois Cevert
patrimoineRue Geneviève Antonioz de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Georges Morel
patrimoineRue Germaine Tillion
patrimoineRue Gustave Eiffel
patrimoineRue Henri Becquerel
patrimoineRue Henri CArtier Bresson
patrimoineRue Hervé Bazin
patrimoineRue Hubertine Auclert
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue James Watt
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Johann Grégor Mendel
patrimoineRue Joseph Fourier
patrimoineRue Léonard de Vinci
patrimoineRue Louisa Motais
patrimoineRue Louis Majorelle
patrimoineRue Lucie Coutaz
patrimoineRue Lucie et Raymond Aubrac
patrimoineRue Marie-Louise Paris
patrimoineRue Marie Vaillant-Coquereau
patrimoineRue Martin Luther King
patrimoineRue Maryse Bastié
patrimoineRue Maurice Trintignant
patrimoineRue Melrose
patrimoineRue Michael Faraday
patrimoineRue Michel Seurat
patrimoineRue Norbert Gerbier
patrimoineRue Olivier de Serres
patrimoineRue Olympe de Gouges
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Cézanne
patrimoineRue Paulette Nardal
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Rachel Carson
patrimoineRue Renardière
patrimoineRue René Dumont
patrimoineRue Robert Doisneau
patrimoineRue Rosa Parks
patrimoineRue Rose Adler
patrimoineRue Simone de Beauvoir
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Théodore Monod
patrimoineRue Yves Chauvin
patrimoineSquare Antoine Bourdelle
cultureFils d'ébéniste de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, Émile-Antoine Bourdelle (1861-1929) grimpa très jeune l'échelle du talent : après les Beaux-Arts de Toulouse et de Paris, il devint en 1893 l'assistant et l'ami de Rodin, à qui il resta fidèle quinze années durant, travaillant à ses côtés sur Les Bourgeois de Calais et le Balzac. Il se fit connaître à l'Exposition universelle de 1900 avec sa Tête d'Apollon, à la frontalité sévère inspirée de l'art grec archaïque. En 1906, il abandonna son prénom d'Émile pour devenir Antoine Bourdelle, hommage à son père tout juste décédé. Vers 1908, il rompit progressivement avec Rodin pour affirmer un style personnel plus anguleux, plus architectural, plus archaïque, qui fera de lui le grand pont entre le sculpteur romantique du XIXᵉ siècle et les modernes. Son Héraklès archer de 1909, statue tendue comme un arc bandé, entra immédiatement dans l'histoire de l'art. Suivirent les reliefs monumentaux du Théâtre des Champs-Élysées à Paris (1912), le colossal monument équestre au général Alvear à Buenos Aires, et de nombreux monuments aux morts qui témoignent d'un patriotisme sincère — au premier rang desquels celui de sa Montauban natale, l'un des tout premiers de France. Bourdelle mourut en 1929 dans son atelier de Montparnasse, aujourd'hui devenu le musée Bourdelle, l'un des plus beaux musées d'atelier de la capitale. Il forma une génération de sculpteurs — parmi ses élèves : Giacometti, Germaine Richier, Vera Mukhina. Peu de maîtres auront eu si belle postérité.
Square Aristide Maillol
patrimoineSquare Auguste Rodin
patrimoineSquare Belle Fontaine
patrimoineSquare Berthe Morisot
patrimoineSquare Camille Lepage
patrimoineSquare Camille Pissarro
patrimoineSquare Charles Péguy
patrimoineSquare Charles Perrault
patrimoineSquare Chevrefeuille
patrimoineSquare Claude Debussy
patrimoineSquare de la Ceriseraie
patrimoineSquare de la Coriandre
patrimoineSquare de la Lavande
patrimoineSquare de l'Aneth
patrimoineSquare de l'Angélique
patrimoineSquare de la Sarriette
patrimoineSquare de la Voyette
patrimoineSquare de l'Éguillon
patrimoineSquare Denis Papin
patrimoineSquare des Ajoncs
patrimoineSquare des Aubépines
patrimoineSquare des Bruyères
patrimoineSquare des Camélias
patrimoineSquare des Chevreuils
patrimoineSquare des Écureuils
patrimoineSquare des Églantiers
patrimoineSquare des Érables
patrimoineSquare des Genêts
patrimoineSquare des Mimosas
patrimoineSquare Django Reinhardt
patrimoineSquare du Chêne
natureSquare du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Square du Sequoia
patrimoineSquare du Serpolet
patrimoineSquare Édouard Manet
patrimoineSquare Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Square François René Chateaubriand
patrimoineSquare François Rude
patrimoineSquare Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Square Frédéric et Irène Joliot Curie
patrimoineSquare Gabrielle Colette
patrimoineSquare George Sand
patrimoineSquare Georges Bizet
patrimoineSquare Gustave Courbet
patrimoineSquare Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Square Hélène Viannay
patrimoineSquare Jacques-Henri Lartigue
patrimoineSquare Jean-Antoine Houdon
patrimoineSquare Jean-Honoré Fragonard
patrimoineSquare Joseph Joly
patrimoineSquare Paul Belmondo
patrimoineSquare Paul Cézanne
patrimoineSquare Paul Gauguin
patrimoineSquare Paul Langevin
patrimoineSquare Rameau
patrimoineSquare René Bazin
patrimoineSquare Saint-Exupéry
patrimoine