Rues de Paroisse Saint-Joseph des deux rives
921 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de Chambaran
patrimoineAire de l'Albenc
patrimoineAllée du Cimetière
patrimoineAMB
patrimoineAncienne Route des Ecouges
patrimoineAncienne Route Nationale
patrimoineAvenue Brun-Faulquier
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Noix de Grenoble
patrimoineAvenue du Stade
patrimoineAvenue Joseph Carlin
patrimoineAvenue Joseph Chassigneux
patrimoineAvenue Paul Martinais
patrimoineBeaulieu - Le Village
patrimoineBecourt - RD1092
patrimoineCarrefour de la Croix de Perpignan
patrimoineChagneux
patrimoineChamp Fleuri
patrimoineChamp Picat
patrimoineChantesse Bourg
patrimoineChantesse Haut
patrimoineChapelles RD.22
patrimoineChapelle St Roch
patrimoineChasselay Bourg
patrimoineChemin Campeloud
patrimoineChemin Carret
patrimoineChemin Champel
patrimoineChemin Croix Perret
patrimoineChemin d'Artets
patrimoineChemin de Baratière
patrimoineChemin de Baroliére
patrimoineChemin de Bassetière
patrimoineChemin de Beauvillard
patrimoineChemin de Béguillot
patrimoineChemin de Belle Vue
patrimoineChemin de Bergerandière
patrimoineChemin de Bordonna
patrimoineChemin de Bouchet
patrimoineChemin de Boudonnière
patrimoineChemin de Bouvatière
patrimoineChemin de Buisson Rond
patrimoineChemin de Casimir
patrimoineChemin de Cassière
patrimoineChemin de Chamounier
patrimoineChemin de Champon
patrimoineChemin de Champoton
patrimoineChemin de Charpenay
patrimoineChemin de Charriére
patrimoineChemin de Charvette
patrimoineChemin de Chasse
patrimoineChemin de Chaumont
patrimoineChemin de Chironnay
patrimoineChemin de Clapisson
patrimoineChemin de Coille
patrimoineChemin de Combarant
patrimoineChemin de Combe Chapon
patrimoineChemin de Combe Fayard
patrimoineChemin de Corrien
patrimoineChemin de Coupinière
patrimoineChemin de Croisière
patrimoineChemin de Dampierre
patrimoineChemin de Doz
patrimoineChemin de Drevonière
patrimoineChemin de Fauverger
patrimoineChemin de Figealore
patrimoineChemin de Fleuvant
patrimoineChemin de Fontchana à Polienas
patrimoineChemin de Genaudière
patrimoineChemin de Guimetière
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de Jacquemonaire
patrimoineChemin de la Barrière Blanche
patrimoineChemin de la Blache
patrimoineChemin de la Bourgeat
patrimoineChemin de la Bourrelière
patrimoineChemin de la Brunerie
patrimoineChemin de la Cabote
patrimoineChemin de la Calladière
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Cime du Roux
patrimoineChemin de la Combe
patrimoineChemin de la Combe Billard
patrimoineChemin de la Combe Guillon
patrimoineChemin de la Combe Noire
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Croix de Gene
patrimoineChemin de la Croix de Gêne
patrimoineChemin de la Croix de l'Étang
natureChemin de la Cumane
patrimoineChemin de la Draie
patrimoineChemin de la Falque
patrimoineChemin de la Fêta
patrimoineChemin de la Fetas
patrimoineChemin de la Fontaine de Bury
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Gaffe
patrimoineChemin de la Gage
patrimoineChemin de la Gerlette
patrimoineChemin de la Grange des Pères
patrimoineChemin de la Grange du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin de la Jardinière
patrimoineChemin de la Jayère
patrimoineChemin de la Lèze
patrimoineChemin de l'Allée
patrimoineChemin de la Malle
patrimoineChemin de la Mare
patrimoineChemin de la Marguerite
patrimoineChemin de la Montagne au Rivet
patrimoineChemin de l'Ancienne Piscine
patrimoineChemin de l'Ancien Pont
patrimoineChemin de la Noiseraie
patrimoineChemin de la Péraudière
patrimoineChemin de la Péressiére
patrimoineChemin de la Perrolat
patrimoineChemin de la Pérulat
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de l'Ardeniere
patrimoineChemin de la Routeyre
patrimoineChemin de la Salette
patrimoineChemin de la Serve
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de la Suiffière
patrimoineChemin de la Tour
patrimoineChemin de l'Auve
patrimoineChemin de la Vernerette
patrimoineChemin de la Ville
patrimoineChemin de la Vipierre
patrimoineChemin de l'École
patrimoineChemin de l'Église
patrimoineChemin de l'Épinouze
patrimoineChemin de l'Étagna
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de Leveau
patrimoineChemin de l'Évêque
patrimoineChemin de l'Herbe Épine
patrimoineChemin de Linage
patrimoineChemin de l'Isère
patrimoineChemin de Massaret
patrimoineChemin de Mayoussière
patrimoineChemin de Meary
patrimoineChemin de Micandière
patrimoineChemin de Montessut
patrimoineChemin de Nacet
patrimoineChemin de Panissiat
patrimoineChemin de Patrassière
patrimoineChemin de Perraudière
patrimoineChemin de Pichonniére
patrimoineChemin de Pichonnière
patrimoineChemin de Pierre Mouton
patrimoineChemin de Pigentière
patrimoineChemin de Poliénas
patrimoineChemin de Pomera
patrimoineChemin de Pourretiére
patrimoineChemin de Pralong
patrimoineChemin de Pré Bourret
patrimoineChemin de Pré Clos
patrimoineChemin de Pré Marot
patrimoineChemin de Provinière
patrimoineChemin de Railletière
patrimoineChemin de Roche Plate
patrimoineChemin de Roybon à Tullins
patrimoineChemin des Allavards
patrimoineChemin de Sarapata
patrimoineChemin des Arêtes
patrimoineChemin des Ayes
patrimoineChemin des Bauches
patrimoineChemin des Bergers
patrimoineChemin des Brunières
patrimoineChemin des Buis
patrimoineChemin des Buissières
patrimoineChemin des Caves et Vidos
patrimoineChemin des Charrets
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Côtes
patrimoineChemin des Côtes de l'Isére
patrimoineChemin des Côtes de Trellins
patrimoineChemin des Culées
patrimoineChemin des Daims
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin de Séglières
patrimoineChemin des Égoles
patrimoineChemin de Serre-Nerpol
patrimoineChemin des Essarts
patrimoineChemin des Feytos
patrimoineChemin des Fonds de Dessous
patrimoineChemin des Garrigues
patrimoineChemin des Gorges
patrimoineChemin des Grandes Rivoires
patrimoineChemin des Granges
patrimoineChemin des Levées
patrimoineChemin des Leyes
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin des Marions
patrimoineChemin des Marons
patrimoineChemin des Mollauds
patrimoineChemin des Monts
patrimoineChemin des Mouilles
patrimoineChemin des Mourets
patrimoineChemin des Nières
patrimoineChemin des Noyers
patrimoineChemin des Peupliers
natureChemin des Planes
patrimoineChemin des Plantées
patrimoineChemin des Prairies
natureChemin des Prairies du Thias
natureChemin des Prés de la Cour
patrimoineChemin des Réchauds
patrimoineChemin des Rez
patrimoineChemin des Rivoires
patrimoineChemin des Roches
patrimoineChemin des Roufsiaux
patrimoineChemin des Routes
patrimoineChemin des Ruches
patrimoineChemin des Seigliéres
patrimoineChemin des Serves
patrimoineChemin des Tailleurs de Marbre
patrimoineChemin des Taillis
patrimoineChemin des Trappes
patrimoineChemin des Travers
patrimoineChemin des Traverses
patrimoineChemin des Tuileries
patrimoineChemin des Vernes
patrimoineChemin des Verneux
patrimoineChemin des Verts
patrimoineChemin des Veyrets
patrimoineChemin des Vialières
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin des Violettes
patrimoineChemin de Tessonnière
patrimoineChemin de Tolimond
patrimoineChemin de Tonniere
patrimoineChemin de Touron
patrimoineChemin de Toutes Aures
patrimoineChemin de Traverse
patrimoineChemin de Trelin
patrimoineChemin de Trellins
patrimoineChemin de Tusenat
patrimoineChemin de Verdun
patrimoineChemin de Vèze
patrimoineChemin de Vinay à Grand Quincieu
patrimoineChemin d'Exploration
patrimoineChemin du Balayer
patrimoineChemin du Bas Tour
patrimoineChemin du Bedot
patrimoineChemin du Bel Air
patrimoineChemin du Belvédère
patrimoineChemin du Bois Brossat
patrimoineChemin du Bois de Billet
patrimoineChemin du Bressot
patrimoineChemin du Breton
patrimoineChemin du Brossi
patrimoineChemin du Buisset
patrimoineChemin du Buissonet
patrimoineChemin du Canal
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Château Vert Gal
patrimoineChemin du Clos
patrimoineChemin du Clos Caroline
patrimoineChemin du Coin
patrimoineChemin du Col
patrimoineChemin du Content
patrimoineChemin du Courtilet
patrimoineChemin du Faix
patrimoineChemin du Foity
patrimoineChemin du Fond Burle
patrimoineChemin du Fond de Beret
patrimoineChemin du Godar
patrimoineChemin du Gonnon
patrimoineChemin du Gonon
patrimoineChemin du Goulet
patrimoineChemin du Gouyet
patrimoineChemin du Grand Champ
patrimoineChemin du Guidon
patrimoineChemin du Haut de Pierre Brune
patrimoineChemin du Jarassier
patrimoineChemin du Lagunage
patrimoineChemin du Lignet
patrimoineChemin du Liquet
patrimoineChemin du Lot
patrimoineChemin du Lotissement de la Plaine
patrimoineChemin du Magnin
patrimoineChemin du Maïs
patrimoineChemin du Manet
patrimoineChemin du Marronnier
patrimoineChemin du Martinet
patrimoineChemin du Mollard
patrimoineChemin du Mont Larron
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulut
patrimoineChemin du Nand-Rochaux
patrimoineChemin du Néron
patrimoineChemin du Pas de la Porte au Prè du Malade
patrimoineChemin du Plan
patrimoineChemin du Plancher
patrimoineChemin du Plateau
patrimoineChemin du Platreau
patrimoineChemin du Pont Suspendu
patrimoineChemin du Port
patrimoineChemin du Pré de Sarah
patrimoineChemin du Pressoir
patrimoineChemin du Prieuré
patrimoineChemin du Puiseau
patrimoineChemin du Puisou
patrimoineChemin du Rafour
patrimoineChemin du Rat
patrimoineChemin du Ravoux
patrimoineChemin du Regonfle
patrimoineChemin du Réservoir
patrimoineChemin du Revoux
patrimoineChemin du Rif
patrimoineChemin du Rivier
patrimoineChemin du Rizand
patrimoineChemin du Sabot
patrimoineChemin du Souvenir Français
patrimoineChemin du Tilleul
natureChemin du Tremollet
patrimoineChemin du Trery
patrimoineChemin du Vernay
patrimoineChemin du Vezy
patrimoineChemin du Vézy
patrimoineChemin du Vieroz
patrimoineChemin du Village
patrimoineChemin Joseph Servonnet
patrimoineChemin le Dever
patrimoineChemin les Verts
patrimoineChemin Micoudière
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin Pailliére
patrimoineChemin Perret
patrimoineChemin Piambert
patrimoineChemin Profond
patrimoineChemin Rouge
patrimoineChemin sur le Village
patrimoineCognin-les-Gorges - Le Village
patrimoineCol du Cognet
patrimoineCollège Joseph Chassineux
patrimoineCombe du Faure
patrimoineCombe Noire à Fontaine
patrimoineCoopérative Noix
patrimoineCôte de la Faure
patrimoineCours de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Cours Stalingrad
patrimoineCours Trery
patrimoineCroix Perpignan Gare
patrimoinede la Combe Chapon
patrimoineDroit de passage agricole
patrimoineEquip Agri
patrimoineFerme Mazarin
patrimoineFromagerie
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Bayle
patrimoineImpasse Bordonna Bas
patrimoineImpasse Bordonna Haut
patrimoineImpasse Champ du Couvent
patrimoineImpasse Champ Naud
patrimoineImpasse Chapel
patrimoineImpasse de Barat
patrimoineImpasse de Baratière
patrimoineImpasse de Beauvillard
patrimoineImpasse de Beigne
patrimoineImpasse de Boiron
patrimoineImpasse de Bouchetière
patrimoineImpasse de Boutalaviére
patrimoineImpasse de Buissonnière
patrimoineImpasse de Burand
patrimoineImpasse de Cachon
patrimoineImpasse de Caramet
patrimoineImpasse de Chalamand
patrimoineImpasse de Chalinière
patrimoineImpasse de Champ Long
patrimoineImpasse de Charpenay
patrimoineImpasse de Charvette
patrimoineImpasse de Chasse
patrimoineImpasse de Chatonnière
patrimoineImpasse de Chaumartin
patrimoineImpasse de Chaumont
patrimoineImpasse de Chironnay
patrimoineImpasse de Coille
patrimoineImpasse de Combarant
patrimoineImpasse de Corbières
patrimoineImpasse de Cordière
patrimoineImpasse de Côte Dalay
patrimoineImpasse de Croisière
patrimoineImpasse de Franchise
patrimoineImpasse de Gigardière
patrimoineImpasse de Jacquemonaire
patrimoineImpasse de Jacquetière
patrimoineImpasse de la Bourgeat
patrimoineImpasse de la Buissière
patrimoineImpasse de la Calladière
patrimoineImpasse de la Caminière
patrimoineImpasse de la Cartonnerie
patrimoineImpasse de la Charbonière
patrimoineImpasse de la Chataignière
patrimoineImpasse de la Combe du Lin
patrimoineImpasse de la Condamine
patrimoineImpasse de la Contamine
patrimoineImpasse de la Croix du Plâtre
patrimoineImpasse de la Croix Perret
patrimoineImpasse de la Drevenne
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Guillotière
patrimoineImpasse de la Jaconnière
patrimoineImpasse de la Juliandiére
patrimoineImpasse de la Laiterie
patrimoineImpasse de la Laune
patrimoineImpasse de la Lia
patrimoineImpasse de la Longe
patrimoineImpasse de la Lurilette
patrimoineImpasse de la Maléne
patrimoineImpasse de la Mayette
patrimoineImpasse de la Motte
patrimoineImpasse de la Noix de Grenoble
patrimoineImpasse de la Noyeraie
patrimoineImpasse de la Nurserie
patrimoineImpasse de la Pépiniére
patrimoineImpasse de la Perrolat
patrimoineImpasse de la Rivière
natureImpasse de la Rochette
patrimoineImpasse de la Salacine
patrimoineImpasse de la Sallière
patrimoineImpasse de la Scierie Tondas
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de la Tour
patrimoineImpasse de la Tourtonnière
patrimoineImpasse de la Verdeppe
patrimoineImpasse de la Vie du Ferron
patrimoineImpasse de la Vieille Église
patrimoineImpasse de l'Échinard
patrimoineImpasse de l'Étang
natureImpasse de l'Étournel
patrimoineImpasse de l'Usine
patrimoineImpasse de Luzieux
patrimoineImpasse de Marion le Haut
patrimoineImpasse de Messemard
patrimoineImpasse de Morand
patrimoineImpasse de Palafia
patrimoineImpasse de Provinière
patrimoineImpasse de Quincise
patrimoineImpasse de Renevalliére
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Impasse de Saint-Alban
patrimoineImpasse des Allavanches
patrimoineImpasse de Sarreloups
patrimoineImpasse des Avelines
patrimoineImpasse des Ayes
patrimoineImpasse des Bambous
patrimoineImpasse des Bateliers
patrimoineImpasse des Baties
patrimoineImpasse des Belléres
patrimoineImpasse des Bois
patrimoineImpasse des Bois Reynauds
patrimoineImpasse des Bouchons
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Buis
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Chapelles
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Charrets
patrimoineImpasse des Châtaigniers
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Combes
patrimoineImpasse des Désertes
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse de Séglières
patrimoineImpasse des Égoles
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Frênes
patrimoineImpasse des Gélinières
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Géraniums
patrimoineImpasse des Grains d'Orge
patrimoineImpasse des Heurtes
patrimoineImpasse des Jachaudières
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Jardins de la Vendée
patrimoineImpasse des Magnauds
patrimoineImpasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Mariniers
patrimoineImpasse des Marions
patrimoineImpasse des Marions le Bas
patrimoineImpasse des Marronniers
patrimoineImpasse des Mâts
patrimoineImpasse des Mayettes
patrimoineImpasse des Mérins
patrimoineImpasse des Morges
patrimoineImpasse des Mûriers
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Noyers
patrimoineImpasse des Perrières
patrimoineImpasse des Pierres
patrimoineImpasse des Plantées
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse des Quatre Vies
patrimoineImpasse des Radeliers
patrimoineImpasse des Rez
patrimoineImpasse des Roches
patrimoineImpasse des Routes
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse d'Essemat
patrimoineImpasse des Tappaux
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Tournesols
patrimoineImpasse des Ursules
patrimoineImpasse des Vernes
patrimoineImpasse des Veyrets
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse du Biot
patrimoineImpasse du Busard
patrimoineImpasse du Caillou
patrimoineImpasse du Camping
patrimoineImpasse du Canal
patrimoineImpasse du Cerneau
patrimoineImpasse du Champ de la Rose
patrimoineImpasse du Champ de Mars
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Clos
patrimoineImpasse du Cognet
patrimoineImpasse du Colibri
patrimoineImpasse du Collège
patrimoineImpasse du Cordeau
patrimoineImpasse du Coteau
patrimoineImpasse du Couard
patrimoineImpasse du Couchant
patrimoineImpasse du Coulange
patrimoineImpasse du Couvent
patrimoineImpasse du Doz
patrimoineImpasse du Faix
patrimoineImpasse du Fays
patrimoineImpasse du Fleuret
patrimoineImpasse du Foity
patrimoineImpasse du Four
patrimoineImpasse du Foyer Logement
patrimoineImpasse du Franquet
patrimoineImpasse du Gante
patrimoineImpasse du Genon
patrimoineImpasse du Gîte
patrimoineImpasse du Gouray
patrimoineImpasse du Grand Taillis
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Lisse
patrimoineImpasse du Magnin
patrimoineImpasse du Mallet
patrimoineImpasse du Moléron
patrimoineImpasse du Mollard
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Mouret
patrimoineImpasse du Nest
patrimoineImpasse du Palais de Justice
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patrimoineLa Châtaignière
patrimoineLa Combe
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patrimoineLa Croix Bleue
patrimoineLa Croix Perret
patrimoineL'Albenc - Le Village
patrimoineL'Allègrerie
patrimoineLa Rivière - Mairie
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patrimoineLe Grand Quincieu
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patrimoineLe Marais - RD 1092
patrimoineLe Mollard
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patrimoineLe Petit Chemin
patrimoineLe Port
patrimoineLe Regonfle
patrimoineLe Roua
patrimoineLes Jardins de l'Érinée
patrimoineLes Machurières
patrimoineLes Montées Bas
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patrimoineLe Vernay
patrimoineLe Village
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patrimoineLotissement Hameau du Tréry
patrimoineLotissement La Noyeraie
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patrimoineLotissement Le Magnolia
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patrimoineMontée de la Draie
patrimoineMontée de l’Église
patrimoineMontée de l'Erinée
patrimoineMontée de Mayoussière
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patrimoineMontée des Terreaux
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patrimoineMontée du Château
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patrimoinePassage des Dortoirs
patrimoinePassage des Frères Torri
patrimoinePassage difficile
patrimoinePassage du Couvent
patrimoinePassage du Lavoir
patrimoinePassage du Versoud
patrimoinePasserelle de la Gaffe
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
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patrimoinePlace des Juglans
patrimoinePlace du 19 Mars 1962
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patrimoinePont Chabert
patrimoinePont de Saint-Gervais
patrimoinePont de Trellins
patrimoinePré Magdelon
patrimoinePromenade de la Chapelle
patrimoineQuai de la Fonderie Royale
patrimoineQuai Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Raccourci de Chalamand
patrimoineRandon de la Charrière
patrimoineRésidence La Verte Vallée
patrimoineRoute de Bassetiére
patrimoineRoute de Bastière
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patrimoineRoute de Bouchetière
patrimoineRoute de Buissonière
patrimoineRoute de Buissonnière
patrimoineRoute de Caillatière
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patrimoineRoute de Chagneux le Haut
patrimoineRoute de Chalamand
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patrimoineRoute de Chantesse
patrimoineRoute de Chapuisière
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patrimoineRoute de Charroi
patrimoineRoute de Cherpes
patrimoineRoute de Cras
patrimoineRoute de Créneuf
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patrimoineRoute de Guimetière
patrimoineRoute de la Bascule
patrimoineRoute de la Brunerie
patrimoineRoute de la Carrière
patrimoineRoute de Lachard
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patrimoineRoute de la Combe
patrimoineRoute de la Combe Bougey
patrimoineRoute de la Combe Chapon
patrimoineRoute de la Combe du Lin
patrimoineRoute de la Croix de Toutes Aures
patrimoineRoute de la Croix Rouge
patrimoineRoute de la Demoisellière
patrimoineRoute de la Faitas
patrimoineRoute de la Fetas
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patrimoineRoute de la Jaconnière
patrimoineRoute de l'Albenc
patrimoineRoute de l'Allégrerie
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patrimoineRoute de l'Arbre Creux
patrimoineRoute de l'Arène
patrimoineRoute de la Rivière
natureRoute de la Scierie
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patrimoineRoute de l'Osier
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patrimoineRoute de Nerpol
patrimoineRoute de Notre-Dame-de-l'Osier
patrimoineRoute de Paccalière
patrimoineRoute Départementale 1092
patrimoineRoute de Peccatière
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patrimoineRoute de Presles
patrimoineRoute de Quincieu
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patrimoineRoute de Revêty
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patrimoineRoute de Saint-Gervais
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patrimoineRoute du Pont
patrimoineRoute du Pontet
patrimoineRoute du Port
patrimoineRoute du Reyat
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patrimoineRoute forestière de Face Belle
patrimoineRoute forestière de la Fessie
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRoute Nationale 1532
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patrimoineRovon - Bourg Abri
patrimoineRue André Barrau
patrimoineRue Auguste Favot
patrimoineRue Champ du Couvent
patrimoineRue Cyprien Jullin
patrimoineRue de Briquetière
patrimoineRue de Champ Reynaud
patrimoineRue de Chaponnière
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patrimoineRue de la Mairie
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patrimoineRue de la Tonnellerie
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patrimoineRue de la Verte Vallée
patrimoineRue de la Vieille Église
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patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Étang
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patrimoineRue de l'Horloge
patrimoineRue de Malleval
patrimoineRue Derrière Malan
patrimoineRue des Boutons de Nacre
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Cités
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patrimoineRue des Foulons
patrimoineRue des Frères Lavastre
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patrimoineRue des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Oblats
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patrimoineRue du Mollard
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pont
patrimoineRue du Pressoir
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patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean Vinay
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