Rues de Paroisse Saint-Jean-le-Baptiste-en-Retz
1042 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Alain Colas
patrimoineAllée Alexandre Bolo
patrimoineAllée Armandine Maisonneuve
patrimoineAllée Christophe Colomb
patrimoineAllée Claude Georget
patrimoineAllée de Calypso
patrimoineAllée de Diane
patrimoineAllée de Genêts
patrimoineAllée de la Baie
patrimoineAllée de la Chaumière
patrimoineAllée de la Coulée
patrimoineAllée de la Pierre Levée
patrimoineAllée de la Pierre Moine
patrimoineAllée de la Vigne du Parc
natureAllée de l'Ermitage
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Allée des Aulnes
patrimoineAllée des Bernardières
patrimoineAllée des Boisselées
patrimoineAllée des Bosquets
patrimoineAllée des Capucines
patrimoineAllée des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Chevailles
patrimoineAllée des Églantiers
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Glaïeuls
patrimoineAllée des Hêtres
natureAllée des Muriers
patrimoineAllée des Pensées
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pins
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Prés de l'Océan
patrimoineAllée des Renards
patrimoineAllée des Roches
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Sorbiers
patrimoineAllée des Soupirs
patrimoineAllée des Spis
patrimoineAllée des Templiers
patrimoineAllée des Tennis
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Troènes
patrimoineAllée des Troënes
patrimoineAllée des Tulipes
patrimoineAllée des Vieux Sarments
patrimoineAllée des Vignes
natureAllée du Chastelet
patrimoineAllée du Château de la Tocnaye
patrimoineAllée du Clos Saint-Yves
patrimoineAllée du Gerivais
patrimoineAllée du Green
patrimoineAllée du Mail
patrimoineAllée du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée du Pilier
patrimoineAllée du Quinconce
patrimoineAllée du Repos
patrimoineAllée Edgar Cruvelhier
patrimoineAllée Franck Renaud
patrimoineAllée Louis Robert Fierabras
patrimoineAllée Marie Laurencin
patrimoineAllée Rosy et Claude Gourio
patrimoineAllée Saint-Vincent
patrimoineAllée Surcouf
patrimoineAllée Victoire du Tressay de la Sicaudais
patrimoineAvenue Abbé Renard
patrimoineAvenue Alexis Maneyrol
patrimoineAvenue Alfred Lucas
patrimoineAvenue Alfred Riom
patrimoineAvenue Amiral Gervais
patrimoineAvenue Balmoral
patrimoineAvenue Benjamin Lacroix
patrimoineAvenue Berlioz
patrimoineAvenue Blériot
patrimoineAvenue Bob Laurent
patrimoineAvenue Brié
patrimoineAvenue Champezière
patrimoineAvenue Croix Lucas
patrimoineAvenue d'Armor
patrimoineAvenue de Bellevue
patrimoineAvenue de Bocandé
patrimoineAvenue Debussy
patrimoineAvenue de Glycines
patrimoineAvenue de la Baie
patrimoineAvenue de l'Abbé Perrion
patrimoineAvenue de la Boutinardière
patrimoineAvenue de la Corniche
patrimoineAvenue de la Mer
patrimoineAvenue de la Noëveillard
patrimoineAvenue de la Noue Fleurie
patrimoineAvenue de la Patorie
patrimoineAvenue de la Rinais
patrimoineAvenue de la Source
patrimoineAvenue de la Thébauderie
patrimoineAvenue de l'Hommetière
patrimoineAvenue de l'Océan
patrimoineAvenue de Noirmoutier
patrimoineAvenue des Bleuets
patrimoineAvenue des Bruyères
patrimoineAvenue des Buttes
patrimoineAvenue de Scalby-Newby
patrimoineAvenue des Camélias
patrimoineAvenue des Capucines
patrimoineAvenue des Chatelets
patrimoineAvenue des Chêvrefeuilles
patrimoineAvenue des Cottages
patrimoineAvenue des Courlis
patrimoineAvenue des Douets
patrimoineAvenue des Écureuils
patrimoineAvenue des Églantiers
patrimoineAvenue des Embruns
patrimoineAvenue des Faisans
patrimoineAvenue des Fauvettes
patrimoineAvenue des Flots
patrimoineAvenue des Glaïeuls
patrimoineAvenue des Grandes Vallées
patrimoineAvenue des Grandes Vignes
natureAvenue des Hortensias
patrimoineAvenue des Jonquilles
patrimoineAvenue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Avenue des Loisirs
patrimoineAvenue des Lucioles
patrimoineAvenue des Magores
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue des Mouettes
patrimoineAvenue des Myosotis
patrimoineAvenue des Nourettes
patrimoineAvenue des Océanides
patrimoineAvenue des Paons
patrimoineAvenue des Pins
patrimoineAvenue des Pinsons
patrimoineAvenue des Plantes Débarquées
patrimoineAvenue des Platanes
patrimoineAvenue des Poissons
patrimoineAvenue des Primevères
patrimoineAvenue des Quatre Jumelles
patrimoineAvenue des Quatre Vents
patrimoineAvenue des Rives
patrimoineAvenue des Rochers du Roi
patrimoineAvenue des Salines
patrimoineAvenue des Sports
patrimoineAvenue des Tamaris
patrimoineAvenue des Violettes
patrimoineAvenue du Calvaire
patrimoineAvenue du Champ de Chapelle
patrimoineAvenue du Docteur Dinet
patrimoineAvenue du Docteur Marmottan
patrimoineAvenue du Jardin de Retz
patrimoineAvenue du Manoir
patrimoineAvenue du Maréchal Juin
patrimoineAvenue du Panorama
patrimoineAvenue du Parc
patrimoineAvenue du Petit Bois Moisan
patrimoineAvenue du Port Royal
patrimoineAvenue du Récif
patrimoineAvenue du Vallon
patrimoineAvenue Edgar Maxence
patrimoineAvenue Félix Guillou
patrimoineAvenue Germaine Jarnioux
patrimoineAvenue Gilbert Burlot
patrimoineAvenue Gounod
patrimoineAvenue Guitteny
patrimoineAvenue Gustave Cardinal
patrimoineAvenue Jaulin
patrimoineAvenue Jean Baptiste Landreau
patrimoineAvenue Jean Guitteny
patrimoineAvenue Jean Mermoz
patrimoineAvenue Jeannette
patrimoineAvenue Joly Séjour
patrimoineAvenue Lemerle
patrimoineAvenue Louis Gautier
patrimoineAvenue Mozart
patrimoineAvenue Nungesser
patrimoineAvenue Pacaud
patrimoineAvenue Paul Turpeau
patrimoineAvenue Perrot Bernier
patrimoineAvenue Pierre Louërat
patrimoineAvenue Renée Marie
patrimoineAvenue Saint-Exupéry
patrimoineAvenue Scalby-Newby
patrimoineAvenue Tapié Delhommeau
patrimoineBellevue
patrimoineBoulevard de Baiona
patrimoineBoulevard de Linz
patrimoineBoulevard de l'Océan
patrimoineBoulevard Gilbert Pollono
patrimoineBoulevard Thiers
patrimoineCharreau du Marais Philbert
patrimoineChaussée du Pays de Retz
patrimoineChemin Charles Julien Salaün
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de Calypso
patrimoineChemin de Kerbellec
patrimoineChemin de la Bâtarderie
patrimoineChemin de la Berthauderie
patrimoineChemin de la Blinière à la Caillauderie
patrimoineChemin de la Bourdaine
patrimoineChemin de la Bréchotière
patrimoineChemin de la Butte
patrimoineChemin de la Butte aux Danois
patrimoineChemin de la Corderie
patrimoineChemin de la Cour
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Durière
patrimoineChemin de la Ficaudière
patrimoineChemin de la Fontaine Brisset
patrimoineChemin de la Fraiseraie
patrimoineChemin de la Geltière
patrimoineChemin de la Hase
patrimoineChemin de la Haterie
patrimoineChemin de la Hourserie
patrimoineChemin de la Lacière
patrimoineChemin de la Madrague
patrimoineChemin de la Maison Rouge
patrimoineChemin de la Maraicherie
patrimoineChemin de la Meurtrerie
patrimoineChemin de la Mouraudière
patrimoineChemin de Lancastria
patrimoineChemin de l'Angle
patrimoineChemin de la Noë
patrimoineChemin de la Noë des Marais
patrimoineChemin de la Poidale
patrimoineChemin de la Sapinière
patrimoineChemin de la Touillère
patrimoineChemin de la Vieille Route
patrimoineChemin de l'Eperon
patrimoineChemin de l'Étang de Taillemotte
natureChemin de l'Hommetière
patrimoineChemin de l'Ouchette
patrimoineChemin des Amourettes
patrimoineChemin des Barelles
patrimoineChemin des Basses Guerches
patrimoineChemin des Basses Landes
natureChemin des Borelles
patrimoineChemin des Brestesches
patrimoineChemin des Buissonnets
patrimoineChemin des Carrières
patrimoineChemin des Champs Francs
patrimoineChemin des Chicanes
patrimoineChemin des Clos
patrimoineChemin des Cœurés
patrimoineChemin des Courtes
patrimoineChemin des Courtils Pesnaud
patrimoineChemin des Dames
patrimoineChemin des Destries
patrimoineChemin des Douaniers
patrimoineChemin des Écureuils
patrimoineChemin des Effraies
patrimoineChemin des Églantines
patrimoineChemin des Filées
patrimoineChemin des Forges
patrimoineChemin des Fresches
patrimoineChemin des Garennes
patrimoineChemin des Géonnés
patrimoineChemin des Grands Ducs
patrimoineChemin des Grands Fresches
patrimoineChemin des Hulottes
patrimoineChemin des Italiens
patrimoineChemin des Jaunais
patrimoineChemin des Javignes
natureChemin des Lapereaux
patrimoineChemin des Maraîchers
patrimoineChemin des Merles
patrimoineChemin des Mousseaux
patrimoineChemin des Nouversènes
patrimoineChemin des Oreillards
patrimoineChemin des Perrières
patrimoineChemin des Petits Berts
patrimoineChemin des Pipistrelles
patrimoineChemin des Prés Neufs
patrimoineChemin des Prunelliers
patrimoineChemin des Remparts
patrimoineChemin des Sablons
patrimoineChemin des Sans Soucis
patrimoineChemin des Trois Croix
patrimoineChemin des Venelles
patrimoineChemin des Versanes de Brevas
patrimoineChemin des Versannes
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin des Vinettes
patrimoineChemin des Vinterres
patrimoineChemin de Tourte
patrimoineChemin de Trelebourg
patrimoineChemin de Trélebourg
patrimoineChemin de Villeneuve
patrimoineChemin de Villeneuve à l'Olivier
patrimoineChemin du Bois Gris
patrimoineChemin du Bois Macé
patrimoineChemin du Bois Tréans
patrimoineChemin du Champ de la Masse
patrimoineChemin du Champ du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Château de La Tocnaye
patrimoineChemin du Chêne Pendu
natureChemin du Clos de Jade
patrimoineChemin du Clos de la Berthauderie
patrimoineChemin du Clos Roux
patrimoineChemin du Coin Sarah
patrimoineChemin du Cormier
patrimoineChemin du Cracaud
patrimoineChemin du Diable
patrimoineChemin du Haut Chemin
patrimoineChemin du Marais Mainguy
patrimoineChemin du Mistigri
patrimoineChemin du Moulin de la Prieuré
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin de Sang
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Patis du Rocher
patrimoineChemin du Petit Fay
patrimoineChemin du Plessis
patrimoineChemin du Port
patrimoineChemin du Port à la Couronnerie
patrimoineChemin du Portmain
patrimoineChemin du Pré Joys
patrimoineChemin du Puits Donné
patrimoineChemin du Ruaud
patrimoineChemin du Sandier
patrimoineChemin du Taillecou aux Cinq Chemins
patrimoineChemine de la Bouttière
patrimoineChemine du Port à la Méchinière
patrimoineChemin Gagne-Petit
patrimoineChemin Le Breton
patrimoineChemin Le Buhor
patrimoineChemin les Quatre Journaux
patrimoineChemin Sainte-Marguerite
patrimoineCorniche de Gourmalon
patrimoineCorniche du Porteau
patrimoineDomaine de Calypso
patrimoineDomaine de la Birochère
patrimoineDomaine du Golf
patrimoineEscalier du Calvaire
patrimoineEscalier Fouquet
patrimoineEscalier Galipaud
patrimoineEscalier G. Paynot
patrimoineEscalier Notre-Dame de Recouvrance
patrimoineEscalier Renée Thoby
patrimoineEscalier Sainte-Anne
patrimoineEspace du Professeur Paul Milliez
patrimoineImpasse Anne de Bretagne
patrimoineImpasse Arc-en-Ciel
patrimoineImpasse Armand Goyaud
patrimoineImpasse Auguste Renoir
patrimoineImpasse Beau Soleil
patrimoineImpasse Boué
patrimoineImpasse Chantepie
patrimoineImpasse Constant Blandin
patrimoineImpasse Cyrano
patrimoineImpasse de Bel Air
patrimoineImpasse de Camaret
patrimoineImpasse de Crève-Cœur
patrimoineImpasse de Jade
patrimoineImpasse de la Baie
patrimoineImpasse de la Bénétrie
patrimoineImpasse de la Brandrie
patrimoineImpasse de la Caltelle
patrimoineImpasse de la Croix Moinard
patrimoineImpasse de la Demoiselle de Prigny
patrimoineImpasse de la Denouillère
patrimoineImpasse de la Falaise
patrimoineImpasse de la Forge
patrimoineImpasse de la Futaie
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Haie
patrimoineImpasse de la Malmy
patrimoineImpasse de la Minoterie
patrimoineImpasse de la Noë
patrimoineImpasse de La Noëveillard
patrimoineImpasse de la Pépinière
patrimoineImpasse de la Perronnerie
patrimoineImpasse de la Picoile
patrimoineImpasse de la Rivaudière
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de la Xaviere
patrimoineImpasse de l'Embellie
patrimoineImpasse de l'Épeautre
patrimoineImpasse de l'Étang Macé
natureImpasse de L'Étoile des Marais
patrimoineImpasse de l'Hermitage des Dunes
patrimoineImpasse de l'Ormeau-Jahu
patrimoineImpasse des Agapanthes
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Aumiettes
patrimoineImpasse des Baladins
patrimoineImpasse des Bernaches
patrimoineImpasse des Blanchardais
patrimoineImpasse des Blés d'Or
patrimoineImpasse des Buissons
patrimoineImpasse des Campagnols
patrimoineImpasse des Celtes
patrimoineImpasse des Cépages
patrimoineImpasse des Charmes
patrimoineImpasse des Charmilles
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Cordiers
patrimoineImpasse des Cormorans
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Douves
patrimoineImpasse des Dunes
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Épicéas
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Ferchets
patrimoineImpasse des Figuiers
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Fragonettes
patrimoineImpasse des Genettes
patrimoineImpasse des Glaïeuls
patrimoineImpasse des Grands Prés
patrimoineImpasse des Grands Rochers
patrimoineImpasse des Gravelots
patrimoineImpasse des Guigniers
patrimoineImpasse des Guitounes
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Jardins de la Caradouère
patrimoineImpasse des Lavandières
patrimoineImpasse des Marronniers
patrimoineImpasse des Martres
patrimoineImpasse des Mélèzes
patrimoineImpasse des Mérudières
patrimoineImpasse des Moineaux
patrimoineImpasse des Mûriers
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Pruneliers
patrimoineImpasse des Prunus
patrimoineImpasse des Sablons
patrimoineImpasse des Sourciers
patrimoineImpasse des Sports
patrimoineImpasse des Sternes
patrimoineImpasse des Tadornes
patrimoineImpasse des Vieux Ceps
patrimoineImpasse du Bardonneau
patrimoineImpasse du Beau Vallon
patrimoineImpasse du Birdie
patrimoineImpasse du Blutoir
patrimoineImpasse du Brévaton
patrimoineImpasse du Cadran Bleu
patrimoineImpasse du Capitaine Édouard Chiffoleau
patrimoineImpasse du Carillon
patrimoineImpasse du Chabut
patrimoineImpasse du Champ de Bois
patrimoineImpasse du Chant des Oiseaux
patrimoineImpasse du Chemin Creux
patrimoineImpasse du Cheminet
patrimoineImpasse du Clos de Toscane
patrimoineImpasse du Closeau
patrimoineImpasse du Coin de la Vigne
natureImpasse du Colombier
patrimoineImpasse du Commandant Péneau
patrimoineImpasse du Cordier
patrimoineImpasse du Fenil
patrimoineImpasse du Jardinier
patrimoineImpasse du Meunier
patrimoineImpasse du Moulin Neuf
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Moulin Rouge
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Paradisier
patrimoineImpasse du Petit Bois
patrimoineImpasse du Pontereau
patrimoineImpasse du Porteau
patrimoineImpasse du Prédaire
patrimoineImpasse du Pressoir
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Soleil Levant
patrimoineImpasse du Terroir
patrimoineImpasse du Val Saint-Martin
patrimoineImpasse du Vigneron
natureImpasse Emeraude
patrimoineImpasse Fernand de Magellan
patrimoineImpasse François II de Bretagne
patrimoineImpasse Goëmonhour
patrimoineImpasse Gouy
patrimoineImpasse Henri Becquerel
patrimoineImpasse Herbette
patrimoineImpasse Jacques Cassard
patrimoineImpasse Jean Bart
patrimoineImpasse Jean Mounès
patrimoineImpasse Jules Nicolas
patrimoineImpasse Julien Aubineau
patrimoineImpasse Julien Gouy
patrimoineImpasse La Fontaine
patrimoineImpasse La Pérouse
patrimoineImpasse Maryse Bastié
patrimoineImpasse Mayo
patrimoineImpasse Paul Delmet
patrimoineImpasse René Prain
patrimoineImpasse Roxane
patrimoineImpasse Saint-Antoine
patrimoineImpasse Sophie Germain
patrimoineImpasse Suzanne Pigeon
patrimoineJardin Renoir
patrimoineLa Bourrelière
patrimoineLa Brahinière
patrimoineLa Chalopinière
patrimoineLa Coutancerie
patrimoineLa Vélodyssée
patrimoineLe Boismain
patrimoineLe Châtelier
patrimoineLe Clos Cosset
patrimoineLe Clos de la Gressiere
patrimoineLe Moulin des Tréans
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Le Petit Chemin
patrimoineLes Alizés
patrimoineLes Grandes Gouraudières
patrimoineLes Grandes Maisons
patrimoineLes Granges
patrimoineLotissement du Puits
patrimoineLotissement le Champ aux Moines
patrimoineLotissement Le Trait de la Vallée
patrimoineParking de la Gare
patrimoineParking du Château
patrimoineParking Tourte
patrimoineParking Verdun
patrimoinePassage de la Mairie
patrimoinePassage de Port Chéri
patrimoinePassage des Jacquets
patrimoinePassage des Rosiers
patrimoinePassage du Pas des Charettes
patrimoinePassage du Rocher
patrimoinePassage Pierre-Yves Lacroix
patrimoinePassage Redois
patrimoinePassage Sadi Carnot
histoireIssu d'une des grandes lignées républicaines et scientifiques françaises — petit-fils du révolutionnaire Lazare Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, père de la thermodynamique — Marie François Sadi Carnot (1837-1894) suivit d'abord la voie familiale : Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées. Républicain modéré, il devint président de la Troisième République en 1887, après que le scandale des décorations eut contraint son prédécesseur Jules Grévy (1807-1891) à démissionner — le gendre de Grévy monnayait honteusement des Légions d'honneur. Réputé pour sa rigueur et son honnêteté dans une République secouée par les scandales, Carnot dut affronter une société française agitée : le retentissant scandale de Panama (1892), où plusieurs centaines de députés et de journaux s'étaient laissés corrompre par la Compagnie interocéanique de Ferdinand de Lesseps, ruinée après l'échec du percement du canal ; les attentats anarchistes qui frappaient Paris (Vaillant à la Chambre des députés, Ravachol, Émile Henry au café Terminus…) ; et la crise boulangiste, du nom du général Georges Boulanger (1837-1891), populaire et menaçant, qui rêvait d'un pouvoir personnel et d'une revanche militaire contre l'Allemagne pour reconquérir l'Alsace-Moselle, cédée par le traité de Francfort en 1871. La politique extérieure de Carnot poursuivit l'expansion coloniale (Afrique, Indochine) tout en se rapprochant de la Russie tsariste — jetant les bases de l'alliance qui structurera le début du XXᵉ siècle. Sa fin fut brutale : à Lyon, le 24 juin 1894, alors qu'il quittait un banquet à la Chambre de commerce, il fut poignardé par Sante Caserio, jeune boulanger anarchiste italien de vingt-et-un ans, qui vengeait ainsi l'exécution récente de Vaillant. Ses funérailles nationales rassemblèrent des centaines de milliers de Parisiens en deuil. Il fut inhumé au Panthéon — seul président de la Troisième République à y entrer directement à sa mort. Avez-vous déjà entendu parler de son oncle et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Carnot.
Passage Saint-Antoine
patrimoinePasserelle du Collet
patrimoinePâtis de la Rinais
patrimoinePetit Chemin des Sables
patrimoinePetite Rue de la Marine
patrimoinePetite Rue des Halles
patrimoinePlace Bellevue
patrimoinePlace de La Concorde
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Grande Aire
patrimoinePlace de la Hervetière
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la Marne
patrimoinePlace de la Terrasse
patrimoinePlace de la Villardière
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Église de Sainte-Marie
patrimoinePlace de l'Église Madame
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace des Halles
patrimoinePlace du 14 Juillet
patrimoinePlace du Château
patrimoinePlace du Marchix
patrimoinePlace du Môle
patrimoinePlace du Petit Nice
patrimoinePlace Joseph Girard
patrimoinePlace Laurent Chiffoleau
patrimoinePlace Macé
patrimoinePont du 8 Mai 1945
patrimoinePromenade Sainte-Anne
patrimoinePromenade Yvonne Wilson
patrimoineQuai du 11 Novembre 1918
patrimoineQuai du Commandant l'Herminier
patrimoineQuai Jean Mounès
patrimoineQuai Leray
patrimoineRésidence Bon Accueil
patrimoineRésidence de L'Armoricaine
patrimoineRésidence des Hauts des Sablons
patrimoineRésidence des Vignes Rouges
natureRésidence du Bon Air
patrimoineRésidence du Golf
patrimoineRésidence du Pornand
patrimoineRésidence du Sandier
patrimoineRésidence La Fontaine
patrimoineRésidence la Petite Joselière
patrimoineRésidence le Moulin Neuf
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Résidence Les Sablons
patrimoineRésidence Les Terrasses du Green
patrimoineRésidence l'Orée du Golf
patrimoineRésidence Plein Océan
patrimoineRésidence Port Saint-Jacques
patrimoineRond-Point de l'Europe
patrimoineRond-point des Gentelleries
patrimoineRond-Point du Souvenir-Français
patrimoineRond-Point EDF
patrimoineRond-Point Gilbert Pollono
patrimoineRond-point Le Sandier
patrimoineRoute Bleue
patrimoineRoute d'Arthon
patrimoineRoute de Bourgneuf
patrimoineRoute de Coëtargand
patrimoineRoute de l'Abbaye
patrimoineRoute de la Bernerie
patrimoineRoute de la Bourelière
patrimoineRoute de la Colinerie
patrimoineRoute de la Fradouillère
patrimoineRoute de la Giraudière
patrimoineRoute de la Janvrie
patrimoineRoute de l'Alcière
patrimoineRoute de la Mossardière
patrimoineRoute de la Rogère
patrimoineRoute de la Souchais
patrimoineRoute de l'Olivier
patrimoineRoute de Moraudeau
patrimoineRoute de Sainte-Marie à la Rochandière
patrimoineRoute de Saint-Michel-Chef-Chef
patrimoineRoute de Saint-Père-En-Retz
patrimoineRoute des Champs Ronds
patrimoineRoute des Mandonières
patrimoineRoute du Bois des Tréans
patrimoineRoute du Clion
patrimoineRoute du Collet
patrimoineRoute du Moulin Neuf
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route Sainte-Marie
patrimoineRue Adrien Thierry
patrimoineRue Alain Gerbault
patrimoineRue Albert Calmette
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Alexis Maneyrol
patrimoineRue Alfred Benoist
patrimoineRue Alfred Guingeard
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Alphonse Padioleau
patrimoineRue Alsace Lorraine
patrimoineRue Ampère
patrimoineRue André Louërat
patrimoineRue Anna de Noailles
patrimoineRue Auguste Berthaud
patrimoineRue Auguste Métiveau
patrimoineRue Baptiste Landreau
patrimoineRue Bernard Moitessier
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Bocandé
patrimoineRue Bougainville
patrimoineRue Camille Sourdille
patrimoineRue Cécile DeWitt
patrimoineRue Charles Babin
patrimoineRue Charles de Foucauld
patrimoineRue Clostermann
patrimoineRue Constant Guillou
patrimoineRue Corneille
patrimoineRue Courtigon
patrimoineRue Daniel Clostre
patrimoineRue Davaud
patrimoineRue de Bel Air
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Bouline
patrimoineRue de Bourgneuf
patrimoineRue de Bruxelles
patrimoineRue de Colombes
patrimoineRue de Kerlor
patrimoineRue de la Balance
patrimoineRue de la Basse-Cure
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de l'Abbé Baconnais
patrimoineRue de l'Abbé Maillard
patrimoineRue de la Belletière
patrimoineRue de la Bénétrie
patrimoineRue de la Bernerie
patrimoineRue de la Birochère
patrimoineRue de la Blavetière
patrimoineRue de la Bossarzerie
patrimoineRue de la Boulotte
patrimoineRue de la Brandelle
patrimoineRue de la Centaurée
patrimoineRue de la Chaussée
patrimoineRue de la Cohue
patrimoineRue de la Concorde
patrimoineRue de la Corbinière
patrimoineRue de la Corderie
patrimoineRue de la Croix Bertreux
patrimoineRue de la Croix des Noués
patrimoineRue de la Croix Joselle
patrimoineRue de la Croix Moinard
patrimoineRue de la Dette
patrimoineRue de la Douane
patrimoineRue de la Douve
patrimoineRue de la Faïencerie
patrimoineRue de la Ficaudière
patrimoineRue de la Fléchouserie
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fontaine aux Bretons
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Gilardière
patrimoineRue de La Goelette
patrimoineRue de la Grande Aire
patrimoineRue de la Grande Ouche
patrimoineRue de la Grange
patrimoineRue de la Haute Folie
patrimoineRue de la Jaginière
patrimoineRue de la Jeunesse
patrimoineRue de la Joselière
patrimoineRue de l'Albatros
patrimoineRue de la Marine
patrimoineRue de la Mer
patrimoineRue de la misaine
patrimoineRue de la Montée à la Chatte
patrimoineRue de la Mutualité
patrimoineRue de la Noé des Tréans
patrimoineRue de la Noue Fleurie
patrimoineRue de la Pagotière
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Pinède
patrimoineRue de la Plage de la Birochère
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de la Plage de la Boutinardière
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de la Plage de la Joselière
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de la Plage du Portmain
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de la Poste
patrimoineRue de la Potèe
patrimoineRue de la Prépoise
patrimoineRue de la Renaissance
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Sablière
patrimoineRue de la Sainte-Victoire
patrimoineRue de la Sennetière
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Terrasse
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de la Villardière
patrimoineRue de la Ville
patrimoineRue de la Vinglo
patrimoineRue de l'Écluse
patrimoineRue de l'Église de Pornic
patrimoineRue de l'Equipement
patrimoineRue de l'Hermitage
patrimoineRue de l'Océan
patrimoineRue de Lorraine
patrimoineRue de l'Ouche
patrimoineRue de l'Ouche Catin
patrimoineRue de l'Ouche Jacquette
patrimoineRue de Malmy
patrimoineRue de Nantes
patrimoineRue de Plantive
patrimoineRue de Pornic
patrimoineRue de Prigny
patrimoineRue des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Rue des Accords
patrimoineRue des Agates
patrimoineRue des Aigues Marines
patrimoineRue de Saint-Père-en-Retz
patrimoineRue des Airelles
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Alisiers
patrimoineRue des Amarelles
patrimoineRue des Ambres
patrimoineRue des Améthystes
patrimoineRue des Amitières
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Augustins
patrimoineRue des Aumiettes
patrimoineRue des Barelles
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Bévinières
patrimoineRue des Bigareaux
patrimoineRue des Bougrenets
patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Buissonnets
patrimoineRue des Burlats
patrimoineRue des Carrés
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Chaloires
patrimoineRue des Champs Francs
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chaumes
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Cigales
patrimoineRue des Cœurés
patrimoineRue des Courettes
patrimoineRue des Cytises
patrimoineRue des Églantines
patrimoineRue des Éperviers
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Feux Follets
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Freshes
patrimoineRue des Gabelous
patrimoineRue des Gats
patrimoineRue des Gémeaux
patrimoineRue des Gobets
patrimoineRue des Goëlands
patrimoineRue des Grands Champs
patrimoineRue des Grands Prés
patrimoineRue des Griottes
patrimoineRue des Grives
patrimoineRue des Halles
patrimoineRue des Hauts de la Joselière
patrimoineRue des Hermelles
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Hortensias
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Joncs
patrimoineRue des Lambertianas
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Lierres
patrimoineRue des Lièvres
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Louves
patrimoineRue des Lucioles
patrimoineRue des Lutins
patrimoineRue des Maçonnières
patrimoineRue des Magnolias
patrimoineRue des Merisiers
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Mousseaux
patrimoineRue des Moutiers
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue des Naïades
patrimoineRue des Navineaux
patrimoineRue des Noëlles
patrimoineRue des Nondales
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Olivettes
patrimoineRue des Opales
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Patelles
patrimoineRue des Perdrix
patrimoineRue des Perrières
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Petits Coeurés
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pierres Folles
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Pluviers
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Prés Verts
patrimoineRue des Prises
patrimoineRue des Roches Rouges
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Sables
patrimoineRue des Sablons
patrimoineRue des Salorges
patrimoineRue des Sillons
patrimoineRue des Sternes
patrimoineRue des Sylphes
patrimoineRue des Tamaris
patrimoineRue des Terres aux Moines
patrimoineRue des Terres Nobles
patrimoineRue des Terres Sèches
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tourne Pierres
patrimoineRue des Tourterelles
patrimoineRue de Strasbourg
patrimoineRue des Trois Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Tulipes
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue des Versannes
patrimoineRue des Vés
patrimoineRue des Vignes Rouges
natureRue des Voiliers
patrimoineRue de Trinlepre
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue de Villeneuve
patrimoineRue Didier Bérény
patrimoineRue du Beau Site
patrimoineRue du Belvédère
patrimoineRue du Blé Noir
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bois Millet
patrimoineRue du Bon Accueil
patrimoineRue du Bourg aux Moines
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Canal
patrimoineRue du Capitaine Debouté
patrimoineRue du Capitaine Yves Allais
patrimoineRue du Capricorne
patrimoineRue du Chabut
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chaudron
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Clos du Pin
patrimoineRue du Colombier
patrimoineRue du Colonel René Babonneau
patrimoineRue du Colonel Victor Bézier
patrimoineRue du Commerce
patrimoinerue du Docteur Ange Guépin
patrimoineRue du Docteur Ange Guépin
patrimoineRue du Docteur Auguste Guilmin
patrimoineRue du Docteur Richelot
patrimoineRue du Fay
patrimoineRue du Fief du Porteau
patrimoineRue du Four à Sel
patrimoineRue du Général Buat
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Général Thorthon
patrimoineRue du Golf
patrimoineRue du Grand Chemin
patrimoineRue du Grand Jardin
patrimoineRue du Hameau
patrimoineRue du Hameau du Pêcheur
patrimoineRue du Jardin Public
patrimoineRue du Lieutenant Jacques Blanchard
patrimoineRue du Lieutenant Maurice Pollono
patrimoineRue du Lieutenant Philippe Lara
patrimoineRue du Lit d'Eau
patrimoineRue du Manoir
patrimoineRue du Marais Breton
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Maréchal Joffre
patrimoineRue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Martin-Pécheur
patrimoineRue du Meunier
patrimoineRue du Milieu
patrimoineRue du Môle
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin Neuf
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pâtis
patrimoineRue du Pâtis de la Rinais
patrimoineRue du Pâtisseau
patrimoineRue du Persan
patrimoineRue du Persereau
patrimoineRue du Petit Bois
patrimoineRue du Petit Train
patrimoineRue du Plessis Allais
patrimoineRue du Pont de Terre
patrimoineRue du Pont du Clion
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Port Chéri
patrimoineRue du Port Chesneau
patrimoineRue du Pré Boismain
patrimoineRue du Pré Colin
patrimoineRue du Pré Long
patrimoineRue du Pré Pichaud
patrimoineRue du Pré Tarin
patrimoineRue du Pré Vincent
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Professeur Lemierre
patrimoineRue du Rocher Vert
patrimoineRue du Sagittaire
patrimoineRue du Sauvetage
patrimoineRue du Sous-Lieutenant Philippe de Vogue
patrimoineRue du Traité d'Amsterdam
patrimoineRue du Traité de Lisbonne
patrimoineRue du Traité de Maastricht
patrimoineRue du Traité de Paris
patrimoineRue du Traité de Rome
patrimoineRue du Trou d'Enfer
patrimoineRue du Val Saint-Martin
patrimoineRue du Verseau
patrimoineRue Édouard Branly
patrimoineRue Éric Tabarly
patrimoineRue Eugène Denis
patrimoineRue Évelyne Clopet
patrimoineRue Fernand de Mun
patrimoineRue Florence Arthaud
patrimoineRue François Arago
patrimoineRue François Bourriaud
patrimoineRue François Mauriac
cultureFils d'une riche famille de la bourgeoisie bordelaise, François Mauriac (1885-1970) fut élevé par sa mère dans la stricte rigueur de la foi catholique, après la mort précoce de son père. Le domaine familial de Malagar, sur les coteaux de Langon — aujourd'hui visitable —, et le collège de Grand-Lebrun à Bordeaux, formèrent le décor et l'atmosphère qui hanteront toute son œuvre : celle d'une bourgeoisie provinciale, catholique, prisonnière de ses secrets et de son argent, saisie par la tentation constante du péché. De ce milieu il tira ses plus grands romans — Le Baiser au lépreux (1922), Genitrix (1923), Le Désert de l'amour, et surtout Thérèse Desqueyroux (1927), portrait implacable d'une empoisonneuse landaise devenue l'un des personnages féminins les plus mystérieux de la littérature française. Puis Le Nœud de vipères (1932), sommet de son œuvre, chronique corrosive d'une famille rongée par la haine et la cupidité. Écrivain profondément catholique, il défendait un droit rare : celui d'écrire des romans chrétiens qui n'aient rien d'édifiant. « Un romancier chrétien est celui qui pose des problèmes chrétiens, non celui qui donne des solutions chrétiennes. » Sa foi le mit souvent en tension avec l'Église officielle, qui lui reprochait de peindre trop cruellement les âmes catholiques. Sous l'Occupation, Mauriac fut résistant : membre du Comité national des écrivains, il publia clandestinement en 1943, sous le pseudonyme de Forez, son Cahier noir aux Éditions de Minuit — l'un des textes fondateurs de la Résistance culturelle. Il reçut en 1952 le Prix Nobel de littérature. Après la guerre, il devint l'un des plus grands éditorialistes français : son Bloc-notes publié au Figaro puis à L'Express forme un monument du journalisme politique. Fervent défenseur du général de Gaulle, il prit aussi position contre la torture en Algérie, croisant le fer avec Camus, Sartre et l'ensemble de sa génération. Il mourut à Paris en 1970 et repose à Vémars, dans le Val-d'Oise. Sur la fin de sa vie, il définissait son propre destin littéraire avec cette ironie mélancolique dont il avait le secret : « Personne ne se sera tenu plus opiniâtrement que moi à l'arrière-garde de la littérature. »
Rue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Charpak
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Guynemer
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Barau
patrimoineRue Henri Becquerel
patrimoineRue Hilaire Cordet
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jacques-Yves Le Toumelin
patrimoineRue Jean-Baptiste Charcot
patrimoineRue Jean Bart
patrimoineRue Jean Charcot
patrimoineRue Jean Courot
patrimoineRue Jean du Plessis de Grenedan
patrimoineRue Jean Émile Laboureur
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jeanne Benoist
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jeanne de Belleville
patrimoineRue Jean Perrin
patrimoineRue Jean Sarment
patrimoineRue Jean Terrien
patrimoineRue Joseph-Adolphe Rousse
patrimoineRue Joseph Ferré
patrimoineRue Joseph Thobie
patrimoineRue Josette Bosq
patrimoineRue Joshua Slocum
patrimoineRue Jules Cosset
patrimoineRue Jules Dumont d'Urville
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Galot
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Léon Lenoir
patrimoineRue Léon Maître
patrimoineRuelle de la Motte
patrimoineRuelle du Four à Chaux
patrimoineRuelle Galipaud
patrimoineRue Marc Elder
patrimoineRue Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue Marguerite Yourcenar
patrimoineRue Marin Marie
patrimoineRue Maryse Bastié
patrimoineRue Maurice Digo
patrimoineRue Michel Chollet
patrimoineRue Michelet
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Mondésir
patrimoineRue Neptune
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Nicolas Aucam
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Delmet
patrimoineRue Paul Fort
patrimoineRue Paul Langevin
patrimoineRue Paul Paulet
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Fleury
patrimoineRue Pierre Gilles de Gennes
patrimoineRue Rapine
patrimoineRue René Duguay Trouin
patrimoineRue René Guy Cadou
patrimoineRue René-Guy Cadou
patrimoineRue Révérend Père Brottier
patrimoineRue Robert Gatellier
patrimoineRue Robert Grollier
patrimoineRue Robert Schuman
patrimoineRue Robert Surcouf
patrimoineRue Rostislaw Loukianoff
patrimoineRue Sadi Carnot
histoireIssu d'une des grandes lignées républicaines et scientifiques françaises — petit-fils du révolutionnaire Lazare Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, père de la thermodynamique — Marie François Sadi Carnot (1837-1894) suivit d'abord la voie familiale : Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées. Républicain modéré, il devint président de la Troisième République en 1887, après que le scandale des décorations eut contraint son prédécesseur Jules Grévy (1807-1891) à démissionner — le gendre de Grévy monnayait honteusement des Légions d'honneur. Réputé pour sa rigueur et son honnêteté dans une République secouée par les scandales, Carnot dut affronter une société française agitée : le retentissant scandale de Panama (1892), où plusieurs centaines de députés et de journaux s'étaient laissés corrompre par la Compagnie interocéanique de Ferdinand de Lesseps, ruinée après l'échec du percement du canal ; les attentats anarchistes qui frappaient Paris (Vaillant à la Chambre des députés, Ravachol, Émile Henry au café Terminus…) ; et la crise boulangiste, du nom du général Georges Boulanger (1837-1891), populaire et menaçant, qui rêvait d'un pouvoir personnel et d'une revanche militaire contre l'Allemagne pour reconquérir l'Alsace-Moselle, cédée par le traité de Francfort en 1871. La politique extérieure de Carnot poursuivit l'expansion coloniale (Afrique, Indochine) tout en se rapprochant de la Russie tsariste — jetant les bases de l'alliance qui structurera le début du XXᵉ siècle. Sa fin fut brutale : à Lyon, le 24 juin 1894, alors qu'il quittait un banquet à la Chambre de commerce, il fut poignardé par Sante Caserio, jeune boulanger anarchiste italien de vingt-et-un ans, qui vengeait ainsi l'exécution récente de Vaillant. Ses funérailles nationales rassemblèrent des centaines de milliers de Parisiens en deuil. Il fut inhumé au Panthéon — seul président de la Troisième République à y entrer directement à sa mort. Avez-vous déjà entendu parler de son oncle et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Carnot.
Rue Saint-André
patrimoineRue Saint-Christophe
patrimoineRue Sainte-Anne
patrimoineRue Sainte-Thérèse
patrimoineRue Sainte-Thèrèse
patrimoineRue Saint-Gilles
patrimoineRue Saint-Joseph
patrimoineRue Tartifume
patrimoineRue Thomas Narcejac
patrimoineRue Tourte
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Victor Soucheleau
patrimoineRue Voisin
patrimoineRue Voltaire
histoireIssu de la bourgeoisie parisienne, François-Marie Arouet (1694-1778) fit de brillantes études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Son pseudonyme Voltaire est l'anagramme d'Arovet L.J. — « Arouet le Jeune » — à une époque où u et v ne se distinguaient pas encore à l'écrit. Ses vers irrévérencieux contre le Régent lui valurent onze mois de Bastille en 1717, où il écrivit sa première tragédie et se choisit son nouveau nom. Un franc-parler récidiviste l'exila ensuite en Angleterre pendant trois ans, séjour décisif : il en revint transformé, avec une philosophie réformatrice de la justice et de la société inspirée du modèle anglais, et une défense ardente de la liberté d'expression. Rentré en France, il ne cessa dès lors de critiquer la guerre, le dogme chrétien et surtout la monarchie absolue de droit divin. Historiographe du roi en 1745, il entra à l'Académie française l'année suivante — mais ses écrits scandaleux (Zadig, 1747) le forcèrent à l'exil, d'abord chez Frédéric II à Berlin, puis en Suisse. En 1759, il s'installa à Ferney, village frontalier de la Suisse qui portera désormais son nom : il y accueillit toute l'Europe éclairée pendant vingt ans, devenant le « patriarche de Ferney », référence intellectuelle du siècle. La même année, il publia Candide, roman satirique où sa naïveté imaginaire dénonce le fanatisme, la guerre, l'esclavage et l'optimisme métaphysique de Leibniz — le fameux « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le livre. Avec ses pamphlets mordants, il se battit contre les injustices judiciaires : l'affaire Calas (protestant toulousain roué en 1762, réhabilité grâce à lui en 1765), l'affaire Sirven, l'exécution du jeune chevalier de La Barre. À chacun il opposa sa devise, signée à la fin de ses lettres : « Écrasons l'infâme » — l'infâme étant le fanatisme religieux. En 1778, à quatre-vingt-trois ans, il revint triomphalement à Paris après vingt-huit ans d'absence : la Comédie-Française l'acclama debout, la foule l'idolâtra. Il mourut trois mois plus tard. Refusé de sépulture chrétienne, enterré à la sauvette en Champagne, il fut transféré au Panthéon par la Révolution en 1791. Il y repose depuis, face à Rousseau — les deux frères ennemis des Lumières.
Rue Yves Ponceau
patrimoineRue Yvonne Borry-Lehoux
patrimoineSentier des Hautes Rives
patrimoineSentier Littoral
patrimoineSquare René Guy Cadou
patrimoineVase du Collet
patrimoineVillage les Hauts de la Noeveillard
patrimoineVoie Communale de l'Herberdière
patrimoineVoie Communale du Chêne Pendu
nature