Rues de Paroisse Saint-Jean-Baptiste-de-l'Avière
298 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Charmilles
patrimoineAllée des Corvées
patrimoineAllée des Curtilles
patrimoineAllée des Fleurs
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Merles
patrimoineAllée des Roches
patrimoineAllée du Boteney
patrimoineAllée du Poirier
patrimoineAllée Mal Pensé
patrimoineAncien Chemin de Fomerey à Darnieulles
patrimoineAncienne Rue de la Gare
patrimoineAux Trois Pommiers
patrimoineChemin d'Adoncourt
patrimoineChemin d’Adoncourt à Girancourt
patrimoineChemin d'Ambafosse
patrimoineChemin de Bonne Dame
patrimoineChemin de Gigney
patrimoineChemin de la Batterie
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Cheminée
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Croix Chanot
patrimoineChemin de la Croix des Hasards
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Justice
patrimoineChemin de la Maix du Bois
patrimoineChemin de la Moraigne
patrimoineChemin de la Poirolle
patrimoineChemin de la Voye Bocquegney
patrimoineChemin de Laxatte
patrimoineChemin de l'Écureuil
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l'Orée du Bois
patrimoineChemin des Angles
patrimoineChemin des Bois à l’Abbaye
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Capucines
patrimoineChemin des Champs de la Côte
patrimoineChemin des Dames
patrimoineChemin des Grandes Fouillies
patrimoineChemin des Mitroches
patrimoineChemin des Plages
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Chemin des Prés
patrimoineChemin des Pres Grillots
patrimoineChemin des Sapins
patrimoineChemin de Ville
patrimoineChemin de Ville-sur-Illon à Gorhey
patrimoineChemin du Bois Blâmont
patrimoineChemin du Hameau du Bois de Girancourt à l’Abbaye
patrimoineChemin du Haut de la Croix
patrimoineChemin du Marquisat
patrimoineChemin du Poirier du Mont
patrimoineChemin du Pré de la Commune
patrimoineChemin du Stade
patrimoineChemin du Tour du Lac
patrimoineCheminement du Tissage
patrimoineChemin Latéral au Chemin de Fer
patrimoineChemin Maies Jeannesse
patrimoineClos de la Redoute
patrimoineCôte Saint-Roch
patrimoineGiratoire du Pré des Lins
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de Gugnéchamp
patrimoineImpasse de la Croix
patrimoineImpasse de la Digue
patrimoineImpasse de la Ruelle
patrimoineImpasse de l'Aumonerie
patrimoineImpasse de l'Avière
patrimoineImpasse des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Impasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Chasseurs
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mirabelliers
patrimoineImpasse des Oiseaux
patrimoineImpasse des Perce Neige
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Suédois
patrimoineImpasse des Thuyas
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Tulipes
patrimoineImpasse du Coffrot
patrimoineImpasse du Dessus la Ville
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Petit Bois
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Stade
patrimoineImpasse Victor Perrin
patrimoineImpasse Voie de Jussey
patrimoineLa Folle le Duc
patrimoineLa Violle
patrimoineLes Champs de la Corvée
patrimoineLes Peupliers
natureLes Prés de Flauzey
patrimoineLotissement des Jardins
patrimoineLotissement Devant la Grande Forêt
natureLotissement du Pré de l'Aulne
patrimoineLotissement Le Clos des Sarrazins
patrimoinePaquis des Haies
patrimoineParcours Santé - Les Forges
patrimoinePassée de Darnieulles
patrimoinePassée du Breuil
patrimoinePlace de l'Abbaye
patrimoinePlace de l'Église
patrimoineRond-Point de Bois l'Abbé
patrimoineRoute d’Agémont
patrimoineRoute de Bocquegney
patrimoineRoute de Darney
patrimoineRoute de Darnieulles
patrimoineRoute de Domèvre
patrimoineRoute de Fomerey
patrimoineRoute de Gigney
patrimoineRoute de Gorhey
patrimoineRoute de l'Abbaye
patrimoineRoute de Mazeley
patrimoineRoute de Mirecourt
patrimoineRoute de Renauvoid
patrimoineRoute des Forges
patrimoineRoute des Vosges
patrimoineRoute du Rivage
patrimoineRoute Jean-Charles Pellerin
patrimoineRue À l'Orée du Bois
patrimoineRue Canel
patrimoineRue Croix Didière
patrimoineRue d'Agemont
patrimoineRue de Barbonfoing
patrimoineRue de Besonsard
patrimoineRue de Blumont
patrimoineRue de Darney
patrimoineRue de Darnieulles
patrimoineRue de Domèvre
patrimoineRue de Dommartin
patrimoineRue de Dompaire
patrimoineRue de la Boulangère
patrimoineRue de la Clé des Champs
patrimoineRue de la Clé de Sol
patrimoineRue de la Croix
patrimoineRue de la Croix de Romont
patrimoineRue de la Fête
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Forcelle
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Gare
patrimoineRue de la Godelle
patrimoineRue de la Grammaire
patrimoineRue de la Grande Corvée
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Mairie
patrimoineRue de la Maix
patrimoineRue de la Menère
patrimoineRue de l'Ancien Stade
patrimoineRue de la Pêche
patrimoineRue de la Pétrolerie
patrimoineRue de la Poudrière
patrimoineRue de la Prairie
natureRue de la Redoute
patrimoineRue de la Tuilerie
patrimoineRue de l'Avière
patrimoineRue de la Voye de Chavelot
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Épine
patrimoineRue de Martin Fontaine
patrimoineRue de Mirecourt
patrimoineRue d'Épinal
patrimoineRue de Renauvoid
patrimoineRue des Alérions
patrimoineRue de Sanchey
patrimoineRue des Angles
patrimoineRue des Arvaux
patrimoineRue des Aulnots
patrimoineRue des Bégonias
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Brûlées
patrimoineRue des Cascades
patrimoineRue des Champs de la Fin
patrimoineRue des Champs Zélot
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Cotices
patrimoineRue des Cots
patrimoineRue des Curtilles
patrimoineRue des Cyprès
patrimoineRue des Dahlias
patrimoineRue des Ducs de Lorraine
patrimoineRue des Épinettes
patrimoineRue des Étangs
natureRue des Fileurs
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Forts
patrimoineRue des Frères Mourot
patrimoineRue des Grandes Maies
patrimoineRue des Hayes
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Marbriers
patrimoineRue des Moizés
patrimoineRue des Mousurieures
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Pensées
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Pierrottes
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Rappes
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Sapins
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Trois Fontaines
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue de Tabellion
patrimoineRue de Xertigny
patrimoineRue d'Hagnecourt
patrimoineRue d'Harol
patrimoineRue d'Oncourt
patrimoineRue du Berger
patrimoineRue du Bois
patrimoineRue du Bois de la Comtesse
patrimoineRue du Champ des Moines
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chenil
patrimoineRue du Creux Chemin
patrimoineRue du Faubourg
patrimoineRue du Fincieux
patrimoineRue du Fléval
patrimoineRue du Fort
patrimoineRue du Goujeau
patrimoineRue du Grand Pré
patrimoineRue du Gravot
patrimoineRue du Groupe Scolaire
patrimoineRue du Haut Bout
patrimoineRue du Haut de la Ville
patrimoineRue du Lac
patrimoineRue du Levant
patrimoineRue du Loix
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patrimoineRue du Pâquis
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patrimoineRue du Potet
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patrimoineRue du Savron
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue d'Uxegney
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patrimoineRuelle de l'Église
patrimoineRuelle des Curtilles de l'Étang
natureRuelle des Jardins
patrimoineRue Nicolas Bellot
patrimoineRue Pré le Riche
patrimoineRue Principale
patrimoineRue Robert Barret
patrimoineRue Roné Saint-Martin
patrimoineRue Victor Perrin
patrimoineSentier de Contre-Halage
patrimoineSentier de l'Église
patrimoineSentier des Écoliers
patrimoineSentier du Finsieux
patrimoineVieille route de Mazeley
patrimoineVoie d’Adoncourt à Gorhey
patrimoineVoie de Dommartin-aux-Bois à Girancourt
patrimoineVoie de Dommartin-aux-Bois à Thiélouze
patrimoineVoie de Gigney
patrimoineVoie de Gorhey à Darnieulles
patrimoineVoie de Harol à Dommartin-aux-Bois
patrimoineVoie de Hatofosse
patrimoineVoie de la Malade
patrimoineVoie de Laufosse
patrimoineVoie de Naubaimont à Agémont
patrimoineVoie de Neubémont à Agémont
patrimoineVoie des Champs Montants
patrimoineVoie des Hiérottes et de Blumont
patrimoineVoie des Prés de Derrière
patrimoineVoie de Thiacôte
patrimoineVoie de Thiélouze à Agémont
patrimoineVoie de Thiélouze à Barbonfoing
patrimoineVoie de Thiélouze à Girancourt
patrimoineVoie de Ville-sur-Illon à Adoncourt
patrimoineVoie du Rupt du Fol
patrimoine