Rues de Paroisse Saint-Jacques
1232 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de Boismandé
patrimoineAllée Auguste Rodin
patrimoineAllée de Chabannais
patrimoineAllée de la Cazine
patrimoineAllée de la Champoix
patrimoineAllée de la Changotine
patrimoineAllée de la Filature
patrimoineAllée de la Fontaine de Villedaris
patrimoineAllée de la Gardette
patrimoineAllée de la Motte
patrimoineAllée de l'Ancien Lavoir
patrimoineAllée de la Pieta
patrimoineAllée de la Tour Bridiers
patrimoineAllée de l'Écluse
patrimoineAllée de l'Oseraie
patrimoineAllée de Pecut
patrimoineAllée de Puy Jarragne
patrimoineAllée des Bessaudes
patrimoineAllée des Bregères
patrimoineAllée des Champs
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Écoliers
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée des Estivants
patrimoineAllée des Fleurs
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Geais
patrimoineAllée des Grands Bois
patrimoineAllée des Granges
patrimoineAllée des Jardins
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Prairies
natureAllée des Prés des Soeurs
patrimoineAllée des Roseaux
patrimoineAllée des Vieux Chenes
natureAllée des Villards
patrimoineAllée du Bois Robin
patrimoineAllée du Bost
patrimoineAllée du Château
patrimoineAllée du Cheix
patrimoineAllée du Chêne
natureAllée du Forgeron
patrimoineAllée du Lavoir
patrimoineAllée du Mandement
patrimoineAllée du Peu d’Atoux
patrimoineAllée du Plan d'Eau
patrimoineAllée du Rhin
patrimoineAllée du Sandet
patrimoineAllée du Teilloux
patrimoineAllée Fernand Maillaud
patrimoineAllée Hélier Cosson
patrimoineAllée Irène Baritaud
patrimoineAllée James Marangé
patrimoineAncien Chemin de Magnac-Laval
patrimoineAncienne Voie Ferrée de Limoges à Saint-Sulpice-les-Feuilles
patrimoineAncienne Voie Romaine Limoges - Argenton-sur-Creuse
patrimoineAvenue Alsace Lorraine
patrimoineAvenue Armand Marsaud
patrimoineAvenue Auguste Lacote
patrimoineAvenue Benjamin Bord
patrimoineAvenue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue Charles Ferrand
patrimoineAvenue Colleville
patrimoineAvenue d'Auvergne
patrimoineAvenue de Formigliana
patrimoineAvenue de la Fontvieille
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Avenue de la Liberté
patrimoineAvenue de la Marche
patrimoineAvenue de la Perelle
patrimoineAvenue de l'Ardour
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue de l’Avenir
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue du Berry
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Limousin
patrimoineAvenue du Limousin D 951
patrimoineAvenue du Pont Neuf
patrimoineAvenue Émile Genevoix
patrimoineAvenue Gaston Brun
patrimoineAvenue Georges Pompidou
patrimoineAvenue Jabely
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Martel
patrimoineAvenue Maxime Letourneur
patrimoineAvenue Mermoz
patrimoineAvenue Pierre Bonnaud
patrimoineAvenue René Margot
patrimoineAvenue Victor Renaud
patrimoineBarneige
patrimoineBâtiment les Sansonnets
patrimoineBeaupré
patrimoineBeausoleil
patrimoineBeauvais
patrimoineBel Air
patrimoineBouèry
patrimoineBoulevard Belmont
patrimoineBoulevard de la Gare
patrimoineBoulevard du 8 Mai 1945
patrimoineBoulevard Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Boulevard Mestadier
patrimoineBoulevard Roger Gardet
patrimoineBoulevard Roger Gerbaux
patrimoineBussière-Madeleine
patrimoineCessac
patrimoineChatelus
patrimoineChâtelus
patrimoineChelin de l'Abaye
patrimoineChemin Chèvrefeuille
patrimoineChemin d’Azat
patrimoineChemin de Beaulieu
patrimoineChemin de Beautribeau
patrimoineChemin de Breith Bridiers
patrimoineChemin de Chabannais
patrimoineChemin de Chez Benjamin
patrimoineChemin de Confolent
patrimoineChemin de Fosie
patrimoineChemin de Frétay
patrimoineChemin de Gargantua
patrimoineChemin de Glatignat
patrimoineChemin de la Barde
patrimoineChemin de la Bastide
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Betoulle
patrimoineChemin de la Casse
patrimoineChemin de La Celle Dunoise à Chéniers
patrimoineChemin de la Chabanne
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Chapuisette
patrimoineChemin de la Châtaigneraie
patrimoineChemin de la Chavaille
patrimoineChemin de la Chiquanelle
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Croix Piquat
patrimoineChemin de la Fanfaronne
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Forge de Mondon
patrimoineChemin de la Gardette
patrimoineChemin de La Genête
patrimoineChemin de la Goutte du Fôt
patrimoineChemin de la Jardreix
patrimoineChemin de la Jeraphie
patrimoineChemin de la Justice
patrimoineChemin de la Paix
patrimoineChemin de la Pierre Debout
patrimoineChemin de la Poste
patrimoineChemin de la Pouillade
patrimoineChemin de la Pouyade
patrimoineChemin de la Prune
patrimoineChemin de la Quouaille
patrimoineChemin de l'Ardour
patrimoineChemin de la Roseraie
patrimoineChemin de la Sagnette
patrimoineChemin de la Salesse
patrimoineChemin de la Solitude
patrimoineChemin de la Tonnelle
patrimoineChemin de la Tour Bridiers
patrimoineChemin de la Traversade
patrimoineChemin de la Vallade
patrimoineChemin de La Vallée
patrimoineChemin de Lavaugauthier
patrimoineChemin de la Voie au Loup
patrimoineChemin de la Voie Noire
patrimoineChemin de La Voie Romaine
patrimoineChemin de l'Écluse
patrimoineChemin de l'Église
patrimoineChemin de l'Étang Rompu
natureChemin de l'Institutrice
patrimoineChemin de Lussac
patrimoineChemin de Pecut
patrimoineChemin de Peuroche
patrimoineChemin de Pommeroux
patrimoineChemin de Prago
patrimoineChemin de Praneuf
patrimoineChemin de Puy Jarragne
patrimoineChemin de Remoux
patrimoineChemin de Saint-Jammes
patrimoineChemin des Aires
patrimoineChemin des Allouettes
patrimoineChemin des Bêches
patrimoineChemin des Bêches Bridiers
patrimoineChemin des Betoulles
patrimoineChemin des Bois Verts
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Buis
patrimoineChemin des Carrières
patrimoineChemin des Champs de l'Église
patrimoineChemin des Châtres
patrimoineChemin des Chaumats
patrimoineChemin des Chaumes
patrimoineChemin des Couderts
patrimoineChemin des Courants d'Air du Monteil
patrimoineChemin des Demoiselles
patrimoineChemin des Deux Rochers
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Éoliennes
patrimoineChemin des Essoles
patrimoineChemin des Étangs
natureChemin des Fosses
patrimoineChemin des Fougères
patrimoineChemin des Frères Goncourt
patrimoineChemin des Gorces
patrimoineChemin des Jardiniers
patrimoineChemin des Landes
natureChemin des Parinauds
patrimoineChemin des Pentes
patrimoineChemin des Placins
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin des Reinettes
patrimoineChemin des Ribières
patrimoineChemin des Sillons
patrimoineChemin des Tendes
patrimoineChemin des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Chemin de Teillablon
patrimoineChemin de Versillat
patrimoineChemin de Vizard
patrimoineChemin du Bois de la Cure
patrimoineChemin du Bois du Breuil
patrimoineChemin du Bost
patrimoineChemin du Centre
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Chaudron
patrimoineChemin du Cheix
patrimoineChemin du Coudert
patrimoineChemin du Dolmen
patrimoineChemin du Fanum
patrimoineChemin du Gachet
patrimoineChemin du Gas
patrimoineChemin du Grand Bougoueix
patrimoineChemin du Gros Caillou
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Mandement
patrimoineChemin du Meillaud
patrimoineChemin du Monastère
patrimoineChemin du Morteret
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin de La Rebeyrolle
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin Routhet
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Palot
patrimoineChemin du Paradis
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin du Teilloux
patrimoineChemin G. Sigonnaud
patrimoineChemin Rural de Beaulieu à Chantouant
patrimoineChemin Rural de Beaulieu à la Dent
patrimoineChemin Rural de Beaulieu à Soulignac
patrimoineChemin Rural de Cromac à Saint-Benoît-du-Sault
patrimoineChemin Rural de la Chapelle
patrimoineChemin Rural des Plaignes à Saint-Benoît-du-Sault
patrimoineChemin Rural du Château d'Eau
patrimoineChemin Sagne Barraud
patrimoineChez Gaillard
patrimoineChez Redon
patrimoineCircuit de Motocross
patrimoineCité Catenaires SNCF
patrimoineCité Caténaires Sncf
patrimoineCité Jean Macé
patrimoineCité Maurice Jeuniaux
patrimoineEchappée Verte - La Ferroverte
patrimoineEchappée Verte - La Ferroverte
patrimoineEsplanade Yves Furet
patrimoineForgevieille
patrimoineFréminges
patrimoineGervelle
patrimoineGlatreix
patrimoineGrande Rue
patrimoineGrand Marseuil
patrimoineGrand Neyrat
patrimoineGrand Prat
patrimoineGrand'Rue
patrimoineHameau Le Mas de Compostelle
patrimoineHLM Avenue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
HLM du Stade
patrimoineHLM les Mottes Rue des Mottes
patrimoineHLM les Vignauds
patrimoineImpasse d’Azat
patrimoineImpasse de Bardou
patrimoineImpasse de la Bergerie
patrimoineImpasse de La Brande
patrimoineImpasse de la Catoux
patrimoineImpasse de la Commanderie Poulignat
patrimoineImpasse de la Côte
patrimoineImpasse de la Couture
patrimoineImpasse de la Croix Pierre
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Gardette
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de La Lili
patrimoineImpasse de la Maison de Retraite
patrimoineImpasse de la Marche Poulignat
patrimoineImpasse de La Pêcherie
patrimoineImpasse de la Piscine
patrimoineImpasse de la Reine
patrimoineImpasse de la Rivière
natureImpasse de la Scierie
patrimoineImpasse de Lascougiraud
patrimoineImpasse de Lausanne
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse de l'Étang
natureImpasse de Peypouet
patrimoineImpasse de Plantadis
patrimoineImpasse de Puymouche
patrimoineImpasse de Saint-Sébastien
patrimoineImpasse des Bouesses
patrimoineImpasse des Bouguillons
patrimoineImpasse des Bouiges
patrimoineImpasse des Bréjeaux
patrimoineImpasse des Buttes
patrimoineImpasse des Carrières
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Châtaigniers
patrimoineImpasse des Colibris
patrimoineImpasse des Côtes
patrimoineImpasse des Couteaux
patrimoineImpasse des Coutures
patrimoineImpasse des Crouzilles
patrimoineImpasse des Écoles
patrimoineImpasse des Erables Bridiers
patrimoineImpasse des Forges
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Francs
patrimoineImpasse des Frontons
patrimoineImpasse des Glycines
patrimoineImpasse des Granges
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Merisiers
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Moineaux
patrimoineImpasse des Prés
patrimoineImpasse des Puits
patrimoineImpasse des Reclous
patrimoineImpasse des Ribières
patrimoineImpasse des Roches
patrimoineImpasse des Ruches
patrimoineImpasse des Sansonnets
patrimoineImpasse des Silos
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse de Teillablon
patrimoineImpasse du Bief
patrimoineImpasse du Bien Aller
patrimoineImpasse du Bois
patrimoineImpasse du Bosquet
patrimoineImpasse du Bost
patrimoineImpasse du Cabot
patrimoineImpasse du Charrat
patrimoineImpasse du Chéroux
patrimoineImpasse du Cougnetou
patrimoineImpasse du Gaubudier
patrimoineImpasse du Grand Bougoueix
patrimoineImpasse du Grand Couret
patrimoineImpasse du Grand Thor
patrimoineImpasse du Gros Baux
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Lotissement
patrimoineImpasse du Mandement
patrimoineImpasse du Masboudet
patrimoineImpasse du Meunier
patrimoineImpasse du Monteil
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Moulin Braud
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Noyer Noir
patrimoineImpasse du Peit Bois
patrimoineImpasse du Petit Paradis
patrimoineImpasse du Peyrat
patrimoineImpasse du Pimpelet
patrimoineImpasse du Presbytère
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse du Riau
patrimoineImpasse du Sapin
patrimoineImpasse du Sémaphore
patrimoineImpasse du Souvenir
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse du Vieux Château
patrimoineImpasse du Vieux Lavoir
patrimoineImpasse Gaston Brun
patrimoineImpasse Guy Allilaire
patrimoineImpasse Jean Fayaud
patrimoineImpasse Jehanne Crosmonot
patrimoineImpasse Le Peu de la Rue
patrimoineImpasse Les Jammottes
patrimoineImpasse Martin Nadaud
patrimoineImpasse Saint-Michel
patrimoineImpasse Vieille
patrimoineImpasse Voie de la Reine
patrimoineJourdaneix
patrimoineLa Barde
patrimoineLa Betoulle
patrimoineLa Brousse
patrimoineLa Bussière
patrimoineLa Chézeau
patrimoineLa Croix Robert
patrimoineLa Ferroverte
patrimoineLa Feuille
patrimoineL'Affût
patrimoineLa Font Pouzet
patrimoineLa Garenne
patrimoineL'Âge
patrimoineL’Age aux Roux
patrimoineLa Grande Chaume
patrimoineLa Grange Vieille
patrimoineLa Guillerie
patrimoineLa Pedière
patrimoineLa Pérelle
patrimoineLa Pradelle
patrimoineLascoux
patrimoineLas-Croux
patrimoineLa Tronchette
patrimoineLa Tuilerie de Châtelus
patrimoineLa Vallade
patrimoineLa Venelle
patrimoineLa Vergne
patrimoineLa Vigne
natureLa Villatte
patrimoineLa Voie Jolie
patrimoineLe Bachelier
patrimoineLe Bourg
patrimoineLe Breuil
patrimoineLe Chemin des Roudets
patrimoineLe Chemin du Puy Lambert
patrimoineLe Chier
patrimoineLe Chiron
patrimoineLe Clos Mary
patrimoineLe Cluzeau
patrimoineLe Coud
patrimoineLe coux
patrimoineLe Cros
patrimoineLe Galateau
patrimoineLe Gast
patrimoineLe Gaulier
patrimoineLe Grand Bois
patrimoineLe Grand Pré
patrimoineLe Latier
patrimoineLe Moulletier
patrimoineLe Paincourt
patrimoineLe Peu de Cromac
patrimoineLe Poirier
patrimoineLe Pradeau
patrimoineLe Pré de la Celle
patrimoineLe Rio de la Vergne
patrimoineLe Ris
patrimoineLes Bains
patrimoineLes Bordes
patrimoineLes Chiers
patrimoineLes Côtes de la Brousse
patrimoineLes Coutures
patrimoineLes Fougères
patrimoineLes Francs
patrimoineLes Gignères
patrimoineLes Grandes Loges
patrimoineLes Grand Genêts
patrimoineLes Grands Bois
patrimoineLes Mesures
patrimoineLes Palennes
patrimoineLes Petites Chapelles
patrimoineLes Petites Loges
patrimoineLes Petites Maisons
patrimoineLes Plaignes
patrimoineLes Plassants
patrimoineLes Plats
patrimoineLes Rateries
patrimoineLes Rousilles
patrimoineLes Termes
patrimoineLes Velledries
patrimoineLes Villards
patrimoineLe Taillis
patrimoineL'Occitane
patrimoineLotissement Chantegrele
patrimoineLotissement Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Lotissement Communal
patrimoineLotissement de Gargantua
patrimoineLotissement de la Pierre Grosse
patrimoineLotissement de l'Ardour
patrimoineLotissement de la Sedelle
patrimoineLotissement de la Sigondelle
patrimoineLotissement des 3 Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Lotissement des Autards
patrimoineLotissement des Chaillots
patrimoineLotissement des Chaumes
patrimoineLotissement des Rivailles
patrimoineLotissement des Rouches
patrimoineLotissement du Lavoir
patrimoineLotissement du Mas
patrimoineLotissement du Peyroux
patrimoineLotissement du Pré Montet
patrimoineLotissement du Sauzet
patrimoineLotissement Gérard Jamot
patrimoineLotissement La Clé des Champs
patrimoineLotissement la Providence
patrimoineLotissement le Campalaud
patrimoineLotissement le Merisier
patrimoineLotissement Les Grands Champs
patrimoineLotissement Les Peupliers
natureLotissement Municipal Le Tilleul
natureLotissement Sainte-Catherine
patrimoineMalonze
patrimoineMarchanteix
patrimoineMarches du Paradis
patrimoineMasdoucet
patrimoineMontlambert
patrimoineMoulin de La Ribière Boijaud
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Moulin de Masvignier
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Moulin de Reculais
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Nouzeirat Bas
patrimoineParc Benjamin Bord
patrimoineParc d'Activités Chabannes
patrimoineParc d'Activités de la Croisière
patrimoinePas de Sabots
patrimoinePassage Berthe Bailly
patrimoinePassage de la Bonde
patrimoinePassage de Puy Jarragne
patrimoinePassage Émile Vachon
patrimoinePassage Heureux
patrimoinePasse des Oiseaux
patrimoinePasse des Porteurs d'Eau
patrimoinePasse du Merisier
patrimoinePasserelle De Puy Guillon
patrimoinePaulhac
patrimoinePetit Bougoueix
patrimoinePetit Marseuil
patrimoinePetit Montpion
patrimoinePierres Blanches
patrimoinePiste Motocross
patrimoinePlace Amedée Lefaure
patrimoinePlace Amédée Lefaure
patrimoinePlace d'Armes
patrimoinePlace de Bernhausen
patrimoinePlace de la Chopeline
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Halle
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Ancienne Poste
patrimoinePlace de la Pierre Soleil
patrimoinePlace de la Poste
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de Lascougiraud
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l’Église
patrimoinePlace de l'Église Saint-Paul
patrimoinePlace de Salmbach
patrimoinePlace des Érables
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place de Villers
patrimoinePlace du 19 Mars
patrimoinePlace du 19 Mars 1962
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Champ de Foire
patrimoinePlace du Cimetière
patrimoinePlace du Commerce
patrimoinePlace du Docteur Émile Parrain
patrimoinePlace du Fort
patrimoinePlace du Huit Mai 1945
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace du Marché au Blé
patrimoinePlace du Presbytère
patrimoinePlace du Souvenir
patrimoinePlace du Vieux Puits
patrimoinePlace Fielderstat
patrimoinePlace Gauthier de Mourioux
patrimoinePlace Henri Gagnadre
patrimoinePlace Honoré Montenont
patrimoinePlace Jean et Maurice Gary
patrimoinePlace Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Place Joachim du Chalard
patrimoinePlace Marc Geoffre
patrimoinePlace Maurice Utrillo
patrimoinePlace Michel Mandrile
patrimoinePlace Montaudon Bousseresse
patrimoinePlace Noémi Marcelot
patrimoinePlace Philippe Daulny
patrimoinePlace Saint-Barthélémy
patrimoinePlace Saint-Jacques
patrimoinePlace Saint-Jean
patrimoinePlace Saint-Michel
patrimoinePlace Saint-Rémi
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patrimoinePromenade à Guillaumin
patrimoinePromenade de la Forêt
naturePromenade George Sand
patrimoinePromenade Maurice Rollinat
patrimoinePuifferat
patrimoinePuy Baumas
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patrimoinePuygerolle
patrimoinePuylareau
patrimoinePuymanteau
patrimoinePuyredeuil
patrimoineQuai d'Occitanie
patrimoineQuartier Bois Chardon
patrimoineQuartier de l'Hôpital
patrimoineQuartier des Cerisiers
patrimoineQuartier du Chateau
patrimoineQuartier Latin
patrimoineReculais
patrimoineRésidence du Corps de Garde
patrimoineResidence Vert des Îles
patrimoineroches
patrimoineRond-Point du 19 Mars 1962
patrimoineRond-Point du Marronnier
patrimoineRond-Point François Mitterrand
patrimoineRond-Point Marie-Claude Vaillant-Couturier
patrimoineRond-Point Pierre Dellile
patrimoineRond-Point Rhin et Danube
patrimoineRond-Point Victor Renaud
patrimoineRoute Bertrand du Guesclin
patrimoineRoute Camille Gadet
patrimoineRoute Centre Europe Atlantique
patrimoineRoute Courte
patrimoineRoute d'Aigurande
patrimoineRoute d'Arnac la Poste
patrimoineRoute d’Audines
patrimoineRoute d'Azat
patrimoineRoute d’Azat
patrimoineRoute de Beauregard
patrimoineRoute de Bel Air
patrimoineRoute de Bel-Air
patrimoineRoute de Bellevue
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patrimoineRoute de Bussière-Dunoise
patrimoineRoute de Chabannais
patrimoineRoute de Chamborand
patrimoineRoute de Chanfrier
patrimoineRoute de Chatenet
patrimoineRoute de Colondannes
patrimoineRoute de Commarteau
patrimoineRoute de Crozant
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patrimoineRoute de Dun le Palestel
patrimoineRoute de Dun Le Palestel
patrimoineRoute de Dun-Le-Palestel
patrimoineRoute de Fleurat
patrimoineRoute de Fontpérine
patrimoineRoute de Fresselines
patrimoineRoute de Fursac
patrimoineRoute de Grosbost
patrimoineRoute de Guéret
patrimoineRoute d'Eguzon
patrimoineRoute d’Eguzon
patrimoineRoute d'Éguzon
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patrimoineRoute de l'Abloux
patrimoineRoute de la Brame
patrimoineRoute de la Brande La Bussière
patrimoineRoute de la Cazine
patrimoineRoute de La Chapelle
patrimoineRoute de la Chapelle-Baloue
patrimoineRoute de la Châtaigneraie
patrimoineRoute de la Chaume
patrimoineRoute de la Commanderie
patrimoineRoute de la Corive
patrimoineRoute de la Courue
patrimoineRoute de La Croix
patrimoineRoute de Lafat
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patrimoineRoute de La Font
patrimoineRoute de la Fosse
patrimoineRoute de la Gardette
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patrimoineRoute de La Maisonneuve
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patrimoineRoute de L Ancienne Gare
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patrimoineRoute de la Pierre Chapus
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natureRoute de l’Étang les Villettes
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patrimoineRoute de Saint-Dizier Leyrenne
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patrimoineRoute de Saint-Hilaire
patrimoineRoute de Saint-Hilaire-la-Treille
patrimoineRoute de Saint-Léobon
patrimoineRoute de Saint-Pierre
patrimoineRoute de Saint Priest
patrimoineRoute de Saint-Priest
patrimoineRoute de Saint-Sébastien
patrimoineRoute de Saint-Sornin
patrimoineRoute de Salagnac
patrimoineRoute de Sauzet
patrimoineRoute des Babillauds
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patrimoineRoute des Couturières
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patrimoineRoute des Écoles
patrimoineRoute de Semmes
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patrimoineRoute des Frédaches
patrimoineRoute des Garennes
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patrimoineRoute des Gouttes
patrimoineRoute des Grands Gouttes
patrimoineRoute des Granges
patrimoineRoute des Hirondelles
natureRoute de Sigoulet
patrimoineRoute des Impressionnistes
patrimoineRoute des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Route des Marronniers
patrimoineRoute des Mésanges
patrimoineRoute des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route des Mûriers
patrimoineRoute des Paturaux
patrimoineRoute des Pêcheries La Valette
patrimoineRoute des Peintres
patrimoineRoute des Pèlerins
patrimoineRoute des Perdrix
patrimoineRoute des Pervenches
patrimoineRoute des Peux
patrimoineRoute des Rabines
patrimoineRoute des Rateries
patrimoineRoute des Ribières
patrimoineRoute des Rondières
patrimoineRoute des Rossignols
patrimoineRoute des Roussilles
patrimoineRoute des Sabotiers
patrimoineRoute des Sarcelles
patrimoineRoute des Sibieux
patrimoineRoute de Teillablon
patrimoineRoute de Versillat
patrimoineRoute de Villard
patrimoineRoute de Villeaubert
patrimoineRoute du Bec
patrimoineRoute du Bost
patrimoineRoute du Boucheron
patrimoineRoute du Bourg
patrimoineRoute du Breuil
patrimoineRoute du Canard
patrimoineRoute du Chassepin
patrimoineRoute du Château
patrimoineRoute du Chemin de Fer
patrimoineRoute du Faisceau
patrimoineRoute du Gast
patrimoineRoute du Got
patrimoineRoute du Grand Bougoueix
patrimoineRoute du Grand Couret
patrimoineRoute du Mandement
patrimoineRoute du Mas
patrimoineRoute du Menhir
patrimoineRoute du Monteil
patrimoineRoute du Morlon
patrimoineRoute du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Petit Couret
patrimoineRoute du Peuplier
natureRoute du Peux La Valette
patrimoineRoute du Peyrat
patrimoineRoute du Pommier
patrimoineRoute du Pont de la Mélanie
patrimoineRoute du Pont de Naillat
patrimoineRoute du Pont de Vavres
patrimoineRoute du Pré Clos
patrimoineRoute du Pré Couraud
patrimoineRoute du Pressignat
patrimoineRoute du Puits
patrimoineRoute du Puy de Cros
patrimoineRoute du Puyferrat
patrimoineRoute du Puy Montey
patrimoineRoute du Quérut
patrimoineRoute du Rucher
patrimoineRoute du Sabotier
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRoute du Teilloux
patrimoineRoute du Tutet
patrimoineRoute Isabelle d'Angoulême
patrimoineRoute Louis Majorel
patrimoineRoute Principale
patrimoineRoute Ragnat
patrimoineRue Albert Blanchet
patrimoineRue Albert Chaput Bridiers
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patrimoineRue Amédée Carriat
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patrimoineRue Barthélémy Auzannet
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patrimoineRue Blaise Pincenault
patrimoineRue Blanche Perrot
patrimoineRue Camille Corot
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patrimoineRue Chez Bouchaud
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patrimoineRue de Huit Mai 1945
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natureRue de l'Étang Poulignat
natureRue de l'Hermitage
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patrimoineRue de Noge
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patrimoineRue des Bains
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patrimoineRue des Chaumes
patrimoineRue Des Chevreuils
patrimoineRue des Cités
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patrimoineRue des Commerces
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patrimoineRue des Écoles
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patrimoineRue des Fossés des Gentils
patrimoineRue des Fossés Font Aux Moines
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patrimoineRue des Garennes
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patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Limonadiers
patrimoineRue des Loriots
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patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Orteix
patrimoineRue des Paveurs
patrimoineRue des Pêcheries
patrimoineRue des Peintres
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natureRue des Peyrillades
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patrimoineRue des Ruffiers
patrimoineRue des Sabots
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patrimoineRue des Sansonnets
patrimoineRue des Serins
patrimoineRue des Sitelles
patrimoineRue des Sorbiers
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue des Tanneries
patrimoineRue des Tauvres
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Toiles
patrimoineRue des Trois Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Tumulus Bridiers
patrimoineRue des Verdiers
patrimoineRue des Vieux Fosses
patrimoineRue des Vignauds
patrimoineRue de Tarsat
patrimoineRue de Villejague
patrimoineRue d'Herse
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Barreau Vert
patrimoineRue du Bas Village
patrimoineRue du Bazennerye
patrimoineRue du Blé
patrimoineRue du Bois Bimby
patrimoineRue du Bois du Bouc
patrimoineRue du Bois du Loup
patrimoineRue du Bois Pachot
patrimoineRue du Bosquet
patrimoineRue du Bouchaud
patrimoineRue du Bribard
patrimoineRue du Champ Valais
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chêne
natureRue du Chêne Vert
natureRue du Cluzeau
patrimoineRue du Colonel Arnaud Beltrame
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Condor
patrimoineRue du Coq
patrimoineRue du Couvent
patrimoineRue du Curé Antoine Barlaud
patrimoineRue du Docteur Ferdinand Renault
patrimoineRue du Docteur Georges Marlaud
patrimoineRue du Docteur Gigon
patrimoineRue du Dolmen
patrimoineRue du Ducros
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Four à Chaux
patrimoineRue du Grand Pâturage
patrimoineRue du Gros Chêne
natureRue du Guichet
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Lavoir Les Villettes
patrimoineRue du Lieutenant Armand
patrimoineRue du Lizou
patrimoineRue du Manoir
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Marché au Blé
patrimoineRue du Marronnier
patrimoineRue du Nord
patrimoineRue du Père Denis
patrimoineRue du Petit Bois
patrimoineRue du Petit Peu
patrimoineRue du Petit Pont
patrimoineRue du Peu de Sédelle
patrimoineRue du Peu des Terres
patrimoineRue du Poète
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Pont de la Gartempe
patrimoineRue du Portail
patrimoineRue du Pradeau
patrimoineRue du Pré Charraud
patrimoineRue du Pré de l'Arche
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Puycharraud
patrimoineRue du Puy de la Catoux
patrimoineRue du Puy de Seuil
patrimoineRue du Puy du Gaud
patrimoineRue du Puy La Croix
patrimoineRue du Puy Romain Bridiers
patrimoineRue du Rempart
patrimoineRue du Rocher Fleuri
patrimoineRue du Sauzet
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Stade Gabriel Adenis
patrimoineRue du Terme
patrimoineRue du Theuil
patrimoineRue du Tilleul
natureRue du Tourniquet Saint-Jacques
patrimoineRue du Tramway
patrimoineRue du Transloy
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patrimoineRue du Violon
patrimoineRue Étienne Louis Genty
patrimoineRue Eugène Alluaud
patrimoineRue Eugène Mourioux
patrimoineRue Eugène Pesas
patrimoineRue Ferdinand Menu
patrimoineRue Fernand Villard
patrimoineRue Fontaine Saint-Jean
patrimoineRue Font Bonne
patrimoineRue Font Froide
patrimoineRue Forgemol de Bosquemard
patrimoineRue François Durand
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Grande
patrimoineRue Grand Rue
patrimoineRue Guy Geoffre
patrimoineRue Haute
patrimoineRue Haute Saint-Michel
patrimoineRue Henri Naturel
patrimoineRue Henri Pluyaud
patrimoineRue Hyacinthe Montaudon
patrimoineRue Jacques Charpentier
patrimoineRue Jean Baptiste Bouzat
patrimoineRue Jean-François Millet
patrimoineRue Jean-Paul Sartre
culturePhilosophe, romancier, dramaturge, essayiste, journaliste politique — Jean-Paul Sartre (1905-1980) fut l'intellectuel le plus influent de la France de l'après-guerre, incarnation même de la figure de « l'intellectuel engagé ». Sa pensée, l'existentialisme, se résume en une formule fulgurante : « L'existence précède l'essence ». Autrement dit, l'être humain ne naît pas avec un but ou une nature définis ; il est d'abord une existence libre, condamnée à se choisir à chaque instant. Ses actes construisent, jour après jour, ce qu'il est — jusqu'à la mort, qui le fige enfin dans une essence. Cette philosophie de la liberté et de la responsabilité éclate dans son grand œuvre philosophique L'Être et le Néant (1943), et se déploie dans ses romans (La Nausée, 1938), ses pièces (Huis clos, Les Mains sales), et sa splendide autobiographie Les Mots (1964). Politiquement, Sartre incarne dès la fin de la guerre une gauche radicalement critique du capitalisme occidental. Longtemps compagnon de route du Parti communiste sans jamais y adhérer, il rompt avec l'URSS après l'écrasement de la révolte hongroise en 1956, puis avec toute forme d'orthodoxie communiste après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968. Il se rapproche alors des mouvements gauchistes issus de Mai 68, dont il partage un temps le maoïsme. Cette trajectoire l'opposa à son ami de jeunesse Raymond Aron, philosophe libéral et atlantiste — d'où la formule célèbre : « Il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. » En 1964, il refuse le prix Nobel de littérature, geste inédit dans l'histoire : « Un écrivain doit refuser de se laisser transformer en institution. » Sa vie sentimentale et intellectuelle fut inséparable de celle de Simone de Beauvoir, avec qui il scella en 1929 un pacte de couple libre, sans mariage, mais avec une complicité à vie qui durera cinquante-et-un ans. Ils reposent ensemble au cimetière du Montparnasse.
Rue Jean Prevost
patrimoineRue Joliot Curie
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Ladoumegue
patrimoineRue Jules Marouzeau
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patrimoineRue Leon Binet
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patrimoineRuelle de Chabannais
patrimoineRuelle de La Fontaine
patrimoineRuelle de La Gagne
patrimoineRuelle de La Rivière
natureRuelle des Francs
patrimoineRuelle des Puits
patrimoineRuelle du Fournil
patrimoineRuelle du Tilleul
natureRuelle du Vieux Marronnier
patrimoineRue Louise Pichon
patrimoineRue Louis François
patrimoineRue Lucien Daguet Bridiers
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patrimoineRue Marcel Leplatois
patrimoineRue Marcel Nadeaud
patrimoineRue Marc Parrotin
patrimoineRue Martin Nadaud
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patrimoineRue Maurice Gibouin
patrimoineRue Maurice Jeuniaux
patrimoineRue Maurice Rollinat
patrimoineRue Montlhéry
patrimoineRue Neewiller
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sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
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