Rues de Paroisse Saint-Gildas-de-la-Mer
740 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Alain Colas
patrimoineAllée Alain Gerbault
patrimoineAllée Alain Truguet
patrimoineAllée Alphonse Caron
patrimoineAllée Alphonse Convenant
patrimoineAllée Bougainville
patrimoineAllée Christophe Colomb
patrimoineAllée Daniel Gilard
patrimoineAllée de la Baie
patrimoineAllée de la Baie du Nid
patrimoineAllée de l'Abbé Gicquel
patrimoineAllée de la Falaise
patrimoineAllée de la Martinique
patrimoineAllée de la Mouette Rieuse
patrimoineAllée de la Mouraudière du Sud
patrimoineAllée de la Noë
patrimoineAllée de la Pierre
patrimoineAllée de la Piraudière
patrimoineAllée de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Allée de la Sapinière
patrimoineAllée de Melun
patrimoineAllée de Mirmilly
patrimoineAllée de Nantes
patrimoineAllée des Alouettes
patrimoineAllée des Aubépines
patrimoineAllée des Avocettes
patrimoineAllée des Bruyères
patrimoineAllée des Chardonnerets
patrimoineAllée des Coccinelles
patrimoineAllée des Courlis
patrimoineAllée des Eiders
patrimoineAllée des Frégates
patrimoineAllée des Geais
patrimoineAllée des Grives Musiciennes
patrimoineAllée des Guifettes
patrimoineAllée des Guillemots
patrimoineAllée des Hêtres
natureAllée des Ibis
patrimoineAllée des Lacs
patrimoineAllée des Libellules
patrimoineAllée des Macareux
patrimoineAllée des Martinets
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Oies des Moissons
patrimoineAllée des Ortolans
patrimoineAllée des Perdrix Grises
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Reinettes
patrimoineAllée des Renoncules
patrimoineAllée des Roitelets
patrimoineAllée des Sarcelles d'Été
patrimoineAllée des Sternes
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée des Tourterelles
patrimoineAllée des Troënes
patrimoineAllée des Zéphirs
patrimoineAllée du Bouvreuil
patrimoineAllée du Grand Têtras
patrimoineAllée du Héron Gardeboeuf
patrimoineAllée du Loriot
patrimoineAllée du Milan
patrimoineAllée Dumont d'Urville
patrimoineAllée du Poète
patrimoineAllée du Poisson Couronné
patrimoineAllée du Rayon d'Or
patrimoineAllée du Rocher Vert
patrimoineAllée du Rossignol
patrimoineAllée du Terrier
patrimoineAllée Estienne d'Orves
patrimoineAllée François Trehouart
patrimoineAllée Jacques Duquesne
patrimoineAllée Jacques Hamelin
patrimoineAllée Lapérouse
patrimoineAllée Léon Hamelle
patrimoineAllée Loïc Caradec
patrimoineAllée Magellan
patrimoineAllée Marin-Marie
patrimoineAllée René Deffain
patrimoineAllée René Dugay-Trouin
patrimoineAllée Robert Surcouf
patrimoineAllée Suffren
patrimoineAllée Thierry d'Argenlieu
patrimoineAllée Victor Duperre
patrimoineAvenue Auguste Brizeux
patrimoineAvenue Bigot
patrimoineAvenue Boismain
patrimoineAvenue Charles Ruché
patrimoineAvenue Costes et Bellonte
patrimoineAvenue d'Anjou
patrimoineAvenue de Bretagne
patrimoineAvenue de Calais
patrimoineAvenue de la Baule
patrimoineAvenue de la Botte
patrimoineAvenue de la Chapelle
patrimoineAvenue de la Convention
histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
Avenue de la Govogne
patrimoineAvenue de la Liberté
patrimoineAvenue de la Morinière
patrimoineAvenue de la Paix
patrimoineAvenue de la Petite Bretagne
patrimoineAvenue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue de la Plage Éric Tabarly
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue de la Porte des Sables
patrimoineAvenue de la Pouplinière
patrimoineAvenue de la Saulzaie
patrimoineAvenue de la Saulzinière
patrimoineAvenue de la Tranquillité
patrimoineAvenue de l'Ensoleillée
patrimoineAvenue de Nantes
patrimoineAvenue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Avenue des Bessons
patrimoineAvenue des Bleuets
patrimoineAvenue des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Avenue des Coquelicots
patrimoineAvenue des Dahlias
patrimoineAvenue des Dames
patrimoineAvenue des Dunes
patrimoineAvenue des Écureuils
patrimoineAvenue des Érables
patrimoineAvenue des Flots
patrimoineAvenue des Garennes
patrimoineAvenue des Genêts d'Or
patrimoineAvenue des Glaïeuls
patrimoineAvenue des Grands Sables
patrimoineAvenue des Grappes d'Or
patrimoineAvenue des Grondins
patrimoineAvenue des Hortensias
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue des Oeillets
patrimoineAvenue des Pins
patrimoineAvenue des Pivoines
patrimoineAvenue des Prés
patrimoineAvenue des Quatre Vents
patrimoineAvenue des Renardières
patrimoineAvenue des Rochettes
patrimoineAvenue des Roses
patrimoineAvenue des Sapins
patrimoineAvenue des Sports
patrimoineAvenue de Tharon
patrimoineAvenue de Touraine
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Blanc Caillou
patrimoineAvenue du Bois
patrimoineAvenue du Commandant l'Herminier
patrimoineAvenue du Cormier
patrimoineAvenue du Corps de Garde
patrimoineAvenue du Mail
patrimoineAvenue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue du Maréchal Joffre
patrimoineAvenue du Muguet
patrimoineAvenue du Vieux Logis
patrimoineAvenue du Vieux Tharon
patrimoineAvenue Ernest Chevrier
patrimoineAvenue François Guillou
patrimoineAvenue Ginette Neveu
patrimoineAvenue Guillemette
patrimoineAvenue Jacques Cartier
patrimoineAvenue Jean Clavier
patrimoineAvenue Jeanne d'Arc
patrimoineAvenue Joseph Desfosse
patrimoineAvenue Joseph Picot
patrimoineAvenue Marie Adrien
patrimoineAvenue Michelet
patrimoineAvenue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Pierre Chauvet
patrimoineAvenue Raymond Poincaré
patrimoineAvenue René-Guy Cadou
patrimoineAvenue Stanislas Colin
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Avenue Yves de Renepont
patrimoineBoulevard Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Boulevard de la Chapelle
patrimoineBoulevard de la Mer
patrimoineBoulevard de la Prée
patrimoineBoulevard de la République
patrimoineBoulevard de la Tara
patrimoineBoulevard de l'Océan
patrimoineBoulevard de Port Giraud
patrimoineBoulevard des Nations Unies
patrimoineBoulevard du Pays de Retz
patrimoineBoulevard Jules Verne
patrimoineChemin de Bel Essor
patrimoineChemin de Biochon
patrimoineChemin de Blanche Couronne
patrimoineChemin de Choiseau
patrimoineChemin de Grimaud
patrimoineChemin de la Bernardrie
patrimoineChemin de la Botte
patrimoineChemin de la Brétonnière
patrimoineChemin de la Butte de l'Île
patrimoineChemin de la Croix Martin
patrimoineChemin de la Croix Verte
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Fosse
patrimoineChemin de la Frenelle
patrimoineChemin de la Gare
patrimoineChemin de la Grande Lande
natureChemin de la Guerche
patrimoineChemin de la Haute Musse
patrimoineChemin de la Herse
patrimoineChemin de la Lévertrie
patrimoineChemin de la Maison Briand
patrimoineChemin de la Ménondrie
patrimoineChemin de la Mitière
patrimoineChemin de la Noë
patrimoineChemin de la Noitrie
patrimoineChemin de la Palette
patrimoineChemin de la Pierre
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Prée
patrimoineChemin de la Saulzaie
patrimoineChemin de la Vallée
patrimoineChemin de la Vierge
patrimoineChemin de la Vinotière
patrimoineChemin de l’etang
natureChemin de l’étang
natureChemin de l'Ouche Piraud
patrimoineChemin de Matteline
patrimoineChemin de Mocquechien
patrimoineChemin de Mondésir
patrimoineChemin de Moulin Tillac
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin de Narjaghan
patrimoineChemin de Pasquin
patrimoineChemin de Percebois
patrimoineChemin des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Chemin des Agneaux
patrimoineChemin des Alouettes
patrimoineChemin des Argonautes
patrimoineChemin des Bahuchets
patrimoineChemin des Beaux Pierres
patrimoineChemin des Brandes
patrimoineChemin des Caches
patrimoineChemin des Cardinaux
patrimoineChemin des Chardonnets
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Cracauds
patrimoineChemin des Craquots
patrimoineChemin des Diligences
patrimoineChemin des Egronds
patrimoineChemin des Faisans
patrimoineChemin des Faux Moines
patrimoineChemin des Fossettes
patrimoineChemin des Fougères
patrimoineChemin des Garates
patrimoineChemin des Gateburières
patrimoineChemin des Grands Prés
patrimoineChemin des Grenouillets
patrimoineChemin des Hautes Raillères
patrimoineChemin des Hérons
patrimoineChemin des Hirondelles
natureChemin des Immortelles
patrimoineChemin des Joctières
patrimoineChemin des Lakas
patrimoineChemin des Lézards
patrimoineChemin des Loriots
patrimoineChemin des Masseries
patrimoineChemin des Masses
patrimoineChemin des Mésanges
patrimoineChemin des Mouettes
patrimoineChemin des Onchats
patrimoineChemin des Ormes
patrimoineChemin des Palets
patrimoineChemin des Perdrix
patrimoineChemin des Perrières
patrimoineChemin des Peupliers
natureChemin des Pinettes
patrimoineChemin des Pivoines
patrimoineChemin des Prés Bouyer
patrimoineChemin des Prés Communs
patrimoineChemin des Prines
patrimoineChemin des Rainettes
patrimoineChemin des Renards
patrimoineChemin des Rivières
natureChemin des Roseaux
patrimoineChemin des Sables
patrimoineChemin des Terres Noires
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin des Virées
patrimoineChemin du Bigorneau
patrimoineChemin du Blanc Caillou
patrimoineChemin du Caillou Blanc
patrimoineChemin du Cartron
patrimoineChemin du Champ du Taon
patrimoineChemin du Chatelet
patrimoineChemin du Clos
patrimoineChemin du Faux Moine
patrimoineChemin du Haut Moindreau
patrimoineChemin du Jaunais
patrimoineChemin du Landas
patrimoineChemin du Marais
patrimoineChemin du Ménigou
patrimoineChemin du Moulin Brûlé
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin des Landes
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pêcheur
patrimoineChemin du Port aux Ânes
patrimoineChemin du Pré de la Mare
patrimoineChemin du Puits Martin
patrimoineChemin du Reveau
patrimoineChemin du Ruau
patrimoineChemin du Vivier
patrimoineChemin Hamon
patrimoineChemin Saint-Fiacre
patrimoineChemin Vert
patrimoineCommun des Sables
patrimoineCorniche de la Hutte
patrimoineCorniche de la Roche Percée
patrimoineCorniche de la Source
patrimoineCorniche de Port aux Goths
patrimoineCorniche de Port Meleu
patrimoineCorniche du Fort
patrimoineCorniche du Pilier
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Auguste Juliot
patrimoineImpasse Auguste Rouleau
patrimoineImpasse Basse Treille
patrimoineImpasse Baudouin
patrimoineImpasse Beau Rivage
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Belle-Vue
patrimoineImpasse Bigot
patrimoineImpasse Bougainvilliers
patrimoineImpasse Champêtre
patrimoineImpasse de Beaulieu
patrimoineImpasse de Gibraltar
patrimoineImpasse de Haut de la Plaine
patrimoineImpasse de Jade
patrimoineImpasse de la Basse Noë
patrimoineImpasse de la Bretonnière
patrimoineImpasse de la Brise de Mer
patrimoineImpasse de la Butte
patrimoineImpasse de la Cadette
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de la Coulée Douce
patrimoineImpasse de la Croix Bouteau
patrimoineImpasse de la Croix Mouraud
patrimoineImpasse de la Douterie
patrimoineImpasse de la Ferme
patrimoineImpasse de la Fermette
patrimoineImpasse de la Fertais
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Gandonne
patrimoineImpasse de la Giraudière
patrimoineImpasse de la Haute Musse
patrimoineImpasse de la Haute Noë
patrimoineImpasse de la Haute Rue
patrimoineImpasse de l'Albatros
patrimoineImpasse de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Impasse de la Lucette
patrimoineImpasse de la Mazure
patrimoineImpasse de la Morinière
patrimoineImpasse de la Pennerie
patrimoineImpasse de la Petite Govogne
patrimoineImpasse de la Petite Provence
patrimoineImpasse de la Pinière
patrimoineImpasse de la Piraudière
patrimoineImpasse de la Plage de Joalland
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Impasse de la Porte des Sables
patrimoineImpasse de la Renaudière
patrimoineImpasse de la Roche Morice
patrimoineImpasse de la Roche Percée
patrimoineImpasse de la Sabine
patrimoineImpasse de la Simonière
patrimoineImpasse de l'Aubaudière
patrimoineImpasse de la Vallee Mouraud
patrimoineImpasse de l'Ecquemardière
patrimoineImpasse de l'Été
patrimoineImpasse de l'Îlot
patrimoineImpasse de Retz
patrimoineImpasse des Agapanthes
patrimoineImpasse des Aigrettes
patrimoineImpasse des Ajoncs
patrimoineImpasse des Albizias
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Anémones
patrimoineImpasse des Bahuchets
patrimoineImpasse des Bas Bouillons
patrimoineImpasse des Basses Raillières
patrimoineImpasse des Berberis
patrimoineImpasse des Bergeronnettes
patrimoineImpasse des Bibiches
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Boutons d'Or
patrimoineImpasse des Buissonnets
patrimoineImpasse des Carrelets
patrimoineImpasse des Cassis
patrimoineImpasse des Champs Carrés
patrimoineImpasse des Chèvrefeuilles
patrimoineImpasse des Chintres
patrimoineImpasse des Chrysanthèmes
patrimoineImpasse des Coteaux
patrimoineImpasse des Creneaux
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Dulses
patrimoineImpasse des Embruns
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Galisseaux
patrimoineImpasse des Gateburières
patrimoineImpasse des Gâts
patrimoineImpasse des Goëlands
patrimoineImpasse des Grillons
patrimoineImpasse des Grondins
patrimoineImpasse des Guiryères
patrimoineImpasse des Hêtres
natureImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Huitriers
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Jasmins
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Lavandières
patrimoineImpasse des Lucioles
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Merisiers
patrimoineImpasse des Moineaux
patrimoineImpasse des Moineries
patrimoineImpasse des Ormeaux
patrimoineImpasse des Palmiers
patrimoineImpasse des Palombes
natureImpasse des Pics Verts
patrimoineImpasse des Plantes
patrimoineImpasse des Platanes
patrimoineImpasse des Portes Massées
patrimoineImpasse des Prés de l'Îlot
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Rainettes
patrimoineImpasse des Reinettes
patrimoineImpasse des Renardeaux
patrimoineImpasse des Renards
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Salines
patrimoineImpasse des Sternes
patrimoineImpasse des Terres Blanches
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Véroniques
patrimoineImpasse des Vieux Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Violettes
patrimoineImpasse du Beau Pin
patrimoineImpasse du Casabianca
patrimoineImpasse du Chemin Vert
patrimoineImpasse du Cheval Blanc
patrimoineImpasse du Clos de la Viauderie
patrimoineImpasse du Fort
patrimoineImpasse du Fort Princier
patrimoineImpasse du Haut Village
patrimoineImpasse du Hequeux
patrimoineImpasse du Littoral
patrimoineImpasse du Lock
patrimoineImpasse du Marais
patrimoineImpasse du Monnoir
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Petit Four
patrimoineImpasse du Petit Train
patrimoineImpasse du Pignaud
patrimoineImpasse du Pont de Tharon
patrimoineImpasse du Pré des Rochettes
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Séringa
patrimoineImpasse du Soleil Couchant
patrimoineImpasse du Taillis
patrimoineImpasse Faillie Fontaine
patrimoineImpasse François Héry
patrimoineImpasse Guéau
patrimoineImpasse Joseph Chauvet
patrimoineImpasse Joseph Rousse
patrimoineImpasse Ker Joël
patrimoineImpasse Léon Fourneau
patrimoineImpasse Louis Bourmeau
patrimoineImpasse Louis Priou
patrimoineImpasse Massabielle
patrimoineImpasse Michelet
patrimoineImpasse Océane
patrimoineImpasse Paul Leroux
patrimoineImpasse Sainte-Anne
patrimoineImpasse Saint-Vincent
patrimoineImpasse Sidonie
patrimoineLa Cossonnière des Rives
patrimoineLa Gautrais
patrimoineLa Noë Moreau
patrimoineLe Brizais
patrimoineMonument aux Morts
patrimoinePlace Commandant Charcot
patrimoinePlace de Gaulle
patrimoinePlace de la Concorde
patrimoinePlace de la Poste
patrimoinePlace de la Rotonde
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Étoile
patrimoinePlace des Bars
patrimoinePlace des Fous de Bassan
patrimoinePlace des Hirondelles
naturePlace des Immortelles
patrimoinePlace des Palombes
naturePlace du Fort Gentil
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace du Rossignol
patrimoinePlace Lafayette
patrimoinePlace Paul Ladmirault
patrimoinePlace René Talureau
patrimoinePlace Sainte-Anne
patrimoinePlace Tourville
patrimoineRond-Point des Écoles
patrimoineRoute Bleue
patrimoineRoute de Chauvé
patrimoineRoute de Gohaud
patrimoineRoute de la Bosse
patrimoineRoute de la Briandière
patrimoineRoute de la Dolotière
patrimoineRoute de la Fertais
patrimoineRoute de la Gennière
patrimoineRoute de la Gobtrie
patrimoineRoute de la Miellerie
patrimoineRoute de la Plaine
patrimoineRoute de la Pointe Saint-Gildas
patrimoineRoute de la Prée
patrimoineRoute de la Raitrie
patrimoineRoute de la Roctière
patrimoineRoute de la Souchais
patrimoineRoute de la Source
patrimoineRoute de la Tabardière
patrimoineRoute de la Trouillarderie
patrimoineRoute de l'Aubaudière
patrimoineRoute de la Vinotière
patrimoineRoute de l'Étang
natureRoute de Pornic
patrimoineRoute de Quirouard
patrimoineRoute de Saint-Brévin
patrimoineRoute de Saint-Père en Retz
patrimoineRoute des Basses-Reillères
patrimoineRoute des Combergeries
patrimoineRoute des Plantes
patrimoineRoute du Bois Roux
patrimoineRoute du Champ Chevalier
patrimoineRoute du Haut Village
patrimoineRoute du Pré Billy
patrimoineRoute du Prouhaud
patrimoineRoute Hamon
patrimoineRoute Sainte-Marie
patrimoineRue Alexis Maneyrol
patrimoineRue Chauvet
patrimoineRue de Bagatelle
patrimoineRue de Bel Essor
patrimoineRue de Bernier
patrimoineRue de Bonne-Fontaine
patrimoineRue de Carrière
patrimoineRue de Corticholet
patrimoineRue de Joalland
patrimoineRue de la Bernardrie
patrimoineRue de la Cadette
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Cla
patrimoineRue de la Colonie
patrimoineRue de la Comète
patrimoineRue de la Comtée
patrimoineRue de la Cormorane
patrimoineRue de la Cossonnière
patrimoineRue de la Coulée Verte
patrimoineRue de la Croix Bernier
patrimoineRue de la Croix Bouteau
patrimoineRue de la Croix Caillaud
patrimoineRue de la Croix Cholet
patrimoineRue de la Croix Mouraud
patrimoineRue de la Dalonnerie
patrimoineRue de la Daviterie
patrimoineRue de la Fauvette Pitchou
patrimoineRue de la Ferme Gauloise
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fosse Auray
patrimoineRue de la Fragonnette
patrimoineRue de la Galaxie
patrimoineRue de la Gandonne
patrimoineRue de la Gravette
patrimoineRue de la Guichardière
patrimoineRue de la Haute Musse
patrimoineRue de la Lande Malbrais
natureRue de la Lévertrie
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Lucette
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Mazure
patrimoineRue de la Menondrie
patrimoineRue de la Mornette
patrimoineRue de la Mouraudière du Sud
patrimoineRue de la Noë Gast
patrimoineRue de la Noë Luzette
patrimoineRue de l'Anse du Sud
patrimoineRue de l'Anse Sud
patrimoineRue de l'Apcheu
patrimoineRue de la Peignère
patrimoineRue de la Pierre
patrimoineRue de la Pierre Levée
patrimoineRue de la Piraudière
patrimoineRue de la Prée
patrimoineRue de la Princetière
patrimoineRue de la Raise
patrimoineRue de la Renaudière
patrimoineRue de la Roussellerie
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de la Verveine
patrimoineRue de la Viauderie
patrimoineRue de l'Écluse
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Horizon
patrimoineRue de l'Îlot
patrimoineRue de l'Ormelette
patrimoineRue de Mouton
patrimoineRue de Pornic
patrimoineRue de Préfailles
patrimoineRue des 4 Vents
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Ajoncs
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Anguilles
patrimoineRue des Arômes
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Aubiers
patrimoineRue des Barres
patrimoineRue des Bas Bouillons
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Bourreliers
patrimoineRue des Campanules
patrimoineRue des Cassis
patrimoineRue des Caves
patrimoineRue des Charrons
patrimoineRue des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Crevettes
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Filets
patrimoineRue des Forgerons
patrimoineRue des Fossettes
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Gatineaux
patrimoineRue des Gautries
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Grenouilles
patrimoineRue des Hortensias
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Liserons
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Meuniers
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Mulets
patrimoineRue des Mûres
patrimoineRue des Nénuphars
patrimoineRue des Noës
patrimoineRue des Nymphéas
patrimoineRue des Orchis
patrimoineRue des Ormelais
patrimoineRue des Pêcheries
patrimoineRue des Pêcheurs
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Préfaudières
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Prés Salés
patrimoineRue des Pruneliers
patrimoineRue des Raguennes
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Sabotiers
patrimoineRue des Soles
patrimoineRue des Tamariniers
patrimoineRue des Terres Blanches
patrimoineRue des Terres Noires
patrimoineRue des Thuyas
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue des Tonneliers
patrimoineRue des Troënes
patrimoineRue des Vagues
patrimoineRue de Tharon
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du Barillet
patrimoineRue du Bazar
patrimoinerue du Bois Roux
patrimoineRue du Breneau
patrimoineRue du Capitaine Némo
patrimoineRue du Capitaine Nicholl
patrimoineRue du Champ Villageois
patrimoineRue du Chevecier
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Docteur Drouart
patrimoineRue du Docteur Guépin
patrimoineRue du Four à Sel
patrimoineRue du Grand Morpot
patrimoineRue du Haut de Bellevue
patrimoineRue du Haut de la Plaine
patrimoineRue du Haut des Vignes
natureRue du Haut Prefailles
patrimoineRue du Haut Village
patrimoineRue du Jarry
patrimoineRue du Laurier
patrimoineRue du Liavard
patrimoineRue du Lock
patrimoineRue du Lottreau
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin de la Vierge
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin Tillac
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Paraclet
patrimoineRue du Petit Patureau
patrimoineRue du Pignaud
patrimoineRue du Pinier
patrimoineRue du Plateau
patrimoineRue du Pont de la Briandière
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Port aux Goths
patrimoineRue du Pré Marin
patrimoineRue du Redois
patrimoineRue du Romarin
patrimoineRue du Rouge Gorge
patrimoineRue du Ruisseau
natureRue du Sémaphore
patrimoineRue du Thym
patrimoineRue Ernest Renan
patrimoineRue Gavroche
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Joseph Grellier
patrimoineRue Joseph Laraison
patrimoineRue Joseph Rousse
patrimoineRue Léon Fourneau
patrimoineRuelle du Port
patrimoineRue Louis Berthaud
patrimoineRue Louis Bourmeau
patrimoineRue Marcel Masson
patrimoineRue Mesnil Riant
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pierre Levet
patrimoineRue Pierre Loti
patrimoineRue Saint-Dominique
patrimoineRue Sainte-Anne
patrimoineRue Sainte-Marie
patrimoineSquare Michel Debré
patrimoineVallée des Caves
patrimoineVallée du Port aux Goths
patrimoine