Rues de Paroisse Saint Bruno de Chartreuse
757 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Grande Chartreuse
patrimoineAllée des Nivéoles
patrimoineAllée du Buisson Rond
patrimoineAllée du Mas
patrimoineAncienne Route
patrimoineAncienne Route de Cherlieu
patrimoineAncien Sentier Découverte
patrimoineAncien sentier sans issue
patrimoineArête de la Suiffière
patrimoineAvenue Beauséjour
patrimoineAvenue Chantovent
patrimoineAvenue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue de Chartreuse
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Grande Chartreuse
patrimoineAvenue de la Grande Sure
patrimoineAvenue des Rousses
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Commandant l'Herminier
patrimoineAvenue du Montcelet
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Jules Ferry
patrimoineAvenue Malissard
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
bord de falaise
patrimoinecâble
patrimoinecâbles
patrimoineCharbonière
patrimoineChemin Bovet
patrimoineChemin Chantemerle
patrimoineChemin Château de la Pierre
patrimoineChemin Combe Brigoud
patrimoineChemin d'Assise
patrimoineChemin de Bagatelle
patrimoineChemin de Bellegarde
patrimoineChemin de Bernière
patrimoineChemin de Brévardière à Plainon Dessus
patrimoineChemin de Buisson Bisou
patrimoineChemin de Chailles
patrimoineChemin de Charbonnière
patrimoineChemin de Chartrousette
patrimoineChemin de Chatelasset
patrimoineChemin de Cognin
patrimoineChemin de Côte Jaillet
patrimoineChemin de Demay
patrimoineChemin de Garcinière
patrimoineChemin de Garcinière aux Rajaches
patrimoineChemin de Gerbetière
patrimoineChemin de Grand Villette
patrimoineChemin de Grenettière à Plat-Chabert
patrimoineChemin de la Barneriat
patrimoineChemin de la Bayonnière
patrimoineChemin de Laberou
patrimoineChemin de la Billonnière
patrimoineChemin de la Bourderie
patrimoineChemin de la Bourgeat
patrimoineChemin de la Broue
patrimoineChemin de la Butte
patrimoineChemin de la Cascade
patrimoineChemin de la Caserne
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Chapelle Saint-Roch
patrimoineChemin de la Coche
patrimoineChemin de la Colombaise
patrimoineChemin de la Combe
patrimoineChemin de la Combette
patrimoineChemin de la Cote
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Courias
patrimoineChemin de la Courrerie au couvent
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Croix Ru Péron
patrimoineChemin de la Croix Sainte-Anne
patrimoineChemin de la Dame
patrimoineChemin de la Douane
patrimoineChemin de la Ferrière
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Fraidière
patrimoineChemin de la Gare
patrimoineChemin de la Giraudière
patrimoineChemin de la Grande Côte
patrimoineChemin de la Grande Pièce
patrimoineChemin de la Grange
patrimoineChemin de la Grange aux Ânes
patrimoineChemin de la Grange du Lac
patrimoineChemin de la Grassetière
patrimoineChemin de la Grosse Pierre
patrimoineChemin de la Grotte
patrimoineChemin de la Guillotière
patrimoineChemin de la Jaloutière
patrimoineChemin de la Marine
patrimoineChemin de la Montagne
patrimoineChemin de la Montagnière
patrimoineChemin de la Mortière
patrimoineChemin de la Mûre
patrimoineChemin de l'Ancien Canal
patrimoineChemin de la Passardière
patrimoineChemin de la Pelouse
patrimoineChemin de la Pétalière
patrimoineChemin de la Pierre Fendue
patrimoineChemin de la Pierre Taillée
patrimoineChemin de la Pilet
patrimoineChemin de la Piscine
patrimoineChemin de la Planche
patrimoineChemin de Larinier
patrimoineChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Sara
patrimoineChemin de la Seta
patrimoineChemin de la Seyta
patrimoineChemin de la Sirandière
patrimoineChemin de la Soierie
patrimoineChemin de la Sougea
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de la Suifetaz
patrimoineChemin de la Sure
patrimoineChemin de la Terre aux Cottaves
patrimoineChemin de la Tournerie
patrimoineChemin de la Tour Saint-Hugues
patrimoineChemin de la Touvière
patrimoineChemin de la Traverse
patrimoineChemin de la Tuilerie
patrimoineChemin de la Veilliere
patrimoineChemin de la Vulnéraire
patrimoineChemin de l'Enclos
patrimoineChemin de Léon
patrimoineChemin de Lepiney
patrimoineChemin de l'Éterlou
patrimoineChemin de Leygaz
patrimoineChemin de l'Hautpellier
patrimoineChemin de l'Herbetan
patrimoineChemin de l'Océpée
patrimoineChemin de l'Uzet
patrimoineChemin de l'Yvernon
patrimoineChemin de Malissard
patrimoineChemin de Manissola
patrimoineChemin de Manjotier
patrimoineChemin de Marchandière
patrimoineChemin de Marfay
patrimoineChemin de Martinière
patrimoineChemin de Mollard-Bellet
patrimoineChemin de Mollard-Beyllet à Saint-Pierre-de-Chartreuse
patrimoineChemin de Morge
patrimoineChemin de Moulin Cornier
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin de Mouquetière
patrimoineChemin de Mourinas
patrimoineChemin de Noirfond
patrimoineChemin de Pampeline
patrimoineChemin de Patassière
patrimoineChemin de Pereaz
patrimoineChemin de Perquelin
patrimoineChemin de Perthuis
patrimoineChemin de Pierrafite
patrimoineChemin de Pierre Aigue
patrimoineChemin de Pierre Chave
patrimoineChemin de Piquetière
patrimoineChemin de Plairon à Mourinas
patrimoineChemin de Plan Basset
patrimoineChemin de Plantimay
patrimoineChemin de Pré Montagnat
patrimoineChemin des 120 Lacets
patrimoineChemin des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Chemin de Saint-Anthelme
patrimoineChemin de Saint-Bruno
patrimoineChemin de Saint-Robert
patrimoineChemin des Allegrets
patrimoineChemin des Arragons
patrimoineChemin des Aures
patrimoineChemin des Baches
patrimoineChemin des Bâches
patrimoineChemin des Balmettes
patrimoineChemin des Bauches
patrimoineChemin des Berges
patrimoineChemin des Berlandes
natureChemin des Blaches
patrimoineChemin des Blanches
patrimoineChemin des Bleuets
patrimoineChemin des Bourdoires
patrimoineChemin des Buissonnets
patrimoineChemin des Catins
patrimoineChemin des Charbonnières
patrimoineChemin des Chartreux
patrimoineChemin des Châtaigniers
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Chevillières
patrimoineChemin des Cloches de Rome
patrimoineChemin des Cloîtres
patrimoineChemin des Cochettes
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Côtes
patrimoineChemin des Côtes de Villette
patrimoineChemin des Cottaves
patrimoineChemin des Digues
patrimoineChemin des Écoles
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Ecoulous
patrimoineChemin des Emptoz
patrimoineChemin des Étangs
natureChemin des Fagots
patrimoineChemin des Fayards
patrimoineChemin des Fayeux
patrimoineChemin des Fontaines
patrimoineChemin des Fontenettes
patrimoineChemin des Gontiers
patrimoineChemin des Granges
patrimoineChemin des Granges Borel
patrimoineChemin des Grollets
patrimoineChemin des Guiguets
patrimoineChemin des Guillets
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin des Martinets
patrimoineChemin des Martins
patrimoineChemin des Michons
patrimoineChemin des Millières
patrimoineChemin des Môles
patrimoineChemin des Molleaux
patrimoineChemin des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin des Nesmes
patrimoineChemin de Sous le Bois
patrimoineChemin des Pêcheurs
patrimoineChemin des Peillardes
patrimoineChemin des Provenches
patrimoineChemin des Rajasses
patrimoineChemin des Raviers
patrimoineChemin des Reverdys
patrimoineChemin des Revols à Plairon
patrimoineChemin des Reys
patrimoineChemin des Rochers
patrimoineChemin des Roches
patrimoineChemin des Roux
patrimoineChemin des Sermes
patrimoineChemin des Souillets
patrimoineChemin Dessous les Reys
patrimoineChemin des Terpends
patrimoineChemin des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Chemin des Titounets
patrimoineChemin des Toits
patrimoineChemin des Traverses
patrimoineChemin des Vassaux
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Terrefort
patrimoineChemin de Traverse
patrimoineChemin de Voissant
patrimoineChemin d'Orcières
patrimoineChemin du 19 Juin 1944
patrimoineChemin du Babolin
patrimoineChemin du Barrage
patrimoineChemin du Bassin
patrimoineChemin du Beljoyer
patrimoineChemin du Billard
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Bois Blanc
patrimoineChemin du Bottey
patrimoineChemin du Bournon
patrimoineChemin du Buisson Rond
patrimoineChemin du Burdin
patrimoineChemin du Camus
patrimoineChemin du Canal
patrimoineChemin du Champ du Poirier
patrimoineChemin du Chardelin
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Châtelard
patrimoineChemin du Chêne
natureChemin du Civet
patrimoineChemin du Clos Blanc Jolicoeur
patrimoineChemin du Clos d'Hervay
patrimoineChemin du Clos Perrier
patrimoineChemin du Col de la Faïta
patrimoineChemin du Col des Ayes
patrimoineChemin du Coleau
patrimoineChemin du Colin
patrimoineChemin du Cotterg
patrimoineChemin du Couzon
patrimoineChemin du Cré
patrimoineChemin du Crêt des Égaux
patrimoineChemin du Crossey
patrimoineChemin du Crut
patrimoineChemin du Désert
patrimoineChemin du Fayet
patrimoineChemin du Foliolet
patrimoineChemin du Fontanil
patrimoineChemin du Four
patrimoineChemin du Frêne
patrimoineChemin du Frou
patrimoineChemin du Gai
patrimoineChemin du Grand Cossert
patrimoineChemin du Grand Logis
patrimoineChemin du Grand Tallis
patrimoineChemin du Guillet
patrimoineChemin du Houx
patrimoineChemin du Joly
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Lavoir de Vilette
patrimoineChemin du Levant
patrimoineChemin du Mas
patrimoineChemin du Mollard
patrimoineChemin du Molliat
patrimoineChemin du Mont
patrimoineChemin du Morard
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Nan
patrimoineChemin du Néplier
patrimoineChemin du Nezet
patrimoineChemin du Palais
patrimoineChemin du Pavé
patrimoineChemin du Perchet
patrimoineChemin du Péron
patrimoineChemin du Petit Bois
patrimoineChemin du Petit Chenevey
natureChemin du Peysset
patrimoineChemin du Pissot
patrimoineChemin du Plan de Ville
patrimoineChemin du Planey
patrimoineChemin du Plat
patrimoineChemin du Pont à la Croix Verte
patrimoineChemin du Poulin
patrimoineChemin du Pré Blanchet
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin du Quartier
patrimoineChemin du Rafour
patrimoineChemin du Revol
patrimoineChemin du Riu
patrimoineChemin du Rivet
patrimoineChemin du Rivier
patrimoineChemin du Roc d'Arguille
patrimoineChemin du Rocher
patrimoineChemin du Rosaire
patrimoineChemin du Ruit
patrimoineChemin du Sappey
patrimoineChemin du Souillet
patrimoineChemin du Souvenir Français
patrimoineChemin du Taramont
patrimoineChemin du Terray
patrimoineChemin du Til
patrimoineChemin du Tralavit
patrimoineChemin du Triout
patrimoineChemin du Verger
patrimoineChemin du Verney
patrimoineChemin du Vevay
patrimoineChemin du Vieux Four
patrimoineChemin du Vieux Grenier
patrimoineChemin du Villard
patrimoineCheminée
patrimoineCheminée de Cordes (ou du Solitaire)
patrimoineCheminée de Fétrus
patrimoineChemin Isidore
patrimoineChemin Jallaz
patrimoineChemin Le Liaz
patrimoineChemin Ollier
patrimoineChemin Piquetière
patrimoineChemin Plantimey
patrimoineChemin Pré Margot
patrimoineChemin Richerd et Marais
patrimoineChemin Rural du Peron aux Côtes
patrimoineChemin Saint Bruno
patrimoineChemin Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Combe de l'Ours
patrimoineCôte Baillon
patrimoineCouloir du Molière
patrimoineDes Terpends à la Maimlinière
patrimoineEntre-Deux-Guiers - Le Village
patrimoineFaille de Chamechaude
patrimoineHameau de la Marine
patrimoineImpasse Charles Berty
patrimoineImpasse Clos d'Henry
patrimoineImpasse de Champ Perroud
patrimoineImpasse de Chartreuse
patrimoineImpasse de Fetrus
patrimoineImpasse de Guilletière
patrimoineImpasse de la Cantine
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de la Croix de Malte
patrimoineImpasse de la Faroutine
patrimoineImpasse de la Gare du Cottergt
patrimoineImpasse de la Guillanchière
patrimoineImpasse de la Guillaumière
patrimoineImpasse de la Laiterie
patrimoineImpasse de l'Alpette
patrimoineImpasse de la Mièvre
patrimoineImpasse de la Rosette
patrimoineImpasse de la Sauge
patrimoineImpasse de la Scierie
patrimoineImpasse de la Soierie
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de la Suiffière
patrimoineImpasse de la Tour
patrimoineImpasse de la Tournette
patrimoineImpasse de l'Échaillon
patrimoineImpasse de l'Orcière
patrimoineImpasse de Merlatière
patrimoineImpasse de Pré Barrey
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Aures
patrimoineImpasse des Biches
patrimoineImpasse des Champas
patrimoineImpasse des Chartreux
patrimoineImpasse des Cimes
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Galopins
patrimoineImpasse des Hauts de Patassière
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Marmottes
patrimoineImpasse des Martiny
patrimoineImpasse des Oiseaux
patrimoineImpasse des Petites Vorges
patrimoineImpasse des Prés aux Granges
patrimoineImpasse des Ravières
patrimoineImpasse des Rousses
patrimoineImpasse des Scieries
patrimoineImpasse des Terrasses du Neplier
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Trois Sommets
patrimoineImpasse de Surchargeat
patrimoineImpasse d'Orgeval
patrimoineImpasse du Bruyant
patrimoineImpasse du Buis
patrimoineImpasse du Canal
patrimoineImpasse du Chorolant
patrimoineImpasse du Farou
patrimoineImpasse du Folliolet
patrimoineImpasse du Fond de Rivière
natureImpasse du Forent
patrimoineImpasse du Four
patrimoineImpasse du Fumeron
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patrimoineLes Côtes du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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patrimoinePlace Léon Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
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patrimoinePont du Grand Logis
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Stade
patrimoineRue du Vieux Porche
patrimoineRue Ferdinand Buisson
patrimoineRue Guy Trouilloud
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Léon Auscher
patrimoineRue Mandrin
patrimoineRue Mollier-Sabet
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Bert
patrimoineRue Paul Paturle
patrimoineRue Rocher du Pin
patrimoineRue Stendhal
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Vincendière
patrimoineSaint-Joseph-de-Rivière - Le Village
natureSaint-Laurent-du-Pont - Gare Routière
patrimoineSaint-Pierre-de-Chartreuse - Plan de Ville
patrimoineSaint-Roch
patrimoineSangle
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patrimoineSangle de la Face Est
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patrimoinesangle de Malamille
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patrimoineSangle du Guiers Mort
patrimoineSangle du Jardin
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