Rues de Paroisse Saint-Benoît-en-Pays-d'Auge
714 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire du Bardon
patrimoineAllée de la Sibotière
patrimoineAllée de la ZA Nord
patrimoineAllée de la ZA Sud
patrimoineAllée des Promenades
patrimoineAllée du Château de Folval
patrimoineAllée du Grand Jardin
patrimoineAllée du Lettré
patrimoineAllée du Mézeray
patrimoineAllée du Verger
patrimoineAllée du Vieux Buisson
patrimoineAllée Léonce de Loos
patrimoineAllée Verdry
patrimoineAncienne Route de Lisieux
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Maréchal Lyautey
patrimoineBoulevard du Docteur Dentu
patrimoineChemin Auguste Renoir
patrimoineChemin aux Boeufs
patrimoineChemin aux Loups
patrimoineChemin Berthe Morisot
patrimoineChemin Camille Claudel
patrimoineChemin Catherine Girardon
patrimoineChemin Claude Monet
patrimoineChemin d'Avernes
patrimoineChemin de Babylone
patrimoineChemin de Beaumoncel
patrimoineChemin de Beaumont
patrimoineChemin de Belle Île
patrimoineChemin de Boisduval
patrimoineChemin de Bouillant
patrimoineChemin de Cambris
patrimoineChemin de Campigny
patrimoineChemin de Caudemone
patrimoineChemin de la Banque
patrimoineChemin de la Baudrière
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Briqueterie
patrimoineChemin de la Bucaille
patrimoineChemin de la Butte Blanche
patrimoineChemin de la Butte des Fondits
patrimoineChemin de la Butte du Tertre
patrimoineChemin de la Cardaie
patrimoineChemin de la Chesnaie
patrimoineChemin de la Chouénetière
patrimoineChemin de la Cochère
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Cour au Roy
patrimoineChemin de la Cour Chartier
patrimoineChemin de la Couture
patrimoineChemin de la Couvrie
patrimoineChemin de La Croix au Jean
patrimoineChemin de la Croix Blanche
patrimoineChemin de la Croix des Bois
patrimoineChemin de la Croix-Rouge au Vacanu
patrimoineChemin de la Duvallière
patrimoineChemin de la Fauvelaye
patrimoineChemin de la Fauvetière
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin De La Fosse
patrimoineChemin de la Froudière
patrimoineChemin de la Futelaie
patrimoineChemin de la Gaptière
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Garenne Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin de la Gassinière
patrimoineChemin de la Gévrinière
patrimoineChemin de la Giffardière
patrimoineChemin de la Girardière
patrimoineChemin de la Girétrie
patrimoineChemin de la Goupillière
patrimoineChemin de la Grande Ferme
patrimoineChemin de la Grandière
patrimoineChemin de la Guertière
patrimoineChemin de la Hactière
patrimoineChemin de la Haute Folie
patrimoineChemin de la Jardinière
patrimoineChemin de la Lune
patrimoineChemin de la Mairie
patrimoineChemin de la Massaie
patrimoineChemin de la Moinnerie
patrimoineChemin de la Moussetière
patrimoineChemin de la Nouette
patrimoineChemin de la Pierre Bourdon
patrimoineChemin de la Plesse
patrimoineChemin de la Précisière
patrimoineChemin de la Ribaudière
patrimoineChemin de la Rivière
natureChemin de la Roulandière
patrimoineChemin de la Roussière
patrimoineChemin de la Saintennerie
patrimoineChemin de la Sente à la Malade
patrimoineChemin de la Sousse
patrimoineChemin de la Stabule
patrimoineChemin de la Suzannière
patrimoineChemin de la Touques
patrimoineChemin de l'Aumone au Vacanu
patrimoineChemin de la Vallée
patrimoineChemin de la Vallée du Bourgel
patrimoineChemin de la Verette
patrimoineChemin de la Vierge
patrimoineChemin de la Vimonderie
patrimoineChemin de l'Église
patrimoineChemin de l'Église du Pont de Vie
patrimoineChemin de l'Hôtellerie
patrimoineChemin de l'Oisellerie
patrimoineChemin des Argiliers
patrimoineChemin des Aubépines
patrimoineChemin des Bois
patrimoineChemin des Boschiaux
patrimoineChemin des Brouins
patrimoineChemin des Brousses
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Burets
patrimoineChemin des Calanges
patrimoineChemin des Champs Genêts
patrimoineChemin des Charettes
patrimoineChemin des Coursots
patrimoineChemin des Douets
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Églantiers
patrimoineChemin des Fondits
patrimoineChemin des Genevrais
patrimoineChemin des Lignières
patrimoineChemin des Londes
patrimoineChemin des Manies
patrimoineChemin des Manis
patrimoineChemin des Mânis
patrimoineChemin des Mares
patrimoineChemin des Maris
patrimoineChemin des Ménages
patrimoineChemin des Moncels
patrimoineChemin des Montreveaux
patrimoineChemin des Néfliers
patrimoineChemin des Noëttes
patrimoineChemin des Oseillers
patrimoineChemin des perrets du fils
patrimoineChemin des Petits Champs
patrimoineChemin des Petits Prés
patrimoineChemin des Pommiers
patrimoineChemin des Soupirs
patrimoineChemin des Terreins
patrimoineChemin des Vallées
patrimoineChemin des Vaux Durand
patrimoineChemin de Ternant
patrimoineChemin d'Hennevolle
patrimoineChemin Dora Maar
patrimoineChemin du Bassin
patrimoineChemin du Bedot
patrimoineChemin du Billot
patrimoineChemin du Binet
patrimoineChemin du Bisquet
patrimoineChemin du Blussard
patrimoineChemin du Bocage
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Bois des Maris
patrimoineChemin du Bois du Fay
patrimoineChemin du Bos
patrimoineChemin du Bout du Bois
patrimoineChemin du Cagnion
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Clos du Pré
patrimoineChemin du Clos Vaillot
patrimoineChemin du Coteau
patrimoineChemin du Fayet
patrimoineChemin du Fort Banny
patrimoineChemin du Grand Bos
patrimoineChemin du Grand Val
patrimoineChemin du Grand Village
patrimoineChemin du Hameau des Vêques
patrimoineChemin du Hameau Jaune
patrimoineChemin du Hamel
patrimoineChemin du Home
patrimoineChemin du Long Beau
patrimoineChemin du Manoir
patrimoineChemin du Marché de Survie
patrimoineChemin du Mézeray
patrimoineChemin du Moncel
patrimoineChemin du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin Foulon
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moutier
patrimoineChemin du Nouveau Monde
patrimoineChemin du Parc Bourette
patrimoineChemin du Pendant
patrimoineChemin du Perré
patrimoineChemin du Perret
patrimoineChemin du Pont aux Boeufs
patrimoineChemin du Pont-Percé
patrimoineChemin du Poulailler
patrimoineChemin du Pré
patrimoineChemin du Presbytère
patrimoineChemin du Prieuré
patrimoineChemin du Ruisseau des Massets
natureChemin du Tertre
patrimoineChemin du Tisserand
patrimoineChemin du Tuffey
patrimoineChemin du Val
patrimoineChemin du Val Bardou
patrimoineChemin du Valbourde
patrimoineChemin du Val Bourdon
patrimoineChemin du Val Fortin
patrimoineChemin du Val Godard
patrimoineChemin du Val Hélant
patrimoineChemin du Val Hunou
patrimoineChemin du Village Caillou
patrimoineChemin du Village Cailloux
patrimoineChemin du Vitou
patrimoineChemin Eugène Ridel
patrimoineChemin Frida Kahlo
patrimoineChemin Georges Braque
patrimoineChemin Georges Seurat
patrimoineChemin Henri Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Chemin Hermine David
patrimoineChemin Jean-François Millet
patrimoineChemin Léonor Fini
patrimoineChemin les Perrets Mace
patrimoineChemin Lutteur B
patrimoineChemin Marc Chagall
patrimoineChemin Marguerite Gérard
patrimoineChemin Mary Cassat
patrimoineChemin Nicolas Poussin
patrimoineChemin Odette Pauvert
patrimoineChemin Paul Cézanne
patrimoineChemin Pierre Étienne Samin
patrimoineChemin Pierre Samin
patrimoineChemin P M Duhamel
patrimoineChemin Raphaël
patrimoineChemin Rembrandt
patrimoineChemin Rosa Bonheur
patrimoineChemin Rosalba Carriera
patrimoineChemin Rural de la Goulafrière
patrimoineChemin Sonia Delaunay
patrimoineChemin Suzanne Valadon
patrimoineChemin Victor Paynel
patrimoineChemin Yvonne Guégan
patrimoineClos de la Cidrerie
patrimoineClos du Docteur Maillard
patrimoineCôte de la Begerie
patrimoineCôte de la Bergerie
patrimoineCôte de la Hunière
patrimoineCour de la Louée
patrimoineCour de l'Étang
natureCour du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Cour du Vieux Couvent
patrimoineCour Lehoult
patrimoineCour Thierry
patrimoineCrouttes la Vallée
patrimoineImpasse Babylone
patrimoineImpasse Belle Vue
patrimoineImpasse Bouillon Benard
patrimoineImpasse ddu Forgeron
patrimoineImpasse de Beauvais
patrimoineImpasse de Broglie
patrimoineImpasse de Champigny
patrimoineImpasse de Chancloup
patrimoineImpasse de Cutesson
patrimoineImpasse de Glatigny
patrimoineImpasse de Guerquesalles
patrimoineImpasse de la Bequettrie
patrimoineImpasse de la Bérardière
patrimoineImpasse de la Blancherie
patrimoineImpasse de la Blandière
patrimoineImpasse de la Boucherie
patrimoineImpasse de la Bove
patrimoineImpasse de la Butte
patrimoineImpasse de la Carriere
patrimoineImpasse de la Chatellerie
patrimoineImpasse de la Cléroterie
patrimoineImpasse de la Closerie
patrimoineImpasse de la Côte
patrimoineImpasse de la Cour de Miracles
patrimoineImpasse de la Cour l'Abbé
patrimoineImpasse de la Cour Nicole
patrimoineImpasse de la Couture
patrimoineImpasse de la Croix Beuzelin
patrimoineImpasse de la Désertière
patrimoineImpasse de la Ferme des Bois
patrimoineImpasse de la Ferrière
patrimoineImpasse de la Fontaine Boivin
patrimoineImpasse de la Gosselinaie
patrimoineImpasse de la Grande Pille
patrimoineImpasse de la Grande Tranchée
patrimoineImpasse de la Grenouillère
patrimoineImpasse de la Huquelière
patrimoineImpasse de la Louterie
patrimoineImpasse de la Maheuterie
patrimoineImpasse de la Mare
patrimoineImpasse de la Mêletière
patrimoineImpasse de la Miséricorde
patrimoineImpasse de la Rabassière
patrimoineImpasse de la Redoutière
patrimoineImpasse de la Reinette
patrimoineImpasse de la Roulandière
patrimoineImpasse de la Saussaye
patrimoineImpasse de la Suronnière
patrimoineImpasse de la Tillaye
patrimoineImpasse de la Toupansière
patrimoineImpasse de la Touques
patrimoineImpasse de la Voie Verte
patrimoineImpasse de l'École
patrimoineImpasse de l'Épinette
patrimoineImpasse de Malvoue
patrimoineImpasse De Saint-Aubin
patrimoineImpasse de Saint Cyr
patrimoineImpasse de Saint-Germain
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Champs Morels
patrimoineImpasse des Chantaux
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Corday
patrimoineImpasse des Douets
patrimoineImpasse des Gains
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Genettes
patrimoineImpasse des Genevrais
patrimoineImpasse des Grandes Bruyères
patrimoineImpasse des Huit Acres
patrimoineImpasse des Louvrants
patrimoineImpasse des Mittelets
patrimoineImpasse des Monceaux
patrimoineImpasse des Monts Hébert
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Oucques
patrimoineImpasse des Parcs Créviers
patrimoineImpasse des Peines
patrimoineImpasse des Picanes
patrimoineImpasse des Planches
patrimoineImpasse des Poiriers
patrimoineImpasse des Rabottes
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Saussais
patrimoineImpasse des Soupirs
patrimoineImpasse des Sous-Terre
patrimoineImpasse des Terriers
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse de Ternant
patrimoineImpasse de Trépigny
patrimoineImpasse Docteur Knirim
patrimoineImpasse du Berne
patrimoineImpasse du Bois des Ventes
patrimoineImpasse du Boulay
patrimoineImpasse du Buisson
patrimoineImpasse du Calvaire
patrimoineImpasse du Champ de Mambert
patrimoineImpasse du Chemin Vert
patrimoineImpasse du Chesnay
patrimoineImpasse du Claque-Pépins
patrimoineImpasse du Clos Guérin
patrimoineImpasse du Clos Vaillot
patrimoineImpasse du Cotil
patrimoineImpasse du Docteur Masure
patrimoineImpasse du Fort Banny
patrimoineImpasse du Fort Montpellier
patrimoineImpasse du Hamel
patrimoineImpasse du Hôme
patrimoineImpasse du Lac
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Long Beau
patrimoineImpasse du Manoir
patrimoineImpasse du Mesnil Renard
patrimoineImpasse du Millaubourg
patrimoineImpasse du Nouveau Monde
patrimoineImpasse du Paty
patrimoineImpasse du Perré
patrimoineImpasse du Perret
patrimoineImpasse du Perret Vallet
patrimoineImpasse du Petit Fossé
patrimoineImpasse du Pont-Percé
patrimoineImpasse du Presbytére
patrimoineImpasse du Suzon
patrimoineImpasse du Tilleul
natureImpasse du Val
patrimoineImpasse du Val Aumière
patrimoineImpasse du Val Postel
patrimoineImpasse du Val Turpin
patrimoineImpasse du Vau Bénard
patrimoineImpasse du Vieux Buisson
patrimoineImpasse du Village Bardoult
patrimoineImpasse du Village Gelé
patrimoineImpasse du Village Poirier
patrimoineImpasse Giffosse
patrimoineImpasse l'Abbé C J Bonvoust
patrimoineImpasse le Gland
patrimoineImpasse le Perret Maçon
patrimoineImpasse les Houlettes
patrimoineImpasse le Val Pien Bas
patrimoineImpasse le Vaux Morel
patrimoineImpasse Margaret Mitchell
patrimoineImpasse Michel Pelchat
patrimoineImpasse Saint-Latuin
patrimoineImpasse Saint-Sauveur
patrimoineImpasse Vaucanu
patrimoineLa Blancherie
patrimoineLa Côte de Niobout
patrimoineLa Cour des Carrières
patrimoineLa Gévrinière
patrimoineLa Mare de la Feuille
patrimoineLe Champ de la Forge
patrimoineLe Parc l'Escu
patrimoineLotissement les Cosniers
patrimoinePassage Aubrée
patrimoinePassage du Fort
patrimoinePassage du Val Boissière
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de Mackau
patrimoinePlace des Charitons
patrimoinePlace des Écoles
patrimoinePlace du Bassin
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace du Monument
patrimoinePlace du XIIIe Arrondissement
patrimoineQuai de la Vie
patrimoineQuai des Augustines
patrimoineQuai du Tribunal
patrimoineRésidence des Rives de la Vie
patrimoineRoute d'Alençon
patrimoineRoute d'Argenton
patrimoineRoute d'Avernes
patrimoineRoute de Beauvais
patrimoineRoute de Belhôtel
patrimoineRoute de Bernay
patrimoineRoute de Camembert
patrimoineRoute de Canapville
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patrimoineRoute de Chaumont
patrimoineRoute de Creffy
patrimoineRoute de Croquemain
patrimoineRoute de Familly
patrimoineRoute de Family
patrimoineRoute de Gacé
patrimoineRoute de Glatigny
patrimoineRoute de Henneval
patrimoineRoute de la Bodinière
patrimoineRoute de la Bouteille
patrimoineRoute de la Bruyère
patrimoineRoute de la Butte
patrimoineRoute de la Castelle
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patrimoineRoute de la Couennetière
patrimoineRoute de la Cour Ridel
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patrimoineRoute de la Croix Hurlanier
patrimoineRoute de la Duvalière
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patrimoineRoute de la Folletière
patrimoineRoute de la Forêt
natureRoute de la Forge
patrimoineRoute de la Godefrerie
patrimoineRoute de la Goquetière
patrimoineRoute de la Hannequinière
patrimoineRoute de la Hautonnière
patrimoineRoute de la Heurtaudière
patrimoineRoute de la Malherbière
patrimoineRoute de la Mêletière
patrimoineRoute de la Monne
patrimoineRoute de la Mont Joie
patrimoineRoute de la Motte
patrimoineRoute de la Moulinière
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route de la Pépinière
patrimoineRoute de la Princetière
patrimoineRoute de la Rabassière
patrimoineRoute de la Renardière
patrimoineRoute de la Roche
patrimoineRoute de la Roquelle
patrimoineRoute de la Roussière
patrimoineRoute de la Siaule
patrimoineRoute de la Souchère
patrimoineRoute de la Source
patrimoineRoute de la Testière
patrimoineRoute de la Tremblay
patrimoineRoute de la Trudaine
patrimoineRoute de Launay
patrimoineRoute de la Vallée
patrimoineRoute de la Vallée Blanchet
patrimoineRoute de La Vallée de la Touques
patrimoineRoute de la Vallée d'Orval
patrimoineRoute de la Vallée du Bourgel
patrimoineRoute de la Vallée Mesnil
patrimoineRoute de la Vallée-Mesnil
patrimoineRoute de l'Église
patrimoineRoute de Lisores
patrimoineRoute de Livarot
patrimoineRoute de l'Oratoire
patrimoineRoute de l'Orbiquet
patrimoineRoute de l'Ortier
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patrimoineRoute de Meulles
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patrimoineRoute de Montaloup
patrimoineRoute de Montormel
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patrimoineRoute de Paperotte
patrimoineRoute de Pontchardon
patrimoineRoute de Ratteprune
patrimoineRoute de Roiville
patrimoineRoute de Saint-Bazile
patrimoineRoute de Saint-Clair
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patrimoineRoute de Saint-Denis
patrimoineRoute de Sainte Croix
patrimoineRoute de Saint-Germain
patrimoineRoute De Saint-Gervais
patrimoineRoute de Saint Pierre
patrimoineRoute de Sap en Auge
patrimoineRoute des Autels
patrimoineRoute des Autels Saint-Bazile
patrimoineRoute des Bordeaux
patrimoineRoute des Cailloux
patrimoineRoute des Canadiens
patrimoineRoute des Champs
patrimoineRoute des Châteaux
patrimoineRoute des Cosniers
patrimoineRoute des Crêtes
patrimoineRoute des Crouttes
patrimoineRoute des Devises
patrimoineRoute des Fontenelles
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patrimoineRoute des Londes
patrimoineRoute des Mésanges
patrimoineRoute des Montgommery
patrimoineRoute des Moutiers-Hubert
patrimoineRoute des Pommiers
patrimoineRoute des Poulaillers
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natureRoute des Roches
patrimoineRoute des Serries
patrimoineRoute des Tourelles
patrimoineRoute de Ternant
patrimoineRoute de Ticheville
patrimoineRoute de Verneusse
patrimoineRoute de Verneusses
patrimoineRoute de Vimoutiers
patrimoineRoute d'Exmes
patrimoineRoute d'Hectôt
patrimoineRoute d'Heugon
patrimoineRoute d'Orbec
patrimoineRoute d'Orbec / Route de Vimoutiers
patrimoineRoute d'Orville
patrimoineRoute d'Osmont
patrimoineRoute du Beauleveque
patrimoineRoute du Bedan
patrimoineRoute du Bisson
patrimoineRoute du Bocage
patrimoineRoute du Bois Dais
patrimoineRoute du Bosc Renoult
patrimoineRoute du Bosc-Renoult
patrimoineRoute du Boulay
patrimoineRoute du Bourg
patrimoineRoute du Calvaire
patrimoineRoute du Canardeau
patrimoineRoute du Château
patrimoineRoute du Château d'Eau
patrimoineRoute du Chemin Neuf
patrimoineRoute du Chennerault
patrimoineRoute du Costil
patrimoineRoute du Fromage
patrimoineRoute du Geai
patrimoineRoute du Grand Clos
patrimoineRoute du Grand Geai
patrimoineRoute du Hamel
patrimoineRoute du Haras
patrimoineRoute du Haut de Crouttes
patrimoineRoute du Hêtre au Loup
natureRoute du Jonquet
patrimoineRoute du Menil Imbert
patrimoineRoute du Merisier
patrimoineRoute du Moulin d'Avernes
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Moulin de Crouttes
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Moulin Neuf
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Perrey Picot
patrimoineRoute du Petit-Pont
patrimoineRoute du Pommier de Bedan
patrimoineRoute du Pont de Vie
patrimoineRoute du Pont Monte Rude
patrimoineRoute du Rouvray
patrimoineRoute du Sap
patrimoineRoute du Tac
patrimoineRoute du Tanqueray
patrimoineRoute du Télégraphe
patrimoineRoute du Valaunay
patrimoineRoute du Val Gelé
patrimoineRoute du Village des Parcs
patrimoineRoute Eugène Boudin
patrimoineRoute Eugène Delacroix
patrimoineRoute Fernand Léger
patrimoineRoute Marie Harel
patrimoineRoute Marie Laurencin
patrimoineRue Albert Toufflet
patrimoineRue Allain II
patrimoineRue Augustin Gavin
patrimoineRue aux Moines de Jumièges
patrimoineRue aux Prêtres
patrimoineRue Berthelot
patrimoineRue Boudin
patrimoineRue Camille Corot
patrimoineRue Charlotte Corday
patrimoineRue d'Argentan
patrimoineRue de Chatelet
patrimoineRue de Fordingbridge
patrimoineRue de l'Abbé Crestey
patrimoineRue de la Cavée
patrimoineRue de la Chesnaie
patrimoineRue de la Cité des Prés Gâteaux
patrimoineRue de la Forge
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Mairie
patrimoineRue de la Pictière
patrimoineRue de la Verette
patrimoineRue de l'Écu
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Église Saint Pierre
patrimoineRue de Lisieux
patrimoineRue des Charmes
patrimoineRue des Coccinelles
patrimoineRue des Combattants d'AFN
patrimoineRue des Écoles
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patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue de Sontra
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Pins
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patrimoineRue des Pruniers
patrimoineRue des Sorbiers
patrimoineRue des Terriers
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du 14 Juin
patrimoineRue du 22 Août 1944
patrimoineRue du 8 Mai
patrimoineRue du Bief
patrimoineRue du Bois Bénard
patrimoineRue du Bois Biquet
patrimoineRue du Château d'Ô
patrimoineRue du Chesnay Guillaume
patrimoineRue du Comice
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Docteur Boullard
patrimoineRue du Docteur Léon Giet
patrimoineRue du Docteur Maillard
patrimoineRue du Docteur Marescot
patrimoineRue du Docteur Mouton
patrimoineRue du Docteur Schweitzer
patrimoineRue du Grand Fossé
patrimoineRue du Grand Jardin
patrimoineRue du Montparnasse
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Perré
patrimoineRue du Pont Vautier
patrimoineRue du Président Coty
patrimoineRue du Président Georges Pompidou
patrimoineRue du Président Kennedy
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Sous-Lieutenant Pierre Anic
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue du Tour des Halles
patrimoineRue du Val d'Auge
patrimoineRue Eugène Foulon
patrimoineRue Eugène Laniel
patrimoineRue Eugène Lecœur
patrimoineRue Gérard Renault
patrimoineRue Gerhard Büchling
patrimoineRue Gigon la Bertrie
patrimoineRue Gustave Coubert
patrimoineRue Hamelin
patrimoineRue Henri Chauvel
patrimoineRue Homo
patrimoineRue Hubert Laniel
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Joseph Blondeau
patrimoineRue Joseph Le Dorze
patrimoineRue Jules Perrigot
patrimoineRue Julie Manet
patrimoineRue Lafayette
patrimoineRue Léon Vedier
patrimoineRue Levasseur
patrimoineRuelle de la Bourse
patrimoineRuelle de la Couronne
patrimoineRuelle de l'Ancienne Prison
patrimoineRuelle de la Renaissance
patrimoineRuelle de la Verette
patrimoineRuelle des Prés Gateaux
patrimoineRuelle des Prés Gâteaux
patrimoineRuelle des Réserves
patrimoineRuelle du Quai
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Marie Harel
patrimoineRue Marie Stuart
patrimoineRue Maurice Duhamel
patrimoineRue Nicolas Lesieur
patrimoineRue Paul Créton
patrimoineRue Pernelle
patrimoineRue Pierre Annic
patrimoineRue Pierre Robert
patrimoineRue Président Mitterrand
patrimoineRue Raoul Hergault
patrimoineRue Robert Peullevey
patrimoineRue Roger de Montgommery
patrimoineRue Saint-Clair
patrimoineRue Saint-Latuin
patrimoineRue Saint-Sauveur
patrimoineRue Traversière
patrimoineSentier de la Duvallière
patrimoineSentier de la Gaptière
patrimoineSentier La Fontaine des Bordeaux
patrimoineSquare Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
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