Rues de Paroisse Saint Benoît du pays de Beaurepaire
664 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Châtenay
patrimoineAllée de la Motte Féodale
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Allée des Bigalettes
patrimoineAllée des Capucines
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Cyprès
patrimoineAllée des Garennes
patrimoineAllée des Haberts
patrimoineAllee des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Mésanges
patrimoineAllée des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée des Pierres
patrimoineAllée de Suzon
patrimoineAllée des Vignes
natureAllée des Voyageurs
patrimoineAllée du Bois du Merle
patrimoineAllée du Clos Fléchet
patrimoineAllée Nord
patrimoineAllée Sud
patrimoineAncien Chemin de Beaurepaire
patrimoineAncien Chemin du Rhône à la Côte
patrimoineAvenue de Auenwald
patrimoineAvenue de la Valloire
patrimoineAvenue des Terreaux
patrimoineAvenue Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Louis-Michel Villaz
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Chemin Baraquat
patrimoineChemin Bertrand
patrimoineChemin Côte
patrimoineChemin Côte Jourdane
patrimoineChemin Creux
patrimoineChemin d'Accès Station d'Épuration
patrimoineChemin d'Arcieu
patrimoineChemin de Barbarin
patrimoineChemin de Barral
patrimoineChemin de Beaurepaire
patrimoineChemin de Bordenon
patrimoineChemin de Brame Tourte
patrimoineChemin de Chambaran
patrimoineChemin de Champagne
patrimoineChemin de Champ Dames
patrimoineChemin de Champ Montrot
patrimoineChemin de Charbonnera
patrimoineChemin de Charpenay
patrimoineChemin de Chavagneux
patrimoineChemin de chez Meynier
patrimoineChemin de Combalon
patrimoineChemin de Combalon Lot les Cyprès
patrimoineChemin de Connai
patrimoineChemin de Cumert
patrimoineChemin de Fantinière
patrimoineChemin de Fayaret
patrimoineChemin de Félison
patrimoineChemin de Ferby
patrimoineChemin de Feydel
patrimoineChemin de Fontaine Blanche
patrimoineChemin de Freyduras
patrimoineChemin de Galine
patrimoineChemin de Gambaloup
patrimoineChemin de Garassonnière
patrimoineChemin de Georgillon
patrimoineChemin de Grand Champ
patrimoineChemin de Grange Neuve
patrimoineChemin de Guérin
patrimoineChemin de Guttalerieux
patrimoineChemin de Jarcieu à Moissieu
patrimoineChemin de la Bacconière
patrimoineChemin de la Barrière
patrimoineChemin de la Baulerie
patrimoineChemin de la Biserie
patrimoineChemin de la Brosse
patrimoineChemin de la Cage
patrimoineChemin de la Campagne
patrimoineChemin de la Clef des Champs
patrimoineChemin de la Cloître
patrimoineChemin de la Combe
patrimoineChemin de la Combe Carra
patrimoineChemin de la Combe d'Orge
patrimoineChemin de la Croix des Rameaux
patrimoineChemin de la Deroy
patrimoineChemin de la Dietta
patrimoineChemin de la Drabonnière
patrimoineChemin de la Faure
patrimoineChemin de la Faytaz
patrimoineChemin de la Ferrouillère
patrimoineChemin de la Feugère
patrimoineChemin de la Feytas
patrimoineChemin de la Gagère
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Garinière
patrimoineChemin de la Gouteriat
patrimoineChemin de la Goyardière
patrimoineChemin de la Grande Bissera
patrimoineChemin de la Grande Bruyère
patrimoineChemin de la Grande Charrière
patrimoineChemin de la Grange
patrimoineChemin de la Grange Robert
patrimoineChemin de la Guillotière
patrimoineChemin de la Haute Bissera
patrimoineChemin de la Joudière
patrimoineChemin de l'Allemane
patrimoineChemin de la Marolière
patrimoineChemin de la Marsellière
patrimoineChemin de la Martinière
patrimoineChemin de l'Ambre
patrimoineChemin de l'Ambroz
patrimoineChemin de la Para
patrimoineChemin de la Perlande
natureChemin de la Perrière
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Planche
patrimoineChemin de la Poncinière
patrimoineChemin de la Poterne
patrimoineChemin de la Poyat
patrimoineChemin de la Prairie
natureChemin de la Préatière
patrimoineChemin de la Rapillère
patrimoineChemin de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Chemin de la Ribaudière
patrimoineChemin de la Salette
patrimoineChemin de la Sanne
patrimoineChemin de la Serve
patrimoineChemin de la Sorbière
patrimoineChemin de la Tour
patrimoineChemin de la Tour du Diable
patrimoineChemin de la Tuilerie
patrimoineChemin de la Tuilière
patrimoineChemin de la Tuillerie
patrimoineChemin de la Varèze
patrimoineChemin de la Verne
patrimoineChemin de la Verne Nord
patrimoineChemin de la Verrerie
patrimoineChemin de la Vie Arlo
patrimoineChemin de la Vie Bernard
patrimoineChemin de la Vie de Revel
patrimoineChemin de la Vie du Cerisier
patrimoineChemin de la Vie Marchère
patrimoineChemin de la Vie Tournée
patrimoineChemin de Layat
patrimoineChemin de l'Eau
patrimoineChemin de l'Égalité
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l'Orme
patrimoineChemin de Malessard
patrimoineChemin de Meignan
patrimoineChemin de Moissieu
patrimoineChemin de Mophier
patrimoineChemin de Mornaix
patrimoineChemin de Mornay
patrimoineChemin de Parjat
patrimoineChemin de Patières
patrimoineChemin de Pention et Tac
patrimoineChemin de Pied Menu
patrimoineChemin de Pommier
patrimoineChemin de Revel
patrimoineChemin de Romagny
patrimoineChemin de Rouclavard
patrimoineChemin des Abattoirs
patrimoineChemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Chemin de Saint-Georges
patrimoineChemin de Saint-Jacques
patrimoineChemin de Saint-Pierre
patrimoineChemin de Saint-Sulpice
patrimoineChemin des Albergeries
patrimoineChemin des Ayats
patrimoineChemin des Barrières
patrimoineChemin des Blaches
patrimoineChemin des Bois de Revel
patrimoineChemin des Bouis
patrimoineChemin des Bourrissières
patrimoineChemin des Brassolets
patrimoineChemin des Brosses
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Calidonnes
patrimoineChemin des Cerisiers
patrimoineChemin des Chanoires
patrimoineChemin des Charmilles
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Chèvres
patrimoineChemin des Collières
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Copières
patrimoineChemin des Crées
patrimoineChemin des Crêtes
patrimoineChemin des Écoles
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Écureuils
patrimoineChemin de Servant
patrimoineChemin de Servonnière
patrimoineChemin des Étangs
natureChemin des Fontaines
patrimoineChemin des Fourches
patrimoineChemin des Frettes
patrimoineChemin des Galises
patrimoineChemin des Gallérands
patrimoineChemin des Grandes Poulettes
patrimoineChemin des Grands Primarets
patrimoineChemin de Simandre
patrimoineChemin des Jaillères
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin des Loges
patrimoineChemin des Lots
patrimoineChemin des Marandes
patrimoineChemin des Masures
patrimoineChemin des Maths
patrimoineChemin des Mollies
patrimoineChemin des Morelles
patrimoineChemin des Olivières
patrimoineChemin des Paillères
patrimoineChemin des Peupliers
natureChemin des Pierres
patrimoineChemin des Poulettes
patrimoineChemin des Prairies
natureChemin des Ratelières
patrimoineChemin des Rivaux
patrimoineChemin des Rivoires
patrimoineChemin des Rosselières
patrimoineChemin des Ruettes
patrimoineChemin des Sauzays
patrimoineChemin des Sermettes
patrimoineChemin des Serres
patrimoineChemin des Servonnières
patrimoineChemin des Sordures
patrimoineChemin des Sources
patrimoineChemin des Taillis
patrimoineChemin des Terreaux
patrimoineChemin des Tuiles
patrimoineChemin des Valuzes
patrimoineChemin des Varilles
patrimoineChemin des Vergers
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Taravas
patrimoineChemin de Tiennot
patrimoineChemin de Tournin
patrimoineChemin de Varambon
patrimoineChemin de Vermini
patrimoineChemin de Vers les Brosses
patrimoineChemin dit Combe Bourgeat
patrimoineChemin du 19 Mars 1962
patrimoineChemin du Battoir
patrimoineChemin du Beausoleil
patrimoineChemin du Bertholon
patrimoineChemin du Bessey
patrimoineChemin du Bois du Merle
patrimoineChemin du Bois Salin
patrimoineChemin du Bois Vieux
patrimoineChemin du Bosquet
patrimoineChemin du Bourret
patrimoineChemin du Boussard
patrimoineChemin du Bouteiller
patrimoineChemin du Calais
patrimoineChemin du Chalon
patrimoineChemin du Champ Bouguet
patrimoineChemin du Champlard
patrimoineChemin du Champon
patrimoineChemin du Champ Robert
patrimoineChemin du Châtaignier
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Château Feuillet
patrimoineChemin du Château Vert
patrimoineChemin du Chêne
natureChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Clot
patrimoineChemin du Couchant
patrimoineChemin du Couvent
patrimoineChemin du Cumer
patrimoineChemin du Dolon
patrimoineChemin du Fay
patrimoineChemin du Fayollet
patrimoineChemin du Font Mourand
patrimoineChemin du Grand Bois
patrimoineChemin du Grand Champ
patrimoineChemin du Grand Vent
patrimoineChemin du Guy
patrimoineChemin du Jayon
patrimoineChemin du Levant
patrimoineChemin du Lotissement Champ Bernier
patrimoineChemin du Manet
patrimoineChemin du Mayoussier
patrimoineChemin du Mouillat
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin Coquaz
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin Servonnat
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Mourelet
patrimoineChemin du Paradis
patrimoineChemin du Perrier
patrimoineChemin du Petit Meignan
patrimoineChemin du Plan
patrimoineChemin du Plateau
patrimoineChemin du Plein-Ciel
patrimoineChemin du Poulet
patrimoineChemin du Pouloux
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin du Raclet
patrimoineChemin du Revou du Geai
patrimoineChemin du Rif
patrimoineChemin du Rival
patrimoineChemin du Rivat
patrimoineChemin du Roc
patrimoineChemin du Rousset
patrimoineChemin du Ruisseau
natureChemin du Sabot
patrimoineChemin du Soldat
patrimoineChemin du Suret
patrimoineChemin du Suzon
patrimoineChemin du Vernay
patrimoineChemin En Carte
patrimoineChemin Étang Girard
natureChemin Farabay
patrimoineChemin Ferras
patrimoineChemin Jean de Solin
patrimoineChemin Marie Blanc
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin Nord du Poulet
patrimoineChemin Oron
patrimoineChemin Ouest du Poulet
patrimoineChemin Poncin
patrimoineChemin Romain
patrimoineChemin Rudelay
patrimoineChemin Rural des Châtaigniers
patrimoineChemin Saint-Marcel
patrimoineChemin Simandre
patrimoineChemin sur les Vignes
natureChemin Trouillet
patrimoineChemin Virguilloud
patrimoineCimetière des Charmilles
patrimoineCombe d'Orge
patrimoineDéviation Route Departementale 519
patrimoineEspace Morlière
patrimoineGare Routière de Beaurepaire
patrimoineGrande Place
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Blainville
patrimoineImpasse Bonnefardières
patrimoineImpasse chez l'Abbé
patrimoineImpasse Chez Millat
patrimoineImpasse Chez Villard
patrimoineImpasse de Barbarin
patrimoineImpasse de Combe Quartier
patrimoineImpasse de Félizon
patrimoineImpasse de Feydel
patrimoineImpasse de la Dijonnière
patrimoineImpasse de la Fanchonnière
patrimoineImpasse de la Forge
patrimoineImpasse de la Gabotte
patrimoineImpasse de la Guillotière
patrimoineImpasse de la Joudière
patrimoineImpasse de la Morinière
patrimoineImpasse de la Para
patrimoineImpasse de la Rameyssière
patrimoineImpasse de la République
patrimoineImpasse de la Révole
patrimoineImpasse de la Riboula
patrimoineImpasse de la Tuilerie
patrimoineImpasse de l'Avenir
patrimoineImpasse de la Vie du Cerisier
patrimoineImpasse de la Voie Ferrée
patrimoineImpasse de l'Église Notre-Dame
patrimoineImpasse de l'Hôpital
patrimoineImpasse des 3 Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Allobroges
patrimoineImpasse des Braconniers
patrimoineImpasse des Bruleurs de Loups
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Colombes
patrimoineImpasse des Colombières
patrimoineImpasse des Cures
patrimoineImpasse des Ermites
patrimoineImpasse des Fromentaux
patrimoineImpasse des Gallérands
patrimoineImpasse des Isles
patrimoineImpasse des Lardennes
patrimoineImpasse des Paccalières
patrimoineImpasse des Pépinières
patrimoineImpasse des Prairies
natureImpasse des Roches
patrimoineImpasse des Tanneurs
patrimoineImpasse des Terreaux
patrimoineImpasse des Terrières
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Vignes Séglat
natureImpasse du 4 Août
patrimoineImpasse du Battoir
patrimoineImpasse du Bertholon
patrimoineImpasse du Champ Martin
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Chirat
patrimoineImpasse du Cimetière
patrimoineImpasse du Clos Marcel
patrimoineImpasse du Colombier
patrimoineImpasse du Cottonet
patrimoineImpasse du Dolon
patrimoineImpasse du Loup
patrimoineImpasse du Pigeonnier
patrimoineImpasse du Pouloux
patrimoineImpasse du Ru
patrimoineImpasse du Terrier
patrimoineImpasse du Varzay
patrimoineImpasse Francoz
patrimoineImpasse Henri Albertin
patrimoineImpasse Les Terrasses des Primarets
patrimoineImpasse Louis-Michel Villaz
patrimoineImpasse Mignot
patrimoineImpasse Richanu
patrimoineImpasse Rigoudy
patrimoineImpasse Rouilloud
patrimoineImpasse Victor Magnat
patrimoineLa Petite Place
patrimoineLe Défendu
patrimoineLe Rif
patrimoineLes Fromentaux
patrimoineLotissement Château Feuillet
patrimoineLotissement Clos des Valuzes
patrimoineLotissement de la Perlande
natureLotissement des Cèdres
patrimoineLotissement des Cerisiers
patrimoineLotissement des Châtaigniers
patrimoineLotissement des Fromentaux
patrimoineLotissement des Ruettes
patrimoineLotissement du Charpenay
patrimoineLotissement du Pré Vert
patrimoineLotissement en Barral
patrimoineLotissement la Petite Place
patrimoineLotissement Le Clos de Fonnat
patrimoineLotissement Le Clos des Rancines
patrimoineLotissement le Clos du Soleil
patrimoineLotissement le Clos Vert
patrimoineLotissement Le Puits Dodo
patrimoineLotissement les Alouettes
patrimoineLotissement les Copières
patrimoineLotissement les Fusains
patrimoineLotissement le Suzon
patrimoineLotissement Les Valuzes Ouest
patrimoineLotissement Polaud
patrimoineMontée de Champ Romieu
patrimoineMontée de la Chambourrière
patrimoineMontée de la Léontine
patrimoineMontée de la Mairie
patrimoineMontée de l'Ancienne École
patrimoineMontée de la Poyat
patrimoineMontée de l'Église
patrimoineMontée de l'Embranchement
patrimoineMontée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Montée des Gavanats
patrimoineMontée des Murs
patrimoineMontée des Remparts
patrimoineMontée de Vijute
patrimoineMontée du Calvaire
patrimoineMontée du Champ du Cru
patrimoineMontée du Champinet
patrimoineMontée du Château
patrimoineMontée du Château Feuillet
patrimoineMontée du Chêne
natureMontée du Croton
patrimoineMontée du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Montée du Vieux Village
patrimoineMontée Saint-Laurent
patrimoinePassage de la Poste
patrimoinePassage de l'Église
patrimoinePassage de l'Hôpital
patrimoinePassage de l'Orme
patrimoinePassage des Matous
patrimoinePassage des Nays
patrimoinePassage des Paccalières
patrimoinePassage du Commandant Bouvard
patrimoinePassage du Notaire Seguin
patrimoinePlace de la Cour Brûlée
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Paix
patrimoinePlace de la Poste
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Église Saint-Jean-Baptiste
patrimoinePlace des Bénédictes
patrimoinePlace des Terreaux
patrimoinePlace de Tourdan
patrimoinePlace du 19 Mars
patrimoinePlace du 19 Mars 1962
patrimoinePlace du 29 Août 1944
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Baron du Teil
patrimoinePlace du Docteur Gaston
patrimoinePlace du Foyer
patrimoinePlace du Jeu de Paume
patrimoinePlace du Souet de l'Halle
patrimoinePlace Poulet
patrimoinePlace Sant Marti de Tous
patrimoinePlace Yves Pagneux
patrimoinePont TGV Nord
patrimoineQuartier Charamey
patrimoineRoute de Bataillouse
patrimoineRoute de Beaufort
patrimoineRoute de Beaurepaire
patrimoineRoute de Bège
patrimoineRoute de Bellegarde
patrimoineRoute de Bossieu
patrimoineRoute de Buis
patrimoineRoute de Carillon
patrimoineRoute de Champier
patrimoineRoute de Chez Martin
patrimoineRoute de Cour et Buis
patrimoineRoute de Faramans
patrimoineRoute de Félizon
patrimoineRoute de Gouvernoud
patrimoineRoute de Grenoble
patrimoineRoute de Jarcieu
patrimoineRoute de la Bièvre
patrimoineRoute de la Côte-Saint-André
patrimoineRoute de la Craz
patrimoineRoute de la Croix Blanche
patrimoineRoute de la Croix-Rousse
patrimoineRoute de la Feytaz
patrimoineRoute de la Forge
patrimoineRoute de la Garenne
patrimoineRoute de la Guillotière
patrimoineRoute de Lapeyrouse
patrimoineRoute de la Plaine
patrimoineRoute de la Reboullière
patrimoineRoute de la Scierie
patrimoineRoute de la Valloire
patrimoineRoute de Lens-Lestang
patrimoineRoute de Lentiol
patrimoineRoute de l'Hôpital
patrimoineRoute de Manthes
patrimoineRoute de Marcollin
patrimoineRoute de Meyssiez
patrimoineRoute de Miançon
patrimoineRoute de Moissieu
patrimoineRoute de Pact
patrimoineRoute Départementale 519
patrimoineRoute de Pisieu
patrimoineRoute de Pommier de Beaurepaire
patrimoineRoute de Pré Gelé
patrimoineRoute de Primarette
patrimoineRoute de Revel Tourdan
patrimoineRoute de Sablons
patrimoineRoute de Saint-Barthélémy
patrimoineRoute de Saint-Julien de l'Herms
patrimoineRoute de Saint-Sulpice
patrimoineRoute des Alpes
patrimoineRoute des Brosses
patrimoineRoute des Chats Noirs
patrimoineRoute des Coches
patrimoineRoute des Crées
patrimoineRoute des Écoliers
patrimoineRoute des Étangs
natureRoute des Feytaux
patrimoineRoute des Fontaines
patrimoineRoute des Grandes Bruyères
patrimoineRoute des Guilhodières
patrimoineRoute des Métiers
patrimoineRoute de Sonnay
patrimoineRoute des Pépinières
patrimoineRoute des Peupliers
natureRoute des Plaines
patrimoineRoute des Sources
patrimoineRoute des Terreaux
patrimoineRoute des Terres Blanches
patrimoineRoute des Trembles
patrimoineRoute de Taravas
patrimoineRoute de Tourdan
patrimoineRoute de Valloire
patrimoineRoute de Vienne
patrimoineRoute de Villeneuve
patrimoineRoute de Viriville
patrimoineRoute du Bas
patrimoineRoute du Bourg
patrimoineRoute du Buron
patrimoineRoute du Camp
patrimoineRoute du Dauphiné
patrimoineRoute du Gué
patrimoineRoute du Haut de Poussieu
patrimoineRoute du Levant
patrimoineRoute du Louvier
patrimoineRoute du Mollard
patrimoineRoute du Pilat
patrimoineRoute du Pré Mathieu
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRoute du Vivarais
patrimoineRue Agutte Sembat
patrimoineRue Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Rue Basse
patrimoineRue Bayard
patrimoineRue Bresson
patrimoineRue Champollion
patrimoineRue Chatelière
patrimoineRue Chorier
patrimoineRue de Chantemerle
patrimoineRue de Fonnat
patrimoineRue de la Charrière
patrimoineRue de la Démocratie
patrimoineRue de la Guillotière
patrimoineRue de l'Alambic
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Nicolière
patrimoineRue de la Place
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Auberge
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'E.D.F.
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Orme
patrimoineRue de Luzy Dufeillant
patrimoineRue de Richardon
patrimoineRue de Rochechin
patrimoineRue des Bons Enfants
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Fromentaux
patrimoineRue des Girouds
patrimoineRue des Grollières
patrimoineRue des Paccalières
patrimoineRue des Pêchers
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Prés Durand
patrimoineRue des Soupirs
patrimoineRue des Terreaux
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 4 Septembre
patrimoineRue du 5 Août 1944
patrimoineRue du Berger
patrimoineRue du Billier
patrimoineRue du Bourg
patrimoineRue du Bourg Vieux
patrimoineRue du Carillon
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Docteur Bailly
patrimoineRue du Docteur François
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Foyer
patrimoineRue du Fromental
patrimoineRue du Huit Mai 1945
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Loup
patrimoineRue du Peuple
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Repos
patrimoineRue du Ruisseau
natureRue du Stade
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue Étienne Dollet
patrimoineRue Français
patrimoineRue Franklin
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Gutenberg
patrimoineRue Jules de Rostaing la Valuze
patrimoineRue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Ledru Rollin
patrimoineRuelle du Puits
patrimoineRuelle du Puits Lieutenant
patrimoineRue Mably
patrimoineRue Parmentier
patrimoineRue Vaucanson
patrimoineSaint-Barthélémy-de-Beaurepaire - Le Village
patrimoineSen du Loup
patrimoineSentier du Bertholon
patrimoineTréssine de la Maison Desgranges
patrimoineVallée du Regrimay
patrimoineZI Pré-Mornay
patrimoine