Rues de Paroisse Saint-Avit-de-Flume-et-Vilaine
453 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Ada Lovelace
patrimoineAllée Agnès Varda
patrimoineAllée Angèle Vannier
patrimoineAllée Bertha Von Suttner
patrimoineAllée Cécilia Payne
patrimoineAllée de Beauvais
patrimoineAllée de Gerhoui
patrimoineAllée de la Barberais
patrimoineAllée de la Bérangeraie
patrimoineAllée de la Bouvetière
patrimoineAllée Delacroix-Cabon
patrimoineAllée de la Croix Verte
patrimoineAllée de la Dentellière
patrimoineAllée de la Fauconnière
patrimoineAllée de la Flume
patrimoineAllée de la Haie de Terre
patrimoineAllée de la Mettrie
patrimoineAllée de la Mouessonnais
patrimoineAllée de la Musse
patrimoineAllée de la Poterne
patrimoineAllée de l'Apothicaire
patrimoineAllée de la Prée
patrimoineAllée de la Rabine
patrimoineAllée de la Randonnée
patrimoineAllée de la Solidarité
patrimoineAllée de la Source
patrimoineAllée de l'École
patrimoineAllée des Ajoncs
patrimoineAllée des Aquarelles
patrimoineAllée des Aubépines
patrimoineAllée des Canis
patrimoineAllée des Cèdres
patrimoineAllée des Closiaux
patrimoineAllée des Communs
patrimoineAllée des Cygnes
patrimoineAllée des Dames
patrimoineAllée des Écoles
patrimoineAllée des Écotays
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Jardiniers
patrimoineAllée des Korrigans
patrimoineAllée des Landes
natureAllée des Mussettes
patrimoineAllée des Néfliers
patrimoineAllée des Noyers
patrimoineAllée des Quatre Vents
patrimoineAllée des Sabotiers
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée du Bréal
patrimoineAllée du Calvaire
patrimoineAllée du Charron
patrimoineAllée du Chêne Vert
natureAllée du Clos Mêlés
patrimoineAllée du Grand Champ
patrimoineAllée du Guesneau
patrimoineAllée du Gui Bunel
patrimoineAllée du Lindon
patrimoineAllée du Louird
patrimoineAllée du Margat
patrimoineAllée du Mélody
patrimoineAllée du Petit Domaine
patrimoineAllée du Plessis
patrimoineAllée du Rémouleur
patrimoineAllée du Ruisseau
natureAllée du Séquoia
patrimoineAllée du Verger
patrimoineAllée Émilie du Châtelet
patrimoineAllée Emilienne Moreau
patrimoineAllée Emmeline Pankhurst
patrimoineAllée Florence Arthaud
patrimoineAllée Gandhi
patrimoineAllée Geneviève De Gaulle Anthonioz
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Allée Glenmor
patrimoineAllée Huguette Gallais
patrimoineAllée Jean Guéhenno
patrimoineAllée Juliette Gréco
patrimoineAllée Madame de Sévigné
natureAllée Marcel Callo
patrimoineAllée Nettie Stevens
patrimoineAllée Olivier Moussy
patrimoineAllée Paul Éluard
patrimoineAllée Paulette Missonnier
patrimoineAllée Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Allée Rosa Luxembourg
patrimoineAllée Salvador Allende
patrimoineAllée Salvadore Allende
patrimoineAllée Simone de Beauvoir
patrimoineAllée Simone Weil
patrimoineAllée Stéphane Hessel
patrimoineAllée Suzanne Buisson
patrimoineAvenue Charles Tillon
patrimoineAvenue de Bretagne
patrimoineAvenue de la Bouvardière
patrimoineAvenue de la Croix Verte
patrimoineAvenue de la Mairie
patrimoineAvenue de la Motte
patrimoineAvenue de la Rotonde
patrimoineAvenue de l'Espérance
patrimoineAvenue des Acquets
patrimoineAvenue des Bruyères
patrimoineAvenue des Champs Freslons
patrimoineAvenue des Cygnes
patrimoineAvenue des Érables
patrimoineAvenue des Fontenelles
patrimoineAvenue des Sports
patrimoineAvenue du Chêne Vert
natureAvenue du Clos Joury
patrimoineAvenue du Mail
patrimoineAvenue du Stade
patrimoineChemin de la Croix Blanche
patrimoineChemin de la Janaie
patrimoineChemin de la Jouaudière
patrimoineChemin de la Touche
patrimoineChemin des Clôtures
patrimoineChemin des Marguerites
patrimoineChemin des Nouettes
patrimoineChemin du Clos Gautier
patrimoineChemin du Plessix Saucourt
patrimoineClos des Badiers
patrimoineClos des Glycines
patrimoineClos des Nosillers
patrimoineClos des Pirotes
patrimoineClos des Quadrifides
patrimoineClos Gautier
patrimoineClos les Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Contour de l'Église
patrimoineCours de l'Hottonie des Marais
patrimoineCours des Vieux Métiers
patrimoineCours du Manoir
patrimoineCours Florence Arthaud
patrimoineCours Hélène Boucher
patrimoineCours Jacqueline Auriol
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse au Bois de mon Coeur
patrimoineImpasse Clos des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse de Gerhoui
patrimoineImpasse de la Clairière
patrimoineImpasse de la Métairie
patrimoineImpasse de la Noë Boucher
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Campanules
patrimoineImpasse des Cardamines
patrimoineImpasse des Fontenelles
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse du Clos Marguerite
patrimoineImpasse Margot
patrimoineLa Motte au Vicomte
patrimoineLa Scierie
patrimoineLe Petit Bois
patrimoineLe Rheu - Moigné
patrimoineMail Francis Chouan
patrimoineMail Françoise Giroud
patrimoineMail Gaston Bardet
patrimoineMail Vaclav Havel
patrimoineParcours des Nouettes
patrimoinePassage de l'Ecu
patrimoinePassage des Sports
patrimoinePassage Gaston Bardet
patrimoinePasserelle Écluse Cicé Blossac
patrimoinePlace Aristide Briand
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de la Gabillais
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Plaine
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Étoile
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Place des Bouleaux
patrimoinePlace des Peupliers
naturePlace des Platanes
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place du Petit Verger
patrimoinePlace Jean Auvergne
patrimoinePlace Joseph Gruel
patrimoinePlace Saint-Avit
patrimoinePlace Saint-Melaine
patrimoinePont de Verrière
patrimoinePromenade de l'Abbé Pierre
patrimoinePromenade de la Croix du Sud
patrimoinePromenade Michel Colucci
patrimoineQuai Docteur Wagner
patrimoineRésidence Bellevue
patrimoineRésidence de la Mouessonnais
patrimoineRésidence de la Noë
patrimoineRésidence du Bois Nel
patrimoineRésidence du Clos Joury
patrimoineRésidence du Haut Bourg
patrimoineRésidence du Jardin Vignon
patrimoineRond-Point de Bretagne
patrimoineRond-Point de Gerhoui
patrimoineRond-Point de la Croix Verte
patrimoineRond-Point de la Rabine
patrimoineRond-Point de la Rotonde
patrimoineRond-Point des Îles
patrimoineRond-Point des Mares Noires
patrimoineRond-Point des Villeneuves
patrimoineRond-Point du Calvaire
patrimoineRond-Point du Champ Fleuri
patrimoineRond-Point du Chêne Vert
natureRond-Point du Guesneau
patrimoineRond-Point du Plessis
patrimoineRond-Point du Vieux Four
patrimoineRoute de Beuffru
patrimoineRoute de Bois Briand
patrimoineRoute de Cherville
patrimoineRoute de Coutances
patrimoineRoute de Faucons Crécerelles
patrimoineRoute de Houdoux
patrimoineRoute de la Brosse
patrimoineRoute de la Noé Huet
patrimoineRoute de la Sablonnière
patrimoineRoute de la Ville Asse
patrimoineRoute de l'Hermitage
patrimoineRoute de Lorient
patrimoineRoute de l'Orme Robin
patrimoineRoute de Méjusseaume
patrimoineRoute de Moigné
patrimoineRoute de Monvoisin
patrimoineRoute de Mordelles
patrimoineRoute de Rennes
patrimoineRoute des Janais
patrimoineRoute de Vezin
patrimoineRoute d'Olivet
patrimoineRoute du Bois de la Motte
patrimoineRoute du Château d'Apigné
patrimoineRoute du Moulin d'Apigné
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Alain Gerbault
patrimoineRue Albert Meusnier
patrimoineRue Alek Plunian
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alphonse Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Ambroise Croizat
patrimoineRue Anatole Le Braz
patrimoineRue Anne de Bretagne
patrimoineRue Charcot
patrimoineRue Charles Le Goffic
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue Colette Besson
patrimoineRue Danielle Mitterrand
patrimoineRue d'Apigné
patrimoineRue d'Arz
patrimoineRue de Belle Île
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Berder
patrimoineRue de Bréhat
patrimoineRue de Cézembre
patrimoineRue de Cintré
patrimoineRue de Galerne
patrimoineRue de Gavrinis
patrimoineRue de Gerhoui
patrimoineRue de Glénan
patrimoineRue de Groix
patrimoineRue de la Barberais
patrimoineRue de la Blanchardière
patrimoineRue de la Bougeaudière
patrimoineRue de la Boutelière
patrimoineRue de la Chouette Hulotte
patrimoineRue de la Croix Verte
patrimoineRue de la Fauvette Grise
patrimoineRue de la Fayelle
patrimoineRue de la Fée Viviane
patrimoineRue de la Frêche
patrimoineRue de la Galerne
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grande Lanvière
patrimoineRue de la Haie de Terre
patrimoineRue de la Hautière
patrimoineRue de la Meslais
patrimoineRue de la Perrière
patrimoineRue de la Petite Fontaine
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Rabine
patrimoineRue de la Romillais
patrimoineRue de la Rossignolière
patrimoineRue de la Serre
patrimoineRue de la Silée
patrimoineRue de la Tertrais
patrimoineRue de la Tourterelle des Bois
patrimoineRue de la Trémelière
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de la Vigne
natureRue de l'Échange
patrimoineRue de l'Egacé
patrimoineRue de l'Épine
patrimoineRue de l'Hermitage
patrimoineRue de l'Orme
patrimoineRue de l'Orme Robin
patrimoineRue de l'Oselier
patrimoineRue de Mahomat
patrimoineRue de Molène
patrimoineRue de Montfort
patrimoineRue de Mordelles
patrimoineRue de Pacé
patrimoineRue de Rennes
patrimoineRue de Robien
patrimoineRue des Agaces
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Ajoncs Fleuris
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Aubiers
patrimoineRue des Béruchets
patrimoineRue des Blossiers
patrimoineRue des Breunettes
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Cormiers
patrimoineRue des Dausoirs
patrimoineRue de Sein
patrimoineRue des Epinettes
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Fontenelles
patrimoineRue des Forgerons
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Jouannes
patrimoineRue des Journaliers
patrimoineRue des Mauvis
patrimoineRue des Méliers
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Morinais
patrimoineRue des Orchidées
patrimoineRue de Soulaire
patrimoineRue des Palombes
natureRue des Perrières
patrimoineRue des Petits Champs
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Sablières
patrimoineRue des Sept Îles
patrimoineRue des Tennis
patrimoineRue des Vieux Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue de Turgé
patrimoineRue de Vezin
patrimoineRue d'Hoëdic
patrimoineRue d'Houat
patrimoineRue Docteur Wagner
patrimoineRue d'Ouessant
patrimoineRue du Bosquet
patrimoineRue du Boulay
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Champ Clos
patrimoineRue du Champ Fleuri
patrimoineRue du Champ Jobet
patrimoineRue du Champ Neuf
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chemin Vert
patrimoineRue du Chêne
natureRue du Clos Laurend
patrimoineRue du Clos Rohan
patrimoineRue du Domaine
patrimoineRue du Fer à Cheval
patrimoineRue du Grand Champ
patrimoineRue du Grand Chêne
natureRue du Grand Clos
patrimoineRue du Gros Guillaume
patrimoineRue Duguay-Trouin
patrimoineRue Duguesclin
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Lindon
patrimoineRue du Loriot d'Europe
patrimoineRue du Mervent
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Parc
patrimoineRue du Petit Renard
patrimoineRue du Plessis
patrimoineRue du Portail
patrimoineRue du Pré des Louvrais
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue du Rocher
patrimoineRue du Vieux Cours
patrimoineRue Ernest Renan
patrimoineRue Eugène Lemordant
patrimoineRue Florence Arthaud
patrimoineRue François Bellay
patrimoineRue Françoise Héritier
patrimoineRue Geneviève De Gaulle Antonioz
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Georges Brassens
patrimoineRue Gisèle Halimi
patrimoineRue Honoré de Balzac
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jan Pilard
patrimoineRue Jean Bart
patrimoineRue Jean Châtel
patrimoineRue Jean Garin
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jeanne Baret
patrimoineRue Jeanne Jugan
patrimoineRue Joséphine Pencalet
patrimoineRue Joseph Tirel
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Laënnec
patrimoineRue Lamennais
patrimoineRue le Chemin Vert
patrimoineRue le Petit Cheval
patrimoineRue Les Amours d'Antan
patrimoineRue Les Oiseaux de Passage
patrimoineRue les Passantes
patrimoineRue Louis Aragon
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Lucie et Raymond Aubrac
patrimoineRue Madeleine Brès
patrimoineRue Maquis de Saint-Marcel
histoireRue Marguerite Yourcenar
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Marie Marvingt
patrimoineRue Mère Teresa
patrimoineRue Merlin l'Enchanteur
patrimoineRue Montrichard
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Olympe de Gouges
patrimoineRue Pierre Guihard
patrimoineRue Pierre Loti
patrimoineRue Rosa Parks
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Surcouf
patrimoineRue Suzanne Lenglen
patrimoineRue Théodore Botrel
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Victor Schœlcher
patrimoineSentier du Bois de la Motte
patrimoineSquare André Piolain
patrimoineSquare Auguste Renoir
patrimoineSquare de la Fraternité
patrimoineSquare des Alliés
patrimoineSquare des Champs Fleuris
patrimoineSquare des Mandelières
patrimoineSquare des Vanniers
patrimoineSquare Louis Guilloux
patrimoineVenelle Anjela Duval
patrimoineVenelle Clotilde Vautier
patrimoineVenelle de la Grenouille Agile
patrimoineVenelle de la Salamandre Tâchetée
patrimoineVenelle de l'Eclusier
patrimoineVenelle de l'Oselier
patrimoineVenelle des Brodeuses
patrimoineVenelle des Lavandières
patrimoineVenelle des Petits Secrets
patrimoineVenelle du Charbonnier
patrimoineVenelle du Charpentier
patrimoineVenelle du Chat Perché
patrimoineVenelle du Meunier
patrimoineVenelle du Potier
patrimoineVenelle du Puisatier
patrimoineVenelle du Sourcier
patrimoineVenelle du Triton Crêté
patrimoineVenelle Germaine Tillion
patrimoineVenelle Olympe de Gouges
patrimoine