Rues de Paroisse Notre-Dame-en-Coëvrons
495 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Albert Janin
patrimoineAllée de la Grande Ravière
patrimoineAllée de la Ringeardière
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Déportés
patrimoineAllée des Veiselles
patrimoineAllée du Camp
patrimoineAllée du Haut Busson
patrimoineAllée du Petit Barbé
patrimoineAllée Joseph Veniel
patrimoineAvenue des Cerisiers
patrimoineAvenue des Sports
patrimoineAvenue Raoul Vadepied
patrimoineBoulevard Bel
patrimoineBoulevard de Diergé
patrimoineBoulevard de la Grande Valaisière
patrimoineBoulevard de la République
patrimoineBoulevard de Rochemado
patrimoineBoulevard du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineBoulevard du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Boulevard du Maréchal Joffre
patrimoineBoulevard du Maréchal Juin
patrimoineBoulevard du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Boulevard Henri Rossignol
patrimoineBoulevard Sainte-Anne
patrimoineChemin de Beaujary
patrimoineChemin de Bréhon
patrimoineChemin de Chamord
patrimoineChemin de Champgemer
patrimoineChemin de Cissé
patrimoineChemin de Condreuil
patrimoineChemin de Courtagis
patrimoineChemin de Haute Cusse
patrimoineChemin de la Berrière
patrimoineChemin de la Bertherie
patrimoineChemin de la Besneraie
patrimoineChemin de la Branlardière
patrimoineChemin de la Brière
patrimoineChemin de la Butte
patrimoineChemin de la Carterie
patrimoineChemin de la Chéronnière
patrimoineChemin de la Chopinière
patrimoineChemin de la Couture
patrimoineChemin de la Ferme
patrimoineChemin de la Fosse Heulin
patrimoineChemin de la Gautraie
patrimoineChemin de la Geslinière
patrimoineChemin de la Grande Métairie
patrimoineChemin de la Grange
patrimoineChemin de la Grillère
patrimoineChemin de la Guiochère
patrimoineChemin de la Héronnière
patrimoineChemin de la Hidennière
patrimoineChemin de la Juguerie
patrimoineChemin de la Loge
patrimoineChemin de la Lucazière
patrimoineChemin de la Martinière
patrimoineChemin de la Mazure
patrimoineChemin de la Ménardière
patrimoineChemin de la Mercerie
patrimoineChemin de la Morinière
patrimoineChemin de la Noë Besnard
patrimoineChemin de la Parentière
patrimoineChemin de la Petite Ferme
patrimoineChemin de la Petite Loge
patrimoineChemin de la Planche Marguerite
patrimoineChemin de la Rairie
patrimoineChemin de la Retardière
patrimoineChemin de la Riballerie
patrimoineChemin de la Rimberdière
patrimoineChemin de la Rouillère
patrimoineChemin de la Roussière
patrimoineChemin de la Sablonnière
patrimoineChemin de la Silvardière du Bas
patrimoineChemin de la Trotterie
patrimoineChemin de la Turpinière
patrimoineChemin de la Verderie
patrimoineChemin de l'Éclat
patrimoineChemin de l'Euche
patrimoineChemin de l'Oisillière
patrimoineChemin de Malnoë
patrimoineChemin de Maret
patrimoineChemin de Maubuard
patrimoineChemin de Moncrintin
patrimoineChemin de Montoire
patrimoineChemin de Monturbeau
patrimoineChemin de Mortin
patrimoineChemin de Pierre Quentin
patrimoineChemin de Poilé
patrimoineChemin de Saint-Nicolas
patrimoineChemin des Beureries
patrimoineChemin des Bourbes
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Crosneries
patrimoineChemin des Épinouses
patrimoineChemin des Essarts
patrimoineChemin des Etrouesses
patrimoineChemin des Frétionnières
patrimoineChemin des Haies
patrimoineChemin des Laurencières
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin des Pierras
patrimoineChemin des Plantes
patrimoineChemin des Poteries
patrimoineChemin des Roches
patrimoineChemin des Roisneaux
patrimoineChemin de Verdelle
patrimoineChemin de Vilmatier
patrimoineChemin du Bas Bourg
patrimoineChemin du Bois Rayé
patrimoineChemin du Bourg Chevreau
patrimoineChemin du Buard
patrimoineChemin du Gasseau
patrimoineChemin du Grand Clou
patrimoineChemin du Grand Poirier
patrimoineChemin du Grand Pré
patrimoineChemin du Grand Verger
patrimoineChemin du Gué Besnard
patrimoineChemin du Houellé
patrimoineChemin du Montabas
patrimoineChemin du Noyer
patrimoineChemin du Patis
patrimoineChemin du Plessis Buret
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin du Rocher
patrimoineChemin du Tertre
patrimoineChemin du Tremblay
patrimoineChemin du Viviers
patrimoineChemine des Bourbes
patrimoineChemin Les Jollivières
patrimoineImpasse Albert Edon
patrimoineImpasse Claude Chappe
patrimoineImpasse de Hauteville
patrimoineImpasse de la Blosseraie
patrimoineImpasse de la Boissière
patrimoineImpasse de la Cocardière
patrimoineImpasse de la Communauté
patrimoineImpasse de la Croix
patrimoineImpasse de la Garenne
patrimoineImpasse de la Grande Valaisière
patrimoineImpasse de la Morinière
patrimoineImpasse de l'Ancienne Usine
patrimoineImpasse de Lanfrairie
patrimoineImpasse de la Noé
patrimoineImpasse de la Presaie
patrimoineImpasse de la Promenade
patrimoineImpasse de la Ruelle Bouvet
patrimoineImpasse de la Saulaie
patrimoineImpasse de la Touche
patrimoineImpasse de la Vigne Hulot
natureImpasse de l'Erve
patrimoineImpasse de l'Image
patrimoineImpasse de l'Orgerie
patrimoineImpasse de Loria
patrimoineImpasse de Loriat
patrimoineImpasse de Malnoë
patrimoineImpasse de Rochemado
patrimoineImpasse de Rouesse
patrimoineImpasse des Abelias
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Charmes
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Combattants d'AFN
patrimoineImpasse des Frères Lumière
patrimoineImpasse des Gardes
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Lupins
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Nochetières
patrimoineImpasse des Pescheries
patrimoineImpasse des Portes
patrimoineImpasse des Rimbaudières
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse des Tulipes
patrimoineImpasse des Villas de Sainte-Anne
patrimoineImpasse de Villeneuve
patrimoineImpasse d'Ilheus
patrimoineImpasse du 8 Mai 1945
patrimoineImpasse du Bignon
patrimoineImpasse du Bouqueteau
patrimoineImpasse du Bruant
patrimoineImpasse du Chemin Vert
patrimoineImpasse du Closeau
patrimoineImpasse du Coteau
patrimoineImpasse du Donjon
patrimoineImpasse du Four Banal
patrimoineImpasse du Gué Morin
patrimoineImpasse du Hameau de la Métairie
patrimoineImpasse du Hameau du Chalet
patrimoineImpasse du Haut Busson
patrimoineImpasse du Haut Roc
patrimoineImpasse du Montaigu
patrimoineImpasse du Petit Perrot
patrimoineImpasse du Petit Revenu
patrimoineImpasse du Pont
patrimoineImpasse du Pré
patrimoineImpasse du Remonnay
patrimoineImpasse du Rochard
patrimoineImpasse du Taillis
patrimoineImpasse du Temple
patrimoineImpasse du Tertre
patrimoineImpasse du Viviers
patrimoineImpasse Flandres Dunkerque
patrimoineImpasse Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Impasse Henri Becquerel
patrimoineImpasse Lacroix Herpin
patrimoineImpasse Mélusine
patrimoineImpasse Newton
patrimoineImpasse René-Charles Bourmault
patrimoineImpasse Retrivière
natureImpasse Sainte-Anne
patrimoineImpasse Saint-Jacques
patrimoineImpasse Urbain Pierre Despagnol
patrimoineLa Foucrayère
patrimoineLe Chemin des Morandières
patrimoineLes Hêtres
natureLiaison Evron Gué de Selle
patrimoineLotissement des Places
patrimoineLotissement du Préaux
patrimoineLotissement les Vallons
patrimoineParc d'Activités
patrimoinePlace de la Basilique
patrimoinePlace de l'Abbatiale
patrimoinePlace de la Croix Rouge
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Grande Cour
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Perrière
patrimoinePlace de la Poste
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l’Église Saint-Martin
patrimoinePlace des Fours
patrimoinePlace des HLM
patrimoinePlace des Sources
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place du Bas Perrin
patrimoinePlace du Boulay
patrimoinePlace du Champ de la Foire aux Chevaux
patrimoinePlace du Pilori
patrimoinePlace du Rocher
patrimoinePlace Lair de la Motte
patrimoinePlace Pierre Mendès-France
patrimoinePlace Sainte-Anne
patrimoinePromenade des Fours à Chaux
patrimoinePromenade des Grands Prés
patrimoineRoute d'Assé
patrimoineRoute d'Assé-le-Bérenger
patrimoineRoute de Chammes
patrimoineRoute de Chatres
patrimoineRoute de Crun
patrimoineRoute de Domier
patrimoineRoute de Gesnes
patrimoineRoute de la Bouverie
patrimoineRoute de la Chapelle Rainsouin
patrimoineRoute de la Chesnaye
patrimoineRoute de la Chesnelière
patrimoineRoute de la Crousille
patrimoineRoute de la Haie Guérin
patrimoineRoute de la Motte
patrimoineRoute de la Moussardière
patrimoineRoute de la Planche Lambert
patrimoineRoute de la Saugère
patrimoineRoute de l'Éclat
patrimoineRoute de Livet
patrimoineRoute de Longpré
patrimoineRoute de Mayenne
patrimoineRoute de Mézangers
patrimoineRoute de Montsavanier
patrimoineRoute de Montsûrs
patrimoineRoute de Neau
patrimoineRoute de Sainte-Gemmes
patrimoineRoute de Sainte Suzanne
patrimoineRoute de Sainte-Suzanne
patrimoineRoute de Saint-Georges
patrimoineRoute de Saint-Georges-sur-Erve
patrimoineRoute des Bouvinières
patrimoineRoute des Fours à Chaux
patrimoineRoute des Gages
patrimoineRoute de Sillé
patrimoineRoute des Rousselières
patrimoineRoute de Vimarcé
patrimoineRoute de Voutré
patrimoineRoute d'Evron
patrimoineRoute d'Évron
patrimoineRoute d'Hambers
patrimoineRoute d'Izé
patrimoineRoute du Feu
patrimoineRoute du Haut de la Lande
natureRoute du Louart
patrimoineRoute du Montil
patrimoineRoute du Torticolis
patrimoineRoute Neuve
patrimoineRue Alain Vadepied
patrimoineRue Albert Einstein
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue André Mille
patrimoineRue Angèle Ligère
patrimoineRue Basse de Saulgé
patrimoineRue Beauvais
patrimoineRue Benjamin Franklin
patrimoineRue Bidard
patrimoineRue Carnot
patrimoineRue Creuse
patrimoineRue Daniel Bussinger
patrimoineRue de Beauregard
patrimoineRue de Bel Air
patrimoineRue de Bouqueteau
patrimoineRue de Chammes
patrimoineRue de Deux Évailles
patrimoineRue de Guingault
patrimoineRue de Hertford
patrimoineRue de la Beuvinière
patrimoineRue de la Bondie
patrimoineRue de la Chartrie
patrimoineRue de la Chesnaie
patrimoineRue de la Chouanterie
patrimoineRue de la Cordonnerie
patrimoineRue de la Couardière
patrimoineRue de la Croix Pichard
patrimoineRue de la Croix Rouge
patrimoineRue de la Croix Thoreau
patrimoineRue de la Crousille
patrimoineRue de la Crouzille
patrimoineRue de la Dame Verte
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Gaumerie
patrimoineRue de la Gilottrie
patrimoineRue de la Grande Cour
patrimoineRue de la Houllerie
patrimoineRue de la Jouanne
patrimoineRue de la Lande Chevreau
natureRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Longueraie
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Molière
patrimoineRue de la Motte
patrimoineRue de la Naufrerie
patrimoineRue de la Nochetière
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Perraudière
patrimoineRue de la Perrière
patrimoineRue de la Robicherie
patrimoineRue de la Saulaie
patrimoineRue de la Tannerie
patrimoineRue de la Tourterie
patrimoineRue de l'Aubier
patrimoineRue de Laval
patrimoineRue de la Vigne
natureRue de la Vigne Hulot
natureRue de l'Erve
patrimoineRue de l'Image
patrimoineRue de l'Orgerie
patrimoineRue de Maubuard
patrimoineRue de Montsurs
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Plaisance
patrimoineRue de Romé
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue de Sainte-Gemmes
patrimoineRue de Sainte-Suzanne
patrimoineRue de Saint-Martin
patrimoineRue de Saulgé
patrimoineRue des Batinières
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Coëvrons
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Croisettes
patrimoineRue des Dolmens
patrimoineRue des Épinouses
patrimoineRue des Fours
patrimoineRue des Giroflées
patrimoineRue des Glaïeuls
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Hortensias
patrimoineRue de Sillé
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jardins d'Anjou
patrimoineRue des Juifs
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Ligots
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Lys
patrimoineRue des Magnolias
patrimoineRue des Marais
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Moines
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Orchidées
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Paradis
patrimoineRue des Pivoines
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Ruisseaux
natureRue des Sorbiers
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue des Tourterelles
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue des Veiselles
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Verdun
patrimoineRue de Villée
patrimoineRue de Villeneuve
patrimoineRue d'Evron
patrimoineRue de Wildeshausen
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du Bagault
patrimoineRue du Bas de la Lande
natureRue du Bas Perrin
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bois de la Sangle
patrimoineRue du Bray
patrimoineRue du Canal
patrimoineRue du Chanoine Augustin Ceuneau
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Clos
patrimoineRue du Clos des Genêts
patrimoineRue du Closeau
patrimoineRue du Clos Rousseau
patrimoineRue du Docteur Roux
patrimoineRue du Fourneau
patrimoineRue du Général de Gaulle
patrimoineRue du Grand Pré de l'Aire
patrimoineRue du Gué de la Selle
patrimoineRue du Gué de Selle
patrimoineRue du Haut Perrin
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Minerai
patrimoineRue du Montaigu
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pally
patrimoineRue du Pertuis
patrimoineRue du Pré Carré
patrimoineRue du Pré de la Lande
natureRue du Pré de Villée
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue Dupuy
patrimoineRue du Riffay
patrimoineRue du Roc
patrimoineRue du Rochard
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Vionnay
patrimoineRue Edouard de Chavagnac
patrimoineRue Eugène Legroux
patrimoineRue Fleming
patrimoineRue Galilée
patrimoineRue Gustave Eiffel
patrimoineRue Henri Cavellet de Beaumont
patrimoineRue Jacques Bouvet
patrimoineRue Jean-Louis Dupuy
patrimoineRue Julien Launay
patrimoineRue Lancelin
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Leonard de Vinci
patrimoineRue Léon Courcelle
patrimoineRue Livet de Monfeu
patrimoineRuelle Bouvet
patrimoineRuelle de la Chouannière
patrimoineRuelle de la Douve
patrimoineRuelle de la Grange Dîmeresse
patrimoineRuelle de la Tour
patrimoineRuelle de l'École
patrimoineRuelle des Abattoirs
patrimoineRuelle des Douets
patrimoineRuelle des Grelandières
patrimoineRuelle des Ruettes
patrimoineRuelle du Laitron
patrimoineRuelle du Parc du Boulay
patrimoineRue Louis Lecerf
patrimoineRue Maulny
patrimoineRue Maurice et Raymond Letellier
patrimoineRue Maurice Ollivier
patrimoineRue Moquereau Labarrie
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pierre Angenieux
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Templer
patrimoineRue René Janin
patrimoineRue Roger et Bertrand Mauduit
patrimoineRue Romain Rallier
patrimoineRue Serclot des Guyonnières
patrimoineRue Van Gogh
patrimoineSquare de la Mairie
patrimoineSquare Marcel Cholet
patrimoineVenelle de l'Abbatiale
patrimoineVieille Route de Saint-Georges
patrimoineZone d'Activité de la Nau Frerie
patrimoine