Rues de Paroisse Notre-Dame en Barrez
429 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Venzac
patrimoineAllée de la Fage
patrimoineAllée de l’Éolien
patrimoineAllée du Château
patrimoineAllée du Solaire
patrimoineAvenue de Brommat
patrimoineAvenue de la Paille
patrimoineAvenue du Barrez
patrimoineAvenue du Cardinal Verdier
patrimoineAvenue du Carladez
patrimoineAvenue du Docteur Monzie
patrimoineAvenue Étienne Trin
patrimoineAvenue Pierre Verdier
patrimoineAvenue Robert Laurens
patrimoineBella Vista
patrimoineChemin de
patrimoineChemin de Brameloup
patrimoineChemin de Broussies
patrimoineChemin de Cabanes
patrimoineChemin de Calixte
patrimoineChemin de Cluny
patrimoineChemin de Combelou
patrimoineChemin de Failhes
patrimoineChemin de Fonfrege
patrimoineChemin de Fouyiere
patrimoineChemin de la Capelote
patrimoineChemin de la Chapelle de Manhaval
patrimoineChemin de la Chênaie
patrimoineChemin de la Cipiere
patrimoineChemin de la Farguèse
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Fontille
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Garrigue
patrimoineChemin de la Grande Tieulade
patrimoineChemin de la Grange de Barre
patrimoineChemin de la Lande
natureChemin de la Laubiere
patrimoineChemin de la Laurie
patrimoineChemin de la Lieutarde
patrimoineChemin de la Limagne
patrimoineChemin de la Martinique
patrimoineChemin de l'Anglade
patrimoineChemin de l’Antenne
patrimoineChemin de la Parro
patrimoineChemin de la Riviere
natureChemin de la Roque
patrimoineChemin de la Salle des Fêtes
patrimoineChemin de la Station
patrimoineChemin de la Taillade
patrimoineChemin de la Thilliere
patrimoineChemin de la Viste
patrimoineChemin de l'Église
patrimoineChemin de l'Embernat
patrimoineChemin de l’Estrade
patrimoineChemin de Malcor
patrimoineChemin de Mamaye
patrimoineChemin de Marcillac
patrimoineChemin de Mayrinhac au Moulin de la Taillade
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin de Mur-de-Barrez à Pailherols
patrimoineChemin de Peyrou
patrimoineChemin de Pradinas
patrimoineChemin de Prats Longs
patrimoineChemin de Ronde
patrimoineChemin de Ronesque
patrimoineChemin de Roquesalbes
patrimoineChemin de Route Neuve
patrimoineChemin de Route Vieille
patrimoineChemin des Adrechs
patrimoineChemin des Buis
patrimoineChemin des Cabrolles
patrimoineChemin des Cans
patrimoineChemin des Cayres
patrimoineChemin des Clarisses
patrimoineChemin des Clauzades
patrimoineChemin des Cretz
patrimoineChemin des Frenes
patrimoineChemin de Sinhalac
patrimoineChemin des Montagnes
patrimoineChemin des Pèlerins
patrimoineChemin des Peyrades
patrimoineChemin des Pradelles
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin des Sources
patrimoineChemin de Thérondels à Belliez
patrimoineChemin de Traverse
patrimoineChemin de Venzac par le Goul
patrimoineChemin du Bartassou
patrimoineChemin du Buron
patrimoineChemin du Camp Blanc
patrimoineChemin du Carrieras
patrimoineChemin du Castagnal
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Communal
patrimoineChemin du Goul
patrimoineChemin du Mas
patrimoineChemin du Messel
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pré du Ruisseau
natureChemin du Puech
patrimoineChemin du Ranch
patrimoineChemin du Roc de Bazaygues
patrimoineChemin du Ruisseau
natureChemin du Sarrasin
patrimoineChemin du Sud
patrimoineChemin du Thor
patrimoineChemin du Verdier
patrimoineChemin du Vieux Bistrot
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Chante Coucou
patrimoineImpasse de Bellevue
patrimoineImpasse de Casornhes
patrimoineImpasse de Chantegrenouille
patrimoineImpasse de Coudio
patrimoineImpasse de Fontenille
patrimoineImpasse de Guerre
patrimoineImpasse de l’Abreuvoir
patrimoineImpasse de Lacan
patrimoineImpasse de la Chataigneraie
patrimoineImpasse de la Colline
patrimoineImpasse de la Combelle
patrimoineImpasse de Lacoste
patrimoineImpasse de la Croix
patrimoineImpasse de la Ferme
patrimoineImpasse de la Ferratie
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Gendarmerie
patrimoineImpasse de la Goutte
patrimoineImpasse de la Mairie
patrimoineImpasse de la Maison du Bois
patrimoineImpasse de la Molede
patrimoineImpasse de la Prade
patrimoineImpasse de la Raynalde
patrimoineImpasse de la Scierie
patrimoineImpasse de la Tour
patrimoineImpasse de la Tourelle
patrimoineImpasse de la Vallee
patrimoineImpasse de la Voie Romaine
patrimoineImpasse de l’Energie
patrimoineImpasse de Lestrade
patrimoineImpasse de l’Halogène
patrimoineImpasse de l'Hirondelle
natureImpasse de Maisonneuve
patrimoineImpasse de Maison Neuve
patrimoineImpasse de Marcou
patrimoineImpasse de Mentière
patrimoineImpasse de Parri
patrimoineImpasse de Pradal
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Châtaigniers
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Couretous
patrimoineImpasse des Écoliers
patrimoineImpasse des Estibals
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Fontaines
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Gourgues
patrimoineImpasse des Hortensias
patrimoineImpasse des Houx
patrimoineImpasse des Jouanis
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Lys
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Oiseaux
patrimoineImpasse des Plaines
patrimoineImpasse des Pres
patrimoineImpasse des Promeneurs
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Vergers
patrimoineImpasse des Voyageurs
patrimoineImpasse de tras
patrimoineImpasse du Ble
patrimoineImpasse du Bougnat
patrimoineImpasse du Bournhou
patrimoineImpasse du Camp del Couderc
patrimoineImpasse du Capitaine
patrimoineImpasse du Carbure
patrimoineImpasse du Cayrou
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Château d’Eau
patrimoineImpasse du Conroc
patrimoineImpasse du Couderc
patrimoineImpasse du Filament
patrimoineImpasse du Four a Pain
patrimoineImpasse du Fournil
patrimoineImpasse du Gal
patrimoineImpasse du Jardin
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Muguet
patrimoineImpasse du Néon
patrimoineImpasse du Paradis
patrimoineImpasse du Parc
patrimoineImpasse du Prieuré de St Hilaire
patrimoineImpasse du Puech de la Tourelle
patrimoineImpasse du Quiers
patrimoineImpasse du Roussillon
patrimoineImpasse du Secadou
patrimoineImpasse du Seigle
patrimoineImpasse du Signadou
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse Fleurie
patrimoineImpasse Jean Carbonel
patrimoineImpasse Mandilhac
patrimoineLa Cazournie
patrimoineLa Lande de Mayrinhac
natureLa Sapinière
patrimoineLotissement du Couderc
patrimoinePassage des Deux Hotels
patrimoinePassage des Prevots
patrimoinePassage Saint-Roch
patrimoinePlace Cardinal Verdier
patrimoinePlace de l'Abeuradou
patrimoinePlace de la Clédelle
patrimoinePlace de la Molède
patrimoinePlace de la Peyrade
patrimoinePlace de la Tramontane
patrimoinePlace de l'Autan
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de Monaco
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place de Trionac
patrimoinePlace du Bourg
patrimoinePlace du Couderc
patrimoinePlace du Foirail
patrimoinePlace du Four
patrimoinePlace du Poids Public
patrimoinePlace Robert Delmas
patrimoinePont de la Devèze
patrimoinePont de Valcayles
patrimoinePont Phalip
patrimoinePresqu'Île de Laussac
patrimoineRoute de Bazaygues
patrimoineRoute de Bel-Air
patrimoineRoute de Bramefond
patrimoineRoute de Brommes
patrimoineRoute de Broussiès
patrimoineRoute de Cabrillac
patrimoineRoute de Campches
patrimoineRoute de Cros
patrimoineRoute de Cuernegre
patrimoineRoute de Favarille
patrimoineRoute de Feyt
patrimoineRoute de Germilhac
patrimoineRoute de Grèzes
patrimoineRoute de la Bessonie
patrimoineRoute de la Borie de Garde
patrimoineRoute de l'Abreuvoir
patrimoineRoute de la Cadène
patrimoineRoute de la Carrière
patrimoineRoute de la Croix
patrimoineRoute de Lacroix
patrimoineRoute de Lacroix-Barrez
patrimoineRoute de Lantuéjouls
patrimoineRoute de la Pesturie
patrimoineRoute de la Presqu’Ile
patrimoineRoute de Laroquette
patrimoineRoute de la Salesse
patrimoineRoute de Laussac
patrimoineRoute de la Vaysse
patrimoineRoute de l'Aveyron
patrimoineRoute de la Viadène
patrimoineRoute de Longuebrousse
patrimoineRoute de Lugat
patrimoineRoute de Lugol
patrimoineRoute de Malcor
patrimoineRoute de Marot
patrimoineRoute de Masclat
patrimoineRoute de Mayrinhac
patrimoineRoute de Mézeyrac-Mazials
patrimoineRoute de Montézic
patrimoineRoute de Montmayoux
patrimoineRoute de Mur-de-Barrez
patrimoineRoute de Nigresserre
patrimoineRoute de Pailhès
patrimoineRoute de Passe Partout
patrimoineRoute de Peyrat
patrimoineRoute de Pierrefiche
patrimoineRoute de Plaisance
patrimoineRoute de Pléaux
patrimoineRoute de Pouchicou
patrimoineRoute de Poujol
patrimoineRoute de Randesques
patrimoineRoute de Roube
patrimoineRoute de Saint-Anthime
patrimoineRoute de Salesse
patrimoineRoute de Sarguieres
patrimoineRoute des Capilles
patrimoineRoute des Caves
patrimoineRoute de Serres
patrimoineRoute de Servières
patrimoineRoute des Estebats
patrimoineRoute de Sinhalaguet
patrimoineRoute des Monts
patrimoineRoute des Ouradous
patrimoineRoute des Plaines
patrimoineRoute des Résineux
patrimoineRoute de Trionac
patrimoineRoute de Valcaylès
patrimoineRoute de Vareilles
patrimoineRoute de Venzac
patrimoineRoute du Bac
patrimoineRoute du Bex
patrimoineRoute du Bouyssou
patrimoineRoute du Brouniou
patrimoineRoute du Couderc
patrimoineRoute du Menut
patrimoineRoute du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Mur de Barrez
patrimoineRoute du Plomb du Cantal
patrimoineRoute du Prat
patrimoineRoute du Puech
patrimoineRoute du Rieu
patrimoineRoute du Verdier
patrimoineRoute Notre Dame de Lez
patrimoineRue Aymeric Roland
patrimoineRue de Camprettes
patrimoineRue de Courbilhac
patrimoineRue de la Bascule
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patrimoineRue de la Boulangerie
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patrimoineRue de la Briquetterie
patrimoineRue de la Bromme
patrimoineRue de la Cascade
patrimoineRue de la Combe
patrimoineRue de la Corette
patrimoineRue de la Coulée de Lave
patrimoineRue de la Croix de la Molède
patrimoineRue de la Draille
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Gozonne
patrimoineRue de la Grange
patrimoineRue de la Laiterie
patrimoineRue de la Late
patrimoineRue de la Line
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Maison Forte
patrimoineRue de la Molède
patrimoineRue de la Moulière
patrimoineRue de la Parro
patrimoineRue de la Pierre
patrimoineRue de la Pierre des Amoureux
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Prade
patrimoineRue de l’Arc En Ciel
patrimoineRue de l'Artisanat
patrimoineRue de la Sagne
patrimoineRue de la Salle Sainte-Barbe
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de l'Aubrac
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Église de Taussac
patrimoineRue de l’Église Saint-Saturnin
patrimoineRue de l’Énergie
patrimoineRue de l'Estive
patrimoineRue de l’Hydraulique
patrimoineRue de Roudieres
patrimoineRue des 4 Vents
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue de Samayou
patrimoineRue des Bouteillas
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Cimes
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Grands Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Joncs
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lattes
patrimoineRue des Loisirs
patrimoineRue des Mesanges
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Papillons
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Puechs
patrimoineRue des Puits
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Sapins
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Trois Croix
patrimoineRue des Ursulines
patrimoineRue de Valcayles
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Barry
patrimoineRue du Bois Joly
patrimoineRue du Boulodrome
patrimoineRue du Carrierou
patrimoineRue du Carrièrou
patrimoineRue du Cayrol
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Château
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patrimoineRue du Gourdou
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patrimoineRue du Pompet
patrimoineRue du Poste
patrimoineRue du Pourtalou
patrimoineRue du Prat Piquet
patrimoineRue du Pré des Dames
patrimoineRue du Pré Noël
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Puech
patrimoineRue du Puech de Lestrade
patrimoineRue du Ribatel
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Theron
patrimoineRue du Tillou
patrimoineRue du Ventoux
patrimoineRue Francis Issanchou
patrimoineRue Jean Baptiste Sadoul
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Principale
patrimoineRue Raynaldy
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineSentier de l'Imaginaire
patrimoineSentier des Camps
patrimoineTraverse de la Rue des Puits
patrimoineVoie EDF
patrimoine