Rues de Paroisse Notre-Dame-du-Hec
254 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Secondaires
patrimoineAllée de Colmont
patrimoineAllée de Guinefolle
patrimoineAllée de la Bourdais
patrimoineAllée de la Dufferie
patrimoineAllée des Bouvreuils
patrimoineAllée des Cèdres
patrimoineAllée des Césars
patrimoineAllée des Loisirs
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée du Chorin
patrimoineAllée du Verger
patrimoineAllée du Vieux Château
patrimoineAllée François Rabelais
patrimoineAllée Molière
patrimoineAllée Montaigne
patrimoineAllée Vauboureau
patrimoineAllée Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Avenue des Lilas
patrimoineAvenue Jean Sillard
patrimoineBrochard
patrimoineCalvaire
patrimoineChassillé
patrimoineChemin de Chardonnière
patrimoineChemin de Chérumé
patrimoineChemin de Doiron
patrimoineChemin de l'Abbaye
patrimoineChemin de la Bourdais
patrimoineChemin de la Chartrie
patrimoineChemin de la Chaussée
patrimoineChemin de la Cour
patrimoineChemin de la Draumerie
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Forêt de Mayenne
natureChemin de la Fosse
patrimoineChemin de la Grande Guérinière
patrimoineChemin de la Harcherie
patrimoineChemin de la Haye Noyère
patrimoineChemin de la Papinière
patrimoineChemin de la Perière
patrimoineChemin de l'Atelier
patrimoineChemin de la Vianderie
patrimoineChemin de l'Echange
patrimoineChemin de Montanger
patrimoineChemin des Cabanons
patrimoineChemin des Dames
patrimoineChemin des Friches
patrimoineChemin des Lavandières
patrimoineChemin des Rus
patrimoineChemin du Bas-Bourg à Chérumé
patrimoineChemin du Bourget
patrimoineChemin du Paddock
patrimoineChemin du Pissot
patrimoineChemin du Plessis
patrimoineChemin du Verger de Chardonnière
patrimoineChemin du Verger Robert
patrimoineChemin du Vieux Chêne
natureChemin Rural de la Gobionnière
patrimoineClaudine
patrimoineC Leroux
patrimoineConseiller Général
patrimoineContournement Queufrie
patrimoineCour de la Poste
patrimoineCrête
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Champ de Paille
patrimoineImpasse de Bellevue
patrimoineImpasse de la Bourdais
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Fossé
patrimoineImpasse de la Lanfrayère
patrimoineImpasse de la Muzangère
patrimoineImpasse de la Pilardière
patrimoineImpasse des 3 coins
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Hirondelles
natureImpasse des Moines
patrimoineImpasse des Molières
patrimoineImpasse des Remparts
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse du Clos Préau
patrimoineImpasse du Hameau de la Davière
patrimoineImpasse du Plessis
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse Ernest Ferré
patrimoineImpasse la Baguelinière
patrimoineImpasse la Gobionnière
patrimoineImpasse la Guyardière
patrimoineImpasse le Meslier
patrimoineJean Barre
patrimoineLa Couture
patrimoineLa Liaison
patrimoineLa Verte
patrimoineLe Calvaire
patrimoineLe Chemin Creux
patrimoineLe Clos du Tertre
patrimoineLe Hec
patrimoineLes Crêtes
patrimoineLes Doyens
patrimoineLes Hauts Ponts
patrimoineLes Valettes
patrimoineLiaison Le Haut Quitay Moulin Clément
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Liaison St-Georges Buttavent - Parigné sur Braye
patrimoineLigne de la Heslonnière
patrimoineLigne des Quatre Piliers
patrimoineLigne du Bardeau
patrimoineLigne du Chevreuil
patrimoineLigne du Colonel
patrimoineLigne du Fichet
patrimoineLigne du Père Adam (ou du Sanglier)
patrimoineLigne du Pré Aubert
patrimoineLotissement du Clos Renard
patrimoinePassage de l'Étang
naturePassage des Vanneaux
patrimoinePlace Constant Rousseau
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l’Église
patrimoinePlace de l'Ondine
patrimoinePlace des Rossignols
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace Flandres Dunkerque
patrimoinePontavice
patrimoinePont de Bois
patrimoinePrésident Bertrand
patrimoineRésidence de la Braye
patrimoineRésidence de la Cour
patrimoineRésidence de la Davière
patrimoineRésidence de la Fontaine
patrimoineRésidence de la Futaie
patrimoineRésidence de l'Épinay
patrimoineRésidence des Biches
patrimoineRésidence des Bruyères
patrimoineRésidence des Capucines
patrimoineRésidence des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Résidence des Faons
patrimoineRésidence des Genêts
patrimoineRésidence des Marronniers
patrimoineRésidence des Oliviers
patrimoineRésidence des Peupliers
natureRésidence des Primevères
patrimoineRésidence de Vauboire
patrimoineResidence du Bocage
patrimoineRésidence du Cerf
patrimoineRésidence du Pré du Chêne
natureRésidence La Fontaine
patrimoineRésidence Le Pré de Devant
patrimoineRésidence Les Châteliers
patrimoineRésidence Plein Sud
patrimoineRoute de Bretagne
patrimoineRoute de la Vionnière
patrimoineRoute de Normandie
patrimoineRoute d'Ernée
patrimoineRue Ambroise de Loré
patrimoineRue d'Ambrières
patrimoineRue de Beauregard
patrimoineRue de Beausoleil
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Chatillon
patrimoineRue de Châtillon
patrimoineRue de Chérumé
patrimoineRue de Fontaine-Daniel
patrimoineRue de Guinefolle
patrimoineRue de la Colmont
patrimoineRue de la Croix
patrimoineRue de la Draumerie
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Forge
patrimoineRue de la Noue Fleurie
patrimoineRue de l'Anoyer
patrimoineRue de l'Anvore
patrimoineRue de la Perrière
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la ZA de la Draumerie
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Épine
patrimoineRue de Montalon
patrimoineRue de Myrette
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Anciens Combattants
patrimoineRue des Artistes
patrimoineRue des Avaloirs
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Bernardins
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Côteaux de Braies
patrimoineRue des Écureuils
patrimoineRue des Épis
patrimoineRue des Hauts de Chardonnière
patrimoineRue des Hortensias
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pommiers
patrimoineRue des Prunus
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Rouges Gorges
patrimoineRue des Six Chevaux
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tisserands
patrimoineRue de Vauboire
patrimoineRue d'Hollenbach
patrimoineRue d'Oisseau
patrimoineRue du Belvédère
patrimoineRue du Bignon
patrimoineRue du Bourget
patrimoineRue du Champ de la Lande
natureRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Fauconnier
patrimoineRue du Hameau de la Davière
patrimoineRue du Paradis
patrimoineRue du Pas
patrimoineRue du Pilet
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Soleil Levant
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue Ernest Ferré
patrimoineRue François Ronné
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue l'École
patrimoineRuelle Sensitive
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Nationale
patrimoineRue Paul Yorel
patrimoineRue Principale
patrimoineRue Roger Dessez
patrimoineRue Saint-Gervais
patrimoineRue Saint-Mathurin
patrimoineSentier de la Léverie
patrimoineSentier du Gros Chêne
natureSentier du Rocher
patrimoineSoleil Levant
patrimoineSquare des Croisettes
patrimoineTour Jocker
patrimoineTuileries
patrimoineVenelle du Fournil
patrimoineVoie Verte de Contest à Saint-Baudelle
patrimoineZone Artisanale Le Pré de Devant
patrimoineZone d'activité de la Lande
nature