Rues de Paroisse Notre-Dame-de-la-Mer-en-Pays-Fouesnantais
1020 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée ar Gall
patrimoineAllée de Carn Yann
patrimoineAllée de Cheffontaines
patrimoineAllée de Goarem Bihan
patrimoineAllée de Karn Rouzig
patrimoineAllée de Kerlidou
patrimoineAllée de Kermoor
patrimoineAllée de Kerviloré
patrimoineAllée de la Petite Haie
patrimoineAllée de la Roche Percée
patrimoineAllée de Lichaven
patrimoineAllée de Loc Hilaire
patrimoineAllée de Menez Gouesnach
patrimoineAllée de Menez Kazh
patrimoineAllée de Mesmeur
patrimoineAllée de Park ar Person
patrimoineAllée de Park Forn
patrimoineAllée de Park Leur
patrimoineAllée de Penfoulic
patrimoineAllée de Ponterec Nevez
patrimoineAllée de Pouldiguy
patrimoineAllée de Rosmeur
patrimoineAllée de Saint-Primel
patrimoineAllée des Bruyères
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Châtaigniers
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Demoiselles
patrimoineAllée des Frères Clément
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Hortensias
patrimoineAllée des Jacanas
patrimoineAllée des Kiwis
patrimoineAllée des Loriots
patrimoineAllée des Lozisiane
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Navigateurs
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée des O à V
patrimoineAllée des Ormes
patrimoineAllée des Pommiers
patrimoineAllée des Primevères
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée des Wallaby
patrimoineAllée des Xérus
patrimoineAllée des Yuccas
patrimoineAllée du Bois
patrimoineAllée Frédéric Le Guyader
patrimoineAllée Goarem Pin
patrimoineAllée Guiautec
patrimoineAllée Henri Wacquet
patrimoineAllée Lucien Simon
patrimoineAllée Michel Julien
patrimoineAllée Sainte-Thérèse
patrimoineAllée Saint-Gildas
patrimoineAllée Saint-Primel
patrimoineAllée Tourigou Huella
patrimoineAllée Ven
patrimoineAllée Vibert
patrimoineAr Guily
patrimoineAvenue André Bouilloux-Lafont
patrimoineAvenue de Fouesnant
patrimoineAvenue de Kercréven
patrimoineAvenue de Kerincuff
patrimoineAvenue de Kersalé
patrimoineAvenue de la Digue
patrimoineAvenue de la Mer
patrimoineAvenue de l'Anse de Penfoul
patrimoineAvenue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue de la Pointe du Cap-Coz
patrimoineAvenue de l'Odet
patrimoineAvenue des Roseaux
patrimoineAvenue des Sports
patrimoineAvenue du Hent-Glaz
patrimoineAvenue Jean-Bernard Dessaux
patrimoineAvenue Jean-Marie Daniel
patrimoineBois de Ménez Bras Coz
patrimoineBoucle des Corniches
patrimoineCale de Beg-Meil
patrimoineCale Sud
patrimoineCarn Louarn
patrimoineCarn Palud
patrimoineChemin Creux
patrimoineChemin de Beg ar Menez
patrimoineChemin de Beg Kervoalic
patrimoineChemin de Bot Conan
patrimoineChemin de Brominou
patrimoineChemin de Clairefontaine
patrimoineChemin de Creac'h An Alé
patrimoineChemin de Créac'h an Allé
patrimoineChemin de Créac'h Haro
patrimoineChemin de Créac'hquéta
patrimoineChemin de Créac'h Veil
patrimoineChemin de Gozforn
patrimoineChemin de Greisenguer
patrimoineChemin de Kerambarber
patrimoineChemin de Kerambarer
patrimoineChemin de Kerambesq
patrimoineChemin de Kerambigorn
patrimoineChemin de Kerambriec
patrimoineChemin de Ker an Braz
patrimoineChemin de Kerangales
patrimoineChemin de Keraris
patrimoineChemin de Kerbrigent
patrimoineChemin de Kercolin
patrimoineChemin de Kerdaniou
patrimoineChemin de Kerdéro
patrimoineChemin de Kergaradec
patrimoineChemin de Kergolvin
patrimoineChemin de Kergrimen
patrimoineChemin de Kerhaliou
patrimoineChemin de Kerhos
patrimoineChemin de Kerhuré
patrimoineChemin de Keridraon
patrimoineChemin de Kerlédan
patrimoineChemin de Kerléguen
patrimoineChemin de Kerlosquen
patrimoineChemin de Kerneuc
patrimoineChemin de Kernilis
patrimoineChemin de Kernoac'h
patrimoineChemin de Kerolland
patrimoineChemin de Kérorgant
patrimoineChemin de Kéroulin
patrimoineChemin de Kerpol
patrimoineChemin de Kerriou C'hoat
patrimoineChemin de Kersalé
patrimoineChemin de Kerseal
patrimoineChemin de Kerséal
patrimoineChemin de Kersentic
patrimoineChemin de Kertauban
patrimoineChemin de Kervastard
patrimoineChemin de Kervennos
patrimoineChemin de Kervoyen
patrimoineChemin de Kervras
patrimoineChemin de Kilourin
patrimoineChemin de la Cale
patrimoineChemin de la Digue
patrimoineChemin de Le Hars
patrimoineChemin de Lesquidic Izella
patrimoineChemin de Lesquidic Nevez
patrimoineChemin de Lesquidic Névez
patrimoineChemin de Lesquidic-Névez
patrimoineChemin de Lesquidic Traon
patrimoineChemin de Maëz Reun
patrimoineChemin de Malabry
patrimoineChemin de Menez Bonidou
patrimoineChemin de Ménez Bras Névez
patrimoineChemin de Menez Laë
patrimoineChemin de Menez Maurice
patrimoineChemin de Menez Meur Bihan
patrimoineChemin de Ménez-Meur Bihan
patrimoineChemin de Ménez-Meur-Braz
patrimoineChemin de Menez Plenn
patrimoineChemin de Ménez Roué
patrimoineChemin de Menez Rouz
patrimoineChemin de Mesyouen
patrimoineChemin de Noguellou
patrimoineChemin de Parc C'hoessant
patrimoineChemin de Parc Haro
patrimoineChemin de Parc Mine
patrimoineChemin de Parc Veil
patrimoineChemin de Park ar C'hastel
patrimoineChemin de Park Ar C'hastel
patrimoineChemin de Park C'hroaz
patrimoineChemin de Park Marc'h
patrimoineChemin de Pen an Cap
patrimoineChemin de Pen Ar Hoat
patrimoineChemin de Pen-ar-Ster
patrimoineChemin de Pen C'Hoat
patrimoineChemin de Penfrat
patrimoineChemin de Penhoat Salaun
patrimoineChemin de Pont-Douar
patrimoineChemin de Poulgigou
patrimoineChemin de Poullogoden
patrimoineChemin de Poullogodenn
patrimoineChemin de Quilliouarn
patrimoineChemin de Roscoler
patrimoineChemin de Ruz Conan
patrimoineChemin de Saint-Philibert
patrimoineChemin de Saint-Sébastien
patrimoineChemin des Oiseaux
patrimoineChemin des Poiriers
patrimoineChemin de Stang-ar-C'hrenn
patrimoineChemin de Stang Korriquet
patrimoineChemin de Stang Kreis
patrimoineChemin des Vergers
patrimoineChemin de Toul an Aël
patrimoineChemin de Tregonnour
patrimoineChemin de Ty Corn
patrimoineChemin de Ty-Névez-Kerlévot
patrimoineChemin de Ty Ster
patrimoineChemin de Vern Glaz
patrimoineChemin d'exploitation
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Cosquer
patrimoineChemin du Mur
patrimoineChemin du Petit Rospiec
patrimoineChemin du Prajou
patrimoineChemin du Quinquis
patrimoineChemin du Silence
patrimoineChemin du Stivell
patrimoineChemin du Tourigou
patrimoineChemin du Traon
patrimoineCircuit de Kergaouen
patrimoineCité de Ker Elo
patrimoineClos de Coat Ar Vorc'h
patrimoineClos de Kerhall
patrimoineCoat Beuz
patrimoineCoat Quintou
patrimoineCorniche de Groasguen
patrimoineCorniche de la Cale
patrimoineCorniche de la Mer
patrimoineCorniche de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Corniche de l'Estuaire
patrimoineCorniche du Groasguen
patrimoineCôte de Beg Menez
patrimoineCroas Kerhornou
patrimoineCroix du Rest
patrimoineDescente de Bellevue
patrimoineDescente de Roz-An-Barz
patrimoineDescente du Cap
patrimoineDescente du Cap Coz
patrimoineDescente du Douric
patrimoineDescente du Loc'h
patrimoineDescente du Loch
patrimoineDomaine de Hent Ar Moor
patrimoineDomaine de Kerampennec
patrimoineDomaine de l'Olivier
patrimoineDomaine du Kastell
patrimoineDomaine du Kreisker
patrimoineDouar An Duc
patrimoineEN ATTENTE
patrimoineEspace Kerneveleck
patrimoineEspace Kerourgué
patrimoineEspace Kervihan
patrimoineFerme de Keromen
patrimoineFerme de Kervihan
patrimoineGarn Garo
patrimoineGarn-Garo
patrimoineGarn Glaz
patrimoineGChemin de Kerampicard
patrimoineGiratoire de l'Odet
patrimoineGiratoire de Menez Saint-Jean
patrimoineGoarem Dreuz
patrimoineGoaren Kergrimen
patrimoineGwaremm Vraz
patrimoineHameau Ar Moor
patrimoineHameau de Bellevue
patrimoineHameau de Croas Avalou
patrimoineHameau de Croas-Avalou
patrimoineHameau de Croas Keralec
patrimoineHameau de Croas- Kerleven
patrimoineHameau de Gueotec
patrimoineHameau de Hent Ar Ménez
patrimoineHameau de Kerambarber
patrimoineHameau de Kerambourdiec
patrimoineHameau de ker an Dervenn
patrimoineHameau de Ker Anna
patrimoineHameau de Keranscoét
patrimoineHameau de Kerbrigent
patrimoineHameau de Kerdrezec
patrimoineHameau de Kerfaou
patrimoineHameau de Kergarrec Névez
patrimoineHameau de Kerguent
patrimoineHameau de Kerguéon
patrimoineHameau de Kerguily
patrimoineHameau de Kerho
patrimoineHameau de Kerhornou
patrimoineHameau de Keringard
patrimoineHameau de Kérinou
patrimoineHameau de Kermaquer
patrimoineHameau de Kerneuc
patrimoineHameau de Kerorian
patrimoineHameau de Kerrouant
patrimoineHameau de Kersiles
patrimoineHameau de Kertouez Huel
patrimoineHameau de Kertouez Izel
patrimoineHameau de Kervern
patrimoineHameau de Kervihan
patrimoineHameau de la Fontaine du Chapon
patrimoineHameau de Landebec
natureHameau de Land Gwen
patrimoineHameau de la Pointe
patrimoineHameau de Lestrioual
patrimoineHameau de Lesvern Vihan
patrimoineHameau de Liorzh Cosquellou
patrimoineHameau de Loc-Amand
patrimoineHameau de Maner an Traon
patrimoineHameau de Marc'h Du
patrimoineHameau de Menez-Bonidou Izel
patrimoineHameau de Menez-Bonidou Uhel
patrimoineHameau de Menez Ker An Braz
patrimoineHameau de Menez Rohou
patrimoineHameau de Menez Roué
patrimoineHameau de Mesdon
patrimoineHameau de Mestrezec
patrimoineHameau de Moustoir-Névez
patrimoineHameau de Parc an Alle
patrimoineHameau de Parc an Allé
patrimoineHameau de Parc C'Hastel
patrimoineHAMEAU DE PARC MORVAN
patrimoineHameau de Parc Névez
patrimoineHameau de Park an Ale
patrimoineHameau de Park Faou
patrimoineHAMEAU DE PARK MARC H
patrimoinehameau de park steir
patrimoineHameau de Park Ster
patrimoineHameau de Pont Coulouffant
patrimoineHameau des Genêts
patrimoineHameau des Hauts de Guern
patrimoineHameau des Korrigans
patrimoineHameau des Mélèzes
patrimoineHameau des Pommiers
patrimoineHameau des Primevères
patrimoineHameau de Stang Allestrec
patrimoineHameau de Tregonnour
patrimoineHameau de Ty-Broën
patrimoineHameau de Ty Corn
patrimoineHameau de Ty Feunteun
patrimoineHameau de Ty-Lae
patrimoineHameau de Ty Minet
patrimoineHameau du Carn Yan Lae
patrimoineHameau du Cosquer
patrimoineHameau du Guilvinec
patrimoineHameau du Paradis
patrimoineHameau Gouerou
patrimoineHameau Ker Avalou
patrimoineHameau Ker Haleg
patrimoineHameau Les Palmettes
patrimoineHameau Maël
patrimoineHameau Tristan
patrimoineHameau Ty Lutin
patrimoineHent ar Bleizi
patrimoineHent Ar Menez
patrimoineHent Ar Moor
patrimoineHent Avalou
patrimoineHent Beg Ar Garrec
patrimoineHent Beg Kroissen
patrimoineHent Bihan
patrimoineHent Botdrez
patrimoineHent Brinigwenn
patrimoineHent Carbon
patrimoineHent Cleut Rouz
patrimoineHent Coat Huella
patrimoineHent Coat Menhir
patrimoineHent Cosquer
patrimoineHent Coz Keranguel
patrimoineHent Croas Kerneing
patrimoineHent Dimezell
patrimoineHent Du
patrimoineHent Feunten Ledan
patrimoineHent Foënnec Gozforn
patrimoineHent Galzadeg
patrimoineHent Goas Ru
patrimoineHent Goazel
patrimoineHent Gorré
patrimoineHent Guernevine
patrimoineHent Gwez Kistin
patrimoineHent Kastell
patrimoineHent Kerambraguer
patrimoineHent Kerambris
patrimoineHent Keranéostic
patrimoineHent Kerangaërel
patrimoineHent Keranner
patrimoineHent Ker Avalou
patrimoineHent Kerbader
patrimoineHent Kerborc'h
patrimoineHent Kercadou
patrimoineHent Kerchann
patrimoineHent Kerdidre
patrimoineHent Kereon
patrimoineHent Kérézec
patrimoineHent Kergador
patrimoineHent Kergarrec
patrimoineHent Kergonoën
patrimoineHent Kergoz
patrimoineHent Kerguil
patrimoineHent Kerguiver
patrimoineHent Kergull
patrimoineHent Kerhour
patrimoineHent Kerizac
patrimoineHent Kerjeannine
patrimoineHent Kerjegu
patrimoineHent Kerjoly
patrimoineHent Kerlantine
patrimoineHent Kerlenn
patrimoineHent Kerler
patrimoineHent Kerleya
patrimoineHent Kermao
patrimoineHent Kermaout
patrimoineHent Kerminalou
patrimoineHent Ker Odet
patrimoineHent Keroulac
patrimoineHent Kerrouant
patrimoineHent Kerscolper
patrimoineHent Kerseac'h
patrimoineHent Kersentic
patrimoineHent Kersinaou
patrimoineHent Kerstris
patrimoineHent Kerveltrec
patrimoineHent Kervetrom
patrimoineHent Kerzon
patrimoineHent Koad Men Hir
patrimoineHent Koad Men'Hir
patrimoineHent Kroaz Lanjulien
patrimoineHent Landebec
natureHent Land Gwen
patrimoineHent Landrigou
patrimoineHent Lantecoste
patrimoineHent Lanveur
patrimoineHent Laouig Bodivit
patrimoineHent Leing Hervé
patrimoineHent Lenn
patrimoineHent Lespont
patrimoineHent Lesquidic
patrimoineHent Lestrezivit
patrimoineHent Lestrizivit
patrimoineHent Lesvern
patrimoineHent Leurbrat
patrimoineHent Meil C'hoët
patrimoineHent Menez Bris
patrimoineHent Menez-Brug
patrimoineHent Menez Keriou
patrimoineHent Menez Kerzon
patrimoineHent Menez Land
patrimoineHent Menez Land Gras
patrimoineHent Ménez Lan Gras
patrimoineHent Ménez Perguet
patrimoineHent Mesclorennec
patrimoineHent Mesguinis
patrimoineHent Mespiolet
patrimoineHent Mesrhour
patrimoineHent Nod Gwen
patrimoineHent Par Ar Leur
patrimoineHent Parc Hueltrec
patrimoineHent Parc Leur
patrimoineHent Parc Nevez
patrimoineHent Parc Ster
patrimoineHent Parc Thomas
patrimoineHent Park Treffelen
patrimoineHent Park Vorc'h
patrimoineHent Pen Illis
patrimoineHent Penker
patrimoineHent Pont Plonéour
patrimoineHent Pont Prat Foulou
patrimoineHent Poulancorre
patrimoineHent Poul Stang
patrimoineHent Pradellou
patrimoineHent Pradevez
patrimoineHent Prajoumarc
patrimoineHent Prat Carbon
patrimoineHent Prat Moulac
patrimoineHent Reuniou
patrimoineHent Roboliou
patrimoineHent Rosnabat
patrimoineHent Roudou
patrimoineHent Run ar C'had
patrimoineHent Saint-Cadou
patrimoineHent Silijou
patrimoineHent Skol
patrimoineHent Touroulou
patrimoineHent Trégoné
patrimoineHent Tremor
patrimoineHent Treuz
patrimoineHent Tri Person
patrimoineHent Ty Glas
patrimoineHent Ty Névez Kerlec
patrimoineHent Ty Nod
patrimoineHent Ty Pri Rosnabat
patrimoineHent Ty Var Leur
patrimoineHent Verget
patrimoineHent Vorlen
patrimoineImpasse Alavoine
patrimoineImpasse Allée Vibert
patrimoineImpasse an Ilis
patrimoineImpasse An Ilis
patrimoineImpasse AN Iliz
patrimoineimpasse ar bleizi
patrimoineImpasse Ar Hoat
patrimoineImpasse ar Mor
patrimoineImpasse Birdie
patrimoineImpasse Bogey
patrimoineImpasse de Bellevue
patrimoineImpasse de Bouillenou
patrimoineImpasse de Carn Palud
patrimoineImpasse de Carrec-Zu
patrimoineImpasse de Creac'h an Allée
patrimoineImpasse de Gouelet Ar Len
patrimoineImpasse de Gouerou
patrimoineImpasse de Greisenguer
patrimoineImpasse de Gwez Kignez
patrimoineImpasse de Kerambarder
patrimoineImpasse de Kerambras
patrimoineImpasse de Kerangales
patrimoineImpasse de Keranguyon Vihan
patrimoineImpasse de Keranguyon-Vihan
patrimoineImpasse de Kerconan Bihan
patrimoineImpasse de Kergrenn
patrimoineImpasse de Kerjegu
patrimoineImpasse de Kerlidou
patrimoineImpasse de Kerliezec Vinan
patrimoineImpasse de Kerliverien
patrimoineImpasse de Kerloc'h
patrimoineImpasse de Kermadec
patrimoineImpasse de Kertopa
patrimoineImpasse de Kroas Prenn
patrimoineImpasse de la Baie
patrimoineImpasse de la Mer
patrimoineImpasse de la Petite Métairie
patrimoineImpasse de la Tachen Langolen
patrimoineImpasse de l'Aubépine
patrimoineImpasse de Lesquidic
patrimoineImpasse de Loc-Amand
patrimoineImpasse de Maner Bihan
patrimoineImpasse de Ménez Berrou
patrimoineImpasse de Menez Groas
patrimoineImpasse de Menez Kernun
patrimoineImpasse de Menez Plenn
patrimoineImpasse de Mestrezec
patrimoineImpasse de Park ar C'hastel
patrimoineImpasse de Park Lann
patrimoineImpasse de Pen ar Creac'h
patrimoineImpasse de Penfoul-Huella
patrimoineImpasse de Pénity
patrimoineImpasse de Poulgigou
patrimoineImpasse de Poull Dour
patrimoineImpasse de Poul Raniket
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Ajoncs
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Églantines
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Hauts de Guern
patrimoineImpasse des Hortensias
patrimoineImpasse des Korrigans
patrimoineImpasse des Ormes
patrimoineImpasse des Sables
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse de Ti Traon
patrimoineImpasse du Golf
patrimoineImpasse du Green
patrimoineImpasse du Hent-Glaz
patrimoineImpasse du Letty
patrimoineImpasse du Rond-Point du Phare
patrimoineImpasse du Sonneur
patrimoineImpasse Jaouen
patrimoineImpasse Menez
patrimoineImpasse Menez Bris
patrimoineImpasse Minven Huella
patrimoineImpasse Parc Bras
patrimoineImpasse Park Huella
patrimoineImpasse Park Thomas
patrimoineImpasse Pierre Héloret
patrimoineImpasse Sarah Bernhardt
patrimoineImpasse Stankenned
patrimoineImpasse Théodore Botrel
patrimoineImpasse Ti Banal
patrimoineImpasse Ty Lae
patrimoineImpasse Ty Lutin
patrimoineImpasse Ty Ven Dero
patrimoineImpasse Xavier Grall
patrimoineKarn Forst
patrimoineKarn Henvez
patrimoineKarn Kerbiriou
patrimoineKarn Menez Guillou
patrimoineKarn MenezKerbader
patrimoineKarnMenezKerbader
patrimoineKarn Moël
patrimoineKarn Ster
patrimoineKarn Veilh
patrimoineKeraven Bihan
patrimoineKer Isella
patrimoineKerlivérien
patrimoineKermanson
patrimoineKermoal
patrimoineKernon
patrimoineKerriou
patrimoineKerrun
patrimoineKeryon
patrimoineKroaz Hent
patrimoineKroaz Hent Kerlévot
patrimoineKroaz Hent Ty Guen
patrimoineLa Grande Allée
patrimoineLanros
patrimoineLe Bourg
patrimoineLe Clos de Kerangaerel
patrimoineLe Clos de Kersinaou
patrimoineLe Clos de Kersioual
patrimoineLE CLOS DE L ODET
patrimoineLe Hameau des Dunes
patrimoineLe Hameau de Toulambic
patrimoineLe Hameau du Cap
patrimoineLen C'hanked
patrimoineLenn Gouz
patrimoineLe Penker
patrimoineLes Hauts de Kerambriec
patrimoineLes Terrasses du Dourmeur
patrimoineLe Verger
patrimoineLieu-dit Kerandrennec
patrimoineLIEU DIT TY FLATRES
patrimoineLivraisons
patrimoineLotissement de Hent Du
patrimoineLotissement de Ker Kignez
patrimoineLotissement de Pen Ar Steir
patrimoineLotissement de Saint-Philibbet
patrimoineLotissement de Saint-Philibert
patrimoineLotissement des Îles
patrimoineLotissement Le Prieuré de Loc Amand
patrimoineLotissement les Hauts du Cap Coz
patrimoineMénez Barz
patrimoineMenez Plenn Huel
patrimoineParc Kroaz Allée Vibert
patrimoineParc Lann
patrimoineParc Leur
patrimoineParc Marc
patrimoineParc Marc'h-Du
patrimoineParc N'Alle
patrimoinePark Forn Huella
patrimoinePark Forn Izella
patrimoinePark Kreiz Kergatic
patrimoinePassage du Penker
patrimoinePen An Cap
patrimoinePlace-Ar-Veill
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Anciens Combattants
patrimoinePlace des Camélias
patrimoinePlace du Cavardy
patrimoinePlace du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place Gauguin
patrimoinePlace Georges Bonder
patrimoinePlace Marcel Stéphant
patrimoinePont Coulouffant
patrimoinePont de Cornouaille
patrimoinePrat An Guip
patrimoinePrat-Land-Nevez
patrimoineQuai des Commerces
patrimoineRésidence an Ilis
patrimoineRésidence de Boc'h Logot
patrimoineRésidence de Carn Yann
patrimoineRésidence de Gwez Dero
patrimoineRésidence de Hent Du
patrimoineRésidence de Ker An Kloareg
patrimoineRésidence de Kergatic
patrimoineRésidence de Kérilis
patrimoineRésidence de Kerlosquen
patrimoineRésidence de Kerneing
patrimoineRésidence de Kervihan
patrimoineRésidence de Keryon Vras
patrimoineRésidence de la Châtaigneraie
patrimoineRésidence de la Fontaine
patrimoineRésidence de la Mer Blanche
patrimoineRésidence de l'Arbre du Chapon
patrimoineRésidence de Lespont
patrimoineRésidence de Lesvern
patrimoineRésidence de Lesvern Vras
patrimoineRésidence de Lost Ar C'hoat
patrimoineRésidence de Maner Ker Elo
patrimoineRésidence de Moguerou
patrimoineRésidence de Park Laë
patrimoineRésidence de Port-la-Forêt
natureRésidence des Dunes
patrimoineRésidence des Garennes
patrimoineRésidence des Hortensias
patrimoineRésidence des Rosiers
patrimoineRésidence des Saules
patrimoineRésidence de Ti-ar-C'hoad
patrimoineRésidence de Tregonnour
patrimoineRésidence Dihen Vraz
patrimoineRésidence du Lo'h
patrimoineRésidence du Moulin du Pont
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Résidence du Parc d'Arvor
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
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histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
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natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
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patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
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natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
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patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
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patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
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patrimoineRue Madeleine Fié-Fieux
patrimoineRue Marie Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Mathieu Rannou
patrimoineRue Matthieu Rannou
patrimoineRue Ménez Frost
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Nicolas Appert
patrimoineRue Nicolas Sadi-Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Rue Park Pella
patrimoineRue Park Thomas
patrimoineRue Per Jakez Helias
patrimoineRue Philippe Lebon
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Poulfanc
patrimoineRue Rodolphe Koechlin
patrimoineRue Saint-Gwénolé
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Surcouf
patrimoineRue Traverse
patrimoineRue Ty Laé
patrimoineRue Ven Dero
patrimoineSaint-Jean
patrimoineSentier Botanique
patrimoineSentier Cotier
patrimoineSentier côtier
patrimoineSentier Côtier
patrimoineSentierCôtier
patrimoineSentier de la Petite Garenne
patrimoineStang Kergrédo
patrimoineTerre Plein du Port
patrimoineToul An Ael Kervihan
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patrimoineVenelle de Kerloc'h
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patrimoineVenelle de l'Étang
natureVenelle des Ormeaux
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patrimoineVieille Route de Pors Keraign
patrimoineVieille Route de Pors-Keraign
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patrimoineVoie cyclable Fouesnant - Saint-Evarzec
patrimoineVoie Express de Nantes à Brest
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patrimoineZone artisanale de Keranguyon
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