Rues de Paroisse Notre-Dame-de-l'Ermitage
335 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Gentillière
patrimoineAllée des Bleuets
patrimoineAllée des Églantiers
patrimoineAllée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Rosiers
patrimoineAllée du Biou
patrimoineAllée du Cercle
patrimoineAllée du Javel
patrimoineAllée du Roi de Rome
patrimoineAncien Chemin
patrimoineAncienne Route de Grozon
patrimoineArbois-Sud
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue des Écoles
patrimoineAvenue du Général Delort
patrimoineAvenue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Chemin Château Gimont
patrimoineChemin d'Arces
patrimoineChemin de Belle Feuille
patrimoineChemin de Besancenot
patrimoineChemin de Besonchez
patrimoineChemin de Billon
patrimoineChemin de Bresse
patrimoineChemin de Champaillon
patrimoineChemin de Champavant
patrimoineChemin de Champbertod
patrimoineChemin de Chanoux
patrimoineChemin de Chaud d'Eau
patrimoineChemin de Chaux
patrimoineChemin de Chemenot
patrimoineChemin de Combe à l'Ours
patrimoineChemin de Concours
patrimoineChemin de Courbière
patrimoineChemin de Courçon
patrimoineChemin de Curon
patrimoineChemin de Desserte
patrimoineChemin de Diouzard
patrimoineChemin de Feule
patrimoineChemin de Fourrey
patrimoineChemin de Gaillardon
patrimoineChemin de Grillard
patrimoineChemin de la Barodotte
patrimoineChemin de la Bouteille
patrimoineChemin de la Capitaine
patrimoineChemin de la Chenaillotte
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Croix Blanche
patrimoineChemin de la Fin
patrimoineChemin de la Fruitière
patrimoineChemin de la Grange Geillon
patrimoineChemin de la Grange Grillard
patrimoineChemin de la Grange Jeanmaire
patrimoineChemin de la Grange Jeanmaire Ancienne Route Impériale d'Arbois à Poligny
patrimoineChemin de l'Allée
patrimoineChemin de la Mailloche
patrimoineChemin de la Molaine
patrimoineChemin de la Pinte
patrimoineChemin de la Platière
patrimoineChemin de la Ronde Picouteau
patrimoineChemin de la Rue
patrimoineChemin de la Tour
patrimoineChemin de la Tour du Zouave Coco
patrimoineChemin de la Villaine
patrimoineChemin de l'Ermitage
patrimoineChemin de Maison Clos
patrimoineChemin de Montressin
patrimoineChemin de Nonceau
patrimoineChemin de Paradis
patrimoineChemin de Pré Maurain
patrimoineChemin derrière l'Ermitage
patrimoineChemin de Rusa
patrimoineChemin de Saint-Martin
patrimoineChemin de Sarre
patrimoineChemin des Arsures
patrimoineChemin des Bannans
patrimoineChemin des Berangers
patrimoineChemin des Bêtes
patrimoineChemin des Chapons
patrimoineChemin des Corvées
patrimoineChemin des Crêts
patrimoineChemin des Curroulets
patrimoineChemin de Séchaud
patrimoineChemin des Grandes Gardes
patrimoineChemin des Graviers
patrimoineChemin des Loups
patrimoineChemin des Mélineaux
patrimoineChemin des Moutons
patrimoineChemin des Nouvelles
patrimoineChemin des Paillettes
patrimoineChemin des Souillaites
patrimoineChemin des Taureaux
patrimoineChemin des Tourillons
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin devant l'Ermitage
patrimoineChemin de Vauxy
patrimoineChemin de Verleule
patrimoineChemin du Bief de Corne
patrimoineChemin du Crouzot
patrimoineChemin du Four de la Roche
patrimoineChemin du Général
patrimoineChemin du Grand Genevret
patrimoineChemin du Jardinet
patrimoineChemin du Mont Pirot
patrimoineChemin du Petit Genevret
patrimoineChemin du Sorbief
patrimoineChemin du Vieux Mont
patrimoineChemin Milan
patrimoineChemin Saulnier
patrimoineChemin Saunier
patrimoineChemin Villaine
patrimoineChemin Vinetier
patrimoineClos les Vignes
natureEn Boichailles
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de l'Abeille
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse de Mouchet
patrimoineImpasse des Anciens Combattants d'AFN
patrimoineImpasse des Champs Paters
patrimoineImpasse des Frênes
patrimoineImpasse des Marnes Bleues
patrimoineImpasse La Croix
patrimoineLa Marchande
patrimoineL'Ermitage Lanquetin
patrimoineLotissement à la Motte
patrimoinePassage Saint-Vernier
patrimoinePetite Place
patrimoinePetite Rue
patrimoinePlace de la liberté
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Orme
patrimoinePlace Faramand
patrimoinePlace Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Place Notre-Dame
patrimoinePont de Courcelles
patrimoinePont des Boucheries
patrimoinePont des Capucins
patrimoinePont Neuf
patrimoinePont Saint-Just
patrimoinePré Magnin
patrimoinePromenade des Tiercelines
patrimoineQuartier Bernard
patrimoineQuartier de l'Abbaye
patrimoineQuartier de l'Église
patrimoineQuartier de Rosières
patrimoineQuartier des Capucins
patrimoineQuartier des Vignes Ensoleillées
natureQuartier Litré
patrimoineRond-Point de Brétigny
patrimoineRoute d'Andelot
patrimoineRoute d'Arbois
patrimoineRoute de Besançon
patrimoineRoute de Champagnole
patrimoineRoute de Dole
patrimoineRoute de Lyon
patrimoineRoute de Mesnay
patrimoineRoute de Montigny
patrimoineRoute de Nonceau
patrimoineRoute de Salins
patrimoineRoute de Villeneuve
patrimoineRoute de Villette
patrimoineRoute d'Ivory
patrimoineRoute du Trousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Route du Val d'Amour
patrimoineRoute Forestière Anogs
patrimoineRoute Forestière Blanche
patrimoineRoute Forestière de Brétigny
patrimoineRoute Forestière des Tumulus
patrimoineRoute Forestière du Facteur
patrimoineRoute Forestière du Pré des Noyers
patrimoineRoute Forestière Lachaussée
patrimoineRue Abbé Guichard
patrimoineRue Bagier
patrimoineRue Bardenet
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Bodines
patrimoineRue Bousson de Mairet
patrimoineRue Camus
patrimoineRue Charles Brune
patrimoineRue Chauvin
patrimoineRue Chevrière
patrimoineRue Claude Simon
patrimoineRue de Belle Feuille
patrimoineRue de Bourgogne
patrimoineRue de Boutemple
patrimoineRue de Césy
patrimoineRue de Chamboz
patrimoineRue de Champeroux
patrimoineRue de Changin
patrimoineRue de Courcelles
patrimoineRue de Faramand
patrimoineRue de Grezin
patrimoineRue de Haut de Chaux
patrimoineRue de la Barbière
patrimoineRue de la Baume
patrimoineRue de la Baume aux Chèvres
patrimoineRue de la Bergère
patrimoineRue de la Bernarde
patrimoineRue de la Bésivette
patrimoineRue de la Bise
patrimoineRue de la Bourre
patrimoineRue de la Boutière
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Cascade
patrimoineRue de la Chaux
patrimoineRue de la Croix Bagier
patrimoineRue de la Cuisance
patrimoineRue de la Faïencerie
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Mirode
patrimoineRue de la Monteiller
patrimoineRue de la Personne
patrimoineRue de la Piscine
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de Larney
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Source de Brut
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de la Tour Canoz
patrimoineRue de la Tuilerie
patrimoineRue de la Turbine
patrimoineRue de l'Eau
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Ermitage
patrimoineRue de l’Éthole
patrimoineRue de l'Expérience
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue de l'Huilerie
patrimoineRue de l'Îlette
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de l'Orme
patrimoineRue de Montfort
patrimoineRue de Montjeantome
patrimoineRue de Mouchet
patrimoineRue de Pupillin
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Artisans
patrimoineRue de Savagnin
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Chenevières
natureRue des Écoles
patrimoineRue des Familiers
patrimoineRue des Fossés
patrimoineRue des Genevriers
patrimoineRue des Grands Prés
patrimoineRue des Graviers
patrimoineRue des Groseilles
patrimoineRue des Îles
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Mondenons
patrimoineRue des Nouvelles
patrimoineRue des Olivettes
patrimoineRue des Orfèvres
patrimoineRue des Regains
patrimoineRue des Sept Sergents
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tourillons
patrimoineRue des Treize Vents
patrimoineRue des Vendanges
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue des Voituriers
patrimoineRue de Verreux
patrimoineRue de Villeneuve d'Aval
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du Bas des Carres
patrimoineRue du Bas du Mont
patrimoineRue du Battoir
patrimoineRue du Belvédère
patrimoineRue du Bois du Cret
patrimoineRue du Chardonnay
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Château Pécauld
patrimoineRue du Chauvent
patrimoineRue du Clair Logis
patrimoineRue du Clos Blanchot
patrimoineRue du Clos Piffond
patrimoineRue du Clos Sirod
patrimoineRue du Collège Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue du Cournot
patrimoineRue du Crêt
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Four Banal
patrimoineRue du Général Pichegru
patrimoineRue du Lotissement du Vieux Mont
patrimoineRue du Montot
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Petit Changin
patrimoineRue du Pin
patrimoineRue du Ploussard
patrimoineRue du Pré Vercel
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Quartier Breniaux
patrimoineRue du Quartier Saillard
patrimoineRue du Quartier Saint-Laurent
patrimoineRue du Ruisseau
natureRue du Souvenir Français
patrimoineRue du Tartre
patrimoineRue du Touillon
patrimoineRue du Vieil Hôpital
patrimoineRue du Vieux Château
patrimoineRue du Vieux Mont
patrimoineRue Gillois
patrimoineRue Grange Fontaine
patrimoineRue Jallerey
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Mermoz
patrimoineRue L'Ozerond
patrimoineRue Maupré
patrimoineRue Mercière
patrimoineRue Morel
patrimoineRue Necy
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Parandier
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
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