Rues de Paroisse La Croix de Valchevrière
863 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Grande Moucherolle par la fenêtre
patrimoineAccès site d'escalade des Ramées
patrimoineAllée Albert Michel
patrimoineAllée Chaulange
patrimoineAllée de la Brua
patrimoineAllée de la Forêt des Touches
natureAllée des Bouleaux
patrimoineAllée des Chamois
patrimoineAllée des Charbonniers
patrimoineAllée des Charmilles
patrimoineAllée des Chevreuils
patrimoineAllée des Clapiers
patrimoineAllée des Colchiques
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Glovettes
patrimoineAllée des Hêtres
natureAllée des Mouflons
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pins
patrimoineAllée des Rosiers
patrimoineAllée des Sapins
patrimoineAllée des Sycomores
patrimoineAllée du Marais
patrimoineAllée du Rocher de l'Ours
patrimoineAllée du Vallon
patrimoineAllée Gilbert Michel
patrimoineAllée Jean Prévost
patrimoineAllée Joseph Ronin
patrimoineAllée Pierre Chabert
patrimoineAncien Chemin d'Autrans
patrimoineAncien Chemin de Saint-Nizier à Seysinnet-Pariset
patrimoineAncienne Route Départementale 106
patrimoineAncienne Voie de Tram
patrimoinearête du Gonson
patrimoineAutrans - Le Village
patrimoineAvenue de la Molière
patrimoineAvenue de Prénatier
patrimoineAvenue des Bains
patrimoineAvenue des Francs Tireurs
patrimoineAvenue des Sagnes
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Professeur Nobécourt
patrimoineAvenue du Royans
patrimoineAvenue Impératrice Zita
patrimoineAvenue Jean-Séraphin Achard-Picard
patrimoineAvenue Léopold Fabre
patrimoineAvenue Professeur Nobecourt
patrimoineBalcon Est
patrimoineboa
patrimoinebord de falaise
patrimoineBord de Falaise
patrimoineBouilly
patrimoineBouquetin
patrimoineBourg le Dessous
patrimoineBourgon
patrimoineBrêche de Chalimont
patrimoinecâble
patrimoineCalvaire de Méaudre
patrimoineCanyon
patrimoineCanyon du Coulou
patrimoineChaberts Conversaria
patrimoineCharpichon
patrimoineChemin à Fournier
patrimoineChemin aux Plantées
patrimoineChemin Baret
patrimoineChemin Bois Claret
patrimoineChemin Château Gaillard
patrimoineChemin Combe Rivel
patrimoineChemin d'accès au terrain de tennis des Glovettes
patrimoineChemin de Bessia
patrimoineChemin de Blanche Neige
patrimoineChemin de Boene Blanche
patrimoineChemin de Bois Damier
patrimoineChemin de Bonneton
patrimoineChemin de Bouilly
patrimoineChemin de Brèche Fendue au Pas de la Clé
patrimoineChemin de Bure
patrimoineChemin de Champ Bernard
patrimoineChemin de Chapot
patrimoineChemin de Charbonneau
patrimoineChemin de Charpichon
patrimoineChemin de Charvet
patrimoineChemin de Cochet
patrimoineChemin de Collombières
patrimoineChemin de Combe Chiron
patrimoineChemin de Combe Pourouze
patrimoineChemin de Combette
patrimoineChemin de Combe Vert
patrimoineChemin de Cordet
patrimoineChemin de Corrençon aux Bouchards
patrimoineChemin de Croix Vercors
patrimoineChemin de Davière
patrimoineChemin de Dedain Dessus
patrimoineChemin de Fond-Bonnier
patrimoineChemin de Fond Froide
patrimoineChemin de Fonds Bonnier au Pont de Charvet
patrimoineChemin de Fravelet
patrimoineChemin de Frier
patrimoineChemin de Furon
patrimoineChemin de Galizon
patrimoineChemin de Gâtine
patrimoineChemin de Jalabet
patrimoineChemin de la Balme
patrimoineChemin de la Barbière
patrimoineChemin de la Bescia
patrimoineChemin de la Bessia
patrimoineChemin de la Bonnetière
patrimoineChemin de la Bourne
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Charbonnière
patrimoineChemin de l'Achard
patrimoineChemin de la Chaussère
patrimoineChemin de la Chenevarie
natureChemin de la Colline
patrimoineChemin de la Combe du Souillet
patrimoineChemin de la Combe Pèlerin
patrimoineChemin de la Corba à Rochetière
patrimoineChemin de la Cordelière
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Croix Blanche
patrimoineChemin de la Croix Margot
patrimoineChemin de l'Adret
patrimoineChemin de la Fauge
patrimoineChemin de la Ferrière
patrimoineChemin de La Font
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Fournelle
patrimoineChemin de la Garria
patrimoineChemin de la Grande Combe
patrimoineChemin de la Lauze
patrimoineChemin de l'Alloubière
patrimoineChemin de la Madone
patrimoineChemin de la Martinière
patrimoineChemin de la Molasse
patrimoineChemin de la Molière
patrimoineChemin de la Montagne
patrimoineChemin de la Mûre
patrimoineChemin de la Patache
patrimoineChemin de la Patinoire
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Porte du Vercors
patrimoineChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Rochette
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de la Ture
patrimoineChemin de la Ville
patrimoineChemin de L'Azialey
patrimoineChemin de l'Écloserie
patrimoineChemin de l'Écluse
patrimoineChemin de l'Église
patrimoineChemin de l'Hôte
patrimoineChemin de Liorin
patrimoineChemin de l'Ormeau
patrimoineChemin de Lou Pra Vert
patrimoineChemin de Méaudret
patrimoineChemin de Mollarère
patrimoineChemin d'Engins Charvet
patrimoineChemin de Payonère
patrimoineChemin de Perrinière
patrimoineChemin de Pertuson
patrimoineChemin de Pierrefeu
patrimoineChemin de Pignon
patrimoineChemin de Pompeillon
patrimoineChemin de Pousse Bou
patrimoineChemin de Prenay
patrimoineChemin de Ravat
patrimoineChemin de Rochefort
patrimoineChemin de Roche Plate
patrimoineChemin de Roche Rousse
patrimoineChemin des 3 Pucelles
patrimoineChemin des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Chemin de Saint-Nizier Charvet
patrimoineChemin de Saint-Nizier-du-Moucherotte à Sassenage
patrimoineChemin des Albans
patrimoineChemin des Allies
patrimoineChemin des Arcelles
patrimoineChemin des Arnauds
patrimoineChemin des Arriberts
patrimoineChemin des Bartavelles
patrimoineChemin des Bernards
patrimoineChemin des Billards
patrimoineChemin des Blachons
patrimoineChemin des Blancs
patrimoineChemin des Bonnets
patrimoineChemin des Bouchards
patrimoineChemin des Breux
patrimoineChemin des Chaberts
patrimoineChemin des Chapelles
patrimoineChemin des Clapières
patrimoineChemin des Cléments
patrimoinechemin des Clots Volants
patrimoineChemin des Cochettes
patrimoineChemin des Cochettes à Roybon
patrimoineChemin des Cochettes au Platre
patrimoineChemin des Combettes
patrimoineChemin des Communets
patrimoineChemin des Donnets
patrimoineChemin des Drevets
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Églantines
patrimoineChemin des Envers
patrimoineChemin de Servagnet
patrimoineChemin de Serviotz
patrimoineChemin des Eymards
patrimoineChemin des Falcons
patrimoineChemin des Françons
patrimoineChemin des Fusillés
patrimoineChemin des Gentianes
patrimoineChemin des Girards
patrimoineChemin des Girauds
patrimoineChemin des Glénats
patrimoineChemin des Gondrands
patrimoineChemin des Grumes
patrimoineChemin des Guillets
patrimoineChemin des Haies
patrimoineChemin des Hérauds
patrimoineChemin des Îles
patrimoineChemin des illuminés
patrimoineChemin des Imbauds
patrimoineChemin des Jambets
patrimoineChemin des Jeandiats
patrimoineChemin des Lauzes
patrimoineChemin des Lombards
patrimoineChemin des Meilloux
patrimoineChemin des Merciers à la Grande Combe
patrimoineChemin des Montauds
patrimoineChemin des Mourets
patrimoineChemin des Myrtilles
patrimoineChemin des Narces
patrimoineChemin des Nobles
patrimoineChemin des Olivets
patrimoineChemin de Sornin
patrimoineChemin des Pierres
patrimoineChemin des Pinets
patrimoineChemin des Pinières
patrimoineChemin des Plagneux
patrimoineChemin des Planches
patrimoineChemin des Plâtres
patrimoineChemin des Poulats
patrimoineChemin des Pourrois
patrimoineChemin des Pouteils
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin des Prés Longs
patrimoineChemin des Rieux
patrimoineChemin des Rimets
patrimoineChemin des Rittons
patrimoineChemin des Rochers
patrimoineChemin des Roux
patrimoineChemin des Sables
patrimoineChemin des Soldanelles
patrimoineChemin des Touches
patrimoineChemin des Traces
patrimoineChemin des Trémières
patrimoineChemin des Verdoux
patrimoineChemin des Vernes
patrimoineChemin des Volants
patrimoineChemin de Tardière
patrimoineChemin de Thorenas
patrimoineChemin de Touron
patrimoineChemin de Traffet
patrimoineChemin de Villard-de-Lans au Col Vert
patrimoineChemin de Ville Vieille
patrimoineChemin du Belvédère
patrimoineChemin du Bois Claret
patrimoineChemin du Bois de Blâche
patrimoineChemin du Bruyant
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Cervet
patrimoineChemin du Col Vert
patrimoineChemin du Devier
patrimoineChemin du Fiaret
patrimoineChemin du Furon
patrimoineChemin du Gau
patrimoineChemin du Goyat
patrimoineChemin du Grand Pariset
patrimoineChemin du Manoir
patrimoineChemin du Marché
patrimoineChemin du Mas
patrimoineChemin du Mas du Martinet
patrimoineChemin du Milieu
patrimoineChemin du Mollard
patrimoineChemin du Mollard-Collet
patrimoineChemin du Mollarout
patrimoineChemin du Mont Noir
patrimoineChemin du Moulin à la Haute-Valette
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pas du Curé
patrimoineChemin du Père Noël
patrimoineChemin du Petit Bois
patrimoineChemin du Peuil
patrimoineChemin du Pont Jallat
patrimoineChemin du Pré du Grenier
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin du Rivet
patrimoineChemin du Rojasset
patrimoineChemin du Sapey
patrimoineChemin du Sey
patrimoineChemin du Tilleul
natureChemin du Tremplin
patrimoineChemin du Treu
patrimoineChemin du Truc
patrimoineChemin du Valet
patrimoineChemin du Village à la Corba
patrimoineChemin du Village à la Corba - GR9
patrimoineChemin d'Yves
patrimoineCheminée
patrimoineChemin Fleury
patrimoineChemin Léon Blanc Gonnet
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin Paquet
patrimoineChemin Pré Borel
patrimoinechemin thématique
patrimoineChemin Vert
patrimoineChenevarie
natureChevreuil
patrimoineChoucas
patrimoineClos de la Balme
patrimoineClots
patrimoineCol de la Croix Perrin
patrimoineCombe Charbonière
patrimoineCombe Chaulange
patrimoineCombe Curte
patrimoinecorde
patrimoineCORDE
patrimoineCorrençon − Office du Tourisme
patrimoineCôte 2000 Parking 1
patrimoineCôte 2000 Pied des Pistes
patrimoineCouleur Soleil - Grand Adret
patrimoinecouloir
patrimoinecrête
patrimoinecrête de Bouveyron
patrimoinecrête des Rochettes
patrimoineCroix Perrin - Croix de Jaume
patrimoineDaim
patrimoinedanger
patrimoineDouble Brèche
patrimoineDraye des Communaux
patrimoineEdelweiss
patrimoineEperouses
patrimoineEscalier
patrimoineÉterlou
patrimoineEybertière
patrimoineEybertière Abri
patrimoineEybertière Croisement
patrimoineEybertières Hameau Sud
patrimoineFace Est du Moucherotte
patrimoineFont Noire
patrimoineFoyer Ski de Fond
patrimoineGendarmerie
patrimoineGrande Traversée du Vercors à Pied
patrimoineGTV
patrimoineHauts Plateaux
patrimoineHôtel La Buffe
patrimoineImmeuble la Cochette
patrimoineImpasse Bernard Jalliffier-Ardent
patrimoineImpasse Champ Devant
patrimoineImpasse Champ Long
patrimoineImpasse Combeauvieux
patrimoineImpasse Combe aux Fourneaux
patrimoineImpasse Combe Peyraud
patrimoineImpasse de Barbayres
patrimoineImpasse de Belledonne
patrimoineImpasse de Fillaud
patrimoineImpasse de Font Noire
patrimoineImpasse de la Conterie
patrimoineImpasse de la Côte
patrimoineImpasse de la Croix
patrimoineImpasse de la Fontaine du Merle
patrimoineImpasse de l'Aigle
patrimoineImpasse de l'Aiglon
patrimoineImpasse de la Laiterie
patrimoineImpasse de la Marmotte
patrimoineImpasse de la Molière
patrimoineImpasse de la Moucherolle
patrimoineImpasse de la Poste
patrimoineImpasse de l'Aquila
patrimoineImpasse de la Scie
patrimoineImpasse de la Tour
patrimoineImpasse de l'Oursière
patrimoineImpasse de Mayfray
patrimoineImpasse de Meillarot
patrimoineImpasse de Pré Noir
patrimoineImpasse des 4 Montagnes
patrimoineImpasse des Aiguilles Vertes
patrimoineImpasse des Anémones
patrimoineImpasse des Arolles
patrimoineImpasse des Bauches
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Carlines
patrimoineImpasse des Centaurées
patrimoineImpasse des Chamois
patrimoineImpasse des Charmettes
patrimoineImpasse des Charmilles
patrimoineImpasse des Charpennes
patrimoineImpasse des Côteaux de l’Achard
patrimoineImpasse des Enversins
patrimoineImpasse des Etournays
patrimoineImpasse des Frênes
patrimoineImpasse des Gauchets
patrimoineImpasse des Gerbouds
patrimoineImpasse des Grands Champs
patrimoineImpasse des Granges
patrimoineImpasse des Jailleux
patrimoineImpasse des Laiches
patrimoineImpasse des Lupins
patrimoineImpasse des Massues
patrimoineImpasse des Mirabelles
patrimoineImpasse des Ombelles
patrimoineImpasse des Prairies
natureImpasse des Quatre Montagnes
patrimoineImpasse des Reines des Prés
patrimoineImpasse des Rhodos
patrimoineImpasse des Roybons
patrimoineImpasse des Sapins
patrimoineImpasse des Serres
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse des Tamagnards
patrimoineImpasse des Traverses
patrimoineImpasse de Tanagra
patrimoineImpasse du Bois des Cerfs
patrimoineImpasse du Bois des Mûres
patrimoineImpasse du Bois Dumoulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Bruchet
patrimoineImpasse du Camp d'Ambel
patrimoineImpasse du Clos
patrimoineImpasse du Coin
patrimoineImpasse du Connétable
patrimoineImpasse du cornafion
patrimoineImpasse du Cornafion
patrimoineImpasse du Côteau
patrimoineImpasse du Four à Pain
patrimoineImpasse du Fournet
patrimoineImpasse du Fred
patrimoineImpasse du Gerbier
patrimoineImpasse du Laçât et Gêner
patrimoineImpasse du Lauzet
patrimoineImpasse du Mas de l'Hôte
patrimoineImpasse du Mollard
patrimoineImpasse du Mornet
patrimoineImpasse du Moulin de l'Olette
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Petit Peuil
patrimoineImpasse du Reculet
patrimoineImpasse du Rond de Pins
patrimoineImpasse du Rosé des Prés
patrimoineImpasse du Tétras-Lyre
patrimoineImpasse du Tremplin
patrimoineImpasse du Val
patrimoineImpasse du Val Furon
patrimoineImpasse du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse Fleur des Alpes
patrimoineImpasse fleurie
patrimoineImpasse Jaillière
patrimoineImpasse Les Cèpes
patrimoineImpasse Les Chanterelles
patrimoineImpasse Les Morilles
patrimoineImpasse Les Ritons
patrimoineImpasse Meillarot
patrimoineJardin d'Enfants
patrimoineJean Prévost
patrimoineJonction Haute Cornafion-Ours
patrimoineLa Balmette
patrimoineLa Chénevarie
natureLa Combe du Furon
patrimoineLa Croix Margaut
patrimoineLans-en-Vercors − Office du Tourisme
patrimoineLans Mairie
patrimoineLa Perrinière - Pont
patrimoineLa Petite Poya
patrimoineLa Piscine
patrimoineLa Repose
patrimoineLa Tour
patrimoineLa Traverse
patrimoineLavoir
patrimoineLe Bouchet
patrimoineL'Echarlière
patrimoineLe Clos de Bellecombe
patrimoineLe Clos du Midi
patrimoineLe Grand Adret
patrimoineLe Peuil
patrimoineLes Anémones
patrimoineLes Ayes
patrimoineLes Bains
patrimoineLes Bernards
patrimoineLes Brets
patrimoineLes Choucas
patrimoineLes Côtes de Lans
patrimoineLes Dollys
patrimoineLes Epérouses
patrimoineLes Eymards
patrimoineLes Franques
patrimoineLes Gémeaux 2
patrimoineLes Geymonds
patrimoineLes Gorges du Méaudret
patrimoineLes Guillets
patrimoineLes Hirondelles
natureLes Jailleux
patrimoineLes Jarrands
patrimoineLes Jaux
patrimoineLes Michalons
patrimoineLes Morets
patrimoineLes Prudhommes
patrimoineLes Roches Rousses
patrimoineLes Vernes
patrimoineLes Violettes
patrimoineLes Volants
patrimoineLe Truc
patrimoineLe Village
patrimoineLilas
patrimoineL'Olette
patrimoineLotissement Au Coeur du Village
patrimoineLotissement Clos du Parc
patrimoineLotissement de la Source
patrimoineLotissement La Bessia
patrimoineLotissement La Combe du Cornet
patrimoineLotissement Le Clos de Bellecombe
patrimoineLotissement Le Clos de Malatan
patrimoineLotissement Le Clos des Neiges
patrimoineLotissement Le Clos des Noisetiers
patrimoineLotissement le Coteau
patrimoineLotissement Le Cotel
patrimoineLotissement le Mas des Gaillards
patrimoineLotissement Le Pré de Tintin
patrimoineLotissement Les Albans
patrimoineLotissement Les Buissonnets
patrimoineLotissement Les Egallets
patrimoineLotissement les Églantines
patrimoineLotissement Les Eymes
patrimoineLotissement Les Frênes
patrimoineLotissement les Grangeons
patrimoineLotissement Les Hermines
patrimoineLotissement Les Pignolets
patrimoineLotissement Les Prairies
natureLotissement les Sittelles
patrimoineLotissement Plein Sud
patrimoineLoup
patrimoineMarguerite
patrimoineMarmotton
patrimoineMéaudre Place
patrimoineMolla'Ride #1
patrimoineMolla'Ride #2
patrimoineMolla'Ride #3
patrimoineMontagnes de Lans Station
patrimoineMontée de Durette
patrimoineMontée de Glandage
patrimoineMontée de la Fayolle
patrimoineMontée de la Planta
patrimoineMontée des Gaillardes
patrimoineMontée des Mollauds
patrimoineMontée des Morets
patrimoineMontée du Lavoir
patrimoineNarcisse
patrimoineParagliding access
patrimoinePas de La Cle
patrimoinePas de Pierre Taillée
patrimoinePas Ernadant
patrimoinePassage
patrimoinePassage de la Poste
patrimoinePassage des Bessonnets
patrimoinePassage des Jardins
patrimoinePassage du Bassin
patrimoinePasserelle
patrimoinePasserelle à Bebert
patrimoinePerdrix Blanche
patrimoinePetits Loups
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de la Fontaine des Gabets
patrimoinePlace de la Forge
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Girard
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jules Masson
patrimoineRue Léon Rognin
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Pouteil-Noble
patrimoineRue Vaucanson
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
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