Rues de Paroisse de Sautron
246 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Claude Debussy
patrimoineAllée des Ajoncs
patrimoineAllée des Bleuets
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Coquelicots
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Étangs
natureAllée des Fleurs
patrimoineAllée des Glycines
patrimoineAllée des Hauts de Bel-Air
patrimoineAllée des Hirondelles
natureAllée des Jardins d'Armor
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Palis
patrimoineAllée des Papillons
patrimoineAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Pivoines
patrimoineAllée des Sapins Verts
patrimoineAllée du Bois
patrimoineAllée du Capitaine Grant
patrimoineAllée du Nautilus
patrimoineAllée du Pont Miaud
patrimoineAllée du Sorbier
patrimoineAllée du Volcan d'Or
patrimoineAllée Georges Bizet
patrimoineAllée Guillaume Apollinaire
patrimoineAllée Hector Berlioz
patrimoineAllée Jules Verne
patrimoineAllée Robinson
patrimoineAvenue de la Pentecôte
patrimoineChemin de la Blanche Haie
patrimoineChemin de la Bretonnière
patrimoineChemin de la Briantière
patrimoineChemin de la Chabossière
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Chézinière
patrimoineChemin de la Grande Maison
patrimoineChemin de la Grée
patrimoineChemin de la Guillemotière
patrimoineChemin de la Loire
patrimoineChemin de la Magodière
patrimoineChemin de la Poissardière
patrimoineChemin de l'Aven
patrimoineChemin de la Vieille Boulette
patrimoineChemin de la Violière
patrimoineChemin des Bauches
patrimoineChemin des Cyprès
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Galonnières
patrimoineChemin des Goulets
patrimoineChemin des Mares
patrimoineChemin des Rochettes
patrimoineChemin de Tremint
patrimoineChemin du Breil
patrimoineChemin du Breil à la Paquelais
patrimoineChemin du Diable
patrimoineChemin du Pli
patrimoineChemin du Tertre
patrimoineChemin la Route Grande Noë de à du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Cours Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Impasse de la Chézine
patrimoineImpasse de la Hubonnière
patrimoineImpasse de la Maison Cochée
patrimoineImpasse des Camélias
patrimoineImpasse des Églantiers
patrimoineImpasse des Hêtres
natureImpasse des Marronniers
patrimoineImpasse des Naudières
patrimoineImpasse des Sabotiers
patrimoineImpasse des Tonneliers
patrimoineKer Abel
patrimoineLe Chemin Vert
patrimoinePlace de la Perrière
patrimoinePlace du Chaffault
patrimoinePlace du Pré Fleuri
patrimoinePlace François Baudry
patrimoineRoute de Bongarant
patrimoineRoute de Brimberne
patrimoineRoute de Châtillon
patrimoineRoute de la Choutière
patrimoineRoute de la Hubonnière
patrimoineRoute de la Trourie
patrimoineRoute des Goulets
patrimoineRoute des Naudières
patrimoineRoute des Tertreaux
patrimoineRue Alphonse de Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Arthur Rimbaud
patrimoineRue de Beauséjour
patrimoineRue de Bel Air
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Bongarant
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Flore
patrimoineRue de la Bastille
patrimoineRue de la Blanchaie
patrimoineRue de la Boissière
patrimoineRue de la Bretonnière
patrimoineRue de la Bussonnière
patrimoineRue de la Carterie
patrimoineRue de la Chapelle Bongarant
patrimoineRue de la Châtaigneraie
patrimoineRue de la Chesnaie
patrimoineRue de la Chevrolière
patrimoineRue de la Chézine
patrimoineRue de la Clairière
patrimoineRue de la Colinière
patrimoineRue de la Contrie
patrimoineRue de la Corniche
patrimoineRue de la Coudraie
patrimoineRue de la Cressonnière
patrimoineRue de la Fabrique
patrimoineRue de la Ferme
patrimoineRue de la Ferronnière
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Fragonnette
patrimoineRue de la Futaie
patrimoineRue de la Gagnerie
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Gâtine
patrimoineRue de la Gaulonnière
patrimoineRue de la Guillocherie
patrimoineRue de la Haie Fleurie
patrimoineRue de la Hubonnière
patrimoineRue de la Jaunaie
patrimoineRue de la Lande
natureRue de l'Allouée
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Maison Cochée
patrimoineRue de la Métairie
patrimoineRue de la Morinière
patrimoineRue de la Morlière
patrimoineRue de la Motte
patrimoineRue de la Mulotière
patrimoineRue de la Pentecôte
patrimoineRue de la Pépinière
patrimoineRue de la Pommeraie
patrimoineRue de la Praudière
patrimoineRue de la Rivière
natureRue de la Roche
patrimoineRue de la Sauzeraie
patrimoineRue de la Sensive
patrimoineRue de la Serpentine
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de l'Aubinière
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de la Vicairerie
patrimoineRue de la Vigne
natureRue de l'Église
patrimoineRue de l'Éperonnière
patrimoineRue de l'Hermitage
patrimoineRue de l'Orangerie
patrimoineRue de l'Orée du Bourg
patrimoineRue de Nantes
patrimoineRue de Plaisance
patrimoineRue de Rieux
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Alisiers
patrimoineRue des Aloès
patrimoineRue des Azalées
patrimoineRue des Bauches
patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Boutons d'Or
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Buissonnets
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Charmes
patrimoineRue des Clochettes
patrimoineRue des Closes
patrimoineRue des Colchiques
patrimoineRue des Écureuils
patrimoineRue des Épinettes
patrimoineRue des Fontenelles
patrimoineRue des Fougères
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Georgeries
patrimoineRue des Grands Bois
patrimoineRue des Grillons
patrimoineRue des hortensias
patrimoineRue des Hortensias
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Jacinthes
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Magnolias
patrimoineRue des Maraîchers
patrimoineRue des Margotiers
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Mossières
patrimoineRue des Mufliers
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Noues
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patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue des Pâtureaux
patrimoineRue des Pics Verts
patrimoineRue des Plantes
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Puisatiers
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Sapins
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tisserands
patrimoineRue des Troënes
patrimoineRue des Tulipiers
patrimoineRue du Berligout
patrimoineRue du Bignon
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bois Colin
patrimoineRue du Bois d'Argent
patrimoineRue du Bois Joli
patrimoineRue du Bois Marie
patrimoineRue du Bosquet
patrimoineRue du Capitaine Némo
patrimoineRue du Carré Norgands
patrimoineRue du Cens
patrimoineRue du Chêne aux Loups
natureRue du Clos Fleuri
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Doussais
patrimoineRue du Dréneuf
patrimoineRue du Fresne
patrimoineRue du Grand Clos
patrimoineRue du Hameau
patrimoineRue du Mesnil
patrimoineRue du Meunier
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin l'Évêque
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Muguet
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Parc de la Forêt
natureRue du Passage Est
patrimoineRue du Pâtis
patrimoineRue du Petit Bois
patrimoineRue du Plessis
patrimoineRue du Pré
patrimoineRue du Printemps
patrimoineRue du Taillis
patrimoineRue du Tertre
patrimoineRue du Vallon
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue du Vigneau
natureRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Voie de l'Eau au Passage Jahran
patrimoineVoie Express de Nantes à Brest
patrimoine