Rues de Paroisse de Saint-Didier-sur-Chalaronne
414 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire des Leynards
patrimoineAllée de Crénans
patrimoineAllée du 19 Mars 1962
patrimoineAllée du Bois Plan
patrimoineAllée du Carillon
patrimoineAllée du Centre
patrimoineAllée du Champ du Loup
patrimoineAllée du Cimetière
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée Étang Riveriat
natureAllée Georges Agniel
patrimoineAllée Pénélope
patrimoineAvenue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Avenue des Écoles
patrimoineAvenue du Port
patrimoineCarrefour du Centre
patrimoineChemin Creux
patrimoineChemin de Barbarel
patrimoineChemin de Barjoux
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Béva
patrimoineChemin de Bezenin
patrimoineChemin de Bonne Temps
patrimoineChemin de Bourchaneins
patrimoineChemin de Bussière
patrimoineChemin de Champ Chauneins
patrimoineChemin de Chassagne
patrimoineChemin de Châtenay
patrimoineChemin de Collonge
patrimoineChemin de Corcelles
patrimoineChemin de Côte Laine
patrimoineChemin de Couty
patrimoineChemin de Farcery
patrimoineChemin de Graboz
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de la Chanée
patrimoineChemin de la Charrière Bénite
patrimoineChemin de la Collonge
patrimoineChemin de la Combette
patrimoineChemin de la Croix de Bois
patrimoineChemin de la Croix du Haut-Mizériat
patrimoineChemin de la Dame
patrimoineChemin de la Gare
patrimoineChemin de la Graille
patrimoineChemin de la Grande Charrière
patrimoineChemin de la Grande Gibode
patrimoineChemin de la Gravière
patrimoineChemin de la Grimode
patrimoineChemin de la Lagune
patrimoineChemin de la Laiterie
patrimoineChemin de l'Ancien Barrage
patrimoineChemin de l'Ancienne Chapelle
patrimoineChemin de l'Ancienne Ferme
patrimoineChemin de la Passerelle de Vannans
patrimoineChemin de la Platte
patrimoineChemin de la Prairie
natureChemin de la Rabouelle
patrimoineChemin de la Tibode
patrimoineChemin de l'Épinet
patrimoineChemin de Merèges
patrimoineChemin de Montgizon
patrimoineChemin de Montgoin
patrimoineChemin de Mont Popier
patrimoineChemin de Pellerat
patrimoineChemin de Pont des Sires
patrimoineChemin de Port de Mure
patrimoineChemin de Pravieux
patrimoineChemin de Romans
patrimoineChemin de Roussillon
patrimoineChemin de Saint-Blaise
patrimoineChemin de Saint-Martin
patrimoineChemin des Allemagnes
patrimoineChemin des Avaneins
patrimoineChemin des Balmes
patrimoineChemin des Bergerettes
patrimoineChemin des Billons
patrimoineChemin des Blés
patrimoineChemin des Brondes
patrimoineChemin des Cours
patrimoineChemin des Creuses
patrimoineChemin des Croisettes
patrimoineChemin des Croix
patrimoineChemin des Crozes
patrimoineChemin des Debost
patrimoineChemin des Fontanettes
patrimoineChemin des Fournacaux
patrimoineChemin des Fromentaux
patrimoineChemin des Ilons
patrimoineChemin des Manigands
patrimoineChemin des Ménigaudes
patrimoineChemin des Pelletiers
patrimoineChemin des Platières
patrimoineChemin des Proussettes
patrimoineChemin des Rats
patrimoineChemin des Rivons
patrimoineChemin des Rollets
patrimoineChemin des Rougets
patrimoineChemin des Sablons
patrimoineChemin des Terres de Poncharrat
patrimoineChemin des Trois Coins
patrimoineChemin des Vernettes
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Tallard
patrimoineChemin de Traffay
patrimoineChemin de Trève Benoît
patrimoineChemin de Trève Giroud
patrimoineChemin de Valenciennes
patrimoineChemin de Valle
patrimoineChemin de Vannans
patrimoineChemin de Villesollier
patrimoineChemin d'Offanans
patrimoineChemin d'Onjard
patrimoineChemin d'Ornandières
patrimoineChemin du Caillat
patrimoineChemin du Caton
patrimoineChemin du Centre
patrimoineChemin du Champ du Loup
patrimoineChemin du Champ du Poirier
patrimoineChemin du Champ Pierre
patrimoineChemin du Clos Jonchy
patrimoineChemin du Creux Ferrat
patrimoineChemin du Deaulx
patrimoineChemin du Douvres
patrimoineChemin du Grand Levé
patrimoineChemin du Haut-Mizériat
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Maroc
patrimoineChemin du Minguet
patrimoineChemin du Moulin des Vernes
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Mousset
patrimoineChemin du Paqui
patrimoineChemin du Pérozet
patrimoineChemin du Roget
patrimoineChemin du Romaneins
patrimoineChemin du Stade
patrimoineChemin du Stade des Petits Oiseaux
patrimoineChemin du Trève de Galle
patrimoineChemin du Vaizé
patrimoineChemin Grange de Veyle
patrimoineChemin Saint-Cyprien
patrimoineChemin Saint-Jean
patrimoineGrande Rue
patrimoineGrande Rue de Flurieux
patrimoineImpasse Baijard
patrimoineImpasse Bois Rolland
patrimoineImpasse Bois Villon
patrimoineImpasse de Bourchaneins
patrimoineImpasse de Brody
patrimoineImpasse de Champagne
patrimoineImpasse de Chantegrillet
patrimoineImpasse de Chante Merle
patrimoineImpasse de Chazelle
patrimoineImpasse de Combabonet
patrimoineImpasse de la Bourbonnière
patrimoineImpasse de la Bresse
patrimoineImpasse de la Champé
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de la Colonie
patrimoineImpasse de la Creuse
patrimoineImpasse de la Ferme
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Genardière
patrimoineImpasse del a Grange aux Loups
patrimoineImpasse de la Grange de Ville
patrimoineImpasse de la Gravière
patrimoineImpasse de la Lie
patrimoineImpasse de la Longe Raie
patrimoineImpasse de l'Annexe
patrimoineImpasse de la Passerelle de Saint-Julien
patrimoineImpasse de la Petite Calonne
patrimoineImpasse de la Poype
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de l'Auberge
patrimoineImpasse de la Vierge
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse de Moncet
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Aies
patrimoineImpasse des Belles Femmes
patrimoineImpasse des Capucines
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Charmilles
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Étangs
natureImpasse des Fioux
patrimoineImpasse des Fontanettes
patrimoineImpasse des Froutières
patrimoineImpasse des Hauts de la Verchère
patrimoineImpasse des Huguets
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Marmatières
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Pêcheurs
patrimoineImpasse de Spire
patrimoineImpasse des Rives
patrimoineImpasse des Rives du Pontcharat
patrimoineImpasse des Rivons
patrimoineImpasse des Rollets
patrimoineImpasse des Terres Blanches
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Trois Villas
patrimoineImpasse des Vergers
patrimoineImpasse de Trève Giroud
patrimoineImpasse d'Offanans
patrimoineImpasse du Bief
patrimoineImpasse du Bouchet
patrimoineImpasse du Bourg
patrimoineImpasse du Champ du Cerisier
patrimoineImpasse du Châtelet
patrimoineImpasse du Clos des Mésanges
patrimoineImpasse du Coteau de Ravet
patrimoineImpasse du Coteau Vallon
patrimoineImpasse du Dérontay
patrimoineImpasse du Gros Chêne
natureImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Petit Chapeland
patrimoineImpasse du Pigeonnier
patrimoineImpasse du Pré des Rollets
patrimoineImpasse du Pré Vert
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse du Romaneins
patrimoineImpasse du Suc
patrimoineImpasse Loustic du Matin
patrimoineImpasse Mont Essui
patrimoineImpasse Portebœuf
patrimoineImpasse Pré du Bourg
patrimoineImpasse Saint-Claude
patrimoineLe Port
patrimoineLe Vernay
patrimoineLotissement Clos du Cèdre
patrimoineLotissement Clos Saint-Cyprien
patrimoineLotissement du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Lotissement du Village
patrimoineLotissement la Chalaronne
patrimoineLotissement la Sablonnière
patrimoineLotissement Le Caton
patrimoineLotissement le Clos des Lys
patrimoineLotissement Le Clos des Vergers
patrimoineLotissement Le Clos Saint-Martin
patrimoineLotissement les Peupliers
natureLotissement Pierre Blanche
patrimoineMontée de la Mairie
patrimoineMontée des Avaneins
patrimoineMontée des Brocatières
patrimoineMontée de Serans
patrimoineMontée des Humberts
patrimoineMontée du Cerisier
patrimoineMontée Saint-Vincent
patrimoinePassage de la Mairie
patrimoinePlace de la Bascule
patrimoinePlace de la Culture
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Anciens Combattants
patrimoinePlace des Combattants
patrimoinePlace des Dombes
patrimoinePlace des Halles
patrimoinePlace des Irranges
patrimoinePlace d'Obourg
patrimoinePlace du Carillon
patrimoinePlace Duc du Maine
patrimoinePlace du Collège Royal
patrimoinePlace du Général Jean-Baptiste Marchand
patrimoinePlace du Maquis des Bois d'Illiat
histoirePlace du Tourisme
patrimoinePlace Georges Agniel
patrimoinePlace Marthe Etcheverria
patrimoinePont de Thoissey
patrimoineRoute de Belhomme
patrimoineRoute de Bey
patrimoineRoute de Bourg
patrimoineRoute de Bramafan
patrimoineRoute de Champanelle
patrimoineRoute de Châtillon
patrimoineRoute de Flurieux
patrimoineRoute de Jorfond
patrimoineRoute de la Barrière
patrimoineRoute de la Carronière
patrimoineRoute de la Charrière Bénite
patrimoineRoute de la Croix du Jubilé
patrimoineRoute de la Garenne
patrimoineRoute de la Glane
patrimoineRoute de l'Ancienne Gare
patrimoineRoute de la Plaigne
patrimoineRoute de la Rassassière
patrimoineRoute de l'Étang
natureRoute de Merèges
patrimoineRoute de Montluisant
patrimoineRoute de Montpopier
patrimoineRoute de Neuville
patrimoineRoute Départementale 933
patrimoineRoute de Peyzieux
patrimoineRoute de Pont-de-Veyle
patrimoineRoute de Saint-Étienne-sur-Chalaronne
patrimoineRoute de Saint-Romain
patrimoineRoute des Bourry
patrimoineRoute des Brocartières
patrimoineRoute des Cent Coupées
patrimoineRoute des Champs
patrimoineRoute des Colombards
patrimoineRoute des Contamines
patrimoineRoute des Étangs
natureRoute des Îles
patrimoineRoute de Simandre
patrimoineRoute des Janins
patrimoineRoute des Maisons Brûlées
patrimoineRoute des Teppes
patrimoineRoute de Thoissey
patrimoineRoute de Trève Le Vô
patrimoineRoute de Trévoux
patrimoineRoute de Valeins
patrimoineRoute d'Illiat
patrimoineRoute d'Onjard
patrimoineRoute du Bas Mizériat
patrimoineRoute du Beaujolais
patrimoineRoute du Bois Semé
patrimoineRoute du Champ de Bataille
patrimoineRoute du Cléart
patrimoineRoute du Grand Saint-Loup
patrimoineRoute du Lotissement en Bresse
patrimoineRoute du Tang
patrimoineRoute Terre de la Vigne
natureRue Albert Camus
patrimoineRue de Bel Air
patrimoineRue de Bresse
patrimoineRue de Challes
patrimoineRue de Crénans
patrimoineRue de la Bascule
patrimoineRue de la Bresse
patrimoineRue de la Chalaronne
patrimoineRue de la Charrière Berthière
patrimoineRue de la Cité
patrimoineRue de la Croix Blanche
patrimoineRue de la Croix Goyet
patrimoineRue de la Dombes
patrimoineRue de la Fontaine Penet
patrimoineRue de la Grande Mademoiselle
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de l'Ancien Lavoir
patrimoineRue de la Poype
patrimoineRue de la Principauté des Dombes
patrimoineRue de la Rappia
patrimoineRue de l'Arquebuse
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Hippodrome
patrimoineRue de l'Hôpital
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patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de Merèges
patrimoineRue de Mirande
patrimoineRue de Pompon
patrimoineRue de Prissiniac
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Devaudes
patrimoineRue des Entrepreneurs
patrimoineRue des Étangs
natureRue des Huguets
patrimoineRue des Illards
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marmatières
patrimoineRue des Prés en Galleret
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Roseraies
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue de Tierce
patrimoineRue de Trélon
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patrimoineRue du Beaujolais
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patrimoineRue du Cartelet
patrimoineRue du Carteron Bozet
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Champ Crépin
patrimoineRue du Champ-Favre
patrimoineRue du Champ Loup
patrimoineRue du Clos des Roses
patrimoineRue du Couchoux
patrimoineRue du Faubourg des Dombes
patrimoineRue du Grand Plantiez
patrimoineRue du Jubilé
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Plateau de Challes
patrimoineRue du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Rue du Pont
patrimoineRue du Pontcharrat
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Puits Blanchon
patrimoineRue du Repos
patrimoineRue En Corran
patrimoineRue En Gallerey
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Joseph Berlioz
patrimoineRuelle des Platières
patrimoineRuellle de la Genardière
patrimoineRue Louis Marchand
patrimoineRue Messire Girie
patrimoineRue Paul Blanc
patrimoineRue Paul et Alfred Melot
patrimoineRue Rabutin
patrimoineRue Raymond Noël
patrimoineRue Sainte-Madeleine
patrimoineRue Terres des Pièces
patrimoineVoie Bleue
patrimoineVoie des 1400 Ans
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