Rues de Paroisse de Reyrieux
334 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Chantavril
patrimoineAllée de la Bergère
patrimoineAllée de la Gasse
patrimoineAllée de la Paleyne
patrimoineAllée de la Pelette
patrimoineAllée de la Talençonne
patrimoineAllée de la Versanne
patrimoineAllée de l'Oseraie
patrimoineAllée de Plein Sud
patrimoineAllée des Aigrettes
patrimoineAllée des Blés Murs
patrimoineAllée des Châtaigniers
patrimoineAllée des Coquelicots
patrimoineAllée des Églantines
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Lavandes
patrimoineAllée des Magnolias
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Merles
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Meunières
patrimoineAllée des Passereaux
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Thuyas
patrimoineAllée des Tourterelles
patrimoineAllée des Troënes
patrimoineAllée du Chaneyron
patrimoineAllée du Clapier
patrimoineAllée du Clos du Midi
patrimoineAllée du Pic Vert
patrimoineAllée du Pré Benoz
patrimoineAllée du Saule
patrimoineAllée Jean Mermoz
patrimoineAllée Louis Lumière
patrimoineAvenue Lavoisier
patrimoineChemin Creux
patrimoineChemin de Beaulieu
patrimoineChemin de Bernoud
patrimoineChemin de Bussiges
patrimoineChemin de Cassolet
patrimoineChemin de Champ Bolas
patrimoineChemin de Chantegrillet
patrimoineChemin de Creuse Roussillon
patrimoineChemin de Dessous
patrimoineChemin de Garnerans
patrimoineChemin de Gâte Fer
patrimoineChemin de Gigneux
patrimoineChemin de Grand Buisson
patrimoineChemin de Grande Fagne
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de la Blanchisserie
patrimoineChemin de la Carême
patrimoineChemin de la Charité
patrimoineChemin de la Chautanne
patrimoineChemin de la Creusette
patrimoineChemin de la Croûte
patrimoineChemin de la Grande Terre
patrimoineChemin de la Grange Fagot
patrimoineChemin de la Gravière
patrimoineChemin de la Mairie
patrimoineChemin de la Reste
patrimoineChemin de la Suatière
patrimoineChemin de la Verne
patrimoineChemin de l'Écho
patrimoineChemin de l'Étang Dent
natureChemin de l'Étang Romand
natureChemin de Lézieux
patrimoineChemin de Paradis
patrimoineChemin de Pouilleux
patrimoineChemin de Reyrieux
patrimoineChemin des 3 Fontaines
patrimoineChemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Chemin de Saône
patrimoineChemin des Bognets
patrimoineChemin des Brettets
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Collières
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Crapauds
patrimoineChemin des Dorriers
patrimoineChemin des Ébaudes
patrimoineChemin des Écherolles
patrimoineChemin des Eguets
patrimoineChemin de Sertelon
patrimoineChemin des Genêts
patrimoineChemin des Grandes Creuses
patrimoineChemin des Iris
patrimoineChemin des Lévottes
patrimoineChemin des Libellules
patrimoineChemin des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Chemin des Minimes
patrimoineChemin des Moines
patrimoineChemin des Mouchettes
patrimoineChemin des Mûriers
patrimoineChemin des Paillasses
patrimoineChemin des Pennetières
patrimoineChemin des Pesandières
patrimoineChemin des Peupliers
natureChemin des Roches
patrimoineChemin des Sables
patrimoineChemin des Talapins
patrimoineChemin des Vanneaux
patrimoineChemin des Varennes
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Veissieux le Haut
patrimoineChemin d'Herbevache
patrimoineChemin du Bois des Collières
patrimoineChemin du Bret
patrimoineChemin du Budron
patrimoineChemin du Cerdon
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Clos
patrimoineChemin du Coquetier
patrimoineChemin du Coteau
patrimoineChemin du Fagot
patrimoineChemin du Grand Champ
patrimoineChemin du Grand Rieux
patrimoineChemin du Lièvre
patrimoineChemin du Mont Peloux
patrimoineChemin du Petit Bois
patrimoineChemin du Pillet
patrimoineChemin du Plat
patrimoineChemin du Pont de l'Âne
patrimoineChemin du Pont de Pierre
patrimoineChemin du Port Bernalin
patrimoineChemin du Port Masson
patrimoineChemin du Pré Blanc
patrimoineChemin du Pré Jacquin
patrimoineChemin du Pré Moiroux
patrimoineChemin du Temps
patrimoineChemin du Tilleul
natureChemin du Trève d'Ars
patrimoineChemin du Trève Magnin
patrimoineChemin du Val
patrimoineChemin du Vicart
patrimoineChemin En Rosier
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin Vert
patrimoineClos de la Belle Cordière
patrimoineClos des Mûriers
patrimoineClos du Château
patrimoineClos Joséphine
patrimoineGrande Rue
patrimoineHameau du Centre
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Champ du Mûrier
patrimoineImpasse de Corcochet
patrimoineImpasse de Cornu
patrimoineImpasse de la Bascule
patrimoineImpasse de la Chênaie
patrimoineImpasse de la Croix d’Ain
patrimoineImpasse de la Croix Morel
patrimoineImpasse de la Grande Ferme
patrimoineImpasse de la Grange
patrimoineImpasse de la Grange Blanche
patrimoineImpasse de la Hulotte
patrimoineImpasse de la Longère
patrimoineImpasse de la Madonne
patrimoineImpasse de la Pépinière
patrimoineImpasse de la Petite Bachée
patrimoineImpasse de la Rabouillère
patrimoineImpasse de la Ramassière
patrimoineImpasse de la Sauzaie
patrimoineImpasse de la Serve
patrimoineImpasse de l'Avoine
patrimoineImpasse de l'Horizon
patrimoineImpasse de Morancier
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Biches
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Bouleaux
patrimoineImpasse des Céréaliers
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Charmilles
patrimoineImpasse des Coccinelles
patrimoineImpasse des Coteaux
patrimoineImpasse des Cotes
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Essarts
patrimoineImpasse des Girolles
patrimoineImpasse des Grillons
patrimoineImpasse des Ifs
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jumelles
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Montées
patrimoineImpasse des Myosotis
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Pies
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Prés Villars
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Sables
patrimoineImpasse des Sorbiers
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse des Sycomores
patrimoineImpasse des Terrasses
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Trouillères
patrimoineImpasse des Vanniers
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse des Vignes du Châtel
natureImpasse d'Herbevache
patrimoineImpasse Donjoux
patrimoineImpasse du Clos de la Ferme
patrimoineImpasse du Grand Logis
patrimoineImpasse du Hameau du Château
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Lys
patrimoineImpasse du Pavillon
patrimoineImpasse du Pigeonnier
patrimoineImpasse du Pilon
patrimoineImpasse du Platane
patrimoineImpasse du Pré Meulan
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Saule
patrimoineImpasse du Seigle
patrimoineImpasse du Sureau
patrimoineImpasse du Temps
patrimoineImpasse du Tilleul
natureImpasse du Verger
patrimoineImpasse du Vignard
patrimoineImpasse Est des Eglantines
patrimoineImpasse George Sand
patrimoineImpasse Jacques Prévert
patrimoineImpasse Ouest des Eglantines
patrimoineImpasse Plein Soleil
patrimoineLe Clos de Bellevue
patrimoineLe Clos de la Gare
patrimoineLe Parc des Sables
patrimoineLe Petit Chemin
patrimoineLe Verger Vendon
patrimoineLigne de Lyon à Trévoux
patrimoineLittle Fish Land
patrimoineLotissement Le Bois du Châtel
patrimoineLotissement le Côteau
patrimoineLotissement Le Pré des Minimes
patrimoineLotissement Les Prés de Villars II
patrimoineMontée Curtil
patrimoineMontée de Balmont
patrimoineMontée de Bellevue
patrimoineMontée de Bernoud
patrimoineMontée des Balmes
patrimoineMontée des Gambettes
patrimoineMontée des Plagnes
patrimoineMontée du Calvaire
patrimoineMontée du Charron
patrimoinePassage à la Côte
patrimoinePassage de la Gasquinière
patrimoinePassage de la Gasse
patrimoinePassage de la Grange Cantain
patrimoinePassage de l'Ancien Relais
patrimoinePassage des Meunières
patrimoinePassage du Bry
patrimoinePassage du Cheval Coquet
patrimoinePassage du Lavoir
patrimoinePassage du Saule
patrimoinePlace Cerretto-Laziale
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Prés Villars
patrimoineRoute de Bourg en Bresse
patrimoineRoute de Civrieux
patrimoineRoute de Genay
patrimoineRoute de la Dombes
patrimoineRoute de la Genetière
patrimoineRoute de la Source
patrimoineRoute de Lyon
patrimoineRoute de Massieux
patrimoineRoute de Neuville-sur-Saône
patrimoineRoute de Ramée
patrimoineRoute de Reyrieux
patrimoineRoute de Saint-André de Corcy
patrimoineRoute des Esses
patrimoineRoute de Trévoux
patrimoineRoute de Veissieux-le-Bas
patrimoineRoute du Bois Ravat
patrimoineRoute du Chanay
patrimoineRoute du Pou du Ciel
patrimoineRue Carriat
patrimoineRue Châteauvieux
patrimoineRue Comte de Chateaubriand
patrimoineRue Copernic
patrimoineRue de Cornu
patrimoineRue de la Courge
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Font Bénite
patrimoineRue de la Font Martin
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Petite Batie
patrimoineRue de la Place
patrimoineRue de la Ramassière
patrimoineRue de la Rouette
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue des Asters
patrimoineRue des Communaux
patrimoineRue des Écoliers
patrimoineRue des Garennes
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Grives
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Platières
patrimoineRue des Prés Villars
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue du Bry
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Grand Logis
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Loure
patrimoineRue du Parc des Sables
patrimoineRue du Pâtre
patrimoineRue du Pou du Ciel
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Vieux Chêne
natureRue du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Georges Charpak
patrimoineRue Grange-Basse
patrimoineRue Jean Compagnon
patrimoineRue Léonard de Vinci
patrimoineRue Lindberg
patrimoineRue Louis Antoine Duriat
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Neyret
patrimoineRue Raymond Chevrot
patrimoineRue Vendon
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Sentier des Crocus
patrimoineTraversée des Vicards
patrimoine