Rues de Paroisse de Montrevel-en-Bresse
1218 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Cavalière
patrimoineAllée de Chantaboc
patrimoineAllée de la Charlette
patrimoineAllée de la Cure
patrimoineAllée de la Forêt
natureAllée de la Gare
patrimoineAllée de l'Alisier
patrimoineAllée de la Mare
patrimoineAllée de la Mare Claude
patrimoineAllée de la Perrière
patrimoineAllée de la Poype
patrimoineAllée de l'Aulnaie
patrimoineAllée de l'Industrie
patrimoineAllée de Montmerle
patrimoineAllée de Pénard
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Allée des Billets
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Charmettes
patrimoineAllée des Charmilles
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Coccinelles
patrimoineAllée des Coquelicots
patrimoineAllée des Cordiers
patrimoineAllée des Écoliers
patrimoineAllée des Écuets
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Fauvettes
patrimoineAllée des Jardinets
patrimoineAllée des Jardins
patrimoineAllée des Laurents
patrimoineAllée des Libellules
patrimoineAllée des Lucioles
patrimoineAllée des Néfliers
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée des Orchidées
patrimoineAllée des Papillons
patrimoineAllée des Pelossiers
patrimoineAllée des Perroux
patrimoineAllée des Perthuisettes
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Rainettes
patrimoineAllée des Vignes
natureAllée du Bief
patrimoineAllée du Bois Carré
patrimoineAllée du Charriat
patrimoineAllée du Château
patrimoineAllée du Clair de Lune
patrimoineAllée du Clos de Charmeil
patrimoineAllée du Clos des Cerisiers
patrimoineAllée du Clos des Érables
patrimoineAllée du Clos Nallet
patrimoineAllée du Dauphin
patrimoineAllée du Fayolet
patrimoineAllée du Grand Pré
patrimoineAllée du Mollard
patrimoineAllée du Palais Royal
patrimoineAllée du Pavé
patrimoineAllée du Pavillon
patrimoineAllée du Petit Bosquet
patrimoineAllée du Petit Champ
patrimoineAllée du Sorbier
patrimoineAllée du Vieux Chêne
natureAllée La Cornatière 1
patrimoineAllée la Cornatière 2
patrimoineAllée La Cornatière Stade
patrimoineAllée le Barton
patrimoineAllée Les Crets des Puthods
patrimoineAncienne ligne de Chalon-sur-Saône à Bourg-en-Bresse
patrimoineAutoroute des Titans
patrimoineAvenue de Christinoz
patrimoineAvenue de Mâcon
patrimoineAvenue Georges Brassens
patrimoineBoucle Champ de la Verne
patrimoineBoucle de Belle Vavre
patrimoineBoucle de Corcelle
patrimoineBoucle de la Ronge
patrimoineBoucle de Montferrat
patrimoineBoucle des Forays
patrimoineBoucle des Quinys
patrimoineCharrière du Loup
patrimoineChemin Curtil Durand
patrimoineChemin d'Auloy
patrimoineChemin de Bâgé
patrimoineChemin de Balvay
patrimoineChemin de Barbignat
patrimoineChemin de Basses Varennes
patrimoineChemin de Beauvert
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Bely
patrimoineChemin de Béroude
patrimoineChemin de Bétreuil
patrimoineChemin de Boyer
patrimoineChemin de Bramont
patrimoineChemin de Bret
patrimoineChemin de But
patrimoineChemin de Champ Bisait
patrimoineChemin de Chante-Merle
patrimoineChemin de Charluat
patrimoineChemin de Chassagne
patrimoineChemin de Château Giroud
patrimoineChemin de Chazeau
patrimoineChemin de Chazelle
patrimoineChemin de Chérinal
patrimoineChemin de Chiloup
patrimoineChemin de Collonge
patrimoineChemin de Collonges
patrimoineChemin de Condamine
patrimoineChemin de Corbet
patrimoineChemin de Cormassine
patrimoineChemin de Cormassine / Route des Brouilles
patrimoineChemin de Cormonble
patrimoineChemin de Corvangel
patrimoineChemin de Creuze
patrimoineChemin de Crocu
patrimoineChemin de Déserte
patrimoineChemin de Donain
patrimoineChemin de Fayollet
patrimoineChemin de Fretière
patrimoineChemin de Fuisse
patrimoineChemin de Gargasson
patrimoineChemin de Gathe
patrimoineChemin de Genetière
patrimoineChemin de Grand-Tête
patrimoineChemin de Grandval
patrimoineChemin de Grange Pourret
patrimoineChemin de Grisard
patrimoineChemin de Hautes Varennes
patrimoineChemin de Jassans
patrimoineChemin de la Bidière
patrimoineChemin de la Bouchardière
patrimoineChemin de la Burdillière
patrimoineChemin de la Caravote
patrimoineChemin de la Carronnière
patrimoineChemin de la Chafollière
patrimoineChemin de la Chapelière
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Chaussée
patrimoineChemin de la Colombière
patrimoineChemin de la Couarde
patrimoineChemin de la Croix de Bois
patrimoineChemin de la Croix de Vacagnole
patrimoineChemin de la Cure
patrimoineChemin de la Dentelière
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Forêt Millet
natureChemin de la Galope
patrimoineChemin de la Gibelonnière
patrimoineChemin de la Grande Poyatière
patrimoineChemin de la Grange Maigre
patrimoineChemin de la Gruère
patrimoineChemin de la Jacques
patrimoineChemin de la Leschère
patrimoineChemin de la Levée
patrimoineChemin de la Mare Biollière
patrimoineChemin de la Mire
patrimoineChemin de l'Ancien Lavoir
patrimoineChemin de Lange
patrimoineChemin de la Perrière
patrimoineChemin de la Petite Forêt
natureChemin de la Petite Poyatière
patrimoineChemin de la Potière
patrimoineChemin de la Prairie
natureChemin de l'Ardelle
patrimoineChemin de la Rebergere
patrimoineChemin de la Reine
patrimoineChemin de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Chemin de la Reveyriat
patrimoineChemin de la Reyssouze
patrimoineChemin de la Sablière
patrimoineChemin de la Teppe
patrimoineChemin de la Tour
patrimoineChemin de la Tribaudière
patrimoineChemin de l'Aubépine
patrimoineChemin de la Valette
patrimoineChemin de la Varna
patrimoineChemin de Lavaux
patrimoineChemin de la Verchère
patrimoineChemin de la Verne
patrimoineChemin de la Vernette
patrimoineChemin de la Vieille Ronge
patrimoineChemin de la Zone Artisanale
patrimoineChemin de l'Échanet
patrimoineChemin de l'École
patrimoineChemin de l'Effondras
patrimoineChemin de l'Enfer
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l’Étang
natureChemin de l'Étang Berchoux
natureChemin de l'Étang Bonnet
natureChemin de l'Étang Chely
natureChemin de l'Étang Cordier
natureChemin de l'Étang Corian
natureChemin de l'Étang de Saint-Aubin
natureChemin de l'Étang du Bois
natureChemin de l'Étang du Grand Saule
natureChemin de l'Étang Gayand
natureChemin de l'Orgelette
patrimoineChemin de l'Orgère
patrimoineChemin de Machard
patrimoineChemin de Malet
patrimoineChemin de Marlaye
patrimoineChemin de Molessiat
patrimoineChemin de Montalibord
patrimoineChemin de Montaliègre
patrimoineChemin de Montaplan
patrimoineChemin de Montdésert
patrimoineChemin de Montrachy
patrimoineChemin de Négray
patrimoineChemin de Nizy
patrimoineChemin de Patard
patrimoineChemin de Pérignat
patrimoineChemin de Plansol
patrimoineChemin de Ponsonne
patrimoineChemin de Ravallin
patrimoineChemin de Ravallin / Chemin de la Reveyriat
patrimoineChemin de Reculande
natureChemin de Remondange
patrimoineChemin de Riattez
patrimoineChemin de Ronde
patrimoineChemin de Ronjon
patrimoineChemin de Rouboz
patrimoineChemin de Rousset
patrimoineChemin des 100 Sillons
patrimoineChemin des Albanières
patrimoineChemin des Amyons
patrimoineChemin des Baisses
patrimoineChemin des Bambous
patrimoineChemin des Barges
patrimoineChemin des Barrières
patrimoineChemin des Baudières
patrimoineChemin des Beaux Bois
patrimoineChemin des Berardans
patrimoineChemin des Beutelons
patrimoineChemin des Bichatoux
patrimoineChemin des Bierles
patrimoineChemin des Billes
patrimoineChemin des Blouzes
patrimoineChemin des Bois Buclet
patrimoineChemin des Bois de Lhu
patrimoineChemin des Bois Devin
patrimoineChemin des Bons
patrimoineChemin des Boulatières
patrimoineChemin des Boz
patrimoineChemin des Brouilles
patrimoineChemin des Bruelles
patrimoineChemin des Buissonnets
patrimoineChemin des Cadets
patrimoineChemin des Cadolles
patrimoineChemin des Calèches
patrimoineChemin des Callets
patrimoineChemin des Caronnières
patrimoineChemin des Champs
patrimoineChemin des Chanaux
patrimoineChemin des Chanays
patrimoineChemin des Chanées
patrimoineChemin des Chapelins
patrimoineChemin des Charmes
patrimoineChemin des Charmilles
patrimoineChemin des Chaudys
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Chuets
patrimoineChemin des Closets
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Communes
patrimoineChemin des Condamines
patrimoineChemin des Corbières
patrimoineChemin des Cordiers
patrimoineChemin des Cornalières
patrimoineChemin des Couarles
patrimoineChemin des Creusières
patrimoineChemin des Curtils
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Écuets
patrimoineChemin de Seillières
patrimoineChemin des Épinettes
patrimoineChemin des Épingliers
patrimoineChemin de Servette
patrimoineChemin de Servignat
patrimoineChemin des Essards
patrimoineChemin des Étanches
patrimoineChemin des Feuilles
patrimoineChemin des Fontaines
patrimoineChemin des Forêts
natureChemin des Fourches
patrimoineChemin des Garennes
patrimoineChemin des Gouilles
patrimoineChemin des Gouttes
patrimoineChemin des Grand Bois
patrimoineChemin des Grandes Fontaines
patrimoineChemin des Grands Bois
patrimoineChemin des Granges Neuves
patrimoineChemin des Grenouilles
patrimoineChemin des Grevillières
patrimoineChemin des Guichardets
patrimoineChemin des Lacs
patrimoineChemin des Laurents
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin des Marlesses
patrimoineChemin des Mathieux
patrimoineChemin des Messettes
patrimoineChemin des Midys
patrimoineChemin des Nièvres
patrimoineChemin des Noyers
patrimoineChemin des Oassats
patrimoineChemin de Sottizon
patrimoineChemin des Pelus
patrimoineChemin des Peralles
patrimoineChemin des Perrières
patrimoineChemin des Perroux
patrimoineChemin des Pétodières
patrimoineChemin des Piolys
patrimoineChemin des Planchettes
patrimoineChemin des Plans
patrimoineChemin des Plantes
patrimoineChemin des Platières
patrimoineChemin des Pochons
patrimoineChemin des Pommerayes
patrimoineChemin des Ponthus
patrimoineChemin des Popotières
patrimoineChemin des Prairies
natureChemin des Prés
patrimoineChemin des Presles
patrimoineChemin des Preusets
patrimoineChemin des Rattes
patrimoineChemin des Rentes
patrimoineChemin des Rousses
patrimoineChemin des Routes
patrimoineChemin des Sables
patrimoineChemin des Seigneurs
patrimoineChemin des Senetières
patrimoineChemin des Serves
patrimoineChemin des Teppes
patrimoineChemin des Thiètres
patrimoineChemin des Tourterelles
patrimoineChemin des Tronches
patrimoineChemin des Varvottes
patrimoineChemin des Vernays
patrimoineChemin des Vernes
patrimoineChemin des Vernettes
patrimoineChemin de Thiboud
patrimoineChemin de Vernaye
patrimoineChemin de Veyriat
patrimoineChemin du Bas-Bourg
patrimoineChemin du Bayardon
patrimoineChemin du Blétonnet
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Bois Charmet
patrimoineChemin du Bois Collomb
patrimoineChemin du Bois d'Arche
patrimoineChemin du Bois de Chamandre
patrimoineChemin du Bois de la Dame
patrimoineChemin du Bois des Gouttes
patrimoineChemin du Bois Viallet
patrimoineChemin du Bonnard
patrimoineChemin du Boudet
patrimoineChemin du Bourg
patrimoineChemin du Bout du Monde
patrimoineChemin du Brouillard
patrimoineChemin du Champ Bernardin
patrimoineChemin du Champ de Foire
patrimoineChemin du Champ de la Jeanne
patrimoineChemin du Champ de la Verne
patrimoineChemin du Champ Fleuret
patrimoineChemin du Champ Levras
patrimoineChemin du Charriat
patrimoineChemin du Châtaignier
patrimoineChemin du Château de Crangeat
patrimoineChemin du Château de Vacagnole
patrimoineChemin du Châtelet
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Colombier
patrimoineChemin du Cornaillon
patrimoineChemin du Curtil
patrimoineChemin du Curtil Bereau
patrimoineChemin du Curtil Gallet
patrimoineChemin du Déromptay
patrimoineChemin du Domaine des Mares
patrimoineChemin du Frêne
patrimoineChemin du Futioz
patrimoineChemin du Grand Gottex
patrimoineChemin du Grand Taillis
patrimoineChemin du Grand Vigneux
natureChemin du Haut-Châtelet
patrimoineChemin du Luizet
patrimoineChemin du Luminaire
patrimoineChemin du Marronnier
patrimoineChemin du Merle
patrimoineChemin du Mollard
patrimoineChemin du Montet
patrimoineChemin du Moulin de Bevay
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin Neuf
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Muguet
patrimoineChemin du Palais Royal
patrimoineChemin du Paradis
patrimoineChemin du Peloux
patrimoineChemin du Petit Ronjon
patrimoineChemin du Petit Tétié
patrimoineChemin du Petit Viannay
patrimoineChemin du Petit Vigneux
natureChemin du Portail
patrimoineChemin du Pré Guyard
patrimoineChemin du Pré Luc
patrimoineChemin du Pré Neuf
patrimoineChemin du Pressoir
patrimoineChemin du Pré Varys
patrimoineChemin du Pruzet
patrimoineChemin du Quart d'Amont
patrimoineChemin du Salençon
patrimoineChemin du Sorbier
patrimoineChemin du Taillis Gentil
patrimoineChemin du Tillet
patrimoineChemin du Tourniquet
patrimoineChemin du Vallon
patrimoineChemin du Vallon du Paradis
patrimoineChemin du Vernay
patrimoineChemin du Village d'en-Haut
patrimoineChemin Terre du Fort
patrimoineClos des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Clos des Communes
patrimoineClos des Coupées
patrimoineClos des Jardinets
patrimoineClos des Noyers
patrimoineClos du Carouge
patrimoineClos Mathilde
patrimoineCour des Miracles
patrimoineCours Gourillon
patrimoineDomaine du Lavoir
patrimoineDomaine Saint-Roch
patrimoineEspace du 19 Mars 1962
patrimoineEsplanade de la Poste
patrimoineEsplanade du Petit Tour
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse de Bâgé
patrimoineImpasse de Beauregard
patrimoineImpasse de Beguet
patrimoineImpasse de Bel-Air
patrimoineImpasse de Bois Coulon
patrimoineImpasse de Bonnacour
patrimoineImpasse de Bonne Fontaine
patrimoineImpasse de Caillet
patrimoineImpasse de Chalandet
natureImpasse de Challes
patrimoineImpasse de Chamandre
patrimoineImpasse de Champveyron
patrimoineImpasse de Chavannes
patrimoineImpasse de Chavanosse
patrimoineImpasse de Collonges
patrimoineImpasse de Cours d'Amont
patrimoineImpasse de Crocu
patrimoineImpasse de Faissolles
patrimoineImpasse de Fayollet
patrimoineImpasse de Feignoux
patrimoineImpasse de Fessot
patrimoineImpasse de Grosbois
patrimoineImpasse de Haute Taille
patrimoineImpasse de la Boigna
patrimoineImpasse de la Bouchardière
patrimoineImpasse de la Bruyère
patrimoineImpasse de la Carronnière
patrimoineImpasse de la Chandelière
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de la Charmette
patrimoineImpasse de la Clochère
patrimoineImpasse de la Collonge
patrimoineImpasse de la Colombe
patrimoineImpasse de la Croix de Pierre
patrimoineImpasse de la Croix Joly
patrimoineImpasse de la Cuma
patrimoineImpasse de la Cure
patrimoineImpasse de la Forge
patrimoineImpasse de la Fregonière
patrimoineImpasse de la Galette
patrimoineImpasse de la Grange Martin
patrimoineImpasse de la Grosse Grange
patrimoineImpasse de la Lescherette
patrimoineImpasse de la Longère
patrimoineImpasse de la Mairie
patrimoineImpasse de la Menuiserie
patrimoineImpasse de la Patte d'Oie
patrimoineImpasse de la Ripette
patrimoineImpasse de la Rosière
patrimoineImpasse de la Terrasse
patrimoineImpasse de la Terre Blanche
patrimoineImpasse de la Valette
patrimoineImpasse de la Varasse
patrimoineImpasse de la Varna
patrimoineImpasse de la Vieille École
patrimoineImpasse de la Ville
patrimoineImpasse de la Voie Verte
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse de l'Étang
natureImpasse de l'Étang Machard
natureImpasse de l'Hôtel de Bresse
patrimoineImpasse de Malempan
patrimoineImpasse de Mantoux
patrimoineImpasse de Mépillat
patrimoineImpasse de Moirans
patrimoineImpasse de Molessiat
patrimoineImpasse de Montdésert
patrimoineImpasse de Montessuy
patrimoineImpasse de Montrachy
patrimoineImpasse de Montrichard
patrimoineImpasse de Poincet
patrimoineImpasse de Ponty
patrimoineImpasse de Pourret
patrimoineImpasse de Riottier
patrimoineImpasse de Rivière
natureImpasse des 100 Sillons
patrimoineImpasse des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Impasse des Adams
patrimoineImpasse des Bois
patrimoineImpasse des Bons
patrimoineImpasse des Bossures
patrimoineImpasse des Boulatières
patrimoineImpasse des Bouleaux
patrimoineImpasse des Boulots
patrimoineImpasse des Brosses
patrimoineImpasse des Bruelles
patrimoineImpasse des Burnières
patrimoineImpasse des Cadets
patrimoineImpasse des Canes
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Chanées
patrimoineImpasse des Charmes
patrimoineImpasse des Chaudys
patrimoineImpasse des Chiffilières
patrimoineImpasse des Colombettes
patrimoineImpasse des Combes
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patrimoineImpasse des Cours Basses
patrimoineImpasse des Cours Hautes
patrimoineImpasse des Couvets
patrimoineImpasse des Culets
patrimoineImpasse des Écoles
patrimoineImpasse des Écoliers
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Églantines
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Forays
patrimoineImpasse des Frênes
patrimoineImpasse des Glycines
patrimoineImpasse des Grandes Rippes
patrimoineImpasse des Guyots
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Jardins du Logis
patrimoineImpasse des Jayes
patrimoineImpasse des Libellules
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Littes
patrimoineImpasse des Matrais
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse de Sonne
patrimoineImpasse des Ormeaux
patrimoineImpasse des Pervenches
patrimoineImpasse des Petites Croix
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Platières
patrimoineImpasse des Plattières
patrimoineImpasse des Preles
patrimoineImpasse des Prés
patrimoineImpasse des Prés Roux
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Rippes de Bioux
patrimoineImpasse des Rivoires
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Roussets
patrimoineImpasse des Salins
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse des Sentinelles
patrimoineImpasse des Sorbiers
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse des Teppes
patrimoineImpasse des Terres Blanches
patrimoineImpasse des Terres Neuves
patrimoineImpasse des Treize Vents
patrimoineImpasse des Trois Fermes
patrimoineImpasse des Varennes
patrimoineImpasse des Vavres
patrimoineImpasse des Verdets
patrimoineImpasse des Vernes
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse de Vercey
patrimoineImpasse du Bief
patrimoineImpasse du Bochet
patrimoineImpasse du Bois Bâtard
patrimoineImpasse du Bois de la Dame
patrimoineImpasse du Bois Rouget
patrimoineImpasse du Bourg
patrimoineImpasse du Champ du Loup
patrimoineImpasse du Champ Gonnet
patrimoineImpasse du Champ Guillet
patrimoineImpasse du Château de Vacagnole
patrimoineImpasse du Clos de la Prévôté
patrimoineImpasse du Clos du Saule
patrimoineImpasse du Cœur Doux
patrimoineImpasse du Colombier
patrimoineImpasse du Cordonnier
patrimoineImpasse du Corian
patrimoineImpasse du Curtil
patrimoineImpasse du Fayolet
patrimoineImpasse du Grand Rang
patrimoineImpasse du Grand Toit
patrimoineImpasse du Gué
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Manoir
patrimoineImpasse du Mas des Roux
patrimoineImpasse du Mollard
patrimoineImpasse du Mont
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Moulin Bayard
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Moulin du Sougey
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Muret
patrimoineImpasse du Paradis
patrimoineImpasse du Pavillon
patrimoineImpasse du Petit Corbeil
patrimoineImpasse du Petit Crève
patrimoineImpasse du Petit Devet
patrimoineImpasse du Petit Essart
patrimoineImpasse du Petit Veyriat
patrimoineImpasse du Petit Vigneux
natureImpasse du Petit Villard
patrimoineImpasse du Pierron
patrimoineImpasse du Piochet
patrimoineImpasse du Poète
patrimoineImpasse du Pont
patrimoineImpasse du Pré de l'Eau
patrimoineImpasse du Pré Guérin
patrimoineImpasse du Pré Luc
patrimoineImpasse du Pré Roy
patrimoineImpasse du Presbytère
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse du Syndicat
patrimoineImpasse du Temple
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patrimoineImpasse du Tillet
patrimoineImpasse du Tronchay
patrimoineImpasse du Val de Cuet
patrimoineImpasse du Vernay
patrimoineImpasse du Villard
patrimoineImpasse Félix Bessard
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patrimoineImpasse le Carouge Levant
patrimoineImpasse le Catton
patrimoineImpasse Le Clos du Roy
patrimoineImpasse le Rompet
patrimoineImpasse Les Hauts du Corian
patrimoineImpasse Saint-Michel
patrimoineImpasse Terre du Fort
patrimoineImpasse Thévenin
patrimoineImpasse Verger Guyot
patrimoineLa Petite Route
patrimoineLa traverse
patrimoineLes Vernes
patrimoineLotissement Champ Battu
patrimoineLotissement Clos des Moissons
patrimoineLotissement Curtil Baly
patrimoineLotissement Curtil Volant
patrimoineLotissement de Champ Jacob
patrimoineLotissement de la Chevrette
patrimoineLotissement des Bouchardières
patrimoineLotissement des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Lotissement du Chenevier
natureLotissement du Petit Vallon
patrimoineLotissement la Citerne
patrimoineLotissement La Levée
patrimoineLotissement la Maison du Pré
patrimoineLotissement la Prairie
natureLotissement le Coteau
patrimoineLotissement Les Combes
patrimoineLotissement les Fontaines
patrimoineLotissement les Jardins des Malet
patrimoineLotissement les Renoncules
patrimoineLotissement Malempan
patrimoineLotissement Mare de Loize
patrimoineLotissement Prés Michel
patrimoineLotissement Séréna
patrimoineMontée de la Verne
patrimoineMontée du Pin
patrimoineMoulin de Riottier
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Place de la Cure
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de la Grenette
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Place de la Salle des Fêtes
patrimoinePlace de la Salle Polyvalente
patrimoinePlace de l'École
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Érable
patrimoinePlace des Bouleaux
patrimoinePlace des Charmilles
patrimoinePlace des Écoliers
patrimoinePlace des Fêtes
patrimoinePlace des Lauriers
patrimoinePlace des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Place des Peupliers
naturePlace des Rainettes
patrimoinePlace des Roses
patrimoinePlace des Sapins
patrimoinePlace des Tamaris
patrimoinePlace du 14 Juin 1944
patrimoinePlace du 19 Mars 1962
patrimoinePlace du 3 Septembre 1944
patrimoinePlace du Carouge
patrimoinePlace du Champ de Foire
patrimoinePlace du Collège
patrimoinePlace du Fournil
patrimoinePlace du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place du Home
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patrimoineRoute de Bourg-en-Bresse / Route de Chalon
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patrimoineRoute de Chamonin
patrimoineRoute de Champ Battu
patrimoineRoute de Champ Guillemaud / Chemin des Brouilles
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Moulin de Bruno
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Moulin de Rouillet
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Pavillon
patrimoineRoute du Petit Matrignat
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patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Adams
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patrimoineRue des Libellules
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Luyers
patrimoineRue des Marronniers
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patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Bourg
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Champ du Bourg
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patrimoineRue du Cimetière
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patrimoineRue du Domaine
patrimoineRue du Domaine des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue du Grand Pré
patrimoineRue du Grand Sillon
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Petit Bosquet
patrimoineRue du Petit Gottex
patrimoineRue du Sougey
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Vallon
patrimoineRue Édith Piaf
patrimoineRue Ferrachat
patrimoineRue Fontanelle
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Jean Ferrat
cultureÂgé de onze ans lorsque son père fut déporté à Auschwitz, d'où il ne revint jamais, Jean Tenenbaum (1930-2010) échappa au même destin grâce à l'aide de militants communistes. Cette enfance marquée par la Shoah et la Résistance forgera à jamais ses convictions. Il embrassa la carrière d'artiste, fit du théâtre avec Jean Vilar (1912-1971), puis se lança dans la chanson sous le nom de Jean Ferrat — pseudonyme choisi en clin d'œil à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où il avait passé de belles vacances. Après avoir écrit des textes pour d'autres et chanté le répertoire d'Yves Montand dans les cabarets parisiens, il connut la consécration en 1960 avec Ma môme, imposant une forme de lyrisme populaire aux mélodies vibrantes et aux paroles exigeantes. Homme en colère contre les injustices de l'histoire et de la société, il dédia à l'Ardèche sa chanson La Montagne (1964) — avant de quitter réellement Paris en 1973, au sommet de sa gloire, pour s'installer à Antraigues-sur-Volane où il vivra jusqu'à sa mort, conseiller municipal de son village adopté. Artiste engagé aux côtés du Parti communiste français, il n'en fut pourtant jamais membre et prit ses distances quand il l'estima nécessaire, notamment après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968. Souvent dérangeant, parfois iconoclaste, il connut de nombreux démêlés avec la censure de la radio et de la télévision. Plusieurs de ses chansons sont des adaptations de poèmes de Louis Aragon (1897-1982) — à l'image d'Aimer à perdre la raison (1971), sommet fragile d'un art qui refusait toujours de séparer l'émotion de l'intelligence.
Rue Jules Ferry
patrimoineRuelle du Carouge
patrimoineRue Malafertoise
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patrimoineRue Prosper Convert
patrimoineRue Saint-Michel
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patrimoineRue Vies de Bourg
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patrimoineSentier du Petit Champ
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patrimoineVoie Verte "la Traverse"
patrimoineZone Artisanale du Mollard
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