Rues de Paroisse de Montluel
655 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
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patrimoine1
patrimoine2
patrimoine3
patrimoineAccès PMR
patrimoineAire de Lyon-Dagneux
patrimoineAire de Lyon-Montluel
patrimoineAllée Bellevue
patrimoineAllée Césaire Nivière
patrimoineAllée de Bois Mayet
patrimoineAllée de Cossieux
patrimoineAllée de la Bergerie
patrimoineAllée de la Chatellenie
patrimoineAllée de la Fontaine
patrimoineAllée de la Saulsaie
patrimoineAllée de l'Ecluse
patrimoineAllée de Montessuit
patrimoineAllée des Albanières
patrimoineAllée des Bleuets
patrimoineAllée des Bruyères
patrimoineAllée des Ecorchats
patrimoineAllée des Entremonts
patrimoineAllée des Hortensias
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Muguets
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Primevères
patrimoineAllée des Roseaux
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée du Bois Carré
patrimoineAllée du Château
patrimoineAllée du Ferrier
patrimoineAllée du Feuillage
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée du Saubertier
patrimoineAllée du Tresset
patrimoineAllée Henri Bonnet
patrimoineAllée Marcelle Jury
patrimoineAncienne Route de Niévroz
patrimoineAncienne Route de Thil
patrimoineAutoroute de la Saône et du Rhône
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de l'Industrie
patrimoineAvenue des Platanes
patrimoineAvenue des Prés Seigneurs
patrimoineAvenue des Sports
patrimoineAvenue d'Ostfildern
patrimoineAvenue du Bicentenaire
patrimoineAvenue Pierre Cormorèche
patrimoineBoulevard de la Sereine
patrimoineBoulevard Robert Schuman
patrimoineChemin Chez Achille
patrimoineChemin de Bélignieu à Sur Mercurt
patrimoineChemin de Bernin
patrimoineChemin de Bichon
patrimoineChemin de Bichoux
patrimoineChemin de Biovet
patrimoineChemin de Boiron
patrimoineChemin de Chambarin
patrimoineChemin de Chanes
patrimoineChemin de Cote
patrimoineChemin de Crozat
patrimoineChemin de Derontet
patrimoineChemin de Fructivert
patrimoineChemin de Gabet
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de la Balme
patrimoineChemin de la Batonne
patrimoineChemin de la Boisse
patrimoineChemin de l'Abondance
patrimoineChemin de la Botte Noire
patrimoineChemin de Labour
patrimoineChemin de la Cassière
patrimoineChemin de la Colline
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Coupe
patrimoineChemin de la Croix-Blanche
patrimoineChemin de la Geoffray
patrimoineChemin de la Girondole
patrimoineChemin de la Grande Côte
patrimoineChemin de la Grange
patrimoineChemin de la Grange Magnin
patrimoineChemin de la Grange Mayot
patrimoineChemin de la Grange Peillet
patrimoineChemin de la Léchère
patrimoineChemin de la Lombardière
patrimoineChemin de la Mairie
patrimoineChemin de la Maladière
patrimoineChemin de la Montanière
patrimoineChemin de la Morelle
patrimoineChemin de la Mouille
patrimoineChemin de la Philippière
patrimoineChemin de la Pièce
patrimoineChemin de la Pierre
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Portelle
patrimoineChemin de la Prairie
natureChemin de la Ranche
patrimoineChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Rondée
patrimoineChemin de la Saccunière
patrimoineChemin de la Vacherie
patrimoineChemin de la Ville Haute
patrimoineChemin de la Violette
patrimoineChemin de l'École
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l'Étang des Prés
natureChemin de l'Île
patrimoineChemin de l'Île de la Chavane
patrimoineChemin de Marigneux
patrimoineChemin de Montessuy
patrimoineChemin de Montluel
patrimoineChemin de Paillot
patrimoineChemin de Pommaret
patrimoineChemin de Remettant
patrimoineChemin de Retenon
patrimoineChemin de Ronde
patrimoineChemin de Saint-Maurice-de-Gourdans
patrimoineChemin des Albanières
patrimoineChemin des Alouettes
patrimoineChemin des Âmes
patrimoineChemin des Arènes
patrimoineChemin des Argiles
patrimoineChemin des Avoux
patrimoineChemin des Barmettes
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patrimoineChemin des Brotteaux
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Chapotières
patrimoineChemin des Chèvres
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Cotettes
patrimoineChemin des Échaneaux
patrimoineChemin des Forêts
natureChemin des Grandes Terres
patrimoineChemin des Hauts de Bressolles
patrimoineChemin des Hirondelles
natureChemin des Îles Nouvelles
patrimoineChemin des Irandes
patrimoineChemin des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Chemin des Marais
patrimoineChemin des Menetrières
patrimoineChemin des Moines
patrimoineChemin des Pervenches
patrimoineChemin des Pré Seigneurs
patrimoineChemin des Ruettes
patrimoineChemin de Sur Mercurt à Bélignieux
patrimoineChemin des Varisses
patrimoineChemin des Verchères
patrimoineChemin des Vernes
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Varée
patrimoineChemin de Vavre
patrimoineChemin de Vigneru
natureChemin du Barrat
patrimoineChemin du Beau logis
patrimoineChemin du Beau Logis
patrimoineChemin du Bief
patrimoineChemin du Bion
patrimoineChemin du Bois Carré
patrimoineChemin du Bois de la Grange
patrimoineChemin du Bois des Vignes
natureChemin du Bois Jean
patrimoineChemin du Bonnet
patrimoineChemin du Bresset
patrimoineChemin du Calice
patrimoineChemin du Camp Didier
patrimoineChemin du Casard
patrimoineChemin du Castel
patrimoineChemin du Champ du Ca
patrimoineChemin du Chêne
natureChemin du Clos du Perrier
patrimoineChemin du Content
patrimoineChemin du Ferrand
patrimoineChemin du Folu
patrimoineChemin du Fouilloux
patrimoineChemin du Four
patrimoineChemin du Giron
patrimoineChemin du Glacis
patrimoineChemin du Gobier
patrimoineChemin du Grand Casset
patrimoineChemin du Grand Pré
patrimoineChemin du Grillet
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Mas Bordel
patrimoineChemin du Mas Bordet
patrimoineChemin du Milieu
patrimoineChemin du Montet
patrimoineChemin du Mont Riond
patrimoineChemin du Monument
patrimoineChemin du Morion
patrimoineChemin du Parc Romanèche
patrimoineChemin du Passage
patrimoineChemin du Petit Mercurt
patrimoineChemin du Pont Henri
patrimoineChemin du Pont Qui Bruit
patrimoineChemin du Poteau
patrimoineChemin du Pré Mayeux
patrimoineChemin du Pré Molliet
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin du Sablon
patrimoineChemin du Stade
patrimoineChemin du Temple
patrimoineChemin du Verfay
patrimoineChemin du Vieux Poirier
patrimoineChemin du Village
patrimoineChemin du Villand
patrimoineChemin Gillard
patrimoineChemin Henri IV
patrimoineChemin Montchâtel
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin Piétonnier de Nievroz
patrimoineChemin Pré du Sabotier
patrimoineChemin Rural de Bélignieux
patrimoineChemin Rural d'En Raffole
patrimoineCité des Bains
patrimoineCité des Balmettes
patrimoineCité EDF
patrimoineClos Laurent
patrimoineColline des Avoux
patrimoineCôte Chanaz
patrimoineCours Condé
patrimoineCours de la Portelle
patrimoineDépose Minute
patrimoineDescente de la Déchèterie (VTT)
patrimoineFaubourg de Lyon
patrimoineFaubourg Montbreval
patrimoineGalerie Saint-Étienne
patrimoineGare de Péage de La Boisse
patrimoineGrande Impasse
patrimoineGrande Rue
patrimoineHameau de l'Eau Vive
patrimoineHameau des Tuileries
patrimoineImpasse Barbet
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Berrel
patrimoineImpasse Chez Gauthier
patrimoineImpasse Chez Royon
patrimoineImpasse d'Alsace
patrimoineImpasse de Cruisseau
natureImpasse de Gorgolion
patrimoineImpasse de Grand Pré
patrimoineImpasse de la Chapelière
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de la Combe
patrimoineImpasse de la Cote
patrimoineImpasse de la Cure
patrimoineImpasse de la Dombes
patrimoineImpasse de la Ferme
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Grande Charrière
patrimoineImpasse de la Léchère
patrimoineImpasse de la Morelle
patrimoineImpasse de la Nourrissière
patrimoineImpasse de la Pièce
patrimoineImpasse de la Roche
patrimoineImpasse de la Sereine
patrimoineImpasse de l'École
patrimoineImpasse de l'Écu
patrimoineImpasse de l’Érable
patrimoineImpasse de l'Étang
natureImpasse de Montherot
patrimoineImpasse de Paillot
patrimoineImpasse de Pré Mayeux
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse de Saint-Martin
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Barmettes
patrimoineImpasse des Berges
patrimoineImpasse des Camélias
patrimoineImpasse des Chasseurs
patrimoineImpasse des Durand
patrimoineImpasse des Écorces
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Fayet
patrimoineImpasse des Feuillates
patrimoineImpasse des Feuilles d'Or
patrimoineImpasse des Framboisiers
patrimoineImpasse des Framboissiers
patrimoineImpasse des Frondaisons
patrimoineImpasse des Grandes Haies
patrimoineImpasse des Grandes Rayes
patrimoineImpasse des Grandes Terres
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Jardins du Village
patrimoineImpasse des Jardins Secrets
patrimoineImpasse des Loriots
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Orchidées
patrimoineImpasse des Pêcheurs
patrimoineImpasse des Plantées
patrimoineImpasse des Ramas
patrimoineImpasse des Ramures
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Sapins
patrimoineImpasse des Sycomores
patrimoineImpasse des Tournesols
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse de Terre Porchet
patrimoineImpasse du Bion
patrimoineImpasse du Bon Logis
patrimoineImpasse du Calice
patrimoineImpasse du Chane
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Chêne Liège
natureImpasse du Clos du Verfay
patrimoineImpasse du Couchant
patrimoineImpasse du Creux du Paillot
patrimoineImpasse du Creux Grillet
patrimoineImpasse du Crozat
patrimoineImpasse du Cyprés
patrimoineImpasse du Faubourg
patrimoineImpasse du Four
patrimoineImpasse du Grand Chêne
natureImpasse du Liseron
patrimoineImpasse du Marché
patrimoineImpasse du Mas Péguet
patrimoineImpasse du Midi
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Petit Casset
patrimoineImpasse du Pigeonnier
patrimoineImpasse du Richaud
patrimoineImpasse du Souvenir
patrimoineImpasse du Tilleul
natureImpasse du Trêve
patrimoineImpasse du Verfay
patrimoineImpasse du Vieux Château
patrimoineImpasse du Vieux Puits
patrimoineImpasse Gabrielle
patrimoineImpasse Guillebaudet
patrimoineImpasse La Lechère
patrimoineImpasse Malpartuy
patrimoineImpasse Nouvelle
patrimoineImpasse Paradis
patrimoineImpasse Pré Laval
patrimoineImpasse Pugneux
patrimoineImpasse Raclet
patrimoineImpasse Saint-Alban
patrimoineLa Ceriseraie
patrimoineLa Ferme La Croix Blanche
patrimoineLa Maladière
patrimoineLa Sereine
patrimoineLe Clozet
patrimoineLe Mail
patrimoineLe Petit Rosait
patrimoineLe Plantieu
patrimoineLes Cèdres
patrimoineLes Chapotières
patrimoineLes Chevreuils
patrimoineLes Épicéas
patrimoineLes Garrattières
patrimoineLes Iris
patrimoineLes Jardins de la Colline
patrimoineLes Jardins de la Colline 2
patrimoineLotissement Afu de Saint-Martin
patrimoineLotissement Afu du Calice
patrimoineLotissement Aigrefeuille
patrimoineLotissement Castel Pieranne
patrimoineLotissement Champ Fleuri
patrimoineLotissement Combe Fournière
patrimoineLotissement Couve Loup
patrimoineLotissement de Cruisseau
natureLotissement de Pré Mayeux
patrimoineLotissement des Bruyères
patrimoineLotissement des Platanes
patrimoineLotissement En Chanay
patrimoineLotissement La Cerisaie
patrimoineLotissement La Chevrotte
patrimoineLotissement la Colline du Chatel
patrimoineLotissement La Côte Chaude
patrimoineLotissement la Prairie
natureLotissement La Vallée des Avoux
patrimoineLotissement Le Bocage
patrimoineLotissement le Bois Carré
patrimoineLotissement le Bresset
patrimoineLotissement le Casard
patrimoineLotissement le Château
patrimoineLotissement le Clos du Bois
patrimoineLotissement Le Coteau des Avoux
patrimoineLotissement le Grand Champ
patrimoineLotissement le Grand Chatel
patrimoineLotissement le Jardin de Léa
patrimoineLotissement Le Lavoir
patrimoineLotissement Le Morencin
patrimoineLotissement Le Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Lotissement le Petit Bois de Chêne
natureLotissement le Pré Cordon
patrimoineLotissement les Blés d'Or
patrimoineLotissement Les Bruyères
patrimoineLotissement Les Charmilles
patrimoineLotissement les Eglantines
patrimoineLotissement Les Eglantines
patrimoineLotissement les Eglantines II
patrimoineLotissement les Entremonts
patrimoineLotissement les Granges
patrimoineLotissement Les Jardins d'Héloise
patrimoineLotissement les Jouanettes
patrimoineLotissement les Lauriers
patrimoineLotissement Les Loriots
patrimoineLotissement les Mésanges
patrimoineLotissement les Pervenches
patrimoineLotissement Les Terrasses de l'Avoux
patrimoineLotissement Les Terrasses du Folu
patrimoineLotissement Les Tourterelles
patrimoineLotissement les Vignes du Cruisseaux
natureLotissement le Torrent
patrimoineLotissement le Vert Pré
patrimoineLotissement le Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Lotissement le Village
patrimoineLotissement L'Orée du Bois
patrimoineLotissement Montessuy
patrimoineLotissement Parc des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Lotissement Pré Sacristain
patrimoineMontée de Beligneux
patrimoineMontée de la Garde
patrimoineMontée de la Gentille
patrimoineMontée du Chemin Neuf
patrimoineMontée Saint-Barthélémy
patrimoineMontferrand
patrimoinePassage Bizet
patrimoinePassage de la Couronne
patrimoinePassage de l'Arc
patrimoinePassage de l'Escot
patrimoinePassage du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Passage du Torrent
patrimoinePassage Saint-Étienne
patrimoinePassage sous la Voute
patrimoinePassage Trou Madame
patrimoinePetite Impasse de la Léchère
patrimoinePetite Rue Neuve
patrimoinePlace Aristide Briand
patrimoinePlace Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
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natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
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natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
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natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
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