Rues de Paroisse de la Pentecôte
285 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée André Breton
patrimoineAllée André Duparc
patrimoineAllée Blaise Cendrars
patrimoineAllée Camille Pissarro
patrimoineAllée Charles Victoire
patrimoineAllée de Belfort
patrimoineAllée de Joliette
patrimoineAllée de la Borde
patrimoineAllée de l'Ormaie
patrimoineAllée Dérivaux
patrimoineAllée des Bouleaux
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Magnolias
patrimoineAllée Didier Daurat
patrimoineAllée Dieudonné Costes
patrimoineAllée du Mont Gaillard
patrimoineAllée Erik Satie
patrimoineAllée Freycinet
patrimoineAllée Georges Allain
patrimoineAllée Georges Moustaki
patrimoineAllée Gilbert Vieillard
patrimoineAllée Henri de France
patrimoineAllée Henri Dunant
patrimoineAllée Henri Guillaumet
patrimoineAllée Henri Lefèvre
patrimoineAllée Henri Wallon
patrimoineAllée Jean Prévost
patrimoineAllée Jules Renard
patrimoineAllée Louis Pergaud
patrimoineAllée Maurice Bellonte
patrimoineAllée Maurice Tronelle
patrimoineAllée Max Jacob
patrimoineAllée Mignot
patrimoineAllée Paillette
patrimoineAllée Pierre de Coubertin
patrimoineAllée Robert Desnos
patrimoineAvenue Circulaire
patrimoineAvenue de Longchamp
patrimoineAvenue du Bois au Coq
patrimoineAvenue du Bois de Bléville
patrimoineAvenue du Grand Hameau
patrimoineAvenue du Mont Gaillard
patrimoineAvenue IV
patrimoineAvenue Jacques Anquetil
patrimoineAvenue René Dehayes
patrimoineChemin de la Clairière
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin III
patrimoineChemin V
patrimoineCRAPA
patrimoineImpasse de la Grenouillère
patrimoineImpasse des Sports
patrimoineImpasse de Staël
patrimoineImpasse du Onze Novembre
patrimoineImpasse Edmond Rostand
patrimoineImpasse Feron
patrimoineImpasse Florimond Lenoble
patrimoineImpasse Lalo
patrimoineImpasse Marcel Pesson
patrimoineImpasse Marconi
patrimoineImpasse Pierre de Coubertin
patrimoineImpasse Talma
patrimoineLisière
patrimoineLivraisons
patrimoinePassage Alain Gerbault
patrimoinePassage Davy
patrimoinePassage de la Chênaie
patrimoinePassage Jean Goujon
cultureSculpteur de la Renaissance française dont on ignore presque tout de la jeunesse — probablement né en Normandie vers 1510 —, Jean Goujon (vers 1510 – vers 1567) fut l'un des plus grands artistes de son siècle. Il fit ses premières armes à Rouen, puis monta à Paris où il s'illustra rapidement au service d'Henri II et de l'aristocratie parisienne. Son art combine une admiration profonde pour l'Antique — étudié directement dans ses moulages — et une grâce italienne empruntée aux maniéristes de Florence : élongation gracieuse des corps, drapés mouillés qui semblent chanter, contrapposto élégant. Trois chefs-d'œuvre absolus, toujours visibles à Paris, en témoignent : la Fontaine des Innocents (1547-1549), dont les nymphes drapées à l'antique sont le sommet du maniérisme français ; les majestueuses Cariatides du Louvre (1550), quatre grandes femmes qui soutiennent une tribune de musiciens ; et l'ensemble du décor sculpté de la Cour carrée du Louvre, réalisé en étroite collaboration avec l'architecte Pierre Lescot — les deux hommes formèrent le duo fondateur de la Renaissance architecturale française. Il grava aussi son fameux bas-relief des Quatre Saisons pour l'hôtel Carnavalet. Mais Goujon était protestant, et les persécutions religieuses eurent raison de sa position à la Cour : dès l'ouverture des guerres de Religion vers 1562, il partit s'exiler à Bologne, en Italie, où il mourut cinq ou six ans plus tard, oublié. Sa postérité n'en fut pas moins immense : ses nymphes, ses cariatides et ses drapés antiques deviendront des modèles pour toute la sculpture classique française du XVIIᵉ siècle — Girardon, Coysevox et les grands sculpteurs de Versailles n'ont jamais cessé de le regarder.
Passage Jeannette
patrimoinePassage Lacorne
patrimoinePlace de la Mare au Clerc
patrimoinePlace Germaine Coty
patrimoinePlace James de Coninck
patrimoinePlace Jenner
patrimoinePlace Raymond Queneau
patrimoinePromenade de la Forêt
naturePromenade de l'Ormaie
patrimoineRond-Point de l'Appel du 18 Juin 1940
patrimoineRond-Point des Sports
patrimoineRue Adrienne Lecouvreur
patrimoineRue Albert Brenet
patrimoineRue Albert Le Clainche
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Alexandre Ribot
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alfred de Vigny
patrimoineRue Alfred Sisley
patrimoineRue Armand Carrel
patrimoineRue Arquis
patrimoineRue Babeuf
patrimoineRue Bernard Lachèvre
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. La légende raconte qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Bizet
patrimoineRue Boulard
patrimoineRue Camille Saint-Saëns
cultureEntré au Conservatoire à l'âge de treize ans, Camille Saint-Saëns (1835-1921) acquit rapidement une renommée significative auprès de grands compositeurs comme Rossini ou Berlioz. Organiste titulaire de la Madeleine à Paris pendant vingt ans, puis professeur de piano, il composa dans tous les genres : les opéras Samson et Dalila (1877) et Déjanire (1898) assirent sa notoriété, tandis que le Carnaval des animaux — qu'il refusa de publier de son vivant, le jugeant trop léger — reste aujourd'hui son œuvre la plus jouée à travers le monde. Souvent en opposition avec le wagnérisme, son style contribua au développement du poème symphonique, genre nouveau également porté par Liszt. Pris par l'élan patriotique qui succéda à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne, Saint-Saëns fonda en 1871 la Société nationale de musique pour promouvoir les compositeurs de l'hexagone. Fait notable dans l'histoire du cinéma, il fut aussi le premier à composer spécialement une musique pour un film — celle de L'Assassinat du duc de Guise, en 1908.
Rue Cavelier de la Salle
patrimoineRue Charles Floquet
patrimoineRue Charles Gounod
cultureÉlevé dans une famille de mélomanes parisienne — sa mère était pianiste et son père peintre —, Charles Gounod (1818-1893) étudia au Conservatoire de Paris et remporta le prestigieux Prix de Rome en 1839. Le séjour à la Villa Médicis lui révéla la musique italienne et la spiritualité catholique romaine, deux influences durables. Devenu maître de chapelle et organiste en 1843, il suivit des cours de théologie et faillit entrer dans les ordres — mais y renonça peu après l'avènement de la Deuxième République. Sa foi profonde imprégnera néanmoins toute son œuvre. Il connut la gloire avec son cinquième opéra, Faust (1859), pourtant en rupture avec les codes de son époque : là où l'opéra italien célébrait la virtuosité vocale, Gounod privilégiait le lyrisme mélodique et l'expression intime des sentiments. Ce fut le succès mondial. Après trois opéras peu remarqués, la reconnaissance revint avec Roméo et Juliette (1867), autre sommet de son art. Mais son œuvre déborde largement l'opéra : Gounod composa un catalogue considérable de musique sacrée — dont la sublime Messe solennelle de sainte Cécile et deux grands oratorios, Rédemption et Mors et Vita — et surtout la mélodie qu'on entend depuis 150 ans dans tous les mariages, tous les baptêmes et tous les enterrements catholiques du monde : son fameux Ave Maria (sous sa forme définitive en 1859), méditation posée en apesanteur sur le premier prélude en do majeur du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach — union miraculeuse de deux siècles. Détail plus inattendu : Gounod composa aussi une petite pièce humoristique, la Marche funèbre d'une marionnette (1872), qui devint mondialement célèbre lorsqu'Alfred Hitchcock en fit l'indicatif de son émission télévisée Alfred Hitchcock présente. Après un exil à Londres consécutif à la Commune, marqué par une relation orageuse avec la chanteuse Georgina Weldon, Gounod rentra en France et poursuivit sa carrière. Il mourut à Saint-Cloud en 1893, à soixante-quinze ans, alors qu'il composait un Requiem qu'il ne put achever. Son écriture claire et mesurée aura contribué à définir le style français que développeront après lui Bizet et Saint-Saëns. Connaissez-vous ces deux compositeurs ? Cherchez-les, ils ne sont pas loin !
Rue Charles Lhuillier
patrimoineRue Charles Victoire
patrimoineRue Chérubini
patrimoineRue Claude Bernard
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Condorcet
patrimoineRue Constant Simenel
patrimoineRue Coypel
patrimoineRue d'Armenonville
patrimoineRue Darwin
patrimoineRue Daubrée
patrimoineRue de Belfort
patrimoineRue de Châteaudun
patrimoineRue de Douaumont
patrimoineRue de Fontaine la Mallet
patrimoineRue de l'Abbé Lemire
patrimoineRue de la Bigne à Fosse
patrimoineRue de la Bonne Santé
patrimoineRue de la Gaieté
patrimoineRue de la Hêtraie
patrimoineRue de l'Air Pur
patrimoineRue de la Mare Rouge
patrimoineRue de la Marne
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Pépinière
patrimoineRue de la Renaissance
patrimoineRue de l'Artois
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de la Vivandière
patrimoineRue de Liège
patrimoineRue de Montréal
patrimoineRue Denis Cordonnier
patrimoineRue de Reims
patrimoineRue Dero
patrimoineRue de Saint-Quentin
patrimoineRue des Araucarias
patrimoineRue Descartes
patrimoineRue des Combattants
patrimoineRue des Deux Frères
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Genévriers
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue de Soissons
patrimoineRue de Souchez
patrimoineRue des Poilus
patrimoineRue des Ponts
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue de Tahure
patrimoineRue de Tavannes
patrimoineRue du Beau Séjour
patrimoineRue du Beau Soleil
patrimoineRue du Bois
patrimoineRue du Bois au Coq
patrimoineRue du Château de Carency
patrimoineRue du Docteur Postel
patrimoineRue du Fort de Souville
patrimoineRue du Général Dodds
patrimoineRue du Onze Novembre
patrimoineRue du Père Flavigny
patrimoineRue du Plateau
patrimoineRue du Pré Catelan
patrimoineRue du Québec
patrimoineRue du Soleil Levant
patrimoineRue Édith Piaf
patrimoineRue Edmond Casaux
patrimoineRue Edmond Meyer
patrimoineRue Edmond Parisse
patrimoineRue Édouard Branly
patrimoineRue Édouard Grieg
patrimoineRue Édouard Manet
patrimoineRue Edvard Grieg
patrimoineRue Emmanuel Chabrier
patrimoineRue Ernest Derrien
patrimoineRue Étienne Dolet
patrimoineRue Étienne Méhul
patrimoineRue Eugène Isabey
patrimoineRue Eugène Sue
patrimoineRue Fabre d'Églantine
patrimoineRue Félicien David
patrimoineRue Fernand Châtel
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patrimoineRue Frédéric Passy
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patrimoineRue Georges Haendel
patrimoineRue Granados
patrimoineRue Gustave Serrurier
patrimoineRue Henri Cayeux
patrimoineRue Henri de Saint-Delis
patrimoineRue Henri Desgrange
patrimoineRue Henri Domergue
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Henri Fabre
patrimoineRue Henri Guillaumet
patrimoineRue Henri Lefèvre
patrimoineRue Henri Wallon
patrimoineRue Hippocrate
patrimoineRue Hoizey
patrimoineRue Irène Joliot-Curie
patrimoineRue Jacques Berne
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jean Dausset
patrimoineRue Jean Langlois
patrimoineRue Jeannette
patrimoineRue Jef Friboulet
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patrimoineRue Jules Favre
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patrimoineRue Julie Puaux-Siegfried
patrimoineRue Juliette Dodu
patrimoineRue La Bruyère
patrimoineRue Lakanal
patrimoineRue Lamarck
patrimoineRue Leconte de Lisle
patrimoineRue Le Notre
patrimoineRue Léon Peulevey
patrimoineRue Léon Rousselin
patrimoineRue Leroy
patrimoineRue Louis Bachelier
patrimoineRue Louis Blanc
patrimoineRue Louis Le Flem
patrimoineRue Louis Lumière
patrimoineRue Lucien Osmont
patrimoineRue Luc Ottavi
patrimoineRue Marc Bloch
patrimoineRue Marcel Nouet
patrimoineRue Marconi
patrimoineRue Marguerite Duras
patrimoineRue Marie Le Masson
patrimoineRue Maurice de Vlaminck
patrimoineRue Maurice le Bris
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Maurice Tronelle
patrimoineRue Maurice Utrillo
patrimoineRue Micheline Ostermeyer
patrimoineRue Miroglio
patrimoineRue Olivier Métra
patrimoineRue Olympe de Gouges
patrimoineRue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul Claudel
patrimoineRue Pauline Kergomard
patrimoineRue Paul Louis Courier
patrimoineRue Paul Véronèse
patrimoineRue Père Sautreuil
patrimoineRue Pierre Benoit
patrimoineRue Pierre Clostermann
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Rue Pierre Degeorges
patrimoineRue Pierre d'Incarville
patrimoineRue Pierre-Gilles de Gennes
patrimoineRue Pierre Morgand
patrimoineRue Pilâtre de Rozier
patrimoineRue René Le Bian
patrimoineRue Reynold Arnould
patrimoineRue Robert Surcouf
patrimoineRue Roger Guerrant
patrimoineRue Roland Dorgelès
patrimoineRue Sarah Bernhardt
patrimoineRue Steinlen
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patrimoineVélo-École PHaMA
patrimoineVoie Verte
patrimoineVoie Verte - Véloroute de la Pointe de Caux
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