Rues de Paroisse de Belley
842 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de l'Abreuvoir
patrimoineAllée de la Chapelle
patrimoineAllée de la Curia
patrimoineAllée de la Dent du Chat
patrimoineAllée de la Gare
patrimoineAllée de la Source
patrimoineAllée de l'Église
patrimoineAllée de Pré Noel
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Allée des Capucines
patrimoineAllée des Carrières
patrimoineAllée des Charmettes
patrimoineAllée des Hauts de Virignin
patrimoineAllée des Iris
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Rosiers
patrimoineAllée des Vignerons
natureAllée du Creux de Chêne
natureAllée du Domaine de la Fontaine
patrimoineAllée du Mont Blanc
patrimoineAllée du Souvenir Français
patrimoineAllée du Tilleul
natureAllée Honoré de Balzac
patrimoineAncien Chemin de Glandieu
patrimoineAvenue Alsace Lorraine
patrimoineAvenue Brillat Savarin
patrimoineAvenue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue Charles Vulliod
patrimoineAvenue de Château Larron
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de Lassignieu
patrimoineAvenue de Narvik
patrimoineAvenue de Savoie
patrimoineAvenue des Noisetiers
patrimoineAvenue de Sonod
patrimoineAvenue des Vieux Fours
patrimoineAvenue du 133e R.I.
patrimoineAvenue du 19 Mars 1962
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Bugey
patrimoineAvenue du Rhône
patrimoineAvenue Hoff
patrimoineAvenue Livet
patrimoineAvenue Lucien Tendret
patrimoineAvenue Paul Chastel
patrimoineBalcons du Lit au Roi
patrimoineBelvédère
patrimoineBoulevard de Verdun
patrimoineBoulevard du Mail
patrimoineChamonet
patrimoineChemin d'Arcolle
patrimoineChemin de Bauretour
patrimoineChemin de Beronnot
patrimoineChemin de Billignin
patrimoineChemin de Bois Brulé
patrimoineChemin de Bonnaz
patrimoineChemin de Bourbouillon
patrimoineChemin de Boutz
patrimoineChemin de Braillou
patrimoineChemin de Buis
patrimoineChemin de Chaillière
patrimoineChemin de Chailloux
patrimoineChemin de Chamier
patrimoineChemin de Chanut
patrimoineChemin de Charignin
patrimoineChemin de Charveyron
patrimoineChemin de Château Bochard
patrimoineChemin de Château Larron
patrimoineChemin de Chenevaux
natureChemin de Chiloup
patrimoineChemin de Clairon
patrimoineChemin de Clémençon
patrimoineChemin de Cornet
patrimoineChemin de Cublon
patrimoineChemin de Drognin
patrimoineChemin de Fossard
patrimoineChemin de Gerboz
patrimoineChemin de Glaise
patrimoineChemin de la Balme
patrimoineChemin de la Barrière
patrimoineChemin de la Batteuse
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Bergerie Ouest
patrimoineChemin de la Bogette
patrimoineChemin de la Bretonas
patrimoineChemin de la Brovaz
patrimoineChemin de la Camusette
patrimoineChemin de la Cascade
patrimoineChemin de la Charcotte
patrimoineChemin de Lachat
patrimoineChemin de la Châtaigneraie
patrimoineChemin de la Clé des Champs
patrimoineChemin de la Combe
patrimoineChemin de la Conche
patrimoineChemin de la Condition
patrimoineChemin de la Coulle
patrimoineChemin de la Croix Rouge
patrimoineChemin de la Croix-Rousse
patrimoineChemin de la Cure
patrimoineChemin de la Curterie
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de La Forest
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Fruitière
patrimoineChemin de la Jeannette
patrimoineChemin de la Léchère
patrimoineChemin de la Longeraie
patrimoineChemin de la Louaz
patrimoineChemin de la Louvre
patrimoineChemin de la Maladiere
patrimoineChemin de la Marée
patrimoineChemin de la Meule
patrimoineChemin de la Montagne
patrimoineChemin de la Petite Darde
patrimoineChemin de la Planta
patrimoineChemin de la Plantaz
patrimoineChemin de la Poissonnière
patrimoineChemin de l'arboretum
patrimoineChemin de la Rigolette
patrimoineChemin de la Rodette
patrimoineChemin de la Sara
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de la Tour
patrimoineChemin de la Touvière
patrimoineChemin de Lavalou
patrimoineChemin de la Verne
patrimoineChemin de la Veyle
patrimoineChemin de la Vuaz
patrimoineChemin de Layon
patrimoineChemin de l'Echerolle
patrimoineChemin de l'Église
patrimoineChemin de l'Equaz
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l'Île
patrimoineChemin de Lizieu
patrimoineChemin de Messignin
patrimoineChemin de Mongey
patrimoineChemin de Montarfier
patrimoineChemin d'Endamour
patrimoineChemin de Nivolet
patrimoineChemin de Paris Deboutz
patrimoineChemin de Pavesin
patrimoineChemin de Pierre Blanche
patrimoineChemin de Pierre Chatel
patrimoineChemin de Pierre Châtel
patrimoineChemin de Plagnin
patrimoineChemin de Poncin
patrimoineChemin de Prallion
patrimoineChemin de Quatre Rues
patrimoineChemin de Ravière
patrimoineChemin de Rives
patrimoineChemin des Abattoirs
patrimoineChemin de Saint-Blaise
patrimoineChemin de Saint-Roch
patrimoineChemin de Sancères
patrimoineChemin des Blaches
patrimoineChemin des Brotteaux
patrimoineChemin des Buis
patrimoineChemin des Capucins
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Cormattes
patrimoineChemin des Courbes
patrimoineChemin des Ecassaz
patrimoineChemin des Echarmelles
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Ecuriaz
patrimoineChemin de Serpillat
patrimoineChemin de Serpilleux
patrimoineChemin des Étangs
natureChemin des Forges
patrimoineChemin des Îles
patrimoineChemin des Iris
patrimoineChemin des Isles
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin des Lauriers
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin des Molottes
patrimoineChemin des Noyers
patrimoineChemin de sous la Cervoise
patrimoineChemin de Sous La Vie
patrimoineChemin des Parquettes
patrimoineChemin des Plantoux
patrimoineChemin des Pommiers
patrimoineChemin des Puits
patrimoineChemin des Ravoirettes
patrimoineChemin des Rives
patrimoineChemin des Roches
patrimoineChemin des Soupirs
patrimoineChemin des Terres
patrimoineChemin des Trois Côtes
patrimoineChemin de Sur Chêne
natureChemin de Sur Les Bois
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin des Zermaines
patrimoineChemin de Tufferier
patrimoineChemin de Valière
patrimoineChemin de Verupt
patrimoineChemin de Vieille Vie
patrimoineChemin dit de Charon
patrimoineChemin dit de la Rivoire
patrimoineChemin dit "de Pré Dur"
patrimoineChemin du Bois Joli
patrimoineChemin du Bourbouillon
patrimoineChemin du Bourg
patrimoineChemin du Buisson Pollet
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Cerisier
patrimoineChemin du Champ des Vignes
natureChemin du Chapelet
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Châtelard
patrimoineChemin du Chenay d'en Bas
patrimoineChemin du Colombier
patrimoineChemin du Commun
patrimoineChemin du Cotaz
patrimoineChemin du Couard
patrimoineChemin du Cratillon
patrimoineChemin du Creux
patrimoineChemin du Crotelaz
patrimoineChemin du Fort
patrimoineChemin du Furans
patrimoineChemin du Golet
patrimoineChemin du Goulet
patrimoineChemin du Grand Camp
patrimoineChemin du Grand Champ
patrimoineChemin du Lac
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Lovaret
patrimoineChemin du Malu
patrimoineChemin du Millieu
patrimoineChemin du Mollard
patrimoineChemin du Montessuy
patrimoineChemin du Montey
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Murailler
patrimoineChemin du Pommier
patrimoineChemin du Port
patrimoineChemin du Pré Berthet
patrimoineChemin du Pré Bon Grain
patrimoineChemin du Pré Bourbon
patrimoineChemin du Pré Brizet
patrimoineChemin du Pré Grossis
patrimoineChemin du Pressoir
patrimoineChemin du Puits Barret
patrimoineChemin du Replat
patrimoineChemin du Réservoir
patrimoineChemin du Revoiret
patrimoineChemin du Rhône
patrimoineChemin du Rocheret
patrimoineChemin du Sablon
patrimoineChemin du Seignet
patrimoineChemin du Seran
patrimoineChemin du Torne
patrimoineChemin du Tour
patrimoineChemin du Tracot
patrimoineChemin du Trappon
patrimoineChemin du Verger
patrimoineChemin du Vernet
patrimoineChemin en Joucle
patrimoineChemin en Tangin
patrimoineChemin Mollard Vieux
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin rural dit" de Cuissieu à Marcherieu"
patrimoineChemin rural dit "de Pré Burtin"
patrimoineChemin rural dit "de Verpillin"
patrimoineChemin Sous Charignin
patrimoineChemin sous la Mairie
patrimoineChemin sous les Veiles
patrimoineChemin sous le Verger
patrimoineChemin sur la Côte
patrimoineChemin sur la Rivoire
patrimoineChemin sur Venire
patrimoineCircuit de l'écureuil
patrimoineCircuit du chevreuil
patrimoineCircuit du renard
patrimoineCote de Parallie
patrimoineCôte de Sancenay
patrimoineCour des Granges
patrimoineDesserte de Lassinière
patrimoineDesserte de Versailles
patrimoineDrognin
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Brillat-Savarin
patrimoineImpasse Chantoiseau
patrimoineImpasse Coteau du Bief
patrimoineImpasse de Berronot
patrimoineImpasse de Bionne
patrimoineImpasse de Bovinel
patrimoineImpasse de Chêne
natureImpasse de Chenevière
natureImpasse de Cloule
patrimoineImpasse de Corneboeuf
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de la Charve
patrimoineImpasse de la Conche
patrimoineImpasse de la Corbette
patrimoineImpasse de la Crénelière
patrimoineImpasse de la Croix Rousse
patrimoineImpasse de la Cure
patrimoineImpasse de la Dent du Chat
patrimoineImpasse de la Douane
patrimoineImpasse de la Flandrine
patrimoineImpasse de la Folatière
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Forge
patrimoineImpasse de la Fournée
patrimoineImpasse de la Fruitière
patrimoineImpasse de la Gagnerie
patrimoineImpasse de la Gaieté
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de l'Agnin
patrimoineImpasse de la Jaguede
patrimoineImpasse de l'Americaine
patrimoineImpasse de la Mouche
patrimoineImpasse de l'Ancienne Fontaine
patrimoineImpasse de la Parayere
patrimoineImpasse de la Picardière
patrimoineImpasse de la Plantaz
patrimoineImpasse de la Poste
patrimoineImpasse de la Rivoire
patrimoineImpasse de la Rochère
patrimoineImpasse de la Roche Rouge
patrimoineImpasse de la Rose
patrimoineImpasse de la Scierie
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de Lassinière
patrimoineImpasse de la Thévenette
patrimoineImpasse de la Tour
patrimoineImpasse de la Vella
patrimoineImpasse de l'Égalité
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse de Longefond
patrimoineImpasse de Malatret
patrimoineImpasse de Melon
patrimoineImpasse de Nanthuy
patrimoineImpasse des Champagnes
patrimoineImpasse des Cités
patrimoineImpasse des Combes
patrimoineImpasse des Cordeliers
patrimoineImpasse des Cours
patrimoineImpasse des Douaniers
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Fontaines
patrimoineImpasse des Fouillettes
patrimoineImpasse des Genandes
patrimoineImpasse des Granges
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Marais
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Noyers
patrimoineImpasse de Sous Melon
patrimoineImpasse de Sous Roche
patrimoineImpasse des Paradis
patrimoineImpasse des Parquettes
patrimoineImpasse des Ravens
patrimoineImpasse des Roches
patrimoineImpasse des Teppots
patrimoineImpasse des Terrasses
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Trousses
patrimoineImpasse des Vieilles Pierres
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse de Varacla
patrimoineImpasse du Bac
patrimoineImpasse du Bief
patrimoineImpasse du Biez
patrimoineImpasse du Boulodrome
patrimoineImpasse du Cagnier
patrimoineImpasse du Cellier
patrimoineImpasse du Centre
patrimoineImpasse du Charron
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Chatet
patrimoineImpasse du Clémençon
patrimoineImpasse du Content
patrimoineImpasse du Cottaz
patrimoineImpasse du Couchant
patrimoineImpasse du Creux
patrimoineImpasse du Derupt
patrimoineImpasse du Donchet
patrimoineImpasse du Dragon
patrimoineImpasse du Fied
patrimoineImpasse du Four
patrimoineImpasse du Garde
patrimoineImpasse du Grand Pré
patrimoineImpasse du Lac
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Lynx
patrimoineImpasse du Mont Vellet
patrimoineImpasse du Monument
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Muret
patrimoineImpasse du Murier
patrimoineImpasse du Nant
patrimoineImpasse du Platre
patrimoineImpasse du Presbytère
patrimoineImpasse du Pressoir
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse du Quai
patrimoineImpasse du Replat
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Tilleul
natureImpasse du Verger
patrimoineImpasse du Vieux Bourg
patrimoineImpasse du Vieux Tilleul
natureImpasse du Vignolan
patrimoineImpasse du Violet
patrimoineImpasse en Joucle
patrimoineImpasse en Meunière
patrimoineImpasse la Fulie
patrimoineImpasse Mont Plat
patrimoineImpasse Paul Gauguin
patrimoineImpasse Saint-Étienne
patrimoineImpasse Saint-Ignain
patrimoineImpasse sous Maloud
patrimoineImpasse sous Millier
patrimoineImpasse sous Montpellaz
patrimoineImpasse sur Millier
patrimoineImpasse Vouisset
patrimoineLa Gouenne
patrimoineLa Grande Cour
patrimoineL'Ain Passe
patrimoineLa Petite Impasse
patrimoineLa Ruelle
patrimoineLe Clos Montalivet
patrimoineLe Petit Chemin
patrimoineLe Pré Élise
patrimoineLigne de Pressins à Virieu-le-Grand
patrimoineLotissement Coderotaz
patrimoineLotissement de la Bretonas
patrimoineLotissement du Crettelaz
patrimoineLotissement la Fontaine
patrimoineLotissement la Vella
patrimoineLotissement Le Chapelet
patrimoineLotissement le Clément de Brens
patrimoineLotissement le Clos Berthet
patrimoineLotissement le Clos de la Rodette
patrimoineLotissement le Clos J. François Millet
patrimoineLotissement le Clos Sybille
patrimoineLotissement le Petit Brens
patrimoineLotissement les Balcons du Rhône
patrimoineLotissement les Coteaux de Brens
patrimoineLotissement les Garosses
patrimoineLotissement l'Orée du Bois
patrimoineLotissement Perche
patrimoineMontée de Becuet
patrimoineMontée de Bionne
patrimoineMontée de la Côte
patrimoineMontée de la Croix
patrimoineMontée de la Quoille
patrimoineMontée de Sainte-Anne
patrimoineMontée des Lauzes
patrimoineMontee des Revoirettes
patrimoineMontée du Bourg
patrimoineMontée du Château
patrimoineMontée du Château de Montville
patrimoineMontée du Four
patrimoineMontée du Lac
patrimoineMontée du Lavoir
patrimoineMontée du Mollard
patrimoineMontée du Pigeonnier
patrimoineMontée du Vignoble
patrimoineMontée François Parra
patrimoineMonté Lac de Chailloux
patrimoineParcours Sportif
patrimoinePas de la Roche
patrimoinePassage Baudin
patrimoinePassage de la Cornatte
patrimoinePassage des Echoppes
patrimoinePassage des Lauzes
patrimoinepasserelle Virignin La Balme
patrimoinePlace Bellerive
patrimoinePlace de la Cathédrale
patrimoinePlace de la Chapelle
patrimoinePlace de la Chapelle de Peyzieu
patrimoinePlace de la Corbière
patrimoinePlace de la Cure
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Poste
patrimoinePlace de la Saume
patrimoinePlace de la Victoire
patrimoinePlace de l'École-Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Catalpas
patrimoinePlace des Chandelles
patrimoinePlace des Devins
patrimoinePlace des Fourches
patrimoinePlace des Fours
patrimoinePlace des Quatre Vents
patrimoinePlace des Terreaux
patrimoinePlace du Four
patrimoinePlace du Four à Chaux
patrimoinePlace du Foyer
patrimoinePlace du Lavoir
patrimoinePlace François Mitterrand
patrimoinePont de Lucey
patrimoinePont Romain des Fées
patrimoinePré du Verger
patrimoinePromenade de l'Usine CNR
patrimoineRond-Point Jean Monnet
patrimoineRoute Arbignieu
patrimoineRoute de Barvier
patrimoineRoute de Belley
patrimoineRoute de Billieu
patrimoineRoute de Bondar
patrimoineRoute de Bourg
patrimoineRoute de Boutz
patrimoineRoute de Braille
patrimoineRoute de Brens
patrimoineRoute de Champdoreil
patrimoineRoute de Charbonod
patrimoineRoute de Chavornod
patrimoineRoute de Cheignieu
patrimoineRoute de Colomieu
patrimoineRoute de Condon
patrimoineRoute de Contrevoz
patrimoineRoute de Côte Bourdon
patrimoineRoute de Cressin
patrimoineRoute de Croze
patrimoineRoute de Cuzieu
patrimoineRoute de Donalèche
patrimoineRoute de Fay
patrimoineRoute de Fayne
patrimoineRoute de Fesnes
patrimoineRoute de Gevrin
patrimoineRoute d'Égieu
patrimoineRoute de Grand Champeillon
patrimoineRoute de Jaline
patrimoineRoute de l'Abbaye
patrimoineRoute de la Bresse
patrimoineRoute de la Charrière
patrimoineRoute de Lachat
patrimoineRoute de la Chaussée
patrimoineRoute de la Cluse
patrimoineRoute de la Commanderie
patrimoineRoute de la Côte
patrimoineRoute de la Fruitière
patrimoineRoute de la Fulie
patrimoineRoute de la Laiterie
patrimoineRoute de la Livure
patrimoineRoute de la Maladière
patrimoineRoute de la Parodière
patrimoineRoute de la Pélissière
patrimoineRoute de la Perrière
patrimoineRoute de la Poterie
patrimoineRoute de la Prairie
natureRoute de la Taillie
patrimoineRoute de la Tour
patrimoineRoute de la Tuilière
patrimoineRoute de la Vella
patrimoineRoute de Léchaud
patrimoineRoute de l'Echet
patrimoineRoute de l'Écoinçon
patrimoineRoute de l'École
patrimoineRoute de l'Église
patrimoineRoute de Lyon
patrimoineRoute de Magnieu
patrimoineRoute de Manicle
patrimoineRoute de Monbreyzieu
patrimoineRoute de Montaplan
patrimoineRoute de Montchoisi
patrimoineRoute de Montpellaz
patrimoineRoute de Musin
patrimoineRoute de PaNaMa
patrimoineRoute de Parissieu
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patrimoineRoute de Perrozet
patrimoineRoute de Petit Champeillon
patrimoineRoute de Peyrieu
patrimoineRoute de Pierralat
patrimoineRoute de Poisson
patrimoineRoute de Pugieu
patrimoineRoute de Rothonod
patrimoineRoute de Saint-Germain
patrimoineRoute des Alpes
patrimoineRoute de Savoie
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patrimoineRoute des Bordelieres
patrimoineRoute des Carts
patrimoineRoute des Combes
patrimoineRoute des Ecassaz
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patrimoineRoute des Îles
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patrimoineRoute des Lavoirs
patrimoineRoute des Moraines
patrimoineRoute des Mûres
patrimoineRoute de Sorbier
patrimoineRoute des Sarments
patrimoineRoute des Vignes
natureRoute de Terrieu
patrimoineRoute de Verupt
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patrimoineRoute du Bourg
patrimoineRoute du Bugey
patrimoineRoute du Château
patrimoineRoute du Château Montarfier
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patrimoineRoute du Chenet
natureRoute du Cimetière
patrimoineRoute du Coderotaz
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patrimoineRoute du Lac
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
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natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
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patrimoineRue Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Rue Henri Bidauld
patrimoineRue Henri Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Rue Josephin Soulary
patrimoineRue Josette Delaruelle
patrimoineRue Jules Ferry
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patrimoineRue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
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