Rues de Paroisse Bienheureux-Jean-Baptiste-Ménestrel
245 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Au Château
patrimoineAutoroute de Lorraine-Bourgogne
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Avenue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Chemin Allant aux Bois du Côté des Friches
patrimoineChemin d'Ainvelle
patrimoineChemin de Courgeot
patrimoineChemin de la Creuse
patrimoineChemin de la Fontaine Rouge
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Maillarde
patrimoineChemin de la Mère Chat
patrimoineChemin de la Moselle
patrimoineChemin Départemental 21
patrimoineChemin des Jardins Bricard
patrimoineChemin des Ruelles
patrimoineChemin du Bassot
patrimoineChemin du Haut Fée
patrimoineChemin Rural du Fumerot
patrimoineChemin Rural du Voyé Jacques
patrimoineCours des Récollets
patrimoineFaubourg d'Alsace
patrimoineFaubourg Saint-Nicolas
patrimoineGrande Rue
patrimoineGrand Rue
patrimoineImpasse de la Maille
patrimoineImpasse de la Mairie
patrimoineImpasse de la Poste
patrimoineImpasse de la Relantarde
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse de l'Heuillon
patrimoineImpasse des Grandes Bornes
patrimoineImpasse des Princes
patrimoineImpasse des Promenades
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse du Champ Saint-Loup
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Porche
patrimoineImpasse du Rupt du May
patrimoineImpasse les Mirabelles
patrimoineImpasse Nicolas Briot
patrimoineImpasse Pierre Woeiriot
patrimoineLa Chevreuse
patrimoineLa Source Claire
patrimoineLe Bainpré
patrimoineLe Han Juminel
patrimoinePetite Rue
patrimoinePlace Bellune
patrimoinePlace Camille Picard
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l’Ecole
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Alisiers
patrimoinePlace des Anciens Combattants
patrimoinePlace des Vosges
patrimoinePlace Division Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place Jules Ferry
patrimoinePlace Saint-Joseph
patrimoineQuai du Mouzon
patrimoineRoute de Bourbonne
patrimoineRoute de Breuvannes
patrimoineRoute de Frain
patrimoineRoute de Fresnes
patrimoineRoute de Isches
patrimoineRoute de Landaville
patrimoineRoute de Lignéville
patrimoineRoute de Martigny
patrimoineRoute de Mont
patrimoineRoute de Morizécourt
patrimoineRoute d'Épinal
patrimoineRoute de Saint-Julien
patrimoineRoute de Serécourt
patrimoineRoute des Thons
patrimoineRoute de Villotte
patrimoineRoute d'Isches
patrimoineRue Abbé Thiébaut
patrimoineRue Addi Bâ
patrimoineRue Alexandre Chapier
patrimoineRue Alix
patrimoineRue Antoinette Lix
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Bayen
patrimoineRue Charles François Floriot
patrimoineRue Claude Gellée
patrimoineRue Collin
patrimoineRue Crecu
patrimoineRue d'Ainvelle
patrimoineRue de Bellune
patrimoineRue de Boëne
patrimoineRue de Chaumont
patrimoineRue de Damblain
patrimoineRue de Dompierre
patrimoineRue de Gombâ
patrimoineRue de la Bondice
patrimoineRue de la Boussière
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Courtine
patrimoineRue de la Croix de Mission
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fontaine Jobard
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Genivette
patrimoineRue de la Grande Fontaine
patrimoineRue de la Grotte du Loup
patrimoineRue de la Joie
patrimoineRue de la Lauchère
patrimoineRue de l'Amas d'Eau
patrimoineRue de la Picarde
patrimoineRue de la Place
patrimoineRue de la Planchette
patrimoineRue de la Prairie
natureRue de la Queméne
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Reva
patrimoineRue de la Romaine
patrimoineRue de la Sierge
patrimoineRue de la Vieille Route
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Entier
patrimoineRue de l'Hermitage
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de Poiseul
patrimoineRue de Rappéchamp
patrimoineRue de Rocourt
patrimoineRue de Rozières
patrimoineRue derrière l'Église
patrimoineRue Derrière l'Église
patrimoineRue des Anciens Combattants A.F.N.
patrimoineRue des Bottines Pointues
patrimoineRue des Camusots
patrimoineRue des Canes
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Combattants d'Indochine
patrimoineRue des Creuses
patrimoineRue des François
patrimoineRue des Huiliers
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Juifs
patrimoineRue des Maix
patrimoineRue des Maux
patrimoineRue des Paquis
patrimoineRue des Partisans
patrimoineRue des Plaideurs
patrimoineRue des Prés Bas
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue de Straback
patrimoineRue des Trinitaires
patrimoineRue des Vachots
patrimoineRue des Varennes
patrimoineRue des Vignes
natureRue des Villas
patrimoineRue des Vosges
patrimoineRue du Bas de la Joux
patrimoineRue du Bois
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Cédre
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Champ de Mars
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château Lambert
patrimoineRue du Chemin Couvert
patrimoineRue du Chêne
natureRue du Clôcher
patrimoineRue du Coin
patrimoineRue du Colonel Renard
patrimoineRue du Cra
patrimoineRue du Faubourg
patrimoineRue du Faubourg de France
patrimoineRue du Faubourg des Vosges
patrimoineRue du Golf
patrimoineRue du Gripot
patrimoineRue du Guet
patrimoineRue du Haut de la Joux
patrimoineRue du Hautmont
patrimoineRue du Heuyon
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Milieu
patrimoineRue du Mont des Fourches
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin des Prés
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Paquis
patrimoineRue du Paradis
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Patis
patrimoineRue du Pavé
patrimoineRue du Petit Pont
patrimoineRue du Picard
patrimoineRue du Poirier Blanc
patrimoineRue du Poirier Martin
patrimoineRue du Potel
patrimoineRue du Puits Delorme
patrimoineRue du Rond Pont
patrimoineRue du Saulcy
patrimoineRue du Sorchamps
patrimoineRue du Trésor
patrimoineRue du Village
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Gerdolle
patrimoineRue Grand'Voie
patrimoineRue Guillaume de Lamarche
patrimoineRue Haute
patrimoineRue Jean Baptiste Menestrel
patrimoineRue Jean Ferdinand Montchablon
patrimoineRue Jobard
patrimoineRue Jondain
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRuelle de la Corvée Saint-Epvre
patrimoineRuelle de la Courtine
patrimoineRuelle de la Fontaine Au Fer
patrimoineRuelle de la Poste
patrimoineRuelle de l'Église
patrimoineRuelle des Corvèes
patrimoineRuelle des Jardins
patrimoineRuelle des Promenades
patrimoineRuelle des Sources
patrimoineRuelle du Château Lambert
patrimoineRuelle du Chemin Couvert
patrimoineRuelle du Four
patrimoineRuelle du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Manotte
patrimoineRue Marcel Arburger
patrimoineRue Marcode
patrimoineRue Maubertier
patrimoineRue Mère Chat
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Principale
patrimoineRue Rambourg
patrimoineRue Saint-Alexandre
patrimoineRue Saint-Étienne
patrimoineRue Saint-Henry
patrimoineRue Saint-Joseph
patrimoineRue Saint-Lambert
patrimoineRue Saint-Louis
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoineRue Saint-Pierre
patrimoineRue Victor-Perrin
patrimoineSentier du Village
patrimoineVoie Communale de Rocourt à Rozières-sur-Mouzon
patrimoineVoie Communale du Mont aux Thons
patrimoineVoie de la Tuilerie
patrimoineZI de la Gare
patrimoine