Rues de Paroisse Bienheureux Charles de Foucauld
812 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
120 Toises
patrimoineAllée Abel Gance
patrimoineAllée Albert Camus
patrimoineAllée Alexandre Dubuisson
patrimoineAllée Beethoven
patrimoineAllée Branly
patrimoineAllée centrale
patrimoineAllée Charles Loupot
patrimoineAllée Chenevarie
natureAllée Colonel Fabien
patrimoineAllée Combe de la Chevillarde
patrimoineAllée Copernic
patrimoineAllée d'Anjou
patrimoineAllée Danton
patrimoineAllée d'Artois
patrimoineAllée de Belledonne
patrimoineAllée de Borrelières
patrimoineAllée de Champagne
patrimoineAllée de Gascogne
patrimoineAllée de Grand Pièce
patrimoineAllée de Grand Rey
patrimoineAllée de la Chalandière
patrimoineAllée de la Chartreuse
patrimoineAllée de la Chênaie
patrimoineAllée de la Chièze
patrimoineAllée de la Combe du Cerisier
patrimoineAllée de la Croix Rolland
patrimoineAllée de la Dondrelle
patrimoineAllée de la Draye de la Bruyanda
patrimoineAllée de la Duatière
patrimoineAllée de la Fleuretière
patrimoineAllée de la Houille Blanche
patrimoineAllée de la Joumatte
patrimoineAllée de la Loubière
patrimoineAllée de la Maisonnasse
patrimoineAllée de la Nuit du 4 Août
patrimoineAllée de la Posterle
patrimoineAllée de la Rance
patrimoineAllée de la Révolière
patrimoineAllée de l'Armor
patrimoineAllée de la Rubine
patrimoineAllée de la Soie
patrimoineAllée de la Tonnellerie
patrimoineAllée de l'Atrium
patrimoineAllée de l'Aubertie
patrimoineAllée de la Veissière
patrimoineAllée de Métafram
patrimoineAllée de Picardie
patrimoineAllée de Prégentil
patrimoineAllée de Roussillon
patrimoineAllée des 120 Toises
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée de Saintonge
patrimoineAllée des Anémones
patrimoineAllée des Aulnes
patrimoineAllée de Sauvres
patrimoineAllée des Bâteliers
patrimoineAllée des Bauches
patrimoineAllée des Bleuets
patrimoineAllée des Bouleaux
patrimoineAllée des Cèdres
patrimoineAllée des cerisiers
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Charmilles
patrimoineAllée des Châtaigniers
patrimoineAllée des Chaumes
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Collines
patrimoineAllée des Crocus
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Écoles
patrimoineAllée des Églantiers
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Gentianes
patrimoineAllée des Giteaux
patrimoineAllée des Glières
patrimoineAllée des Iris
patrimoineAllée des Jardins
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Lys
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Mas Saint-Georges
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Myosotis
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée des Œillets
patrimoineAllée des Oiseaux
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Ombelles
patrimoineAllée des Ombrages
patrimoineAllée des Orchidées
patrimoineAllée des Palluts
patrimoineAllée des Pampres
patrimoineAllée des Perthuis
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Platanes
patrimoineAllée des Pommiers
patrimoineAllée des Primevères
patrimoineAllée des Pruniers
patrimoineAllée des Rochettes
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Sapins
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée des Serrons
patrimoineAllée des Sureaux
patrimoineAllée des Taillis
patrimoineAllée des Thuyas
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Trembles
patrimoineAllée des Troènes
patrimoineAllée des Troënes
patrimoineAllée des Tulipes
patrimoineAllée des Vosges
patrimoineAllée de Vassieux
patrimoineAllée Docteur Calmette
patrimoineAllée d'Ouessant
patrimoineAllée du 18 Juin 1940
patrimoineAllée du Bel Horizon
patrimoineAllée du Belmont
patrimoineAllée du Berry
patrimoineAllée du Bois Joli
patrimoineAllée du Bois Ronzy
patrimoineAllée du Bosquet
patrimoineAllée du Buis
patrimoineAllée du Canton
patrimoineAllée du Champ Bernard
patrimoineAllée du Champ des Vignes
natureAllée du Chapitre Notre-Dame
patrimoineAllée du Château de la Balme
patrimoineAllée du Chèvrefeuille
patrimoineAllée du Clairet
patrimoineAllée du Clos des Pierres
patrimoineAllée du Clos du Château
patrimoineAllée du Col Vert
patrimoineAllée du Gatinais
patrimoineAllée du Grand Cheval
patrimoineAllée du Gros Chêne
natureAllée du Lac
patrimoineAllée du Lac Blanc
patrimoineAllée du Languedoc
patrimoineAllée du Limousin
patrimoineAllée du Maine
patrimoineAllée du Mas de Pré Vieux
patrimoineAllée du Mont Aiguille
patrimoineAllée du Monument aux Morts
patrimoineAllée du Morvan
patrimoineAllée du Moucherotte
patrimoineAllée du Muguet
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée du Pèle
patrimoineAllée du Pleynet
patrimoineAllée du Pré d'Allières
patrimoineAllée du Pré des Morges
patrimoineAllée du Pré Grasse
patrimoineAllée du Rachais
patrimoineAllée du Rhin
patrimoineAllée du Rocher Roux
patrimoineAllée du Rondeau
patrimoineAllée du Roussillon
patrimoineAllée du Ruisseau
natureAllée du Sabot
patrimoineAllée du Siste
patrimoineAllée du Sorbier
patrimoineAllée du Souvenir Français
patrimoineAllée du Taillefer
patrimoineAllée du Vert Sapin
patrimoineAllée du Vivarais
patrimoineAllée Elisa Deroche
patrimoineAllée Eugène Sue
patrimoineAllée Fernand Pelloutier
patrimoineAllée Françoise Dolto
patrimoineAllée François Truffaut
patrimoineAllée François Villon
patrimoineAllée Gaston Leroux
patrimoineAllée Georges Brassens
patrimoineAllée Germaine Dulac
patrimoineAllée Guy Môcquet
patrimoineAllée Henri Barbusse
patrimoineAllée Jacqueline Audry
patrimoineAllée Jacques Prévert
patrimoineAllée Jacques Tati
patrimoineAllée Jean-Baptiste Clément
patrimoineAllée Jean Cocteau
patrimoineAllée Jean Paul Marat
patrimoineAllée Jean-Paul Sartre
patrimoineAllée Jean Philippe Rameau
patrimoineAllée Jean Vilar
patrimoineAllée Joachim du Bellay
patrimoineAllée Joseph Kessel
patrimoineAllée Joseph Wojtkowiak
patrimoineAllée la Vigne des Pérouses
natureAllée le Joanny
patrimoineAllée Léonard de Vinci
patrimoineAllée Louis Amédée Burdet
patrimoineAllée Louise Michel
patrimoineAllée Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Allée Maurice Ravel
patrimoineAllée Montaler
patrimoineAllée Mouvel
patrimoineAllée Olympe de Gouge
patrimoineAllée Pain-Loup
patrimoineAllée Paul Éluard
patrimoineAllée Paul Féval
patrimoineAllée Pierre Ponson du Terrail
patrimoineAllée Pin de Saint-Clair
patrimoineAllée Raymond Savignac
patrimoineAllée Robespierre
patrimoineAllée Roger Claudel
patrimoineAllée Romain Rolland
patrimoineAllée Ronsard
patrimoineAllée Saint-Just
patrimoineAllée Simone de Beauvoir
patrimoineAllée Stendhal
patrimoineAllée Sully
patrimoineAncien Chemin de Cossey à Pénatière
patrimoineAntoine Polotti
patrimoineAuguste Delaune
patrimoineAuguste Ferrier
patrimoineAutoroute du Trièves
patrimoineAvenue André Donini
patrimoineAvenue Antoine Girard
patrimoineAvenue Auguste Ferrier
patrimoineAvenue Bougault
patrimoineAvenue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue Colonel Manhès
patrimoineAvenue Danielle Casanova
patrimoineAvenue de Belledonne
patrimoineAvenue de Claix
patrimoineAvenue de Grugliasco
patrimoineAvenue de Honhoué
patrimoineAvenue de Kimberley
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Avenue de la République
patrimoineAvenue de la Ridelet
patrimoineAvenue de l'Astrolabe
patrimoineAvenue de l'Industrie
patrimoineAvenue des 120 Toises
patrimoineAvenue des États Généraux
patrimoineAvenue des FTPF
patrimoineAvenue des Grands Champs
patrimoineAvenue des Résistants
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Général Roux
patrimoineAvenue du Grésivaudan
patrimoineAvenue du Maquis de l'Oisans
histoireAvenue du Maréchal Juin
patrimoineAvenue du Pont Rouge
patrimoineAvenue Edmond Esmonin
patrimoineAvenue Frédéric Joliot-Curie
patrimoineAvenue Général de Gaulle
patrimoineAvenue Henri Wallon
patrimoineAvenue Joséphine Baker
patrimoineAvenue Léon Blum
patrimoineAvenue Paul Éluard
patrimoineAvenue Paul Vaillant Couturier
patrimoineAvenue Raffin-Caboisse
patrimoineAvenue René Sutter
patrimoineAvenue Salvador Allende
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Balcon Est
patrimoineBayard
patrimoineBeau Dunois
patrimoineBeau Site
patrimoineBêche à Mel
patrimoineBel Horizon
patrimoineBelledonne
patrimoineBellevue
patrimoineBord de Falaise
patrimoineBoulodrome École
patrimoineCarrefour du Rondeau
patrimoineCarrefour Jacques Duclos
patrimoineCarrière
patrimoineCentre du Graphisme
patrimoineCharrières
patrimoineChemin Alice Recoque
patrimoineChemin d'Allières
patrimoineChemin de Barletière
patrimoinechemin de Bellevue
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Comboire
patrimoineChemin de Fond Ratel
patrimoineChemin de Gampas
patrimoineChemin de Garetière
patrimoineChemin de Jayères
patrimoineChemin de la Balme
patrimoineChemin de la Bâtie
patrimoineChemin de l'Abbé
patrimoineChemin de la Citoyenneté
patrimoineChemin de la Combe Ollagnier
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de Lafagny
patrimoineChemin de la Fontanette
patrimoineChemin de la Pissarde
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de l'Arête du Griffay
patrimoineChemin de Penatière
patrimoineChemin de Pénatière
patrimoineChemin de Pont-de-Claix à Champagnier
patrimoineChemin de Rif Talon
patrimoineChemin de Risset
patrimoineChemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Chemin de Savoyères
patrimoineChemin des Blaches
patrimoineChemin des Chalets
patrimoineChemin des Cimentiers
patrimoineChemin des Cités
patrimoineChemin des Fagotiers
patrimoineChemin des Fenouillères
patrimoineChemin des Gigots
patrimoineChemin des Gouverneurs
patrimoineChemin des Réservoirs
patrimoineChemin des Vergers
patrimoineChemin des Vieilles Vignes
natureChemin des Violettes
patrimoineChemin Dieulamant
patrimoineChemin du Chatelard
patrimoineChemin du Fort
patrimoineChemin du Fournel
patrimoineChemin du Mollard
patrimoineChemin du Parc Croix de Vérines
patrimoineChemin du Repos de l'Ouvrière
patrimoineChemin du Vernay
patrimoineChemin Jardins Familiaux
patrimoineChemin Pierre Paris
patrimoineChemin Porte Traine
patrimoineChemin Vaussenat
patrimoineClaix - Mairie
patrimoineClos des Pierres
patrimoineClos Dominique
patrimoineCol de Comboire
patrimoineCollège Georges Pompidou
patrimoineCollège Louis Lumière
patrimoineCollège Pablo Picasso
patrimoineColonel Manhès
patrimoineComboire
patrimoineCommanderie
patrimoineCorridor écologique
patrimoineCorridor écologique_Frange verte
patrimoineCosmocité
patrimoineCossey
patrimoineCours Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Cours Saint-André
patrimoineCretes Du Temple
patrimoineDanielle Casanova
patrimoineDenis Papin
patrimoineDH Hertzienne Basse
patrimoineDrac
patrimoineÉchangeur du Rondeau
patrimoineÉchirolles - Gare
patrimoineÉcole Auguste Delaune
patrimoineÉcole Claix Centre
patrimoineÉcole Françoise Dolto
patrimoineÉcole François Mignot Pont Rouge
patrimoineÉcole Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
École Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
École Jean Paul Marat
patrimoineÉcole Joliot Curie
patrimoineÉcole Jules Vernes
patrimoineÉcole Marcel Cachin
patrimoineÉcole Marcel David
patrimoineÉcole Paul Langevin
patrimoineÉcole Saint-Pierre
patrimoineÉcoles Hospitalières
patrimoineÉcole Vaillant Couturier - La Ponatière
patrimoineÉcureuil
patrimoineEdmée Chandon
patrimoineEREA Pierre Rabhi
patrimoineEscalier de Faïence
patrimoineEspace Valmy
patrimoineEssarts - La Butte
patrimoineExtension de Grand'Place
patrimoineFace Est du Moucherotte
patrimoineFernand Pelloutier
patrimoineFlottibule
patrimoineFond Ratel
patrimoineFrançois Quesnay
patrimoineFuronnières
patrimoineGalerie Échirolles
patrimoineGay Lussac
patrimoineGendarmerie
patrimoineGrands Champs
patrimoineGrugliasco
patrimoineGuy Môcquet
patrimoineGuy Môquet
patrimoineHaut Bourg
patrimoineHôpital Sud
patrimoineÎles de Mars
patrimoineImpasse aux Champs des Figuiers
patrimoineImpasse Colline du Perthuis
patrimoineImpasse de Cotte Barreaux
patrimoineImpasse de Garretière
patrimoineImpasse de Jayères
patrimoineImpasse de la Cascade
patrimoineImpasse de la Cité de la Balmette
patrimoineImpasse de l'Étang
natureImpasse de Lorraine
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Marais
patrimoineImpasse des Templiers
patrimoineImpasse du Bois Borel
patrimoineImpasse du Clos du Bois
patrimoineImpasse du Joubertin
patrimoineImpasse du Pierrier
patrimoineImpasse du Rocher
patrimoineImpasse Fleming
patrimoineImpasse Guy Moquet
patrimoineImpasse Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Impasse Le Petit Chemin
patrimoineImpasse Les Coursons
patrimoineImpasse Mas des Pérouses
patrimoineImpasse Môquet Marjolaine
patrimoineImpasse Môquet Templiers
patrimoineImpasse Nicéphore Niépce
patrimoineImpasse N. Niepce
patrimoineImpasse Vaucanson
patrimoineIrène Joliot-Curie
patrimoineLa Balmette
patrimoineLa Bâtie
patrimoineLa Chanteraie
patrimoineLa Chênaie
patrimoineLa Chièze
patrimoineLa Croix Rolland
patrimoineLa Ganterie
patrimoineL'Amphi
patrimoineLapouya
patrimoineLa Rampe - Centre-Ville
patrimoineLa RoManouche
patrimoineLa RoManouche Basse
patrimoineLa Ronzy
patrimoineLavanchon
patrimoineLe Château
patrimoinele clos st Michel
patrimoineLe Coteau
patrimoineLe Goulet du Temple
patrimoineLes Bauches
patrimoineLes Chaumes
patrimoineLes Cimentiers
patrimoineLes Deux Ponts
patrimoineLes Églantiers
patrimoineLes Fayards
patrimoineLes Glières
patrimoineLes Granges
patrimoineLes Ombrage
patrimoineLes Pampres
patrimoineLes Pérouses
patrimoineLes Roses
patrimoineLes Taillis
patrimoineLes Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
L'Étoile
patrimoineL'Étoile - Centre des Sciences
patrimoineLe Village
patrimoineLycée Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Mail Émile Dufour
patrimoineMail Meunier-Curtinet
patrimoineMalhivert
patrimoineMarceline
patrimoineMarianne
patrimoineMarie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Mémorial
patrimoineMonmousseau
patrimoineMontée de la Croix Blanche
patrimoineMontée des Charmilles
patrimoineMontée des Fayards
patrimoineMontée Georges Tord
patrimoineMoucherotte
patrimoineMusée Géo Charles
cultureNavis
patrimoineParcours de santé de la Frange Verte
patrimoinePas du Renard
patrimoinePassage Buissonnier
patrimoinePassage de la Mare
patrimoinePassage des Reinettes
patrimoinePassage du Canal
patrimoinePassage du Château de Pisançon
patrimoinePasserelle de Franche Comté
patrimoinePasserelle de Gascogne
patrimoinePasserelle de la Convention
histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
Passerelle de l'Oranie
patrimoinePasserelle de Picardie
patrimoinePasserelle de Rochefort
patrimoinePasserelle des Ardennes
patrimoinePasserelle des Écoliers
patrimoinePasserelle des Vosges
patrimoinePasserelle du Limousin
patrimoinePasserelle du Rondeau
patrimoinePaul Héroult
patrimoinePaul Langevin
patrimoinePied de la Combe
patrimoinePiscine d'Échirolles
patrimoinePlace Beaumarchais
patrimoinePlace de la Chapelle
patrimoinePlace de la Commune
patrimoinePlace de la Convention
histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
Place de la Grande Moucherolle
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la République
patrimoinePlace de la Scierie
patrimoinePlace de la Viscose
patrimoinePlace des Alpes
patrimoinePlace des Cinq Fontaines
patrimoinePlace des Cordeliers
patrimoinePlace des Jacobins
patrimoinePlace des Vosges
patrimoinePlace de Valmy
patrimoinePlace de Verdun
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Champ de Foire
patrimoinePlace du Petit Rochefort
patrimoinePlace du Verseau
patrimoinePlace Eugène Thénard
patrimoinePlace Georges Kioulou
patrimoinePlace Hector Berlioz
patrimoinePlace Jean Monnet
patrimoinePlace Jean Renoir
patrimoinePlace Louis Baille-Barrelle
patrimoinePlace Michel Couëtoux
patrimoinePlace Nelson Mandela
patrimoinePlace Salvador Allende
patrimoinePlacette de la Chartreuse
patrimoinePlacette des Tulipes
patrimoinePlacette du Grand Serre
patrimoinePlacette du Hameau de l'Arc
patrimoinePlacette du Tabor
patrimoinePlacette Sous l'Église
patrimoinePôle Sud - Alpexpo
patrimoinePompidou
patrimoinePont de Claix - Mairie
patrimoinePont des Vannes
patrimoinePont du Rondeau
patrimoinePont Jacques Duclos
patrimoinePont Lesdiguières
patrimoinePont Nord Viscose
patrimoinePont Rouge
patrimoinePont sur Rocade Sud au Carrefour du Rondeau
patrimoinePont Viscose
patrimoinePoste
patrimoinePromenade Joseph-Marius Thiervoz
patrimoineQuai Jean Faure
patrimoineQuai Paul Rèche
patrimoineQuai Roger Carrajat
patrimoineQuick Drive
patrimoineQuinzaine
patrimoineRésidence le Canton
patrimoineRocade Sud
patrimoineRochers roux
patrimoineRoute de Comboire
patrimoineRoute de la Combe de Champagnier
patrimoineRoute de Saint-Ange
patrimoineRoute des Marais
patrimoineRoute du Peuil
patrimoineRue Aimé Serres
patrimoineRue Albert Carpano
patrimoineRue Albert Einstein
patrimoineRue Albert Londres
patrimoineRue Alexandre Edmond Becquerel
patrimoineRue Alphonse Loubat
patrimoineRue Ambroise Croizat
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue Antoine Barnave
patrimoineRue Antoine Polotti
patrimoineRue Aristide Bergès
patrimoineRue Arthur Rimbaud
patrimoineRue Auguste Delaune
patrimoineRue Auguste et Edith Goirand
patrimoineRue Aussedat Rey
patrimoineRue Baudelaire
patrimoineRue Bergonie
patrimoineRue Berlioz
patrimoineRue Beyle Stendhal
patrimoineRue Blanche Le Thessier
patrimoineRue Camille Blanc
patrimoineRue Carmagnole Liberté
patrimoineRue Champollion
patrimoineRue Château Gaillard
patrimoineRue Chopin
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Colonel Fabien
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue Daniel Rebuffet
patrimoineRue d'Aquitaine
patrimoineRue d'Auvergne
patrimoineRue de Belledonne
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Chamrousse
patrimoineRue de Comboire
patrimoineRue de Furonnières
patrimoineRue de Jammetière
patrimoineRue de la Balme
patrimoineRue de la Balmette
patrimoineRue de la Buclée
patrimoineRue de la Chapelle des Templiers
patrimoineRue de la Combe de la Gouderie
patrimoineRue de la Croix de Chamrousse
patrimoineRue de la Digue
patrimoineRue de la Fraternité
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Luire
patrimoineRue de la Moraine
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Pissarde
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de la Revoire
patrimoineRue de la Ronzy
patrimoineRue de l'Assemblée de Vizille
patrimoineRue de l'Atlas
patrimoineRue de la Viscose
patrimoineRue de l'Écureuil
patrimoineRue de l'Europe
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de l'Octant
patrimoineRue de l'Oisans
patrimoineRue de Lorraine
patrimoineRue de Marcelline
patrimoineRue de Metz
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Rochefort
patrimoineRue des 120 Toises
patrimoineRue des Abattoirs
patrimoineRue des Alpes
patrimoineRue des Berges du Drac
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Cités Mon-Logis
patrimoineRue des Corbières
patrimoineRue des Droits de l'Homme
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Écrins
patrimoineRue des Giroudes
patrimoineRue des Glières
patrimoineRue des Landes
natureRue des Lavandières
patrimoineRue des Martyrs
histoireRue des Méridiens
patrimoineRue des Montagnes de Lans
patrimoineRue des Pérouses
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue de Stalingrad
patrimoineRue d'Estienne d'Orves
patrimoineRue de Strasbourg
patrimoineRue des Tropiques
patrimoineRue de Touraine
patrimoineRue de Vassieux
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue Dieulamant
patrimoineRue Docteur Valois
patrimoineRue d'Oran
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du 13 Juillet 1972
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Beau Dunois
patrimoineRue du Berry
patrimoineRue du Canal du Drac
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Clôt
patrimoineRue du Commandant Lenoir
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Cotentin
patrimoineRue du Dauphiné
patrimoineRue du Docteur Valois
patrimoineRue du Douro
patrimoineRue du Drac
patrimoineRue du Général Mangin
patrimoineRue du Grand Veymont
patrimoineRue du Jeu de Boules
patrimoineRue du Jura
patrimoineRue du Maquis de l'Oisans
histoireRue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Mont Aiguille
patrimoineRue du Moucherotte
patrimoineRue du Mouleur
patrimoineRue du Moulin des Fagots
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pic Saint-Michel
patrimoineRue du Pré Balmet
patrimoineRue du Pré du Merle
patrimoineRue du Pré Riacoud
patrimoineRue du Queyras
patrimoineRue du Rochefort
patrimoineRue du Rocher
patrimoineRue du Sextant
patrimoineRue du Souvenir
patrimoineRue du Tremblay
patrimoineRue du Trièves
patrimoineRue du Vercors
patrimoineRue Édouard Manet
patrimoineRue Émile Romanet
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue et Impasse du Docteur Pascal
patrimoineRue Eugène Pottier
patrimoineRue Fantin Latour
patrimoineRue Fernand Pelloutier
patrimoineRue Firmin Robert
patrimoineRue François Couperin
patrimoineRue François Quesnay
patrimoineRue François Villon
patrimoineRue Franz Schubert
patrimoineRue Gabriel Didier
patrimoineRue Gabriel Péri
patrimoineRue Galilée
patrimoineRue Gaston Monmousseau
patrimoineRue Gay Lussac
patrimoineRue Géo Charles
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Bruyère
patrimoineRue Georges Cuvier
patrimoineRue Georges Méliès
patrimoineRue Georges Politzer
patrimoineRue Germaine Veyret-Verner
patrimoineRue Guillaume Apollinaire
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Guy Môquet
patrimoineRue Guynemer
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoinerue Henri Barbusse
patrimoineRue Henri Barbusse
patrimoineRue Henri Sombardier
patrimoineRue Honoré de Balzac
patrimoineRue Humbert II
patrimoineRue Jean-Baptiste Clément
patrimoineRue Jean Chioso
patrimoineRue Jean Henri Fabre
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean-Pierre Timbaud
patrimoineRue Jean Prévost
patrimoineRue Jean Renoir
patrimoineRue Jean Vilar
patrimoineRue Jean Zay
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Vallès
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Lapouya
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Léa Blain
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRue Léon Fournier
patrimoineRue Léon Fournier Nord
patrimoineRue Léon Fournier Sud
patrimoineRue Lesdiguières
patrimoineRue Lionel Terray
patrimoineRuelle de la Suze
patrimoineRuelle des Charrières
patrimoineRuelle du Lavanchon
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Lucien Sampaix
patrimoineRue Maisonnat
patrimoineRue Marc Fève
patrimoineRue Marie-Blanche Bon
patrimoineRue Maurice Audin
patrimoineRue Missak Manouchian
patrimoineRue Mounier
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Nicéphore Nièpce
patrimoineRue Normandie Niémen
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Parmentier
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Breton
patrimoineRue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul Héroult
patrimoineRue Paul Langevin
patrimoineRue Paul Monval
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre Ducrest
patrimoineRue Pierre Semard
patrimoineRue Raymond Lefebvre
patrimoineRue Raymond Muelle
patrimoineRue René Clair
patrimoineRue René Thomas
patrimoineRue Roger Benoit-Jay
patrimoineRue Roger Lauraine
patrimoineRue Romain Rolland
patrimoineRue Stanislas Dwojakowski
patrimoineRue Thiers
patrimoineRue Waclaw Swiatek
patrimoineSaint-Michel
patrimoineSalvador Allende
patrimoineSente de Crête
patrimoineSentier de Découverte de la Tourbière
patrimoineSentier de Découverte de l'Espace Naturel Sensible de la Tourbiere du Peuil
patrimoineSentier du nord
patrimoineSortie piétons Parc Sud Galaxie
patrimoineSquare des Cèdres
patrimoineSquare du 22 Août 1944
patrimoineSquare du Champ de la Rousse
patrimoineSquare Eugène Sue
patrimoineStade
patrimoineTabor
patrimoineV 64
patrimoineV64
patrimoineVaillant Couturier
patrimoineVal d'Allières
patrimoineVassieux
patrimoineVenelle Elisabeth Rioux-Quintenelle
patrimoineVenelle Ratza Brentse
patrimoineVenelle Rosette Wolczak
patrimoineVert Sapin
patrimoinevieille sente de crête
patrimoinevieux sentier
patrimoineVoie des Collines
patrimoineVoie Gay Lussac
patrimoineZI des Îles
patrimoineZI Les Bauches
patrimoine