Rues de Ottrott
84 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Hohle Felsen
patrimoineAllée Seebach
patrimoineAngewandweg
patrimoineAvenue des Myrtilles
patrimoineAvenue Rathsamhausen
patrimoineChemin de Croix
patrimoineChemin des Aulnes
patrimoineChemin des Bornes
patrimoineImpasse Badstub
patrimoineImpasse Beckenfels
patrimoineImpasse des Myrtilles
patrimoineImpasse Ganseliesel
patrimoineImpasse Oberkirch
patrimoineImpasse Saint-Jude
patrimoineImpasse Stollhafen
patrimoineJudeschulepfadel
patrimoineKejelbahn
patrimoineLigne de Rosheim à Saint-Nabor
patrimoinePassage de la Dîme
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Pèlerins
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Reiffgaessel
patrimoineRosheim à Saint-Nabor
patrimoineRoute de Barr
patrimoineRoute de Boersch
patrimoineRoute de Klingenthal
patrimoineRoute de Saint-Nabor
patrimoineRoute du Champ du Feu
patrimoineRoute du Mont Sainte-Odile
patrimoineRue Birkenfels
patrimoineRue de Bussière
patrimoineRue de la Croix
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue des Bergers
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Chasseurs
patrimoineRue des Châteaux
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Géants
patrimoineRue des Milles Écus
patrimoineRue des Montagnards
patrimoineRue des Pèlerins
patrimoineRue des Romains
patrimoineRue des Sapins
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Templiers
patrimoineRue des Vieux Vergers
patrimoineRue Dreistein
patrimoineRue du Colonel de Witt-Guizot
patrimoineRue du Geisensprung
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Mont Sainte-Odile
patrimoineRue du Schliffweg
patrimoineRue du Soleil
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Vignoble
patrimoineRue Elsberg
patrimoineRue Hagelschloss
patrimoineRue Hohenbourg
patrimoineRue Lerchenberg
patrimoineRuelle des Cigognes
patrimoineRuelle du Sport
patrimoineRuelle Leftz
patrimoineRue Lutzelbourg
patrimoineRue Paul Appell
patrimoineRue Principale
patrimoineRue Rathsamhausen
patrimoineRue Sainte-Odile
patrimoineRue Saint-Luc
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoineRue Saint-Simon
patrimoineRue Willerhof
patrimoineRue Zichmatten
patrimoineSentier des Chasseurs
patrimoineSentier des Demoiselles de Pierre
patrimoineSentier des Merveilles
patrimoineSentier des Pèlerins
patrimoineSentier du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Sentier du Mur Païen
patrimoine