Rues de Orgeval
197 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Clément Marot
patrimoineAllée d'Abbecourt
patrimoineAllée d'Armor
patrimoineAllée de la Comtesse de Paris
patrimoineAllée de la Conférence
patrimoineAllée de la Côte à Madame
patrimoineAllée de la Doyenne du Comice
patrimoineAllée de la Mirabelle
patrimoineAllée de la Reine Claude
patrimoineAllée de la Reine des Reinettes
patrimoineAllée de la Reine Hortense
patrimoineAllée de la Williams
patrimoineAllée de l'Oseraie
patrimoineAllée de Marly
patrimoineAllée des Belles de Malicorne
patrimoineAllée des Bruyères
patrimoineAllée des Coquelicots
patrimoineAllée des Edelweiss
patrimoineAllée des Grands Vergers
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Peupliers
natureAllée des Poiriers
patrimoineAllée des Prés du Haut
patrimoineAllée des Primevères
patrimoineAllée des Sorbiers
patrimoineAllée des Thuyas
patrimoineAllée du Clos Pigeon
patrimoineAllée du Coteau
patrimoineAllée du Pré Fleuri
patrimoineAllée du Pré Mignot
patrimoineAllée du Val
patrimoineAllée François Truffaut
patrimoineAllée Jean de la Fontaine
patrimoineAllée Louise Bonne
patrimoineAllée Marc Chagall
patrimoineAllée Marcel Cotard
patrimoineAllée Prévert
patrimoineAutoroute de Normandie
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue Frédéric Chartier
patrimoineAvenue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Chemin aux Boeufs
patrimoineChemin aux Bœufs
patrimoineChemin de Brézolles
patrimoineChemin de Bures à Orgeval
patrimoineChemin de Cavée
patrimoineChemin de Crespières à Montamets
patrimoineChemin de Crespières aux Ventes d'Herbe
patrimoineChemin de Fauveau
patrimoineChemin de Fresnes
patrimoineChemin de la Chenée
natureChemin de la Côte à Farot
patrimoineChemin de la Ferme
patrimoineChemin de la Ferme du Poult
patrimoineChemin de la Fosse Rouge
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Juste à Vilenne
patrimoineChemin de la Juste-Pie
patrimoineChemin de la Malrue
patrimoineChemin de la Mare à Jean Denis
patrimoineChemin de la Vernade
patrimoineChemin de la Verte Salle et des Bouillons à Morainvilliers
patrimoineChemin de Poissy
patrimoineChemin de Rougemont
patrimoineChemin de Saint-Marc
patrimoineChemin des Briochets
patrimoineChemin des Forges
patrimoineChemin des Froides Fontaines de Montamets à Morainvilliers par la Vallée Maria
patrimoineChemin des Gaillonets
patrimoineChemin des Guêtes
patrimoineChemin des Ruelles de Montamets
patrimoineChemin des Sablons
patrimoineChemin des Saules
patrimoineChemin de Villiers aux Beurrerie de Poisy
patrimoineChemin d'Orgeval
patrimoineChemin du Bocquet
patrimoineChemin du Buissonnet
patrimoineChemin du Champ Ferré
patrimoineChemin du Clos Bonnain
patrimoineChemin du Dessous du Clos Longuet
patrimoineChemin du Long du Parc
patrimoineChemin du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Mur du Parc
patrimoineChemin du Poult
patrimoineChemin du Pré Bossu
patrimoineChemin du Pré Goujon
patrimoineChemin du Pré Seigneur
patrimoineChemin du Regard
patrimoineChemin du Ru
patrimoineClos de la Quintinie
patrimoineClos de la Vernade
patrimoineClos de Maule
patrimoineClos des Alluets
patrimoineClos des Sources
patrimoineClos de Tressancourt
patrimoineClos du Rû
patrimoineCour du Moutier
patrimoineImpasse Bethemont
patrimoineImpasse de la Verte Salle
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Grandes Cours
patrimoineImpasse du Bocquet
patrimoineImpasse Parmentier
patrimoineLe Clos des Préaux
patrimoineLes Carreaux
patrimoinePlace de la Belle de Fontenay
patrimoinePlace de la Chapelle Saint-Jean
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du Docteur Bruneau-Laure
patrimoinePromenade du Chevalier Alhéric d'Haubecourt
patrimoineRésidence des Sources
patrimoineRond-Point Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Route de Quarante Sous
patrimoineRoute des Alluets
patrimoineRoute des Bergeries
patrimoineRoute d'Orgeval
patrimoineRoute Royale
patrimoineRue Beaunier
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue d'Artois
patrimoineRue de Béthemont
patrimoineRue de Brézolles
patrimoineRue de Bures
patrimoineRue de Colombet
patrimoineRue de Feucherolles
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de la Belle Angevine
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de La Buissonnerie
patrimoineRue de la Butte
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Clémenterie
patrimoineRue de la Dûchesse d'Angoulême
patrimoineRue de la Fontaine Saint-Pierre
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Grande Fontaine
patrimoineRue de la Maison Blanche
patrimoineRue de la Mare
patrimoineRue de la Plaisance
patrimoineRue de la Vente Bertine
patrimoineRue de la Vernade
patrimoineRue de la Verte Salle
patrimoineRue de l'Hermitage
patrimoineRue de l'Impératrice Eugénie
patrimoineRue de l'Orée de la Vallée
patrimoineRue de L'Orme Gauthier
patrimoineRue de Maule
patrimoineRue de Montamets
patrimoineRue de Morainviliiers
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue de Picquenard
patrimoineRue des Alluets
patrimoineRue des Bouillons
patrimoineRue des Cormiers
patrimoineRue des Cottages
patrimoineRue des Feugères
patrimoineRue des Fresnes
patrimoineRue des Joncs
patrimoineRue des Trois Rois
patrimoineRue de Touraine
patrimoineRue de Tressancourt
patrimoineRue de Vernouillet
patrimoineRue de Villennes
patrimoineRue d'Orgeval
patrimoineRue du Château Rouge
patrimoineRue du Dessous des Prés
patrimoineRue du Docteur Maurer
patrimoineRue du Four à Chaux
patrimoineRue du haut des carreaux
patrimoineRue du Haut Orgeval
patrimoineRue du Manoir
patrimoineRue du Montluisant
patrimoineRue du Moutiers
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Tremblay
patrimoineRue du Val Joli
patrimoineRue Georges Rouget
patrimoineRue Girbal
patrimoineRue Henri Griset
patrimoineRuelle des Montamets
patrimoineRue Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue Parmentier
patrimoineRue Sainte-Catherine
patrimoineSente de la Grande Brèche
patrimoineSente de la Pâture à Saint-Marc
patrimoineSente des Alluets
patrimoineSente des Forges
patrimoineSente des Jarente
patrimoineSente du Champs des Biens à la Chapelle
patrimoineSente du Taureau
patrimoineSente Legendre
patrimoineSente Maurice Denis
patrimoineVoie des Alluets
patrimoine