Rues de Onet-le-Château
302 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée 1
patrimoineAllée 10
patrimoineAllée 11
patrimoineAllée 12
patrimoineAllée 13
patrimoineAllée 14
patrimoineAllée 15
patrimoineAllée 2
patrimoineAllée 3
patrimoineAllée 4
patrimoineAllée 5
patrimoineAllée 6
patrimoineAllée 7
patrimoineAllée 8
patrimoineAllée 9
patrimoineAllée de la Roque
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAvenue Alfred de Musset
patrimoineAvenue de la Roquette
patrimoineAvenue des Cygnes
patrimoineAvenue des Glycines
patrimoineAvenue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Avenue des Mimosas
patrimoineAvenue des Nations
patrimoineAvenue des Palombes
natureAvenue des Perdrix
patrimoineAvenue des Quatre-Saisons
patrimoineAvenue des Rosiers
patrimoineAvenue de Vabre
patrimoineAvenue du Rouergue
patrimoineAvenue Joël Pilon
patrimoineBoulevard des Albatros
patrimoineBoulevard des Balquières
patrimoineBoulevard des Capucines
patrimoineBoulevard des Cormorans
patrimoineBoulevard des Goélands
patrimoineBoulevard des Mouettes
patrimoineBoulevard des Tamaris
patrimoineCarrefour des Quatre Saisons
patrimoineCarrefour Giratoire de Pisserate
patrimoineCarrefour l'Oustal Nau
patrimoineChemin de Bonarde
patrimoineChemin de Campet
patrimoineChemin de Canac
patrimoineChemin de Combet
patrimoineChemin de Fontanges
patrimoineChemin de la Brenguerie
patrimoineChemin de la Cantaranne
patrimoineChemin de la Crouzette
patrimoineChemin de la Fabrasse
patrimoineChemin de la Fontaine aux Chiens
patrimoineChemin de la Fumade
patrimoineChemin de l'Anguillère
patrimoineChemin de Laumière
patrimoineChemin de la Vieille Gare
patrimoineChemin de Layoule
patrimoineChemin de Mauron
patrimoineChemin de Peyre-Levade
patrimoineChemin de Pisserate
patrimoineChemin de Puecharlou
patrimoineChemin de Rucapel
patrimoineChemin de Saint-Marc
patrimoineChemin des Canals
patrimoineChemin des Canibières
patrimoineChemin des Cassates
patrimoineChemin des Champs de Meules
patrimoineChemin des Douzes
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Chemin des Peyrières
patrimoineChemin des Planquettes
patrimoineChemin des Prairies
natureChemin du Baysset
patrimoineChemin du Causse
patrimoineChemin du Champ Grand
patrimoineChemin du Claux
patrimoineChemin du Golf
patrimoineChemin du Pastre
patrimoineChemin du Pesquié
patrimoineChemin du Pré Grand
patrimoineChemin du Tronquet
patrimoineChemin Rural de Floyrac à la Basterie
patrimoineChemin Rural de Labro à Floyrac
patrimoineD 988 Route d'Espalion
patrimoineD988 Route d'Espalion
patrimoineFontanges
patrimoineGiratoire de Canaguet
patrimoineGiratoire de Cantagrelh
patrimoineGiratoire de Cantaranne
patrimoineGiratoire de Clémentine
patrimoineGiratoire de Fontange
patrimoineGiratoire de la Roque
patrimoineGiratoire de la Roquette
patrimoineGiratoire de l'Auterne
patrimoineGiratoire de la Vieille Gare
patrimoineGiratoire de l'Estréniol
patrimoineGiratoire de Saint-Marc
patrimoineGiratoire des Balquières
patrimoineGiratoire du Camp Franc
patrimoineGiratoire du Comtal
patrimoineGiratoire du Petit Château
patrimoineGiratoire du Touroulis
patrimoineGiratoire Nostre Seigne
patrimoineImpasse de Canac
patrimoineImpasse de Canaguet
patrimoineImpasse de la Gaffardie
patrimoineImpasse de la Roque
patrimoineImpasse de la Vieille Gare
patrimoineImpasse des Amarous
patrimoineImpasse des Arazals
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Aubugues
patrimoineImpasse des Cinq Pierres
patrimoineImpasse des Crêtes
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Lavandes
patrimoineImpasse des Merisiers
patrimoineImpasse des Mouettes
patrimoineImpasse des Mûriers
patrimoineImpasse des Narcisses
patrimoineImpasse des Noyers
patrimoineImpasse des Peyrières
patrimoineImpasse des Rouges Gorges
patrimoineImpasse des Thermes
patrimoineImpasse du Camp Franc
patrimoineImpasse du Midi
patrimoineImpasse du Vieux Four
patrimoineImpasse Saint-Bernard
patrimoineImpasse Saint-Hubert
patrimoineLes Places du n°12 au n°26
patrimoineLes Places du n°1 au n°11
patrimoineLes Thermes n°11.18.20.22
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Oustal Nau
patrimoinePlace des Artistes
patrimoinePlace des Capucines
patrimoinePlace des Fontaines
patrimoinePlace des Rosiers
patrimoinePlace des Rouges-Gorges
natureCette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager, c'est lui : Erithacus rubecula, le rouge-gorge familier. S'il vous suit à la trace, ce n'est pas par affection mais par opportunisme — à l'origine, il escortait les sangliers qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers et insectes. Rareté chez les oiseaux, il chante presque toute l'année, y compris en plein hiver ; sa voix flûtée et un peu triste résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur : territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus, y compris ses propres congénères, et il n'est pas rare qu'un rouge-gorge meure tué par un autre rouge-gorge. Le folklore chrétien raconte qu'il aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques. Sa vie est brève, deux ans en moyenne. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Place du Couderc
patrimoinePlace du Souvenir Français
patrimoinePlace "Lou Souol de lo Rento"
patrimoinePont de Salelles
patrimoinePrat Nau
patrimoineRésidence le Golf
patrimoineRocade de Rodez
patrimoineRond-Point de la Tioule
patrimoineRond-Point Saint-Firmin
patrimoineRoute d'Argent
patrimoineRoute de Bel-Air
patrimoineRoute de Cantaussel
patrimoineRoute de Conques
patrimoineRoute de la Calade
patrimoineRoute de Lacombe
patrimoineRoute de Laissac
patrimoineRoute de Lapanouse
patrimoineRoute de la Roque
patrimoineRoute de la Souyrinie
patrimoineRoute de la Vieille Gare
patrimoineRoute de Mezeilles
patrimoineRoute de Puech-Maynade
patrimoineRoute de Saint-Mayme
patrimoineRoute des Devèzes
patrimoineRoute des Douzes
patrimoineRoute de Sévérac
patrimoineROUTE DE SEVERAC 12850 ONET LE CHATEAU
patrimoineRoute des Naucelats
patrimoineRoute de Souyri
patrimoineRoute d'Espalion
patrimoineRoute des Vignes
natureRoute de Villefranche
patrimoineRoute d'Onet le Château
patrimoineRoute du Château
patrimoineRoute du Colombier
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alphonse de Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Chateaubriand
patrimoineRue de Cantaranne
patrimoineRue de Caussonholes
patrimoineRue de Fontbrousque
patrimoineRue de la Fonderie
patrimoineRue de l'Alchimie
patrimoineRue de la Prade
patrimoineRue de la Roque
patrimoineRue de la Sauvegarde
patrimoineRue de la Solidarité
patrimoineRue de l'Astragale
patrimoineRue de la Tioule
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de l'Aveyron
patrimoineRue de la Vieille Gare
patrimoineRue de l'Étain
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de l'Obsidienne
patrimoineRue de l'Oustal Nau
patrimoineRue de Pré Mégié
patrimoineRue des 3 Puits
patrimoineRue de Salelles
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Anémones
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Aubugues
patrimoineRue des Aulnes
patrimoineRue des Aurières
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Bouvreuils
patrimoineRue des Catalpas
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Charmes
patrimoineRue des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Cigognes
patrimoineRue des Cinq Pierres
patrimoineRue des Colibris
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Corneilles
patrimoineRue des Crêtes
patrimoineRue des Cyclamens
patrimoineRue des Dinandiers
patrimoineRue des Edelweiss
patrimoineRue des Enlumineurs
patrimoineRue des Épinettes
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Gentianes
patrimoineRue des Grives
patrimoineRue des Hauts de Floyrac
patrimoineRue des Hérons
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Hortensias
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Landes
natureRue des Lavandes
patrimoineRue des Liserons
patrimoineRue des Loriots
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Martinets
patrimoineRue des Merles
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Métiers
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue des Narcisses
patrimoineRue des Œillets
patrimoineRue des Orfèvres
patrimoineRue des Orts
patrimoineRue des Paquerettes
patrimoineRue des Pélicans
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Piverts
patrimoineRue des Plagnes
patrimoineRue des Planquettes
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Roitelets
patrimoineRue des Rossignols
patrimoineRue des Rouges-Gorges
natureCette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager, c'est lui : Erithacus rubecula, le rouge-gorge familier. S'il vous suit à la trace, ce n'est pas par affection mais par opportunisme — à l'origine, il escortait les sangliers qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers et insectes. Rareté chez les oiseaux, il chante presque toute l'année, y compris en plein hiver ; sa voix flûtée et un peu triste résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur : territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus, y compris ses propres congénères, et il n'est pas rare qu'un rouge-gorge meure tué par un autre rouge-gorge. Le folklore chrétien raconte qu'il aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques. Sa vie est brève, deux ans en moyenne. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Rue des Routiers
patrimoineRue des Sarcelles
patrimoineRue des Sauges
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Sorbiers
patrimoineRue des Sureaux
patrimoineRue des Thermes
patrimoineRue des Tourterelles
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue des Vanneaux
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue du 14 Juillet
patrimoineRue du Camp Franc
patrimoineRue du Cayrou
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Champ du Poirier
patrimoineRue du Claux
patrimoineRue du Cros
patrimoineRue du Fer à Cheval
patrimoineRue du Four Banal
patrimoineRue du Lotissement Rey
patrimoineRue du Muguet
patrimoineRue du Plo
patrimoineRue du Pôle Automobile
patrimoineRue du Pradet
patrimoineRue du Pré Long
patrimoineRue du Romarin
patrimoineRue du Serpolet
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Thym
patrimoineRue du Touriol
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Gérard de Nerval
patrimoineRue Hélios
patrimoineRue Nostre Gaffardie
patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Pierre de Ronsard
patrimoineRue Saint-Bernard
patrimoineRue Saint-Firmin
patrimoineRue Saint-Paul
patrimoineSentier des Planètes
patrimoine