Rues de Octeville-sur-Mer
184 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Albert Friboulet
patrimoineAllée des Châtaigniers
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée des Lièvres
patrimoineAllée des Moineaux
patrimoineAllée des Pigeons
patrimoineAllée des Pommiers
patrimoineAllée Paul Cornu
patrimoineAvenue de la Patrouille de France
patrimoineAvenue Michel Adam
patrimoineChemin Claude Marécal
patrimoineChemin de Dondeneville aux Monts Trottins
patrimoineChemin d'Edreville
patrimoineChemin de Fontenay
patrimoineChemin de la Borde
patrimoineChemin de la Brière
patrimoineChemin de la Cressannerie
patrimoineChemin de la Forge
patrimoineChemin de la Mer et du Croquet
patrimoineChemin de la Prairie
natureChemin de l'Arsenal
patrimoineChemin de la Station
patrimoineChemin d'Emfrayette
patrimoineChemin de Saint-Andrieux
patrimoineChemin de Saint-Supplix
patrimoineChemin des Charrettes
patrimoineChemin des Cousins
patrimoineChemin des Frênes
patrimoineChemin des Greens
patrimoineChemin des Hêtres
natureChemin des Marguerites
patrimoineChemin des Péqueux
patrimoineChemin des Primeurs
patrimoineChemin des Quatre Fermes
patrimoineChemin des Quinze Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin du Bois Caulot
patrimoineChemin du Bois Colo à Dondeneville
patrimoineChemin du Champ d'Aviation
sciencesChemin du Clos
patrimoineChemin du Cramolet
patrimoineChemin du Fond des Vallées
patrimoineChemin du Fond du Val
patrimoineChemin du Four à Chaux
patrimoineChemin du Golf
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Nid de Pie
patrimoineChemin du Tot
patrimoineChemin du Triangle
patrimoineChemin René Fanonnel
patrimoineClos de la Bienveillance
patrimoineClos des Myosotis
patrimoineClos des Sansonnets
patrimoineCR 34
patrimoineCR 6 d'Octeville à Monticilliers
patrimoineDescente à Tarzan
patrimoineGiratoire de la Centaurée
patrimoineGiratoire du Tadorné
patrimoineImpasse André Cornu
patrimoineImpasse Barthélémy
patrimoineImpasse Bel Air
patrimoineImpasse Bonvoisin
patrimoineImpasse Charles Della Bella
patrimoineImpasse de la Bergerie
patrimoineImpasse de la Cavée
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de la Découverte
patrimoineImpasse de la Ferme
patrimoineImpasse de la Ferme Fougard
patrimoineImpasse de la Ferme Hamel
patrimoineImpasse de la Mare
patrimoineImpasse de la Tourelle
patrimoineImpasse de Mérinville
patrimoineImpasse des Ajoncs
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Bassins
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Capucines
patrimoineImpasse des Cauchoise
patrimoineImpasse des Chambrions
patrimoineImpasse des Chaumières
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Corneilles
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Jardinets
patrimoineImpasse des Jomarins
patrimoineImpasse des Landes
natureImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Maraîchers
patrimoineImpasse des Marronniers
patrimoineImpasse des Pâquerettes
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Prés
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Quesneaux
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Thuyas
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Commandant Cousteau
patrimoineImpasse du Fer à Cheval
patrimoineImpasse du Golf
patrimoineImpasse du Hors Limite
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse Gosselin
patrimoineImpasse Héma
patrimoineImpasse Hérault
patrimoineImpasse Léon Huart
patrimoineImpasse Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Impasse Maurice Leblanc
patrimoineImpasse Raimond Lecourt
patrimoineImpasse Roland Affagard
patrimoinePassage du Relais
patrimoinePlace Gounou
patrimoineRésidence Coté Mer
patrimoineRésidence de l'Appel du Large
patrimoineRésidence de l'Estran
patrimoineRésidence du Clos des Charmilles
patrimoineRésidence du Clos Masure
patrimoineRésidence du Clos Sainte-Anne
patrimoineRésidence du Littoral
patrimoineRésidence du Noroît
patrimoineRoute de Dondeneville
patrimoineRoute de la Chênaie
patrimoineRoute de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Route de Montivilliers
patrimoineRoute Départementale 940
patrimoineRoute de Réauté
patrimoineRoute de Saint-Barthélémy
patrimoineRoute des Deux Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Route des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Route d'Étretat
patrimoineRue Abbé Jean Ribault
patrimoineRue Albert Lebigre
patrimoineRue Alfred Sisley
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue André Lebas
patrimoineRue Armand Salacrou
patrimoineRue Arthur Rimbaud
patrimoineRue Asselin de Villequier
patrimoineRue Auguste Huart
patrimoineRue Auguste Le Conte
patrimoineRue Bossière
patrimoineRue de Bourne End
patrimoineRue d'Ecqueville
patrimoineRue de l'Abbé Jean Ribault
patrimoineRue de la Bruyère
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Hautes Vallées
patrimoineRue des Martyrs
histoireRue des Monts Trottins
patrimoineRue des Vallées
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du 12 Septembre 1944
patrimoineRue du Café Blanc
patrimoineRue du Cramolet
patrimoineRue du Croquet
patrimoineRue du Fer à Cheval
patrimoineRue du Lieutenant Malandain
patrimoineRue du Manoir
patrimoineRue du Vieux Puits
patrimoineRue Émile Aubourg
patrimoineRue Fafin
patrimoineRue Félix Faure
patrimoineRue Georges Leroux
patrimoineRue Germaine Coty
patrimoineRue Hérault de Caen
patrimoineRue Hippocrate
patrimoineRue Irène Joliot-Curie
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Boulenger
patrimoineRue Michel Morin
patrimoineRue Paul-Émile Victor
patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Pierre-Gilles de Gennes
patrimoineRue René Coty
patrimoineRue René Raas
patrimoineRue Robert Trouart
patrimoineRue Saint-Fiacre
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Sente de la Demoiselle
patrimoineVisiteurs
patrimoineVoie Verte
patrimoine