Rues de Nyons
267 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Clair Tisseur
patrimoineAllée de la Corniche
patrimoineAllée de la Pinède
patrimoineAllée de la Prêle
patrimoineAllée de Provence
patrimoineAllée des Albizias
patrimoineAllée des Amandiers
patrimoineAllée des Chênes
natureAllée des Cigalons
patrimoineAllée des Genêts d'Or
patrimoineAllée des Lauriers Roses
patrimoineAllée des Rameaux d'Argent
patrimoineAllée des Rassades
patrimoineAllée des Rosiers
patrimoineAllée des Sports
patrimoineAllée des Tilleuls
natureAllée des Troubadours
patrimoineAllée du Charron Illy
patrimoineAllée du Grand Pin
patrimoineAllée du Maire Henri Debiez
patrimoineAllée du Pâtre
patrimoineAllée E. Farnier
patrimoineAllée Jean Giono
patrimoineAllée Pierre Louis Guilliny
patrimoineAllée P. Louis Guilliny
patrimoineAu Fil de l'Eygues
patrimoineAvenue de Mechernich
patrimoineAvenue de Venterol
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue Frédéric Mistral
patrimoineAvenue Henri Rochier
patrimoineAvenue Paul Laurens
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Champ Quartier
patrimoineChemin de Chateaurian
patrimoineChemin de Chausan
patrimoineChemin de la Combe-Chauve
patrimoineChemin de la Drugère
patrimoineChemin de la Ferme
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Marne
patrimoineChemin de la Mine
patrimoineChemin de la Mochatte
patrimoineChemin de la Rochette
patrimoineChemin de la Salamandre
patrimoineChemin de la Viste
patrimoineChemin de l'Essaillon
patrimoineChemin d'Éoupe
patrimoineChemin de Pied de Vaux
patrimoineChemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Chemin de Saint-Jaume
patrimoineChemin de Saint-Martin
patrimoineChemin de Saint-Pierre
patrimoineChemin de Saint-Rimbert
patrimoineChemin des Althéas
patrimoinechemin des Cailles
patrimoineChemin des Clos
patrimoineChemin des Crotasses
patrimoineChemin de Serre de Reynier
patrimoineChemin des Gallinards
patrimoineChemin des Genestons
patrimoineChemin des Guards
patrimoineChemin des Hautes Gothières
patrimoineChemin des Hautes Souchères
patrimoineChemin des Murets
patrimoineChemin des Restanques
patrimoineChemin des Roches
patrimoineChemin des Romarins
patrimoineChemin des Tuilières
patrimoineChemin des Tuilléres
patrimoineChemin des Vivandes
patrimoineChemin de Varembon
patrimoineChemin de Vinsobres
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patrimoineChemin du Cabanon
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Canal
patrimoineChemin du Coucou
patrimoineChemin du Crapon
patrimoineChemin du Grenache
patrimoineChemin du Plateau
patrimoineChemin du Rocher de l'Aiguille
patrimoineChemin du Serre-Rouge
patrimoineChemin France Météreau
patrimoineChemin Simone Chamoux
patrimoineClos des Caroubiers
patrimoineCôteau Salerand
patrimoineCote Carrière
patrimoineCours Château Vieux
patrimoineFontaine des Trois Roys
patrimoineGiratoire de la Coopérative
patrimoineGiratoire de Nulès
patrimoineGiratoire de Nyon
patrimoineGiratoire des Laurons
patrimoineGiratoire du Paroir
patrimoineHameau des Cyprès
patrimoineHameau des Tuilières
patrimoineImpasse Bel-Air
patrimoineImpasse de Chausan
patrimoineImpasse de la Deschandolière
patrimoineImpasse de la Garrigue
patrimoineImpasse de la Perrière
patrimoineImpasse de la Salamandre
patrimoineImpasse des Antignans
patrimoineImpasse des Cannes
patrimoineImpasse des Grignons
patrimoineImpasse des Groseilles
patrimoineImpasse des Hortz
patrimoineImpasse des Lavandes
patrimoineImpasse des Promenades
patrimoineImpasse des Recollets
patrimoineImpasse des Récollets
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureImpasse des Tournelles
patrimoineImpasse du Bas-Rieux
patrimoineImpasse du Buis
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Vieux Collège
patrimoineImpasse Escoffier
patrimoineImpasse Fongaro
patrimoineImpasse Magali
patrimoineImpasse Manon
patrimoineImpasse Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Impasse Pierre Toesca
patrimoineLe Clos de l'Olivette
patrimoineLe Maupas
patrimoineLes Berges de l'Eygues
patrimoineLes Hautes Gothières
patrimoineLes pavillons du Levant
patrimoineLotissement Eigagno
patrimoineLotissement la Catherine
patrimoineLotissement la Croix Blanche
patrimoineLotissement la Sauvinière
patrimoineLotissement le Clos Lourie
patrimoineLotissement le Salerand
patrimoineLotissement les Bories
patrimoineLotissement les Jardins des Baronnies
patrimoineLotissement les Jardins des Bronnies
patrimoineLotissement les Rouvières
patrimoineLotissement les Santons
patrimoineLotissement Louis
patrimoineLotissement Lou Soubran
patrimoineMontée de la Fontaine
patrimoineMontée des Bastides
patrimoineMontée des Petits Forts
patrimoinePassage des Aïeux
patrimoinePassage du Biffardel
patrimoinePassage du Gibet
patrimoinePassage du Maupas
patrimoinePassage du Pègue
patrimoinePassage du Tripot
patrimoinePassague du Hâ Hâ
patrimoinePlace Colonel Barrillon
patrimoinePlace de la Bergerette
patrimoinePlace de la Fraternité
patrimoinePlace de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la Mairie
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de Sauve
patrimoinePlace du Calvaire
patrimoinePlace du Chanoine Francou
patrimoinePlace du Docteur Bourdongle
patrimoinePlace du Pastoureau
patrimoinePlace F Autiero
patrimoinePlace Frédéric Autièro
patrimoinePlace Jacques Martin Deydier
patrimoinePlace Joseph Buffaven
patrimoinePlace Joseph Roumanille
patrimoinePlace Jules Laurent
patrimoinePont de l'Europe
patrimoinePont Roman de Nyons
patrimoinePromenade de la Digue
patrimoinePromenade de la Mochatte
patrimoinePromenade de la Perriére
patrimoinePromenade des Anglais
patrimoineResidence la Cerisaie
patrimoineRoute de Garde Grosse
patrimoineRoute de la Citadelle
patrimoineRoute de Mirabel
patrimoineRoute de Montélimar
patrimoineRoute de Nyons
patrimoineRoute de Parejats
patrimoineRoute des Blaches
patrimoineRoute des Guards
patrimoineRoute des Rieux
patrimoineRoute d'Orange
patrimoineRoute du Pontias
patrimoineRue Abbé Corréard
patrimoineRue Adrien Bertrand
patrimoineRue Albin Vilhet
patrimoineRue André Escoffier
patrimoineRue Augustin Fresnel
patrimoineRue Camille Brechet
patrimoineRue Chantemerle
patrimoineRue Claude Floret
patrimoineRue Colonel Barrillon
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Charette Bleue
patrimoineRue de la Fraternité
patrimoineRue de la Juiverie
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Maladrerie
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de l'Escalier
patrimoineRue des Alpes
patrimoineRue des Antignans
patrimoineRue de Sauve
patrimoineRue des Baronnies
patrimoineRue des Bas Bourgs
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Cigales
patrimoineRue des Déportés
patrimoineRue des Grands Forts
patrimoineRue des Laurons
patrimoineRue des Montauban
patrimoineRue des Oliviers
patrimoineRue des Petits Forts
patrimoineRue des Réformés
patrimoineRue des Rossignols
patrimoineRue des Souchères
patrimoineRue des Terriers
patrimoineRue des Voconces
patrimoineRue Draye de Meyne
patrimoineRue du 4 Septembre
patrimoineRue du Cladan
patrimoineRue du Deves
patrimoineRue du Docteur Dion
patrimoineRue du Docteur Roux
patrimoineRue du Figuier
patrimoineRue du Four à Chaux
patrimoineRue du Foussat
patrimoineRue du Paroir
patrimoineRue du Pontias
patrimoineRue du Rocher
patrimoineRue Edgard de Vernejoul
patrimoineRue Émile Lisbonne
patrimoineRue Émilie Maurent
patrimoineRue Famille de Mévouillon
patrimoineRue Félix Esseyric
patrimoineRue Félix Maurent
patrimoineRue Ferdinand Fert
patrimoineRue Ferdinand Vigne
natureRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Général de Vernejoul
patrimoineRue Georges Croizet
patrimoineRue Guillaume de Pays
patrimoineRue Henri Bosco
patrimoineRue Henri Debiez
patrimoineRue Jean-Baptiste Catella
patrimoineRue Jean Henri Fabre
patrimoineRue Jean-Pierre André
patrimoineRue Jules Bernard
patrimoineRue Madier de Montjau
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Philis de la Charce
patrimoineRue Pierre Bonnet
patrimoineRue Pierre Toesca
patrimoineRue Randonne
patrimoineRue Reynaud
patrimoineRue Théodore Dumont
patrimoineRue Victor Cherbuliez
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Sentier des Oliviers
patrimoineSentier d'Interprétation "Bois de Lumière"
patrimoineTraverse Côte Carrière
patrimoineTraverse de la Chapelle
patrimoine