Rues de Noyant-de-Touraine
85 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Gare
patrimoineAllée de la Touche
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineChemin de Baugé
patrimoineChemin de Castille
patrimoineChemin de Guille Midi
patrimoineChemin de la Hacherie
patrimoineChemin de la Persillère
patrimoineChemin de Noizay
patrimoineChemin de Sanouva
patrimoineChemin des Cours
patrimoineChemin des Patureaux
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin du Marchais
patrimoineClos de la Cantinière
patrimoineClos de la Manse
patrimoineCR1
patrimoineCR2 du Puisard à l'Ormeau
patrimoineCR3 dit de l'Ormeau de Baugé
patrimoineImpasse de la Jalletière
patrimoineImpasse de la Persillère
patrimoineImpasse de la Rarie
patrimoineImpasse de la Sauneraie
patrimoineImpasse de l’Ébeaupin
patrimoineImpasse de Montet
patrimoineImpasse des Besnaults
patrimoineImpasse des Bouroflers
patrimoineImpasse des Charmilles
patrimoineImpasse des Fonds de la Barre
patrimoineImpasse des Loisis
patrimoineImpasse des Mourruaux
patrimoineImpasse des Pâtureaux
patrimoineImpasse des Piraudières
patrimoineImpasse du Petit Paris
patrimoineImpasse du Ruau Persil
patrimoineL'Aquitaine
patrimoineLes Vignes
natureNoyant − École
patrimoineNoyant − Gare-D 760 n°28
patrimoinePlace de la Croix
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'École
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Landes
naturePlace des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Place des Pissots
patrimoinePlace du Tilleul
naturePlace du Tulipier
patrimoineRoute de Brou
patrimoineRoute de Chinon
patrimoineRoute de la Barre
patrimoineRoute de la Manse
patrimoineRoute de la Perrière
patrimoineRoute des Charbonnières
patrimoineRoute des Fontaines
patrimoineRue d'Azay-le-Rideau
patrimoineRue de Fayette
patrimoineRue de Forville
patrimoineRue de la Bellotière
patrimoineRue de la Cantinière
patrimoineRue de la Chatière
patrimoineRue de la Cigogne
patrimoineRue de la Delletière
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Manse
patrimoineRue de la Touche
patrimoineRue de Richelieu
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Caves
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Colombelles
patrimoineRue des Landes
natureRue des Loges
patrimoineRue des Marronniers
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patrimoine