Rues de Notre-Dame-de-l'Estuaire
633 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
A
patrimoineAire de Quetteville Est
patrimoineAllée Abbé Zannier
patrimoineAllée Albert Harel
patrimoineAllée de la Desmelerie
patrimoineAllée de l'Arguillière
patrimoineAllée de la Scierie Bouvier
patrimoineAllée des Aubépines
patrimoineAllée des Charmilles
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Fontaines Saint-Léonard
patrimoineAllée des Grands Champs
patrimoineAllée des Lorries
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Pommiers
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Varets
patrimoineAllée du Clos
patrimoineAllée du Tripot
patrimoineAllée Lotissement Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Ancienne Route de Trouville
patrimoineAutoroute des Estuaires
patrimoineAvenue Albert Godard
patrimoineAvenue Charles Houssaye
patrimoineAvenue de la Brigade Piron
patrimoineAvenue de la Forêt
natureAvenue de Normandie
patrimoineAvenue des Baleiniers
patrimoineAvenue des Baleniers
patrimoineAvenue des Hauts Bords
patrimoineAvenue des Impressionnistes
patrimoineAvenue de Terre-Neuve
patrimoineAvenue du Canada
patrimoineAvenue du Canteloup
patrimoineAvenue du Labrador
patrimoineAvenue Dupont-Gravé
patrimoineAvenue du Président Duchesne
patrimoineAvenue du Saint-Laurent
patrimoineAvenue d'Yberville
patrimoineAvenue Jacques Cartier
patrimoineAvenue Jean le Danois
patrimoineAvenue le Jumel
patrimoineAvenue Léon Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue Marcel Liabastre
patrimoineAvenue Montcalm
patrimoineB
patrimoineBoulevard Charles V
patrimoineBoulevard Judovici
patrimoineC
patrimoineCharrière Harang
patrimoineChemin Adolphe Marais
patrimoineChemin Beauchamps
patrimoineChemin Buissonnier
patrimoineChemin Caboche
patrimoineChemin Cayère
patrimoineChemin Champfleur
patrimoineChemin Criquet
patrimoineChemin d'Ableville
patrimoineChemin de Beaumoussel
patrimoineChemin de Blosseville à la Mer
patrimoineChemin de Bretagne
patrimoineChemin de Crémanville
patrimoineChemin de Cresseveuille
patrimoineChemin de Galvani
patrimoineChemin de Grinville
patrimoineChemin de La Bouillette
patrimoineChemin de la Bouvèterie
patrimoineChemin de l'Abreuvoir
patrimoineChemin de la Briquerie
patrimoineChemin de la Brûlerie
patrimoineChemin de la Butte
patrimoineChemin de la Campagne
patrimoineChemin de la Campagne Gravée
patrimoineChemin de la Campagne Hacquelin
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Cidrerie
patrimoineChemin de la Corniche
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Côte de Grâce
patrimoineChemin de la Côte Harpie
patrimoineChemin de Lacoudrais
patrimoineChemin de la Cour Aubert
patrimoineChemin de la Cour Campagne
patrimoineChemin de la Cour Jardin
patrimoineChemin de la Cour Jouen
patrimoineChemin de la Cour l'Abbé Lebedel
patrimoineChemin de la Cour Pannier
patrimoineChemin de la Cour Poulain
patrimoineChemin de la Cour Sénécal
patrimoineChemin de la Croix Rouge
patrimoineChemin de la Dynamiterie
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Fontaine Balan
patrimoineChemin de la Fontaine Cayère
patrimoineChemin de la Fontaine Charlotte
patrimoineChemin de la Fontaine Virginie
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Forge
patrimoineChemin de la Fosserie
patrimoineChemin de la Frémonderie
patrimoineChemin de la Griserie
patrimoineChemin de la Hauquerie
patrimoineChemin de la Mairie
patrimoineChemin de la Mare au Lou
patrimoineChemin de la Mer
patrimoineChemin de la Michelière
patrimoineChemin de la Moulière
patrimoineChemin de la Mue
patrimoineChemin de la Passerelle
patrimoineChemin de la Planche Amiot
patrimoineChemin de la Plane
patrimoineChemin de la Porte Campagne
patrimoineChemin de la Potence
patrimoineChemin de la Roquerie
patrimoineChemin de la Salle de Verdure Nord
patrimoineChemin de la Salle de Verdure Sud
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de la Tannerie
patrimoineChemin de la Vallée
patrimoineChemin de la Vieille Rivière
natureChemin de la Vierge
patrimoineChemin de l'École
patrimoineChemin de l'Église
patrimoineChemin de Manneville
patrimoineChemin de Quetteville
patrimoineChemin de Ransue
patrimoineChemin des 12 Acres
patrimoineChemin de Saint-Martin
patrimoineChemin de Saint-Martin le Vieux
patrimoineChemin de Saint-Quentin
patrimoineChemin des Anglais
patrimoineChemin des Arguilliers
patrimoineChemin des Beauvais
patrimoineChemin des Bouleaux Nord
patrimoineChemin des Bouleaux Sud
patrimoineChemin des Bourdons
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Buis
patrimoineChemin des Buttereaux
patrimoineChemin des Charmilles
patrimoineChemin des Cottages
patrimoineChemin des Droulis
patrimoineChemin des Écoles
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Écureuils
patrimoineChemin des Fiefs
patrimoineChemin des Fossés
patrimoineChemin des Genêts
patrimoineChemin des Grosses Pierres
patrimoineChemin des Hélains
patrimoineChemin des Herbages
patrimoineChemin des Héroults
patrimoineChemin des Houx
patrimoineChemin des Hunières
patrimoineChemin des Labours
patrimoineChemin des Limites
patrimoineChemin des Lisores
patrimoineChemin des Longchamps
patrimoineChemin des Mesliers
patrimoineChemin des Monts
patrimoineChemin des Monts d'Aubeufs
patrimoineChemin des Monts d'Auboeuf
patrimoineChemin des Moulineaux
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin des Noisettes
patrimoineChemin des Onglets
patrimoineChemin des Parquets
patrimoineChemin des Perelles
patrimoineChemin des Pins
patrimoineChemin des Ponts Nord
patrimoineChemin des Ponts Sud
patrimoineChemin des Quatre Nations
patrimoineChemin des Riboussailles
patrimoineChemin des Rots
patrimoineChemin des Sapinettes
patrimoineChemin des Seigneurs
patrimoineChemin des Thuyas
patrimoineChemin des Varets
patrimoineChemin de Troussebourg
patrimoineChemin du Banc
patrimoineChemin du Banc Herbé
patrimoineChemin du Bas Canet
patrimoineChemin du Bicherel
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Bois du Gros Dos
patrimoineChemin du Boschard
patrimoineChemin du Boviduc
patrimoineChemin du Buquet
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Canet
patrimoineChemin du Cerf
patrimoineChemin du Chalet
patrimoineChemin du Chalet de Vasouy
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Chênard
patrimoineChemin du Clocher Nord
patrimoineChemin du Clocher Sud
patrimoineChemin du Clos Videcoq
patrimoineChemin du Coteau
patrimoineChemin du Foyer
patrimoineChemin du Grand Clos
patrimoineChemin du Grand Sapin
patrimoineChemin du Gros Cailloux
patrimoineChemin du Gros Dos
patrimoineChemin du Gué
patrimoineChemin du Haras
patrimoineChemin du Haut Ravin
patrimoineChemin du Hêtre
natureChemin du Hiautre
patrimoineChemin du Lagunage
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Lieu Doublet
patrimoineChemin du Lieu du Val
patrimoineChemin du Maharu
patrimoineChemin du Marelot
patrimoineChemin du Marmion
patrimoineChemin du Mesnil
patrimoineChemin du Milieu des Monts
patrimoineChemin du Montalouveau
patrimoineChemin du Mont Bouis
patrimoineChemin du Mont Bouy
patrimoineChemin du Mont-Bouy
patrimoineChemin du Mont Cavelot
patrimoineChemin du Mont Chaudey
patrimoineChemin du Montessart
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Nord à la Fosserie
patrimoineChemin du Nouveau Monde
patrimoineChemin du Parc
patrimoineChemin du Petit Bon Dieu
patrimoineChemin du Petit Galvani
patrimoineChemin du Petit Maharu
patrimoineChemin du Petit Paris
patrimoineChemin du Petit Saint-Pierre
patrimoineChemin du Plaicy
patrimoineChemin du Pont Bellamy
patrimoineChemin du Pont de la Mue
patrimoineChemin du Portique
patrimoineChemin du Poudreux
patrimoineChemin du Pré Herblin
patrimoineChemin du Quartier Taveau
patrimoineChemin du Ramier
patrimoineChemin du Ravin
patrimoineChemin du Reux
patrimoineChemin du Solitaire
patrimoineChemin du Sourçain
patrimoineChemin du Thiou
patrimoineChemin du Val Chiquet
patrimoineChemin du Val des Moulineaux
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Val la Reine
patrimoineChemin du Vallon
patrimoineChemin du Vallon de la Fosserie
patrimoineChemin Eugène Boudin
patrimoineChemin Fontaine Jourdain
patrimoineChemin Guillou
patrimoineChemin Henri IV
patrimoineChemin le Bouloir
patrimoineChemin L'Orée du Bois
patrimoineChemin Montsaint
patrimoineChemin Perdu
patrimoineChemin Potier
patrimoineChemin Rue Pilon
patrimoineChemin Sainte-Marie
patrimoineChemin Saint-Nicol
patrimoineChemin Trouillet
patrimoineChemin Vaquet
patrimoineChemin Vert
patrimoineChemin Vidée
patrimoineClos des Charmilles
patrimoineClos des Varets
patrimoineClos du Vert Galant
patrimoineClos Vassale
patrimoineCôte de la Croix Rouge
patrimoineCôte d'Équemauville
patrimoineCôte des Buis
patrimoineCôte Maillard
patrimoineCôte Potier
patrimoineCôte Vassal
patrimoineCour Abbé René Hardy
patrimoineCour de Roncheville
patrimoineCour du Presbytère
patrimoineCours Albert Manuel
patrimoineCours des Fossés
patrimoineCours Jean de Vienne
patrimoineD
patrimoineE
patrimoineF
patrimoineFerme des Brosses
patrimoineG
patrimoineGrande Avenue
patrimoineImpasse Bancelle
patrimoineImpasse Beauchamp
patrimoineImpasse Begourat
patrimoineImpasse Bel Air
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Benard
patrimoineImpasse Bisquets
patrimoineImpasse Cayère
patrimoineImpasse Clos des Pommiers
patrimoineImpasse de Boisbriand
patrimoineImpasse de Courteville
patrimoineImpasse de Genneville
patrimoineImpasse de la Falaise
patrimoineImpasse de la Forge
patrimoineImpasse de la Forge Michaux
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Gohaigne
patrimoineImpasse de la Loutre
patrimoineImpasse de la Prairie
natureImpasse de la Roche Fontaine
patrimoineImpasse de la Vierge
patrimoineImpasse de la Voute
patrimoineImpasse de l'Épeautre
patrimoineImpasse de l'Octroi
patrimoineImpasse de Plainville
patrimoineImpasse des Aigrettes
patrimoineImpasse des Beauvais
patrimoineImpasse des Briquets
patrimoineImpasse des Calfats
patrimoineImpasse des Coulis
patrimoineImpasse des Ecorces
patrimoineImpasse Desgarceaux
patrimoineImpasse des Herbages
patrimoineImpasse des Lisettes
patrimoineImpasse des Monts d'Auboeuf
patrimoineImpasse des Seigneurs
patrimoineImpasse du Bélier
patrimoineImpasse du Boulet
patrimoineImpasse du Charme
patrimoineImpasse du Châtaignier
patrimoineImpasse du Chemin Vert
patrimoineImpasse du Chêne
natureImpasse du Cotteau
patrimoineImpasse du Galvani
patrimoineImpasse du Hêtre
natureImpasse du Major Howard
patrimoineImpasse du Merle Blanc
patrimoineImpasse du Montalouveau
patrimoineImpasse du Petit Casino
patrimoineImpasse du Radoub
patrimoineImpasse du Ravin
patrimoineImpasse Fontaine Labé
patrimoineImpasse Jean-Baptiste Cécire
patrimoineImpasse Le Blanc de Zinc
patrimoineImpasse le Clos du Verger
patrimoineImpasse Les Gravées
patrimoineImpasse les Groseilles
patrimoineImpasse Mallard
patrimoineImpasse Membertou
patrimoineImpasse Modelonde
patrimoineImpasse Richmond
patrimoineImpasse Saint-Pierre
patrimoineImpasse Tessouat
patrimoineImpasse Tonga
patrimoineLa Bruyère des Buis
patrimoineLa Ferme du Canteloup
patrimoineLa Guérie
patrimoineLa Ruette
patrimoineLe Gros Chêne
natureLe Petit Bouloir
patrimoineLes Frênes
patrimoineLes Ormes
patrimoineLotissement des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Lotissement Saint-Philbert
patrimoineMarches Giffard
patrimoinePlace Albert Harel
patrimoinePlace Albert Sorel
patrimoinePlace Alphonse Allais
patrimoinePlace Arthur Boudin
patrimoinePlace Augustin Normand
patrimoinePlace de la Forge
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Amitié
patrimoinePlace de la Porte de Rouen
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace du Chêne
naturePlace du Commerce
patrimoinePlace du Docteur Pierre Debeyre
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace du Puits
patrimoinePlace Hamelin
patrimoinePlace Jean de Vienne
patrimoinePlace Pierre Berthelot
patrimoinePlace Raymond Devos
patrimoinePlace Sainte-Catherine
patrimoinePlace Saint-Léonard
patrimoinePont de Normandie
patrimoineQuai de la Planchette
patrimoineQuai de la Quarantaine
patrimoineQuai de la Tour
patrimoineQuai des Passagers
patrimoineQuai Fernand Herbo
patrimoineQuai Herbo
patrimoineQuai Lepaulmier
patrimoineQuai Sainte-Catherine
patrimoineQuai Saint-Étienne
patrimoineRampe du Mont Joli
patrimoineRond-Point des Anglais
patrimoineRoulage Saint-Nicol
patrimoineRoute Adolphe Marais
patrimoineRoute d'Ablon
patrimoineRoute de Barneville
patrimoineRoute de Bernay
patrimoineRoute de Bonneville
patrimoineRoute de Fiquefleur
patrimoineRoute de Fleuriel
patrimoineRoute de Genneville
patrimoineRoute de Honfleur
patrimoineRoute de la Brèche du Bois
patrimoineRoute de la Côte Ransue
patrimoineRoute de la Forge aux Câbles
patrimoineRoute de la Forge Tragin
patrimoineRoute de la Fresnaye
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Griserie
patrimoineRoute de la Lande
natureRoute de la Vallée d'Ingrès
patrimoineRoute de la Vierge
patrimoineRoute de Neuilly
patrimoineRoute d'Englesqueville
patrimoineRoute de Pont-l'Évêque
patrimoineRoute de Quetteville
patrimoineRoute de Rouen
patrimoineRoute de Saint-Benoît-d'Hébertot
patrimoineRoute de Saint-Benoît-d'Hébertot / Route de Bernay
patrimoineRoute de Saint-Gatien
patrimoineRoute de Saint-Martin
patrimoineRoute des Authieux
patrimoineRoute des Fascines
patrimoineRoute des Vachons
patrimoineRoute des Vâts
patrimoineRoute de Troussebourg
patrimoineRoute de Trouville
patrimoineRoute de Trouville / Route de Honfleur
patrimoineRoute du Bassin Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Route du Bois du Breuil
patrimoineRoute du Bourg
patrimoineRoute du Canet
patrimoineRoute du Château
patrimoineRoute du Château de Prêtreville
patrimoineRoute du Chênard
patrimoineRoute du Haras
patrimoineRoute du Lavoir
patrimoineRoute du Mesnil Cordelier
patrimoineRoute du Mont Chéron
patrimoineRoute du Theil
patrimoineRoute du Theil en Auge
patrimoineRoute du Vert Buisson
patrimoineRoute Émile Renouf
patrimoineRoute Jean Revel
patrimoineRoute Le Gros Dos
patrimoineRoute Saint-Joseph
patrimoineRoute Samuel de Chaplain
patrimoineRue Abraham Martin
patrimoineRue A. Dubourg
patrimoineRue Albert 1er
patrimoineRue Albert Patin
patrimoineRue Alfred Luard
patrimoineRue Alphonse Allais
patrimoineRue Ange Escolar
patrimoineRue Armand Hiaux
patrimoineRue Arosca
patrimoineRue Arsène Michel
patrimoineRue aux Chats
patrimoineRue Barbel
patrimoineRue Baudelaire
patrimoineRue Beerblock
patrimoineRue Bertran
patrimoineRue Binot Paulmier
patrimoineRue Bosquet
patrimoineRue Boulanger
patrimoineRue Bourdet
patrimoineRue Brûlée
patrimoineRue Bucaille
patrimoineRue Cachin
patrimoineRue Charlemagne
patrimoineRue Charles Thierry
patrimoineRue Charrière de Grâce
patrimoineRue Charrière du Puits
patrimoineRue Charrière Saint-Léonard
patrimoineRue Clive Harris
patrimoineRue Coupée
patrimoineRue Crémanfleur
patrimoineRue de Bellefeuille
patrimoineRue de Genneville
patrimoineRue de la 6e Airborne
patrimoineRue de la Bavole
patrimoineRue de la Bergerie
patrimoineRue de la Bonne Renommée
patrimoineRue de la Chaussée
patrimoineRue de la Cour Fortin
patrimoineRue de la Foulerie
patrimoineRue de la Girotière
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Malbaie
patrimoineRue de la Manche
patrimoineRue de la Nobel
patrimoineRue de la Picane
patrimoineRue de la Plastique
patrimoineRue de la Prison
patrimoineRue de la République
patrimoineRue Delarue-Mardrus
patrimoineRue de la Ruette
patrimoineRue de la Ville
patrimoineRue de l'Enfer
patrimoineRue de l'Espérance
patrimoineRue de l'Eure
patrimoineRue de l'Homme de Bois
patrimoineRue de l'Orange
patrimoineRue de l'Orphéon
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue de Port Royal
patrimoineRue de Saintonge
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patrimoineRue des Bleuets
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patrimoineRue des Fanons
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patrimoineRue des Hortensias
patrimoineRue des Kayaks
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
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patrimoineRue des Longs Prés
patrimoineRue des Magnolias
patrimoineRue des Mazettes
patrimoineRue des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
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