Rues de Naves
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Allée de Cayenne
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patrimoineAllée des Coquelicots
patrimoineAllée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Perrier
patrimoineAllée des Rochettes
patrimoineAllée du Bois la Goutte
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patrimoineAvenue du Lieutenant Colonel Farro
patrimoineChaussée Brunehaut
patrimoineChemin de la Bugeade
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patrimoineChemin de Leyrat
patrimoineChemin de Mercier
patrimoineChemin de Naves
patrimoineChemin des Baladours
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patrimoineChemin de Sourie
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patrimoineChemin du Bois de l’Étang
natureChemin du Fraisse
patrimoineChemin du Mas
patrimoineChemin du Moulin de Dole
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Parc
patrimoineChemin du Prenlat
patrimoineChemin du Puy Blanc
patrimoineChemin du Puy l'Aiguille
patrimoineChemin le Baladour
patrimoineChemin Rural Numéro 4 dit de la Savatte
patrimoineCite Cézarin Est
patrimoineEspace Marie Hugo
patrimoineImpasse de Combe El Faure
patrimoineImpasse de Cueille
patrimoineImpasse de la Coste
patrimoineImpasse de la Croix Blanche
patrimoineImpasse de la Galette
patrimoineImpasse de la Prévôté
patrimoineImpasse de l'Argile
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Charbonnières
patrimoineImpasse des Perdrix
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patrimoineImpasse des Rochettes
patrimoineImpasse du Madelmont
patrimoineImpasse du Puy de Cueille
patrimoineImpasse François Nouaille
patrimoineImpasse Roc Bellevue
patrimoineLa Conche Basse
patrimoineLa Conche Haute
patrimoineLa Route
patrimoineLa Route Vieille
patrimoineL'Arverne
patrimoineLa Transeuropéenne
patrimoineLes Cabanes de Soleilhavoup
patrimoineMoulin de Leyrat
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Passage Abbé Morellas
patrimoinePassage des Rochettes
patrimoinePiste des Cousteaux de Bassaler
patrimoinePlace de la Conche
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace Roger Salengro
patrimoinePlace Saint Martial
patrimoineP-O-Corrèze
patrimoineRoute de Bach
patrimoineRoute de Bouysse
patrimoineRoute de Céron
patrimoineRoute de Charroux
patrimoineRoute de Chaunac
patrimoineRoute de Coustelade
patrimoineRoute de Gourdinot
patrimoineRoute de Guillemy
patrimoineRoute de la Borie
patrimoineRoute de la Croix Blanche
patrimoineRoute de la Croix de Bar
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Geneste
patrimoineRoute de la Jarrige
patrimoineRoute de la Jarrige Basse
patrimoineRoute de la Jonchère
patrimoineRoute de la Lignade
patrimoineRoute de la Vareille
patrimoineRoute de la Vigne
natureRoute de Lestrade
patrimoineRoute de Leyrat
patrimoineRoute de Limoges
patrimoineRoute de Monzauge
patrimoineRoute de Moussenadour Bas
patrimoineRoute de Moussenadour Haut
patrimoineRoute de Naves
patrimoineRoute Départementale 1120
patrimoineRoute de Peyrelevade
patrimoineRoute de Saint-Clément
patrimoineRoute de Saint-Mexant
patrimoineRoute des Bories
patrimoineRoute des Cabanes de Chaunac
patrimoineRoute des Charbonnières
patrimoineRoute des Chardonnerets
patrimoineRoute des Combes
patrimoineRoute de Serre
patrimoineRoute des Étangs
natureRoute des Fourches
patrimoineRoute des Pouges
patrimoineRoute des Pouges de Soleilhavoup
patrimoineRoute des Renardières
patrimoineRoute des Rochettes
patrimoineRoute de Tintignac
patrimoineRoute de Tulle
patrimoineRoute de Veauce
patrimoineRoute de Vimbelle
patrimoineRoute du Bois Cazon
patrimoineRoute du Bois la Goutte
patrimoineRoute du Bois Peyrou
patrimoineRoute du château de Leyrat
patrimoineRoute du Mathou
patrimoineRoute du Moulin de Pasquet
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Pont de Peyrelevade
patrimoineRoute du Pradelou
patrimoineRoute du Puy de Cueille
patrimoineRoute du Puy Grand
patrimoineRoute du Puy l'Aiguille
patrimoineRoute du Temporieux
patrimoineRoute du Tramond
patrimoineRoute du Village du Puy
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRue Abbé Niel
patrimoineRue Antoine Cuzange
patrimoineRue Arnaut de Tintinhac
patrimoineRue Charles Pathé
patrimoineRue Clément Pélissier
patrimoineRue Combe El Faure
patrimoineRue de Bel Aspect
patrimoineRue de Cagnoncles
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patrimoineRue de Grandchamp
patrimoineRue de la Croix du Fraysse
patrimoineRue de la Croix du Tilleul
natureRue de l'Ancienne Mairie
patrimoineRue de la Prévôté
patrimoineRue de l'Argile
patrimoineRue de Lauthonnye
patrimoineRue de la Voie Romaine
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l’Escurol
patrimoineRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Anciens Combattants
patrimoineRue des Arènes
patrimoineRue des Bories
patrimoineRue des Boutins
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Costes
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Frères Duhamel
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Huchiers
patrimoineRue des Landes
natureRue des Maitres Papetiers
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Bois Foirail
patrimoineRue du Carnyx
patrimoineRue du Chantoiseau
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Faubourg
patrimoineRue du Four à Pain
patrimoineRue du Fraisse
patrimoineRue du Masmazel
patrimoineRue du Pré Bourru
patrimoineRue du Rétable
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue du Village
patrimoineRue Gustave Clément Simon
patrimoineRue Gustave Vidalin
patrimoineRue Jacques Duclos
patrimoineRue Jean-Baptiste Guillot
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Montalat
patrimoineRue Joliot Curie
patrimoineRue Jules Finet
patrimoineRue Léonard Verdier
patrimoineRuelle Saint-Géry
patrimoineRue Louis Brodel
patrimoineRue Malherbe
patrimoineRue Malva
patrimoineRue Maurice Camier
patrimoineRue Pierre Pradoux
patrimoineRue Roc Bellevue
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Victor Continsouza
patrimoineRue Victor Forot
patrimoineSquare de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Village de Cueille
patrimoineVillage de Faugères
patrimoineVillage de la Borie
patrimoineVillage de Lestrade
patrimoineVillage de Peyrelevade
patrimoineVillage Le Tramond
patrimoineVoie Romaine
patrimoine