Rues de Moulins-la-Marche
98 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Falandre
patrimoineChemin de Cour d'Evêque
patrimoineChemin de la Brosse
patrimoineChemin de la Butte
patrimoineChemin de l'Eau
patrimoineChemin d'Enfernel
patrimoineChemin des Champs
patrimoineChemin des Etangs
natureChemin des Genêtais
patrimoineChemin des Mesletières
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin du Réservoir
patrimoineChemin du Sillon
patrimoineChemin du Vieux Pont
patrimoineCour du Cheval Blanc
patrimoineCour du Porche
patrimoineCour du Yoyo
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Cénéri Morand
patrimoineImpasse de la Barre
patrimoineImpasse de la Bonnetière
patrimoineImpasse de la Boussetière
patrimoineImpasse de la Briqueterie
patrimoineImpasse de la Chalière
patrimoineImpasse de la Feutrie
patrimoineImpasse de la Futaie
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Grémendière
patrimoineImpasse de la Maternelle
patrimoineImpasse de la Meulière
patrimoineImpasse de la Pompe
patrimoineImpasse de la Pothinière
patrimoineImpasse de la Poulinière
patrimoineImpasse de la Prairie
natureImpasse de la Sarthe
patrimoineImpasse de l'Entrepôt
patrimoineImpasse de Ronxou
patrimoineImpasse des Artisans
patrimoineImpasse des Charmilles
patrimoineImpasse des Gousseries
patrimoineImpasse des Oiseaux
patrimoineImpasse des Petites Bruyères
patrimoineImpasse des Sports
patrimoineImpasse des Vallées
patrimoineImpasse des Vaux
patrimoineImpasse du Collège
patrimoineImpasse du Vaugai
patrimoineImpasse du Vent
patrimoinePassage de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Place de la Mairie
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace Gaston Pouzaud
patrimoinePlace Saint-Laurent
patrimoineRoute de Bel Érable
patrimoineRoute de la Boullerie
patrimoineRoute de la Forêt
natureRoute de la Foulerie
patrimoineRoute de la Gazinière
patrimoineRoute de la Stèle
patrimoineRoute de la Tillière
patrimoineRoute de l'Hippodrome
patrimoineRoute de Mortagne
patrimoineRoute de Sainte-Gauburge
patrimoineRoute des Bois
patrimoineRoute des Hyettes
patrimoineRoute de Soligny-la-Trappe
patrimoineRoute des Sources
patrimoineRoute du Pays d'Ouche
patrimoineRue de Derrières-les-Cours
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Butte
patrimoineRue de la Forge
patrimoineRue de la Gaularderie
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Orme Forget
patrimoineRue de Molise
patrimoineRue de Schmitten
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Rue du Prieuré
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Flandres Dunkerque
patrimoineRue Guillemet
patrimoineRue Jean Gabin
patrimoineRuelle de la Brioche
patrimoineRuelle de la Prison
patrimoineRuelle de l'Orme
patrimoineRuelle des Écoles
patrimoineRuelle des Potiers
patrimoineRuelle du Presbytère
patrimoineRuelle Pierrotte
patrimoineRuelle sous la Butte
patrimoineRue Robergel
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoine