Rues de Mornant
274 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Alfred Lemoine
patrimoineAllée Belledonne
patrimoineAllée Camille Claudel
patrimoineAllée Claudia Thollet
patrimoineAllée de Cénade
patrimoineAllée de Chavanne
patrimoineAllée de Kignan
patrimoineAllée de la Charteuse
patrimoineAllée de la Civaude
patrimoineAllée de la Côte Florentin
patrimoineAllée de la Meije
patrimoineAllée de la Petite Plaine
patrimoineAllée de la Tarentaise
patrimoineAllée de la Vanoise
patrimoineAllée de l'Ermitage
patrimoineAllée de l'Oisans
patrimoineAllée des Aravis
patrimoineAllée des Bambous
patrimoineAllée des Blés Dorés
patrimoineAllée des Bouvreuils
patrimoineAllée des Charmes
patrimoineAllée des Chats
patrimoineAllée des Collines
patrimoineAllée des Côteaux
patrimoineAllée des Fauvettes
patrimoineAllée des Frères Lumière
patrimoineAllée des Grands Vignes
natureAllée des Grives
patrimoineAllée des Hirondelles
natureAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Moineaux
patrimoineAllée des Monts du Lyonnais
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Ollagnons
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Rouges Gorges
patrimoineAllée des Trois Monts
patrimoineAllée des Tuilleries
patrimoineAllée des Vergers
patrimoineAllée Domaine de Beauvallon
patrimoineAllée du Clos
patrimoineAllée du Lautaret
patrimoineAllée du Mont Blanc
patrimoineAllée du Mornantet
patrimoineAllée du Rosséon
patrimoineAllée du Vercors
patrimoineAllée Georges Fanton
patrimoineAllée Jeanne Bardey
patrimoineAllée Louis Calaferte
patrimoineAllée Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Allée Louis Rey
patrimoineAllée Marie Thélisson
patrimoineAllée Mathoeus Fournereau
patrimoineAllée Pierre Combet-Descombes
patrimoineAllée Sainte-Agathe
patrimoineAllée Saint Vincent
patrimoineAllée Thollot
patrimoineAllée Vosges
patrimoineAllée xxx
patrimoineAncienne Voie Ferrée C.R.L.
patrimoineAvenue de la Condamine
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue du Pays Mornantais
patrimoineAvenue du Souvenir
patrimoineBoulevard des Aqueducs
patrimoineBoulevard du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Boulevard du Pilat
patrimoineChemin Claudine Brunet
patrimoineChemin de Bartolaise
patrimoineChemin de Bernard
patrimoineChemin de Bine
patrimoineChemin de Brossara
patrimoineChemin de Chablenas
patrimoineChemin de Chambon
patrimoineChemin de Chavanne
patrimoineChemin de Colora
patrimoineChemin de Gara
patrimoineChemin de Gepmany
patrimoineChemin de Germany
patrimoineChemin de Grand Val
patrimoineChemin de la Chalonnière
patrimoineChemin de la Civaude
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Côte Champier
patrimoineChemin de l'Aérium
patrimoineChemin de la Feuille
patrimoineChemin de la Grande Pavière
patrimoineChemin de la Grange à Gonin
patrimoineChemin de la Guillotière
patrimoineChemin de la Loge Blanche
patrimoineChemin de la Marconnière
patrimoineChemin de l'Ancienne Voie Ferrée
patrimoineChemin de la Pavière a Fondagny
patrimoineChemin de la Piscine
patrimoineChemin de la Plaine aux Pinattes
patrimoineChemin de la Salette
patrimoineChemin de la Tannerie
patrimoineChemin de la Trillonnière
patrimoineChemin de l'Orémus
patrimoineChemin de Moulin Perret
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin de Pré d'Arnas
patrimoineChemin des Arches
patrimoineChemin des Cariasses
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Côtes
patrimoineChemin de Sevas
patrimoineChemin des Grandes Terres
patrimoineChemin des Pinattes
patrimoineChemin des Prés Blancs
patrimoineChemin des Roches
patrimoineChemin des Terres Plates
patrimoineChemin des Treynassières
patrimoineChemin des Villardes
patrimoineChemin Dousson
patrimoineChemin du Bénégras
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin-du-Bois
patrimoineChemin du Bois Carré
patrimoineChemin du Bois Joli
patrimoineChemin du Calichet
patrimoineChemin du Champ
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Granit
patrimoineChemin du Jonan
patrimoineChemin du Lac
patrimoineChemin du Laud
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Luet
patrimoineChemin du Mayne
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Peu
patrimoineChemin du Pinatey
patrimoineChemin du Pré Baron
patrimoineChemin du Rampeau
patrimoineChemin du Réservoir
patrimoineChemin du Stade
patrimoineChemin du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Vieux Puits
patrimoineChemin sous le Rosseon
patrimoineImpasse de l'Abbaye
patrimoineImpasse de la Chalonnière
patrimoineImpasse de la Civaude
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Grange Dodieu
patrimoineImpasse de la Pavière
patrimoineImpasse de la Poste
patrimoineImpasse de Monteclar
patrimoineImpasse des Canuts
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Chapeliers
patrimoineImpasse des Ecrins
patrimoineImpasse des Erables
patrimoineImpasse des Étoiles
patrimoineImpasse des Quatre Saisons
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Docteur Carrez
patrimoineImpasse du Mûrier
patrimoineImpasse du Pas Étroit
patrimoineImpasse du Petit Champ
patrimoineImpasse du Verdelet
patrimoineImpasse du Viaduc
patrimoineImpasse du Vieux Chêne
natureImpasse Jean Schielin
patrimoineImpasse Jean Zay
patrimoineImpasse Lucie Aubrac
patrimoineImpasse Montel
patrimoineImpasse Pierre Charve
patrimoineImpasse Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Montée des Balmes
patrimoineMontée des Collégiens
patrimoinePassage de la Grande Pavière
patrimoinePassage des Pauvres
patrimoinePassage du DOCTEUR René VIAL
patrimoinePetit chemin de la Côte
patrimoinePlace Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Place de la Liberté
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Poste
patrimoinePlace Pierre Dupont
patrimoinePlace Saint-Pierre
patrimoineRond-Point Pliezhausen
patrimoineRoute de Beauvallon
patrimoineRoute de Bellevue
patrimoineRoute de Bernard
patrimoineRoute de Chablenas
patrimoineRoute de Chassagny
patrimoineRoute de Chaussan
patrimoineRoute de Cloyeux
patrimoineRoute de Cœur
patrimoineRoute de Corsonat
patrimoineRoute de Givors
patrimoineRoute de la Fillonnière
patrimoineRoute de la Plaine
patrimoineRoute de Lyon
patrimoineRoute de Marcellat
patrimoineRoute de Mornant
patrimoineRoute de Ravel
patrimoineRoute de Rontalon
patrimoineRoute de Saint-Laurent-d'Agny
patrimoineRoute de Saint-Sorlin
patrimoineRoute des Alpes
patrimoineRoute des Ollagnons
patrimoineRoute du Bois
patrimoineRoute du Logis Neuf
patrimoineRoute du Perret
patrimoineRoute du Rosséon
patrimoineRoute du Vernay
patrimoineRue Barthélémy Thimmonier
patrimoineRue Boiron
patrimoineRue Bourgchanain
patrimoineRue Capitaine François Garbit
patrimoineRue Caremi
patrimoineRue Chambry
patrimoineRue de Belfort
patrimoineRue de Hartford
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de la Garennière
patrimoineRue de la Grange Dodieu
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Loire
patrimoineRue de la Maison Rose
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Asile
patrimoineRue de la Tour Ronde
patrimoineRue de Lyon
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue de Serpaton
patrimoineRue des Fifres
patrimoineRue des Fossés
patrimoineRue des Lazaristes
patrimoineRue des Loriots
patrimoineRue des Petits Terreaux
patrimoineRue des Rossignols
patrimoineRue des Transporteurs
patrimoineRue des Verchères
patrimoineRue de Waldwisse
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Docteur Carrez
patrimoineRue du Jonan
patrimoineRue du Moron
patrimoineRue du Petit Bois
patrimoineRue du Puits de la Forge
patrimoineRue du Verdelet
patrimoineRue Étienne Morillon
patrimoineRue François Oriol
patrimoineRue Frédéric Monin
patrimoineRue Henri IV
patrimoineRue Jean Condamin
patrimoineRue Jean Palluy
patrimoineRue Jean Schielin
patrimoineRue Joseph Marie Jacquard
patrimoineRue Joseph Venet
patrimoineRue Louis Guillaumond
patrimoineRue Monseigneur Chaise
patrimoineRue Montel
patrimoineRue Noël Delorme
patrimoineRue Patrin
patrimoineRue Porte Nord
patrimoineRue Ronsard
patrimoineRue Sainte-Barbe
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Villeneuve
patrimoineSentier de Fondorche
patrimoineSentier de la Cale
patrimoineSentier de la Petite Plaine
patrimoineSentier de la Roche
patrimoineSentier des Platières
patrimoineSentier-du-Bois
patrimoineSentier du Bois Monin
patrimoineSentier du Logis Neuf
patrimoine